Terrorisme - Ce que la France doit changer à ses méthodes de combat.

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Terrorisme - Ce que la France doit changer à ses méthodes de combat.

Message  Alain Vasseur le Dim 14 Juin 2015 - 11:08

La France est en guerre. Face au terrorisme, nous devons entrer dans une ère nouvelle. Il est urgent de comprendre comment nous nous sommes retrouvés dans cette situation et il est impératif de ne plus transiger. 2015 sera une année décisive pour l'avenir de notre pays. Extrait de "Le sursaut ou le chaos", de Thibault de Montbrial, éditions Plon (1/2).

Thibault de Montbrial est avocat au barreau de Paris et spécialiste des questions de terrorisme. Il prône un durcissement de la législation contre les djihadistes français.

Read more at
http://www.atlantico.fr/decryptage/etats-islamique-que-france-doit-changer-methodes-combat-pour-gagner-guerre-contre-terrorisme-thibault-montbrial-sursaut-ou-chaos-2189332.html#Dfh8mpiqo9WCi0Fs.99

http://www.amazon.fr/sursaut-ou-chaos-Thibault-Montbrial/dp/2259230563/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1434033006&sr=8-1&keywords=Le+sursaut+ou+le+chaos&tag=a0660-21
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Cazeneuve annonce "l'expulsion systématique de ceux qui appellent au terrorisme"

Message  Alain Vasseur le Mar 30 Juin 2015 - 22:15

A la sortie d'une réunion consacrée à la lutte antiterroriste, le ministre de l'Intérieur a annoncé mardi que depuis le début de l'année, 4 expulsions avaient ainsi été effectuées, 6 autres étaient en cours et que 22 dossiers allaient être constitués. Deux dossiers de dissolution de mosquées sont aussi en cours d'examen.

Après s'être entretenu avec des élus à l'Elysée sur la lutte antiterroriste ce mardi, Bernard Cazeneuve a déclaré que le ministère de l'Intérieur procédait à l'examen de deux dossiers afin de dissoudre des associations de gestion de mosquées soupçonnées d'inciter à la violence et à la haine.

"Si des associations de gestion de mosquées dans leur ensemble contribuent à la diffusion de messages de haine, il y aura une dissolution de ces associations et par conséquent de ces mosquées et deux dossiers sont en cours d'examen", a ainsi prévenu Bernard Cazeneuve.

Deuxième mesure : "Le ministère dont j'ai la charge procèdera à l'expulsion systématique de tous ceux qui appellent au terrorisme ou à la haine en France", a-t-il ajouté, précisant que depuis le début de l'année, quatre expulsions avaient été effectuées, six autres étaient en cours et que 22 dossiers allaient être constitués.

Cette réunion convoquée par François Hollande à la suite de l'attentat commis vendredi dernier en Isère intervient alors que le procureur de Paris a annoncé mardi que l'enquête laisse "entrevoir un mobile terroriste" à cet acte.

http://lci.tf1.fr/politique/cazeneuve-promet-l-expulsion-systematique-de-tous-ceux-qui-appellent-8627604.html?xtmc=cazeneuve&xtcr=3

http://lci.tf1.fr/videos/2015/cazeneuve-expulsion-systematique-de-tous-ceux-qui-appellent-8627591.html?xtmc=cazeneuve&xtcr=4
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Lutte contre le terrorisme : le coup de gueule des syndicats de police

Message  Alain Vasseur le Mar 15 Sep 2015 - 9:14

Le ministre de l’Intérieur ne tiendrait pas suffisamment compte des desiderata et avis des policiers en matière de lutte contre le terrorisme. C’est ce que vient de faire savoir, dans une lettre très critique, l’UNSA-FASMI, qui regroupe le syndicat des commissaires de la police nationale (très majoritaire), les officiers ainsi que les gradés et gardiens de la paix, à Bernard Cazeneuve. Le torchon brûlerait-il entre policiers et la place Beauvau ? Dossier - sensible - à suivre.

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/lutte-contre-terrorisme-coup-gueule-syndicats-police-adresse-m-cazeneuve-gilles-gaetner-2331950.html#BbBaMglM8GCsKpIc.99
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Daesh préparerait un "11-Septembre" en France, selon Trévidic

Message  Alain Vasseur le Ven 2 Oct 2015 - 10:08

Par Direct Matin, publié le 2 Octobre 2015

Dans une interview à Paris Match, ce dernier a estimé que «la menace est à un niveau maximal, jamais atteint jusqu'alors. D'abord, nous sommes devenus pour Daesh l'ennemi public numéro un. La France est la cible principale d'une armée de terroristes aux moyens illimités».

Le «prix Goncourt du terrorisme» ? 

Marc Trévidic s'attend ainsi à des attentats d'une ampleur sans précédent en France. «Il reste le "prix Goncourt du terrorisme" à atteindre, et je fais là référence aux attentats du 11 Septembre 2001. Je n'imagine pas un instant qu'un homme tel qu'Abou Bakr al-Baghdadi et son armée vont se satisfaire longtemps d'opérations extérieures de peu d'envergure. Ils sont en train de penser à quelque chose de bien plus large, visant en tout premier lieu l'Hexagone».

L'analyse du juge antiterroriste repose sur ce qu'il a pu observer au cours des enquêtes auxquelles il a pu participer. Et selon lui, ce «11-Septembre» ne prendrait pas forcément une forme aussi spectaculaire que les attentats perpétrés en 2001 à New York et Washington. «J'ai fait neutraliser un réseau de jihadistes très dangereux qui voulait créer un commando de dix "Merah" autonomes, opérant simultanément sur l'ensemble du territoire», raconte-t-il. 

http://www.directmatin.fr/france/2015-09-30/daesh-preparerait-un-11-septembre-en-france-selon-trevidic-712321

http://www.directmatin.fr/france/2015-10-02/france-des-attentats-jihadistes-se-prepareraient-impossibles-dejouer-712463

http://www.parismatch.com/Actu/Societe/La-France-est-l-ennemi-numero-un-de-l-Etat-islamique-837513
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France : une menace d'attentats djihadistes plus forte que jamais !

Message  Alain Vasseur le Dim 4 Oct 2015 - 2:58

Experts et responsables estiment que des attaques islamistes d'une ampleur inégalée se préparent et risquent d'être impossibles à déjouer.
SOURCE AFP


Des attentats islamistes contre la France, d'une ampleur inégalée, se préparent et risquent d'être impossibles à déjouer, estiment des experts et des responsables. Seules la chance et la maladresse opérationnelle des auteurs des dernières attaques, comme celles de Villejuif ou du train Thalys, ont permis l'arrestation des apprentis-djihadistes, mais cela ne peut durer et les prochains bilans risquent d'être lourds, ajoutent-ils. "Le thermomètre grimpe. Pour l'instant, nous avons eu des attentats de cour de récréation", confie à l'AFP, sous le sceau de l'anonymat, un responsable de la lutte antiterroriste. "Si l'attaque dans le Thalys avait fonctionné, on était très mal. Le gars avait mal engagé le chargeur de sa kalachnikov........

La suite de l 'article en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.lepoint.fr/societe/france-une-menace-d-attentats-djihadistes-plus-forte-que-jamais-02-10-2015-1970068_23.php

http://www.lejdd.fr/Societe/Faits-divers/Des-attentats-islamistes-contre-la-France-d-une-ampleur-inegalee-se-preparent-et-risquent-d-etre-impossibles-a-dejouer-753703
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L’antiterrorisme à la peine face à une menace insaisissable.

Message  Alain Vasseur le Lun 16 Nov 2015 - 4:25

LE MONDE | 14.11.2015     Par Jacques Follorou et Simon Piel

Le rythme des tueries terroristes semble s’accélérer et rien ne paraît pouvoir contredire des scénarios qui, chaque fois, gagnent en horreur. Les pouvoirs publics, quant à eux, sont confrontés à une équation qui paraît pour l’instant insoluble : endiguer une violence dont les auteurs parviennent régulièrement à échapper à l’attention des services de sécurité. Déterminés, accoutumés à la violence extrême, ces individus, tous Français à ce jour, frappent sans prévenir des cibles sans défense. Jamais les démocraties européennes n’ont été confrontées à un phénomène djihadiste aussi diffus et massif. Comment s’organiser face à ce phénomène qui se fond aussi aisément dans une société démocratique ?


« C’est le scénario catastrophique qu’on craignait. » Depuis les attentats de janvier contre Charlie Hebdo et une épicerie cacher, plusieurs hauts responsables policiers avaient confié au Monde les difficultés auxquelles ils étaient confrontés en matière de lutte antiterroriste et le fatalisme avec lequel ils attendaient le moment où serait commis sur le sol français un attentat de grande ampleur. « Charlie c’était l’apéro, vous verrez », indiquait ainsi l’un des responsables de la direction centrale de la police judiciaire.

« La menace est quasiment impossible à prévenir dans sa globalité », ajoutait un cadre de la police judiciaire de la Préfecture de police de Paris (PJPP). « Elle est trop multiple, variée et complexe. Et on ne peut pas mettre un policier sur chaque menace répertoriée. Sans compter les retours de Syrie et les stratégies de dissimulation mises en place par les intéressés qui compliquent la tâche des services de renseignements. » Une autre source issue de la communauté du renseignement français indiquait, début novembre, que la grande crainte des services portait, aujourd’hui, sur « les retours dissimulés » de Syrie, « un mode de déplacement manifestant la volonté claire de commettre des actes répréhensibles ».

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/14/l-antiterrorisme-a-la-peine-face-a-une-menace-insaisissable_4809859_4809495.html#8pHCwBZFcxFuiZr6.99


http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/14/un-attentat-complexe-inedit-sur-le-sol-francais_4809754_4809495.html
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Le fiasco du renseignement : Ismaël Omar Mostefaï avait une fiche S...

Message  Alain Vasseur le Mar 17 Nov 2015 - 2:11

Dimanche, 15 Novembre 2015 - Agence de presse Credo



Ismaël Omar Mostefaï (30 ans), né à Bondoufles et longtemps habitant de Chartres a été identifié comme l'un des kamikazes du Bataclan. Père d'une fillette de cinq ans, il semblait ne plus apparaître dans son quartier de la Madeleine depuis deux ou trois ans. Son père est installé dans l'Aube. Un de ses deux frères à Créteil. Il a aussi deux sœurs. En 2010, Ismaël avait été fiché pour sa radicalisation par la DCRI. Selon nos confrères de l'Echo Républicain, il aurait fréquenté un Imam marocain pur et dur venu de... Belgique. On notera qu'Ismaël venait de l'Essonne, comme Koulibaly... Dès lors, les services officiels mais aussi ses proches, sa famille, vont nous expliquer que "rien ne laissait prévoir son passage à l'acte si soudain".Certains vont peut-être ajouter que le jeune homme n'était pas connu des services spécialisés pour des faits en rapport avec le terrorisme. Ou bien que, même si les policiers du renseignement avaient procédé à des vérifications, celles-ci n'avaient pas été assez probantes pour pouvoir mettre en place des surveillances plus pointues. Mieux, un passeport Syrien au nom de Abbdulakbak B (25 ans) ayant été découvert près des restes d'un autre terroriste à St Denis, peut-être va-t-on nous dire qu'un ou plusieurs membres du commando venant de l'étranger il aura été plus difficile de repérer leurs activités. C'est un peu court. En fait, la plus terrible des informations, c'est qu'en créant la DCRI (devenue depuis la DGSI) en 2008 les autorités, tant politiques qu'administratives, ont coupé les ailes de tout un pan des services des renseignements. Des agents des anciens RG ont été broyés par le rouleau compresseur de la nouvelle structure. Des dizaines d'agents "arabisants" ont été écartés, d'autres mis au placard au prétexte que l'ancien service de contre-espionnage (la DST) prenait le pas sur les RG et pour cause de manque de confiance. Le renseignement de terrain, dans les quartiers, les cités sensibles, qui avait fait la force des unités anti-terroristes des RG s'est tari. Les agents infiltrés ont été ou écartés ou dégoûtés. Aujourd'hui, la DGSI, totalement coupée de ce type de source depuis au moins sept ans, dépendants entièrement de la seule pêche technologique qui a balayé ces incontournables sources humaines, est obligée de repartir de zéro afin de réinvestir dans ces dernières. Résultat : 10 ans de perdus et des trous énormes dans la raquette qui ont déjà permis à des individus pourtant "connus des services" de frapper où et quand bon leur semblait. En 2012, Bruno Bechizza, ancien syndicaliste policier et l'un des inspirateurs de la réforme du renseignement de 2008 pour le compte de Nicolas Sarkozy, nous déclarait : "Là, nous nous sommes plantés". Aujourd'hui, il fait de la politique pour LR et reproche son laxisme au Gouvernement. Laxisme, compte tenu de toutes les mesures prises depuis 2012, c'est peut-être un peu fort. En fait, le "diable est dans les détails". Dès son arrivée au ministère de l'Intérieur, Manuel Valls n'a eu de cesse que de louer la DCRI de Nicolas Sarkozy. Mieux, il en a même fait une direction "générale" dépendant du seul ministre de l'Intérieur, après quelques changements cosmétiques. Depuis, Bernard Cazeneuve en a rajouté. Fin juin 2015, il annonçait la création d'un état-major opérationnel de prévention du terrorisme, directement rattaché à son cabinet. Le but était de tout connaître des 4 000 personnes déjà connues pour leur radicalisation, voire leur implication dans des filières terroristes. But de la manœuvre : "plus de loupé !". On saura très vite si le dispositif a porté ses fruits. Mais, cette fois-ci, s'il y a eu "loupé" le ministre sait vers qui se retourner...


http://info.agencedepresse-credo.fr/index.php?view=article&catid=35:papier-1&id=189:tueries-de-paris&format=pdf
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Ismaël Omar Mostefaï indétectable... forcément indétectable. Peut-être pas pour les autorités Turques...

Message  Alain Vasseur le Mar 17 Nov 2015 - 2:14

Dimanche, 15 Novembre 2015  Agence de presse Credo



Le premier des kamikazes du Bataclan identifié, Ismaël Omar Mostefaï, si l'on en croit ses proches, ses amis, beaucoup de ceux qui le fréquentaient dans son quartier de la Madeleine à Chartres, se faisait discret depuis 2010. Certains imaginent que c'est parce que ce petit délinquant s'était "rangé des voitures" après la naissance de sa fille cette année-là. D'autres préfèrent dire que, la DCRI lui ayant attribué une fiche S à cette époque, il aurait décidé de tout faire pour ne plus attirer l'attention, pratiquant lataqiyya, l'art de la dissimulation chez les intégristes. Toujours est-il que, comme nous l'imaginions dès samedi, voici que l'on explique qu'il était indétectable. Bernard Cazeneuve nous a ressorti son antienne au journal de France 2 ce dimanche : "il n'avait rien fait qui justifie la judiciarisation de son cas". À notre tour de nous répéter : depuis quand un service de renseignement (c'est précisément ce qu'est d'abord la DGSI) a-t-il besoin d'une commission rogatoire d'un juge pour surveiller un suspect ? Mais bon, nous n'en sommes pas là puisque la version officielle (pour l'instant) c'est qu'il n'était même pas suspect. Soulevons donc ce qui doit être de malheureuses coïncidences. Car le jeune homme vivait dans un département où, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il compte d'assez longue date des "clients" intéressant les services de renseignements. Ainsi, en janvier de cette année, le service du renseignement territorial d'Eure et Loire avait identifié une quinzaine de jeunes gens susceptibles de constituer une menace. De plus, dans ce département, les candidatures au Djihad semblent se multiplier.En janvier 2015, c'est une adolescente de 14 ans qui ne réintègre pas le domicile familial à... Chartres.Elle écrira plus tard à ses parents pour leur expliquer qu'elle a rejoint Daesch. Cette fois-ci c'est la DGSIqui est chargée de l'enquête. Elle détermine que la jeune fille est passée par... la Belgique. Or, selon nos confrères de l'Écho Républicain, Ismaël Omar Mostefaï aurait fréquenté un prédicateur salafiste Marocain venu jusqu'à Chartres depuis... la Belgique. En juin 2015, Sofiane Sankawi, un brillant étudiant en mathématiques à l'université d'Orlans, était tué en Syrie dans les rangs de l'EI. Ses parents le croyaient en stage à Dubaï depuis de longs mois. Mais surtout, il habitait le quartier de la Madeleine à Chartres, le même que Mostefaï. Selon Le Monde, pour sa part, Mostefaï serait passé en Syrie entre l'automne 2013 et le printemps 2014. À 11h50 ce lundi, l’AFP indiquait, de source gouvernementale Turque anonyme : "La police turque a informé la police française deux fois, en décembre 2014 et juin 2015. Nous n’avons toutefois jamais eu de retour de la France sur cette question". Or, à la même époque, en décembre 2013, Tewffik Bouallag, un trentenaire de Dreux, à 34 km de Chartres, débarque lui aussi chez les djihadistes syriens. Il se vantera sur Internet d'avoir pris les armes à leur côté. Les autorités françaises le qualifieront d'islamo-délinquant, sans plus. Comme Mostefaï. N'empêche que, lorsque le 14 juin 2014 Bouallag est interpellé à l'aéroport de Berlin, la justice française a eu le temps de lancer quelques jours plus tôt contre lui un mandat d'arrêt international pour "association de malfaiteurs en vue de préparer des actes terroristes". Depuis, Bouallag est emprisonné en France.



http://info.agencedepresse-credo.fr/index.php?view=article&catid=35:papier-1&id=190:les-tueries-a-paris-et-la-filiere-deure-et-loire&format=pdf
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Sur le terrorisme, point de vue du juge Marc Trévidic...

Message  Alain Vasseur le Mar 17 Nov 2015 - 2:36

15  Novembre 2015.


Vous aviez prédit en septembre un attentat de masse. Que faut-il faire maintenant ?
Nous avons besoin de bras, dans le renseignement, la justice, la police, mais pas de lois supplémentaires. C’est un mal français. À chaque attentat, on fait une loi. Qui ne sert à rien. Il faut fluidifier le passage du renseignement vers le judiciaire à propos d’individus dangereux pour qu’on cherche des preuves contre eux et qu’on les arrête. Quand vous avez un tel potentiel de personnes radicalisées, il faut se mettre à niveau.
Laurent Wauquiez (LR) exige la création de centre de rétention pour djihadistes présumés. Qu’en pensez-vous ?
Ça n’a aucun sens. Et puis notre constitution ne l’autoriserait pas. Ou alors on crée des Guantanamo en France. Non, ce n’est pas la solution.
Vous critiquez le regroupement des radicaux dans les prisons...
Si vous faites cela, vous décidez qu’ils resteront salafistes. C’est l’inverse de la déradicalisation. Je ne sais pas à quoi on joue en France sur le sujet.




  • Lire la suite de cette interview de Marc Trévidic sur Ledauphine.com

  • Voir la vidéo de son intervention télévisée le 14 novembre 2015.

  • Écouter son interview sur France Info le 14 novembre 2015.

  • Voir la présentation détaillée du livre de Marc Trévidic sur le site de l'éditeur




http://www.laurent-mucchielli.org/index.php?post/2015/11/15/Sur-le-terrorisme

http://www.lopinion.fr/edition/international/marc-trevidic-revient-hanter-responsables-politiques-90652

http://www.lepoint.fr/societe/marc-trevidic-pendant-3-ans-nous-avons-laisse-grandir-un-monstre-15-11-2015-1981817_23.php#xtmc=marc-trevidic-pendant-3-ans-nous-avons-laisse-grandir-un-monstre&xtnp=1&xtcr=1
https://www.youtube.com/watch?feature=share&v=Oz0WKTmmTxs&app=desktop
http://blogs.lexpress.fr/chroniques-politiques-marquise-sevigne/2015/11/16/attentats-de-paris-qui-a-eu-peur-du-petit-juge-trevidic/
http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20151115.OBS9552/marc-trevidic-il-y-a-autant-d-individus-a-surveiller-que-d-agents-de-la-dgsi.html
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Les services de renseignement français en question.

Message  Alain Vasseur le Mar 17 Nov 2015 - 12:01

Pour autant, le gouvernement a en parallèle défendu le travail des services de renseignement français, alors que des questions émergent sur de possibles failles, après les attentats de Paris vendredi. Sur France Inter, le Premier ministre a personnellement balayé toute accusation en ce sens : "Vous n'entendrez jamais dans ma bouche la moindre mise en cause du travail qui est fait".


Certains membres de l'opposition ont en revanche fait part de leurs réserves sur les méthodes actuelles de la lutte antiterroriste et réclament des mesures fortes, comme l'internement ou l'assignation à résidence de toutes les personnes ayant séjourné en Syrie ou faisant l'objet d'un signalement. 


Les attaques de vendredi reposent en effet la question du suivi de personnes radicalisées, déjà posée avec Mohamed Merah lors des attentats de Toulouse de 2012, les frères Kouachi lors des attentats contre Charlie Hebdo et Amedy Coulibaly, qui a notamment tué quatre personnes dans un supermarché juif en janvier dernier. 


Le ministre de l'Intérieur a lui aussi défendu l'action des services de police et de renseignement alors que le maire UDI de Drancy (Seine-Saint-Denis), Jean-Christophe Lagarde, a demandé comment l'un des futurs attaquants du Bataclan, Samy Amimour, avait pu partir en Syrie alors qu'il avait été préalablement identifié. "Il s'en va, à ce moment-là il y a un mandat international qui est émis par les services de la Justice, ce qui est tout à fait normal, il n'y a pas là de faille", aestimé Bernard Cazeneuve sur France Info, ajoutant que Samy Amimour avait sans doute utilisé des faux papiers pour rentrer sur le territoire français. 


https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/attentats-de-paris-la-police-va-avoir-des-moyens-comme-jamais-selon-manuel-valls-1447756623
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Les policiers bientôt armés même hors service ?

Message  Alain Vasseur le Mar 17 Nov 2015 - 12:20

Alors que l'état d'urgence a été proclamé, les policiers réclament à nouveau le droit de pouvoir rester armés même quand ils ne sont pas en service. Or, la hiérarchie vient de leur rappeler qu'ils n'en ont pas le droit…

Quand les policiers ont-ils droit d'être armés ? Les policiers ont été décontenancés par une note de service qui a été diffusé à tous les policiers dès le lendemain des attentats de vendredi dernier. Cette note leur rappelle qu'ils n'ont pas le droit de garder leur arme de service quand ils sont hors service, sauf pour rentrer chez eux ou pour aller au commissariat, et à la condition impérative de porter leur gilet pare-balles.

"On doit pouvoir au moins riposter". "C'est totalement incompréhensible dans le contexte actuel", déplore Denis Jacob, secrétaire général du syndicat Alternatives Police. "On ne peut pas rappeler aux fonctionnaires de police de ne pas avoir leur arme de service hors service alors que dans le même temps, le président de la République dit qu'on est en état d'urgence, qu'il y a à nouveau un risque d'attentat. Et nous policiers, on ne peut pas être armés 24h/24 alors qu'on peut intervenir à tout moment. On doit pouvoir au moins riposter si on fait face à un acte. Là, on ne peut pas. Les policiers sont des gens responsables, il faut leur accorder un minimum de confiance. Je ne vois pas pourquoi au prétexte qu'ils sont armés 24h/24 il y aurait des cow-boys plein les rues".

Valls n'exclut pas une discussion. Le Premier ministre a apporté une première réponse sur cette question. Manuel Valls n'exclut pas en effet une "discussion" sur le port d'armes par les policiers en dehors de leurs heures de service, tout en soulignant que cela n'aurait pas changé le déroulement des attentats vendredi soir à Paris. "Peut-être dans ces moment là, ce sont des suggestions que l'on peut avoir, mais ne laissons pas croire que c'est ça qui aurait permis, par exemple, de traiter autrement l'attaque de vendredi soir au Bataclan", a-t-il ajouté, mardi matin sur France Inter.
http://www.europe1.fr/faits-divers/les-policiers-bientot-armes-meme-hors-service-2621713
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Un point de vue israélien : après le Bataclan, «il faut revoir le mode opératoire» du contre-terrorisme.

Message  Alain Vasseur le Mar 17 Nov 2015 - 21:33

17 novembre 2015 à 19h41
Une tribune de Noam Ohana, réserviste dans une unité d’élite de Tsahal.
 
Les conditions de l’intervention de la police, vendredi soir, lors de l’attaque terroriste au Bataclan commencent à susciter des questions, en particulier quant au délai d’intervention de la BRI et du RAID. Nous publions une contribution de Noam Ohana, franco-israélien, réserviste dans une unité d’élite de l’armée israélienne. Au début des années 2000, il a pris part à des dizaines d’opérations anti-terroristes pendant la deuxième intifada. Il continue de s’intéresser de très près au contre-terrorisme.


Les lendemains de tragédies sont rarement des moments opportuns pour poser des questions difficiles, mais certaines doivent d’ores et déjà l’être, même s’il faudra attendre les résultats de l’enquête pour pouvoir rentrer dans les détails.


Au vu de ce qu’il s’est récemment déroulé, il semble en effet que l’un des éléments de la doctrine anti-terroriste française est que lorsqu’il y a une prise d’otages et même lorsqu’il y a un tireur «actif » (qui a déjà commencé à ouvrir le feu sur les civils) les ordres donnés aux premières forces de l’ordre qui arrive sur place sont de ne pas intervenir directement. A l’Hyper Casher comme au Bataclan on a pu voir des policiers établir un périmètre de sécurité et attendre l’arrivée des groupes spécialisés du RAID et de la BRI.
Dans le cas de l’Hyper Casher, cette approche a pu fonctionner uniquement grâce à Coulibaly qui aurait très bien pu tuer tous les otages un par un mais avait décidé de faire durer les choses après en avoir abattu quatre. Il n’y a aucun doute pourtant sur le fait que si Coulibaly avait continué à faire feu et vidé ses chargeurs sur les otages, le nombre de victimes aurait été très élevée étant donné le temps qu’il a fallu au RAID pour passer a l’action.


Dans le cas du Bataclan c’est exactement ce qui s’est passé. Les terroristes n’avaient nullement l’intention de négocier quoi que ce soit. Ils ont commencé leur carnage immédiatement et ont tout fait pour maximiser le nombre de victimes tout au long de ces deux heures d’un huis-clos atroce.


Il est urgent de changer d’approche et de reconsidérer ce mode opératoire. Il n’y a pas  dans la  nouvelle forme de terrorisme suicidaire et apocalyptique que nous confrontons beaucoup de place pour « l’attente ». L’attente c’est la mort certaine. Il faut accepter que dans certains cas une intervention immédiate de forces de l’ordre déjà présente et bien moins bien formées que le RAID et le GIGN peut être la moins mauvaise des solutions. Et le RAID et le GIGN pourraient tout à fait être impliqués dans ce processus de décision (faut-il les attendre ou bien commencer l’intervention ?). Lorsque le commissaire de le BAC arrivé le premier sur les lieux au Bataclan a été au contact des terroristes et en a abattu un sans attendre les renforts,  il a fait exactement ce que l’on attend des forces de l’ordre dans une telle situation.


Cela veut dire qu’il faudra former certaines forces de police.  Il n’y a pas de raison de penser que la BAC par exemple ne puisse pas recevoir une formation spécifique pour intervenir de manière systématique en cas d’urgence absolue. Il faut rappeler ici que beaucoup de ces terroristes ont été des criminels avant d’être des terroristes et que les forces de polices sont déjà parfois confrontés a l’hyper-violence de certains criminels qui n’hésitent pas à leur tirer dessus à l’arme de guerre.


Il faut également poser la question de la formation des unités militaires déployées dans le cadre du plan Vigipirate. S’il n’y a pas lieu de douter de la qualité de leur formation militaire, il faut s’assurer qu’elles reçoivent un entrainement anti-terroriste spécifique pour qu’elles puissent elles aussi intervenir en cas d’urgence. La particularité de cette formation est d’apprendre à intervenir dans un environnement où les terroristes sont au milieu de nombreux civils.


Enfin à l’heure où les autorités parlent de l’importance de la résilience de la population civile, il faut poser la question de l’éducation de cette population civile. Vivre avec le terrorisme s’apprend et c’est un travail de longue haleine. Il faut enseigner la vigilance et les gestes qui sauvent très tôt – probablement à partir du collège et certainement à partir du Lycée. Il ne s’agit bien sûr pas de former des petits soldats mais tout simplement de bons citoyens. Il faut rappeler ici que l’écrasante majorité des victimes de ce type d’attentat meurent d’hémorragie. Il y a bien sur toujours des blessés qu’on ne peut pas sauver mais il y en a beaucoup d’autres qu’un simple garrot appliqué correctement et immédiatement peut sauver.


On ne transformera pas de simples gardiens de la paix en super-gendarmes du GIGN, ni de jeunes étudiants en urgentistes mais on peut et on se doit de commencer à changer les mentalités quand il s’agit du terrorisme. La crème de la crème de l’antiterrorisme ne sera pas toujours là au bon endroit au bon moment. En les attendant, ce seront les Français du quotidien qui seront les véritables remparts contre ce terrorisme. Des civils vigilants, des gardiens de la paix, des serveurs de cafés et des jeunes gens qui choisissent de se dresser contre cette nouvelle barbarie.


Noam Ohana


http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/point-vue-israelien-apres-bataclan-il-faut-revoir-mode-operatoire-contre
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Alain Vasseur

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Attentats de Paris : controverses autour de la coopération internationale entre les services de renseignement.

Message  Alain Vasseur le Mer 18 Nov 2015 - 20:22

Les attaques du 13 novembre dans la capitale française mettent au jour la mauvaise coordination entre ces services. Ce qui a permis à plusieurs terroristes de franchir les frontières, jusqu'à la France.


Cinq jours après les attentats qui ont secoué Paris et tué 129 personnes, de nombreuses questions demeurent autour de la coordination des services de renseignements. Le carnage du vendredi 13 novembre soulève des interrogations sur la capacité des systèmes antiterroristes français à prévoir et à empêcher les attaques sur son sol. Pourquoi les terroristes n'étaient-ils pas mieux suivi ? Qui aurait pu donner l'alerte ? Les services de renseignement sont-ils ralentis par la politique étrangère du gouvernement ? Francetv info revient sur les dysfonctionnements de la communication internationale.

Un manque de cohésion avec les services belges


Première accusée, la Belgique. La commune bruxelloise de Molenbeek (Belgique), au cœur de l'attention depuis les attentats de vendredi, sert de plaque tournante européenne au terrorisme depuis déjà plusieurs années. L'auteur de la tuerie du Musée juif de Bruxelles, l'assaillant du Thalys, le commando qui a perpétré les attentats de Paris... Tous sont passés par ici. Pourtant, les premières initiatives franco-belges de lutte contre la radicalisation n'ont vu le jour qu'en 2014.

Selon RFI, l'instabilité du système politique de la Belgique, un pays resté sans gouvernement pendant plus d'un an, a empêché une coopération durable. Des membres hauts placés dans le renseignement reprochent à Bruxelles de ne pas transmettre suffisamment d'informations, pourtant jugées cruciales pour stopper les terroristes. "Il faut bien le dire, alors qu'ils ont la plus grosse proportion de départs en Syrie des pays occidentaux, les Belges ne sont pas au niveau" confie un responsable de la DGSE à l'AFP. "Dans cette équipe [les terroristes qui ont commis les attentats à Paris], beaucoup de mecs sont connus à Bruxelles. Quelqu'un s'est manifestement planté."

Mais pour Alain Chouet, ancien chef du service de renseignement, il faut remonter le fil au moment où les terroristes passés par la Syrie mettent le pied en Europe: "On a un souci de contrôle aux frontières Schengen, et un gros", assure, à l'AFP, l'ancien chef du service de renseignement de sécurité à la DGSE. Selon lui, le fait que le terroriste Samy Amimour ait réussi à revenir en France en dépit d'un mandat d'arrêt international est au cœur du problème. "Son arrivée aurait dû provoquer la levée d'un drapeau rouge", estime-t-il, "mais ces gars maîtrisent bien les techniques d'entrée et de sortie de Schengen, pour l'avoir beaucoup pratiqué". Et une fois dans l'espace de libre circulation, difficile de retrouver le terroriste dans les gares ou les aéroports européens : "Allez à Charleroi, vous verrez les contrôles..." résume le spécialiste.

Plusieurs mises en garde avant les attentats


Autre incompréhension : la Turquie reproche à Paris d'avoir fait la sourde oreille face aux avertissements de ses services de renseignement. Selon Ankara, Omar Ismaïl Mostefaï, un des tireurs du Bataclan, faisant l'objet d'une fiche S, avait été signalé plusieurs fois à la police française dans les six derniers mois pour son appartenance à la mouvance jihadiste. La police turque "a informé la police française en décembre 2014 et en janvier 2015" à son propos et n'a "jamais eu de retour de la France", a affirmé, lundi, un responsable turc.

Des alertes seraient également venues de Bagdad. Selon le correspondant de l'agence AP relayé par le Washington Post (en anglais), l'Irak aurait averti la coalition internationale contre le groupe Etat islamique de l'imminence d'attaques sur le sol français, et ce vingt-quatre heures avant les attentats qui ont ravagé la capitale. Les autorités irakiennes n'ont cependant pas donné plus de précisions sur les circonstances d'une telle attaque. Contacté par l'agence, un officier français aurait expliqué que ce genre d'alertes floues leur parviennent "tous les jours".

La zone d'ombre du régime syrien


Une autre source cruciale ne transmet plus d'information à la France : la Syrie. Bachar Al-Assad constitue "une partie du problème" de l'instabilité dans le pays, répète sans cesse le président François Hollande. Mais à cause de son isolement, Assad empêche le passage d'informations sur les terroristes qui s'entraînent en Syrie. En octobre 2014, le journal Le Monde faisait état d'une situation tendue entre le ministère des Affaires étrangères et les services de renseignement français. Car tandis que l'Allemagne reprend le dialogue, la France, elle, continue de se montrer intraitable. Tant et si bien que les services français ont tout de même tenté de rétablir discrètement le contact avec les autorités syriennes, provoquant la colère du Quai d'Orsay.

Déjà, fin 2013, Bernard Squarcini, directeur central du renseignement intérieur de 2008 à 2012, pointait du doigt le manque de communication avec le régime, comme le rappelle le journal Marianne : "Comment arrêter les jihadistes français qui partent en Syrie s’il n’y a plus de contacts, plus de négociations ?"

Alain Chouet, ancien responsable du renseignement de sécurité à la DGSE et longtemps en poste à Damas, est lui aussi très critique la position de fermeté défendue par le gouvernement. Il explique à Marianne que les services français ont besoin d'une protection diplomatique du régime syrien. "Les Syriens nous demandent : 'Rouvrez votre ambassade à Damas que vous avez si malencontreusement fermée il y a trois ans. Tous vos petits camarades européens l'ont déjà fait. Serez-vous les derniers ?' La seule réponse qu'on peut leur faire est que notre ministre des Affaires étrangères n'a pas encore trouvé de chapeau assez digeste pour être mangé..."

"Il va bien falloir faire comme les Américains et aller discrètement à Canossa se mettre d'accord a minima avec les responsables militaires syriens si nous ne voulons pas que l'offensive contre l'Etat islamique tourne à la farce avec des jihadistes qui nous font des bras d'honneur à peine la frontière avec l'Irak passée", concluait Alain Chouet dans le journal.

"S'il y a un attentat, c'est qu'il y a un problème"


Depuis, la situation ne semble pas avoir beaucoup évolué. En avril dernier, dans un entretien diffusé sur France 2,  Bachar Al-Assad parlait de "contacts avec les renseignements français", tout en insistant "qu'aucune coopération ne pouvait être possible" sans un changement de position du gouvernement Français.



http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/enquete-sur-les-attentats-de-paris/attentats-de-paris-controverses-autour-de-la-cooperation-internationale-entre-les-services-de-renseignement_1181387.html


http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-deux-freres-abdeslam-ont-ete-interroges-en-belgique-avant-les-attentats-18-11-2015-5289225.php
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Alain Vasseur

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Anti-terrorisme et bugs de fonctionnement : entre la direction centrale du ministère de l’intérieur et la préfecture de police .

Message  Alain Vasseur le Sam 21 Nov 2015 - 12:16

En moins d’une semaine, la police a neutralisé les auteurs des attentats de Paris. Certains ont joué les kamikazes. Un, deux, plus encore peut-être, sont encore dans la nature. Pourtant, le début des investigations se présentait mal. Avec de l’électricité dans l’air entre la PJ de la préfecture de police et la Direction centrale de la PJ du ministère de l’Intérieur.


Depuis plusieurs mois, on le pressentait. Quelque chose de terrible allait se produire. Pire encore que Charlie Hebdo. Les services de renseignement le prévoyaient. Le Premier ministre le laissait entendre. Mais où ? Quand ? Et puis c’est arrivé, le vendredi 13. Le carnage absolu. Jamais Paris n’avait été si frappé. Et pourtant, les services connaissaient les Salah Abdeslam et autres Abdelhamid Abaaoud présenté, lui, comme le chef d’orchestre des attentats du Stade de France, du Bataclan et des deux cafés restaurants.



Depuis des mois, les services pistaient les deux hommes ainsi que d’autres. Tous faisaient l’objet de la fameuse fiche S, Abaaoud avait vu son nom cité dans la tuerie du Musée juif de Bruxelles. Dans le projet d’attentats contre une église de Villejuif. C’était lui encore qui projetait de tuer des policiers à Verviers en Belgique. On savait aussi qu’ils se baladaient dans la ville Molenbeek, la ville-fabrique de terroristes.
On savait qu’ils venaient en France. Mais jamais ils n’ont été arrêtés. Ainsi Abaaoud s’est trouvé un temps en Grèce. Puis en Syrie. Faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international, voyageant en Europe, il échappait  à la police… Il passait à Molenbeek (Belgique), mais personne ne le voyait.. Il a fallu que les services marocains donnent un tuyau à leurs homologues français pour qu' Abaaoud soit finalement localisé à Saint-Denis et abattu mercredi 17 novembre. D’autres courent encore. Comme Salah Abdeslam recherché par toutes les polices d’Europe. Il aurait été vu dans le métro le vendredi 13 aux stations Chatelet et Les Halles, avant que l’on ne perde sa trace. Peut-être s’est-il planqué à Molenbeek. Pour l’heure rien.
Certes, depuis les attentats de vendredi, les forces de l’ordre, fonctionnaires de la DGSI, PJ et policiers de la sous-direction anti-terroriste ont fait un énorme travail  en portant un  coup d’arrêt  aux terroristes qui ont déferlé sur Paris.  Même si un, deux voire plus semblent s’être évaporés dans la nature. La collaboration entre différents services de police a bien fonctionné. Encore qu’au début de cette soirée du vendredi 13 novembre, les choses ne se présentaient pas bien. C’est ainsi qu’Atlantico peut révéler qu’entre la préfecture de police et la direction centrale du ministère de l’Intérieur il y a eu de l’électricité dans l’air.

Voici ce qui s’est passé. Dès l’annonce du carnage, des policiers de la PJ parisienne, sur place par nature, dont bon nombre de la sous-direction des affaires économiques et financières, spontanément, font savoir qu’ils sont prêts à travailler pour recueillir les témoignages des rescapés et commencer le travail de procédure. Un travail long et méticuleux, car il faut recueillir le témoignage de nombreuses personnes, voire de blessés qui ont assisté au carnage des terroristes. Ce qui représente l’audition, sur procès-verbal, de 300, voire 400 personnes. Plus on va vite, mieux c’est, pour le déroulement de l’enquête. Eh bien non et non, le concours de la PJ de la préfecture de police est refusé par la direction centrale de la PJ du ministère de l’intérieur. Résultat, une perte de temps. Et pour cause : on est obligé de solliciter l’aide de fonctionnaires d’Orléans et de Lille, dépendant eux de la DCPJ, qui mettent un certain temps, forcément, avant d’arriver dans la capitale !

Read more at http://www.atlantico.fr/decryptage/anti-terrorisme-et-bugs-fonctionnement-quand-direction-centrale-ministere-interieur-et-prefecture-police-se-sont-revelees-2455464.html#eJhu1QBDOB2Rl0Yy.99


http://www.rtl.fr/actu/international/attentats-a-paris-l-union-europeenne-renforce-les-controles-aux-frontieres-exterieures-7780584204


http://www.lalibre.be/actu/international/pour-le-criminel-ou-djihadiste-astucieux-les-frontieres-n-existent-pas-564f19353570ca6ff90b1ccb
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Alain Vasseur

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L’antiterrorisme français en état de mort clinique .

Message  Alain Vasseur le Mer 2 Déc 2015 - 3:07

LE MONDE | 28.11.2015  Par Laurent Borredon et Simon Piel


Le système antiterroriste français, longtemps considéré comme excellent, est en état de mort clinique. Mais personne, ni au gouvernement ni dans l’opposition, n’a envie d’en signer l’acte de décès, faute de savoir par quoi le remplacer.



Au fur et à mesure que l’enquête sur les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis avance, les défauts de surveillance des auteurs, les mauvais choix opérationnels et la lourdeur du dispositif antiterroriste sont, une nouvelle fois, mis en exergue. Un enquêteur, encore hanté par les images des massacres du Bataclan et des terrasses parisiennes, s’indigne : « Donc, on ne fait rien ? On attend que ça recommence ? »


Ce qui le scandalise, c’est avant tout l’absence totale de remise en question affichée au sein du ministère de l’intérieur et du gouvernement. « Je veux saluer encore une fois le travail exceptionnel de nos services de renseignement », a répété Manuel Valls, devant les députés, le 19 novembre, après la mort à Saint-Denis du coordonnateur probable des attentats, Abdelhamid Abaaoud – que lesdits services de renseignement croyaient pourtant en Syrie.

Sentiment d’impuissance



Le système actuel est né d’une période où les attentats étaient autrement plus nombreux, les années 1980. L’année 2015 marque néanmoins un cap d’autant plus brutal que la France – hors Corse – avait été épargnée par le terrorisme pendant une longue période, de 1996 à 2012. Cent trente morts en plein Paris, trois commandos coordonnés, des attaques kamikazes, et un sentiment d’impuissance devant l’inéluctable progression d’une violence connue, documentée, médiatisée.


De 2012 à 2015, il y a l’affaire Merah – sept morts, dont trois enfants assassinés de sang-froid parce que juifs, à Toulouse et Montauban –, il y a les leçons tirées des failles du renseignement que le tueur a révélées, et notamment la création de la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) et le renforcement du renseignement territorial, il y a deux lois antiterroristes, en 2012 et 2014. Et puis il y a le massacre de Charlie Hebdo et la prise d’otages de l’Hyper Cacher, les 7 et 9  janvier, et la loi sur le renseignement, adoptée par le Parlement en juin.


Au fond, aucune de ces réformes de structure ou modifications législatives – dont certaines se sont révélées inutiles, comme la création d’une infraction d’«  entreprise individuelle terroriste  » – n’a changé les deux piliers de la lutte anti­terroriste : l’infraction d’«  association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste  » et le cumul judiciaire-renseignement au sein d’un même service. A l’origine, ce dernier devait permettre à la direction de la surveillance du territoire (DST), devenue direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) en  2008 puis direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) en  2014, de maintenir une bonne circulation de l’information en son sein.


« Ces gens ont une stratégie de harcèlement »



Dans le cas des attentats de Paris, la DGSI suivait ainsi un certain nombre des auteurs en judiciaire comme en renseignement. A commencer par Abdelhamid Abaaoud. Ce Belge, qui apparaissait dans cinq dossiers de projets d’attentats en France, était également impliqué, en Belgique, dans l’animation de la cellule terroriste de Verviers, démantelée en janvier. La DGSI avait déclenché dans la foulée ce que l’on appelle une «  enquête miroir  » en France. Une équipe commune franco-belge travaillait même main dans la main. En vain.


Samy Amimour, l’un des kamikazes du Bataclan, était lui mis en examen depuis 2012 dans le cadre d’une information judiciaire ouverte pour un projet de djihad au Yémen. L’enquête était confiée à la DGSI. Placé sous contrôle judiciaire, il disparaît sans que personne ne s’émeuve, jusqu’à ce que les Turcs signalent son passage sur leur territoire. Le travail judiciaire a été effectué, notamment des perquisitions chez ses parents. Un mandat d’arrêt international a été émis. Jusqu’au massacre du 13.


Dans le cadre de son rôle judiciaire, la DGSI a également été alertée sur les menaces qui visaient la France. Ainsi, Reda Hame, interpellé début août de retour de Syrie, qui assure que l’Etat islamique va viser des «  cibles faciles  », comme par exemple, «  des concerts  »«  La DGSI a bien sûr ces éléments dans le viseur, mais comme tout le reste. Ces gens ont une stratégie de harcèlement, y compris via les menaces qu’ils laissent fuiter. Si l’on se met à raisonner en termes de cibles potentielles d’attentat et pas en termes de réseaux, on va s’épuiser  », se défend une source proche des services de renseignement.


Au quotidien, certains estiment que ce volet judiciaire a participé à déborder la DGSI. Dans les services territoriaux, les agents sont polyvalents et se retrouvent happés par la judiciarisation du tout-venant syrien. Le nombre de dossiers judiciaires antiterroristes a été multiplié par cinq entre 2013 et 2015, de 34 à 188, et le nombre de mis en examen par dix, pour atteindre plus de 230 personnes. Cela signifie des dizaines d’auditions, de gardes à vue, d’actes de procédures…

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/28/l-antiterrorisme-francais-en-etat-de-mort-clinique_4819683_4809495.html#QQXu2xgSkWbm6X63.99
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Terrorisme : les services de renseignement sont-ils à la hauteur ?

Message  Alain Vasseur le Sam 5 Déc 2015 - 11:02

Alain Chouet, ancien responsable de la DGSE et auteur de nombreux ouvrages sur la menace terroriste, confie à francetv info son analyse sur l'état des services de renseignement après les attentats du 13 novembre.



Les attentats qui ont ensanglanté Paris et Saint-Denis le 13 novembre ont soulevé de nombreuses interrogations sur le rôle des services de renseignement. Pour Alain Chouet, ancien responsable de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), si certains aspects peuvent toujours être améliorés, le système antiterroriste français a fait son travail. Entretien.


Francetv info : La France a vécu les attentats les plus meurtriers sur son sol : les services de renseignement ont-ils failli à leur mission ?


Alain Chouet : Quand il y a un attentat, c'est qu'on n'a pas fait assez. Mais le problème ne vient pas obligatoirement des services de renseignement. Les auteurs des attaques avaient, pour la plupart, un passé judiciaire extrêmement chargé. Pourtant, ils n'ont jamais fait l'objet de mesure de privation de liberté ou d'un suivi spécifique.


Pourquoi ces personnes "à risque" n'étaient-elles pas mieux surveillées ? 


Parce qu'elles sont trop nombreuses. Il y a des milliers d'électrons libres comme elles. Techniquement, il est très difficile de suivre autant de personnes.


La loi renseignement votée cet été est-elle une solution pour empêcher de futurs attentats ?


Aucun service de sécurité au monde ne peut produire un filet aux mailles assez fines pour garantir qu'il ne se passera jamais rien. Les Etats-Unis subissent des attaques régulièrement, pas seulement liées au terrorisme islamiste, mais aussi lesmass shootings [tueries de masse] que les mesures liberticides du Patriot Act n'ont pas réussi à empêcher.


A chaque fois qu'on a un attentat en France, on vote un train de lois nouvelles, pour rassurer. Nous avons déjà un arsenal judiciaire suffisant, je ne vois pas l'intérêt d'empiler des nouvelles mesures par-dessus. Nous avons des règles claires de suivi et d'encadrement judiciaire, alors appliquons-les ! Mais il faut intervenir plus rapidement.


Quelqu'un qui est condamné pour des faits graves doit passer par la case prison et faire l'objet d'un suivi concret pendant les années qui suivent. Et pas seulement au point de vue judiciaire, mais également social, pour qu'il puisse se réintégrer facilement dans la société.


Y a-t-il eu un problème de communication entre les différents services de renseignement ?


Il est difficile de communiquer avec un moindre effectif sur des milliers de cas de façon simultanée. Notre dispositif antiterroriste est prévu pour répondre à un style de terrorisme qui date des années 1990. A l'époque, il n'y avait qu'une centaine de cibles à traiter. Il faut réadapter notre dispositif pour ne pas être débordé.


Que pensez-vous de la nouvelle organisation de la lutte antiterroriste, repensée depuis la réforme de 2006 ?


On a désossé les renseignements généraux, dont la force majeure était un excellent maillage du territoire, pour les répartir entre des services multiples. C'est une erreur, et cela ne facilite pas la communication interne.


La gendarmerie, qui faisait un vrai travail de terrain, est devenue une police routière. Maintenant, les gendarmes ne peuvent plus fournir de renseignements : difficile d'obtenir des informations de quelqu'un à qui vous avez mis 400 euros d'amende et enlevé quatre points au permis pour infraction du Code de la route ! 


Peut-on mieux coopérer avec les pays voisins ?


Le problème n'est pas français, il est européen. Avec l'espace Schengen, on a créé un espace unique de libre circulation des personnes, mais il n'y a pas d'harmonisation de nos méthodes de renseignement au niveau européen. Certains pays restreignent la communication d'informations personnelles de leurs citoyens, pour des questions de libertés fondamentales parfaitement compréhensibles. Mais cela rend le suivi très compliqué pour les services de renseignement.


Nous n'avons même pas de système de traduction unique au niveau européen ! Chaque pays peut établir des listes de personnes à surveiller, mais si chacun choisit un système différent pour transcrire les noms en arabe ou en alphabet cyrillique, impossible de centraliser les sources. On n'arrive pas à tout savoir sur le parcours d'une personne.


Et puis, il n'y a pas que l'Europe. La Turquie, notre alliée, est la clé sur le transit de terroristes depuis et vers notre sol. Pourtant, nos relations entre services de renseignement ne sont pas assez solides, et c'est un problème dont on parle très peu. On n'a jamais demandé aux Turcs de surveiller pour nous leurs frontières avec l'Irak et la Syrie. Ils pourraient pourtant repérer et nous renvoyer les Français suspects, présents sur leur territoire, qui tentent de rejoindre la Syrie.


Un article paru dans Le Monde estime que "l'antiterrorisme serait en état de mort clinique". Partagez-vous ce constat ?


Pas du tout. Personne ne s'est demandé pourquoi il n'y a pas eu d'attentats sur notre sol entre 1995 à 2011. C'est peut-être parce que nos services de renseignement ont bien travaillé. Mais quand ça marche, il n'y a rien à dire.


On ne peut pas éviter tous les attentats. Vous n'empêcherez jamais un groupe de quelques personnes décidées à mourir de faire des dégâts autour d'elles en se suicidant. Ou alors, il faut mettre un gendarme derrière chaque citoyen. Mais en faisant ça, on joue le jeu des terroristes.


C'est exactement ce qu'ils cherchent : ils veulent creuser le fossé et l'isolement entre les communautés issues de l'immigration et leur pays d'accueil. La solution passe donc par les renseignements, bien sûr, mais aussi par l'éducation. L'apprentissage du vivre ensemble, ça commence au bac à sable.


http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/enquete-sur-les-attentats-de-paris/terrorisme-les-services-de-renseignement-sont-ils-a-la-hauteur_1203849.html
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Alain Vasseur

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Feu vert à une commission d’enquête sur les « moyens mis par l’État pour lutter contre le terrorisme ».

Message  Alain Vasseur le Mer 27 Jan 2016 - 22:29

Au lendemain des attentats de Paris et de Saint-Denis, plusieurs responsables du parti « Les Républicains » ont demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire pour « comprendre » ce qu’il s’était passé le 13 novembre.


« Pourquoi est-ce que nous avons baissé la garde? Pourquoi est-ce qu’il y a eu de tels trous dans les mailles de notre filet? Pourquoi est-ce que des individus aussi dangereux ont pu venir sur le sol français et perpétrer les attaques du 13 novembre? », avait ainsi demandé le député Bruno Le Maire, au début du mois.


Des individus faisant l’objet d’une fiche S impliqués dans les attentats de Paris, leur chef opérationnel que l’on croyait en Syrie finalement tué à Saint-Denis après avoir pris une part actives aux attaques, un complice toujours introuvable… On pourrait continuer la liste, tant les questions sont nombreuses.


Seulement, une commission d’enquête parlementaire ne peut pas se pencher sur une affaire faisant encore l’objet d’une procédure judiciaire. Aussi, la demande adressée par le groupe des députés LR, en vertu de leur « droit de tirage », porte « sur les moyens mis en oeuvre par l’Etat pour lutter contre le terrorisme depuis les attentats de janvier 2015″ [ndlr, contre la rédaction de Charlie Hebdo et l'HyperCacher].


En clair, et contrairement à ce que certains titres d’articles de presse ont pu laisser croire, cette commission d’enquête ne portera pas sur les attentats du 13 novembre. Aussi, unrapport rédigé par le député Dominique Raimbourg, au nom de la commission des Lois, a estimé recevable « d’un point de vue juridique » la demande faite par le groupe LR.


Finalement, la conférence des présidents de l’Assemblée a donné son accord, le 26 janvier, à la création de cette commission d’enquête parlementaire, laquelle sera composée de 30 députés. Elle pourra procéder à des auditions et ses travaux ne peuvent pas exceder 6 mois.


Cela étant, il aurant été aussi également intéressant d’examiner les « moyens mis par l’État pour lutter contre le terrorisme » avant les attentats du 15 janvier et de mesurer l’impact des réformes effectuées quelques années plus tôt au sein des armées et des forces de sécurité intérieure (baisse des effectifs, rapprochement, voire fusion de services, pertes de capacités dans le domaine du renseignement de proximité et donc, dans celui de la détection des « signaux faibles », etc…).


http://www.opex360.com/2016/01/27/feu-vert-commission-denquete-sur-les-moyens-mis-par-letat-pour-lutter-le-terrorisme/
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Attentats de Paris: enquête sur les services de renseignements.

Message  Alain Vasseur le Jeu 11 Fév 2016 - 17:59

Une commission d'enquête parlementaire sur les attentats commis en France en 2015 a été constituée cette semaine à la demande de l'opposition de droite afin de faire la lumière sur d'éventuels dysfonctionnements dans les services de renseignement, selon des parlementaires.

Elle a eu mardi sa première réunion, au cours de laquelle elle a désigné ses membres, son président et son rapporteur. 
Cette commission, baptisée "Commission d'enquête relative aux moyens mis en oeuvre par l'État pour lutter contre le terrorisme depuis le 7 janvier 2015", va travailler sur la double série d'attentats commis en janvier 2015 (17 morts) et novembre 2015 (130 morts).

Elle va tenter de comprendre comment les attaques contre le journal Charlie Hebdo, le magasin Hyper Cacher, au Stade de France, sur des terrasses de café et à la salle de concerts Bataclan ont pu être effectuées par des jihadistes dont la plupart étaient connus et fichés par les services antiterroristes, en passant pour certains d'entre eux par la Belgique. "Nous allons bien entendu tenter de comprendre comment cela a été possible, pour éviter que cela ne se reproduise", a confié un membre de la commission.

La commission est composée de trente parlementaires et est présidée par Georges Fenech, un ancien juge d'instruction. Elle pourra entendre qui elle veut, sous la foi du serment, et pourra même recourir à la contrainte si une personne se dérobe. Mais le secret Défense et le secret professionnel pourront lui être opposés, limitant ainsi ses capacités d'investigation. Les auditions de membres des services de police et de renseignement, tenus au secret, pourront être organisées à huis clos. 

Les premières auditions commenceront lundi, ce seront celles des représentants des associations de victimes, puis se poursuivront pendant six mois, au rythme de trois par semaine. Le rapport de la commission sera rendu public le 16 juillet. 



http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/02/11/97001-20160211FILWWW00266-attentats-de-paris-ouverture-dune-enquete-sur-des-dysfonctionnement-dans-les-services-de-renseignements.php
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Alain Vasseur

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