La Gendarmerie Nationale achète une vingtaine de drones

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

La Gendarmerie Nationale achète une vingtaine de drones

Message  Alain Vasseur le Mar 23 Juin 2015 - 22:39

La Gendarmerie Nationale vient de passer un appel d’offres afin d’acquérir au moins une vingtaine de drones. Ces appareils devront être discrets et posséder des caméras au zoom puissant, probablement en vue de missions d’observation.

Le ministère de l’Intérieur a donc publié hier un appel d’offres visant à « la fourniture de micro-drones au profit de la Gendarmerie Nationale, le maintien en condition opérationnelle des micro-drones acquis, et la formation pour la fonction de télé-pilote ». En clair, les forces de l’ordre sont prêtes à mettre la main à la poche pour s’offrir des drones, mais veulent également l’accompagnement qui va avec – en particulier en termes d’instruction des agents.

Au total, ce sont au moins 23 appareils qui devraient ainsi être achetés par la Place Beauvau. Il s’agira uniquement de « quadri-rotor à décollage vertical » (contrairement aux drones à voilure fixe, qui ressemblent à de petits avions) et à propulsion électrique. L’avantage ? Cela permet de faire des vols stationnaires. Dans le détail, le tout se décompose en deux lots :

•La Gendarmerie cherche tout d’abord à acquérir entre 4 et 6 « micro-drones haut de gamme ». Ces appareils devront disposer de modes de vol manuel et automatique, l’objectif étant de permettre le « suivi d’un plan de vol constitué de points de passage (waypoints) mis en place lors de la préparation de mission ». Les autorités demandent d’autre part à ce que l’autonomie de ces drones soit d’au moins 20 minutes et qu’en termes de vitesse, ils soient capables de réaliser un aller/retour d’un kilomètre « en moins de deux minutes ». Ces engins devront bien entendu embarquer une caméra à même d’enregistrer et de retransmettre des images.

•La Gendarmerie veut ensuite acheter entre 19 et 30 « micro-drones grand public ». Les forces de l’ordre souhaitent une fois de plus des appareils ayant un mode automatique, une caméra,... mais n’ont plus d’exigences spécifiques en matière d’autonomie ou de vitesse.

Des drones manifestement tournés vers des missions d'observation

Reste toutefois une question : à quoi serviront ces drones ? L’appel d’offres ne le dit pas clairement, mais plusieurs indices ont été laissés par la Place Beauvau. Un « zoom minimum de X10 » est par exemple requis pour ces appareils, le pilote étant par ailleurs censé « pouvoir zoomer de manière continue afin de faciliter les tâches de détection, reconnaissance et identification ». Chaque drone devra en outre être de « taille réduite et compacte, facilement transportable et très discret ». Les gendarmes veulent en effet des appareils qui soient difficilement détectables « de façon auditive, ainsi que par les moyens de détection thermiques et électromagnétiques ».

Autrement dit, il s’agit d’autant de qualités appréciées lors de missions d’observation (de manifestations, d’opérations plus risquées, etc.). Contactée, la Gendarmerie Nationale n’a pas souhaité nous en dire davantage dans l’immédiat. Rappelons toutefois que la Préfecture de police de Paris a mené l’année dernière des expérimentations, qui visaient justement à essayer des drones en vue d’acquisitions futures (pour en savoir plus, voir notre article).


http://www.boamp.fr/avis/detail/15-94485?xtor=EPR-2

http://www.nextinpact.com/news/89482-la-prefecture-police-paris-va-tester-drones-avant-fin-annee.htm

https://cdn.nextinpact.com/medias/cctplot-1.pdf

https://cdn.nextinpact.com/medias/cctplot-2.pdf

http://www.nextinpact.com/news/95522-la-gendarmerie-nationale-achete-vingtaine-drones.htm
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Novadem remporte le premier marché d'équipement de micro-drones au profit de la Gendarmerie.

Message  Alain Vasseur le Ven 13 Nov 2015 - 14:35

Le ministère de l'Intérieur vient d'attribuer à la firme Novadem le premier marché d'équipements de micro-drones au profit de la Gendarmerie Nationale. Ce marché de trois ans (voir ici mon post de juin) concerne la fourniture de quatre drones NX 110, la formation des opérateurs et le maintien en condition opérationnelles des systèmes. Les premières livraisons sont prévues dès le début 2016.

Selon le constructeur, "le drone NX110 est un drone compact de moins de 2 Kg. Sa structure entièrement pliable brevetée permet un transport à dos d’homme de toute la solution. Son rayon d’action atteint 1km et son autonomie dépasse 20 minutes. Le NX110 peut assurer des missions de jour comme de nuit grâce à sa charge utile interchangeable sans outillage. Sa station-sol durcie intègre tous les éléments de transmission et de visualisation garantissant ainsi la mobilité de l’opérateur au sol. Les transmissions de données chiffrées, les moyens de vision jour et thermique et la discrétion du drone en font la solution de choix pour les métiers de la sécurité.

Novadem, constructeur de drones civils et militaires depuis 2006, est le leader français des micro-drones destinés à des applications de Défense et de Sécurité. Dans ces domaines, la société compte déjà parmi ses clients des services de l'état emblématiques tels que la Direction Générale de l'Armement (DGA), la Section Technique de l'Armée de Terre (STAT) ou encore les Sapeurs-Pompiers des Bouches-du-Rhône (SDIS 13).

Novadem travaille en relation avec la société rennaise InPixal qui apporte des solutions en matière de traitement vidéo.

avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Sécurité routière : des drones testés par la gendarmerie pour traquer les délits .

Message  Alain Vasseur le Mer 27 Jan 2016 - 17:36

Les petits engins volants pourraient traquer cette année certaines infractions. Une expérimentation en ce sens vient de s’achever dans l’Oise.

Après les radars à double sens, les radars embarqués à bord de voitures banalisées et ceux qui se déplacent sur les chantiers routiers, bientôt des amendes tombées du ciel ? Conformément aux annonces du Comité interministériel de sécurité routière du 2 octobre dernier, les pouvoirs publics réfléchissent actuellement à l’utilisation de drones, pour verbaliser les délits routiers. Une première expérimentation de dix semaines s’est récemment terminée dans l’Oise. Elle a mis l’accent sur les franchissements de lignes continues.

Choix pas encore fait

L’idée du ministère de l’Intérieur est que le drones remplacent les sorties de gendarmerie en hélicoptère, comme cela se pratique par exemple au-dessus des autoroutes durant les transhumances estivales, qui reviennent beaucoup plus cher aux forces de l’ordre. « Outre la vitesse, un drone peut repérer tout ce qui est dangereux », explique une source ministérielle, comme les dépassements à droite sur autoroute, le non-respect des distances de sécurité. Et peut opérer soit des vols stationnaires pour zoomer sur un endroit précis, soit suivre discrètement une voiture sur plusieurs centaines de mètres.
Concrètement, l’appareil envoie des images en continu vers la tablette d’un opérateur au sol, qui peut prévenir les motards en cas d’infraction. Le carrossier français Gruau a déjà proposé à la gendarmerie un prototype « tout équipé », un Citroën Berlingo, avec une station bureautique à la place du siège passager et zone de rangement d’un drone.

En savoir plus sur http://www.lesechos.fr/politique-societe/societe/021652532769-securite-routiere-des-drones-testes-par-la-gendarmerie-pour-traquer-les-delits-1195661.php?fAIBwbfYz8e41dv0.99
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Le drone, nouvelle arme des gendarmes.

Message  Alain Vasseur le Mer 3 Fév 2016 - 21:45

INFO LE FIGARO - Maintien de l'ordre, police judiciaire, sécurité routière... la gendarmerie nationale va mettre en service dès le mois prochain une flotte de microdrones susceptibles de remplir un large éventail de missions.

Les gendarmes investissent dans la troisième dimension. Après un an et demi de tests, ils vont déployer d'ici à 2017 une flotte de microdrones susceptibles de remplir de multiples missions. Selon nos informations, les premiers appareils, plutôt sophistiqués pour un poids d'à peine deux kilos et facturés 50.000 euros pièce avec leur système de télépilotage, seront livrés fin février pour une mise en service dès le mois prochain.

Furtifs, ces engins propulsés par des moteurs électriques vont se fondre dans le ciel de France en évoluant à 50 ou 150 mètres d'altitude maximale. Utilisés de préférence en vol stationnaire, ils affichent une vitesse de pointe de 70 km/heure.

Engagé dans des opérations de maintien de l'ordre, le micro-drone devrait permettre d'offrir une vue en profondeur de la zone d'action en survolant les voies, les lignes de crête ou les barres d'immeubles afin de débusquer à distance d'éventuels casseurs et de détecter des obstacles, comme des barrages de poubelles ou de voitures, voire des pièges incendiaires ou des engins explosifs improvisés comme peuvent en confectionner des manifestants violents.

Des essais seront en outre programmés dans les quinze prochains jours pour expérimenter les drones dans le domaine de la sécurité routière. Ils seront testés en particulier pour repérer à distance les conduites à risques telles que les franchissements de ligne continue, les dépassements dangereux, le non-respect de stops ou encore le doublement par la droite.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/02/03/01016-20160203ARTFIG00360-le-drone-nouvelle-arme-des-gendarmes.php


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/02/03/01016-20160203ARTFIG00285-les-gendarmes-deploient-leurs-drones.php


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/02/03/01016-20160203ARTFIG00364-un-nouvel-outil-contre-le-survol-des-centrales-nucleaires.php



http://www.opex360.com/2016/02/12/la-gendarmerie-va-bientot-mettre-en-service-ses-nouveaux-micro-drones/
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Il est très facile de hacker les drones de la ...Police.

Message  Alain Vasseur le Jeu 3 Mar 2016 - 11:35

Neils Rodday travaille depuis plusieurs années pour IBM et il se passionne pour tout ce qui a trait à la sécurité et au hacking. Il a donc participé à la RSA Security Conference, un événement entièrement dédié à la sécurité informatique, et il a profité de l’occasion pour démontrer qu’il était extrêmement facile de hacker certains des drones utilisés par la police.
Tous les modèles ne sont évidemment pas concernés par les vulnérabilités détectées par le chercheur. Elles touchent essentiellement les petits modèles utilisés par la police durant ses interventions.
Les drones utilisés par l’armée ne sont donc pas concernés et c’est plutôt une bonne nouvelle si l’on considère le fait qu’ils sont souvent équipés de missiles et de bombes.

Les failles détectées par le hacker ne concernent pas tous les drones, uniquement certains modèles


Pour hacker ces drones, Neils s’est appuyé sur un ordinateur portable et une puce radio connectée à la machine en USB. Il a ensuite développé un programme de son cru pour intercepter les communications passées entre le pilote et son quadricoptère.
Contrairement à ce que l’on pourrait croire, les informations transmises entre ces drones et leur récepteur ne sont pas chiffrées. Elles peuvent donc être facilement interceptées et modifiées à la volée.
Neils a appliqué cette méthode pour pirater les appareils et pour en prendre le contrôle. Grâce à son programme, il a même pu bloquer les commandes passées par le récepteur et se substituer ainsi à son pilote.
Cet exploit est loin d’être anodin car les forces de l’ordre font de plus en plus appel aux services des drones. La gendarmerie française devrait même s’équiper très prochainement de plusieurs quadricoptères.
Rassurez-vous cependant car Neils a tout de suite contacté les fabricants spécialisés pour leur faire part de ses découvertes. Ces derniers sont actuellement en train de travailler sur des correctifs mettant leurs drones à l’abri des vilains hackers.
Ils devraient être rapidement déployés sur la flotte de drones de la police américaine. C’est à espérer en tout cas…


avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

La Gendarmerie s'apprête à acheter de nouveaux drones.

Message  Alain Vasseur le Lun 11 Avr 2016 - 16:09

 La Gendarmerie Nationale vient de lancer un nouvel appel d’offres visant à l’acquisition d’une dizaine de « micro-drones tactiques », dont on devine qu’ils devraient servir lors de missions d’observation – par exemple du comportement des automobilistes.

Pourra-t-on bientôt être verbalisés par des « drones policiers » ? Si cette hypothèse ressemble encore à de la science-fiction, les autorités s’intéressent de plus en plus à ces petits appareils volants. Comme l’avait annoncé Manuel Valls en octobre 2015, la Gendarmerie Nationale a commencé à en expérimenter dans le domaine de la sécurité routière : les images prises par le drone sont renvoyées vers la tablette d’un opérateur, qui peut ensuite ordonner à des motards d’intercepter le contrevenant. La technique ne convient pas pour les excès de vitesse, mais fonctionne en revanche pour le non-respect des distances de sécurité, le franchissement de lignes continues, etc.

La flotte récemment constituée par les militaires est d’ailleurs appelée à s’agrandir, puisque la Gendarmerie Nationale a lancé voilà quelques jours un appel d’offres visant à l’acquisition d’au moins 19 « micro-drones tactiques » – auxquels devront être associés différents accessoires et pièces détachées, ainsi que des modules de formation des télépilotes. Les forces de l’ordre souhaitent acheter des drones à décollage vertical, de type quadri-rotor à propulsion électrique, dotés de modes manuel et automatique. Une autonomie d’au moins 20 minutes est attendue (dans des « conditions normalisées de température et de pression »).

Les forces de l'ordre agrandissent leur flotte de drones

Si l’institution ne précise pas à quel(s) usage(s) sont destinés ces appareils, plusieurs indices ont été laissés par les autorités... Chacun de ces drones devra tout d’abord être « très discret », notamment en vertu d’une propulsion électrique au « faible niveau de bruit ». Il faudra d’autre part que leur caméra soit performante en « détection et reconnaissance », à l’aide d’un zoom x10. Et pour cause, ces drones pourront être amenés à « rester en permanence » sur une « cible », « pendant son trajet ».

« Le système doit permettre à tout moment à l’opérateur d’enregistrer dans un fichier image horodaté une capture instantanée de la vidéo d’observation du drone » ajoute l’appel d’offres, précisant que chaque image devra « comporter toutes les données de géo référencement ». Le tout est enfin prévu pour être particulièrement mobile, puisqu’il faudra que les gendarmes puissent éventuellement rajouter une antenne pouvant « magnétiquement se fixer sur le toit d’un véhicule ». Des batteries à même d’être rechargées à partir d’un allume-cigare sont également requises.

Bref, tout laisse à penser que ces drones seront amenés à surveiller des rassemblements ou des manifestations sportives (Euro 2016...), des automobilistes, à partir en tant qu’éclaireurs lors d’opérations plus dangereuses, etc. Contactée, la Gendarmerie Nationale s'est néanmoins refusée dans l'immédiat à tout commentaire.

Comme l’année dernière, l'institution reste muette quant au budget qu'elle souhaite allouer à ces drones. Dans un autre appel d’offres, émanant cette fois de la préfecture de police de Paris, les autorités envisageaient de consacrer plus de 400 000 euros pour deux systèmes complets (drone + accessoires et pièces détachées + formation).

avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

La Gendarmerie s’intéresse au développement des drones anti-drones.

Message  Alain Vasseur le Lun 18 Avr 2016 - 16:06

Drones brouilleurs d’ondes, équipés de filets ou drones suiveurs : les concepteurs d’aéronefs ne manquent pas d’idées pour lutter contre les survols illégaux de drones. La Gendarmerie, confrontée aux survols croissants de sites sensibles comme les centrales nucléaires, évalue régulièrement les différentes solutions proposées.

Le 19 février, un accident évité de justesse a rappelé le problème posé par la circulation des drones civils. Un aéronef est passé à 5 mètres d’un airbus A380 alors que ce dernier entamait sa descente vers l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Le drone volait à une altitude de 5.500 pieds (1.600 mètres), soit bien au-dessus de l’altitude maximale autorisée pour les drones civils. La législation interdit les vols au-dessus de 150 mètres. Les hélicoptères, qui volent plus bas que les avions, sont encore davantage exposés aux risques de collision avec un drone. Entre un et deux incidents sont rapportés chaque semaine en France à l’Union française de l’hélicoptère.
Un accroissement des vols illégaux

“ J'ai pu recenser une vingtaine de vols illégaux de drones en 2015 via des vidéos diffusées sur YouTube”, affirme à “L’Essor” Francis Duruflé, vice-président de la Fédération professionnelle du drone civil (FPDC). “Et encore, je suis certain que la plupart des vols réalisés en infraction ne font pas l’objet de publicité sur Internet”, ajoute t-il en précisant que le problème vient surtout de la vente d’aéronefs ayant des capacités de vols allant bien au-delà des normes en vigueur pour le grand public. “C’est un peu comme pour les véhicules. Vous pouvez aujourd'hui acheter une voiture atteignant plus de 200 km/heure alors que la vitesse maximale autorisée sur autoroute est de 130 km/h.”, explique le vice-président de la FPDC.

Plus préoccupant, à l’inverse des véhicules, n’importe qui peut utiliser un drone sans avoir suivi de formation sur la réglementation en vigueur et sur les limitations imposées par cette réglementation. “La mauvaise utilisation des drones provient, la plupart du temps, de gens qui ne sont ni formés, ni encadrés”, constate Francis Duruflé.

Face à ce manque d’encadrement, la Gendarmerie s’intéresse de près aux drones anti-drones. Ainsi, le sommet FIEP (France Italie Espagne Portugal), organisé les 7 et 8 octobre 2015 à Versailles-Satory, fut l’occasion de démonstrations de drones anti-drones par des sociétés françaises et européennes. L’association regroupant les forces euro-méditerranéennes de gendarmerie et de police à statut militaire a ainsi marqué son attention vis à vis de ce marché en plein développement.

Plus récemment, des tests de drones anti-drones ont été réalisés au stade Charléty (Paris 13ème) en partenariat avec la Garde républicaine. Des solutions dites “intermédiaires” ont été étudiées, c’est à dire des interceptions de drones depuis le sol dans des environnements urbains. Objectif : la protection de sites sensibles tels que l’Assemblée nationale afin de parer à des prises de vues illégales.

Des solutions insolites 

L’interceptor MP200, drone anti-drone équipé d’un filet, a réalisé une démonstration à Charléty. Cet aéronef a été mis au point par Malou Tech, une PME de Vitry-sur-Seine, appartenant au groupe français Assmann. Le principe est de capturer le drone malveillant à l’aide du filet afin de le neutraliser.
Cet aéronef est vendu à l’étranger mais pas en France. La DGAC n’autorise pas l’usage de ce drone de 20 kg, trop lourd par rapport à la réglementation en vigueur, et non télé-pilotable à distance.

Autre concept, celui du drone détectant les ondes émises par d’autres drones. L’entreprise française ECA, y travaille avec l’utilisation de radars et appareils recourant à la goniométrie (mesure des angles) ou à l’optronique (système combinant capteur optique et composants électroniques). « La Gendarmerie nous a demandé de travailler sur une solution qui permet d’identifier les télé-pilotes en infraction », explique Francis Duruflé, également responsable commercial d’ECA Group. La filiale du groupe Gorgé a donc mis au point un système, à l’état de prototype, capable de détecter un drone à distance. « Une fois que ce détecteur a localisé le drone malveillant, il envoie les coordonnées de ce dernier vers un drone de la Gendarmerie qui va décoller avec pour mission de rejoindre, le plus rapidement possible, le drone grâce au système de primo-détection », poursuit Francis Duruflé. Un autre système consisterait à détecter les ondes émises par la télécommande utilisée par le télé-pilote en infraction. L’aéronef se dirigerait alors vers ces ondes pour arriver au-dessus du télé-pilote et effectuer des prises de vue de l’opérateur du drone fautif.

Enfin, parmi les solutions les plus étonnantes, figure l’utilisation d’aigles dressés pour attraper des drones. La police des Pays-Bas y a déjà recours. Une vidéo des tests publiée montre un aigle se jeter en plein vol sur un drone pour l’agripper fermement et aller se poser quelques mètres plus loin, l’aéronef entre les serres. Selon la police néerlandaise, les serres de l’aigle sont bien protégées et les hélices des aéronefs ne peuvent blesser l’animal.
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Info “l’Essor”: les drones militaires intéressent la Gendarmerie.

Message  Alain Vasseur le Mar 30 Mai 2017 - 22:10

30 mai 2017


Changement de braquet en vue pour les drones dans la sécurité intérieure ? La Gendarmerie nationale s’intéresse aux capacités des drones militaires de type Male (Moyenne altitude longue endurance). C’est ce qu’affirme un rapport sénatorial de Cédric Perrin (LR), Gilbert Roger (PS), Jean-Marie Bockel (UDI) et Raymond Vall (RDSE), publié ce lundi 29 mai. Ce document, écrit au nom de la commission de la défense du Sénat, porte principalement sur l’emploi des drones dans les forces armées. Il souligne également un intérêt accru des forces de sécurité intérieure pour les drones de type Male.


« Certains experts entendus estiment que les forces de sécurité intérieures ne sont pas encore bien informées de ces usages possibles des drones Male dont elles pourraient pourtant bénéficier, même si, selon les informations recueillies par vos rapporteurs, la Gendarmerie nationale se montre bel et bien intéressée par la possibilité de bénéficier des capacités des drones militaires », écrivent les sénateurs.


Des Harfang ou des Reaper

Pour le moment, les drones Male sont des oiseaux rares en France. La Direction générale de l’armement a commandé en tout quatre systèmes de type Reaper, soit douze drones. Cet appareil de 5 tonnes peut assurer « des missions d’observation de longue durée de zones éloignées, et diffuser en temps réel les données recueillies via les réseaux de conduite et commandement interarmées et interalliés ». L’armée de l’Air dispose également de quatre drones Harfang qui sont utilisés « en appui de missions de sécurité intérieure » et de formation des équipages. Ils devraient être retirés du service en 2017. Comme les Reaper, les Harfang ne sont par armés et leur autonomie est bien supérieure à celles des appareils équipant aujourd’hui la Gendarmerie. Ils peuvent voler pendant une journée entière. En comparaison, les 19 mini-drones (à 20.000 euros pièce) acquis par la Gendarmerie en 2016 ont une autonomie de 45 minutes et un rayon d’action de trois kilomètres.


La Gendarmerie nationale n’est pas la seule à s’intéresser à ces drones plus endurants. Un appareil Harfang a par exemple été employé pour la surveillance de la Fête des Lumières, à Lyon, dans le cadre d’une coopération entre la Direction générale de la Police nationale et l’Armée de l’air. « Les compétences exceptionnelles des drones Male en matière de surveillance en font d’excellents adjuvants dans certaines missions de sécurité publique », estiment les sénateurs. L’emploi de ces bijoux de technologies dans la sécurité intérieure pourrait faire des heureux au ministère de l’Intérieur, mais donnerait également du grain à moudre à ceux qui craignent une militarisation de l’équipement des forces de l’ordre.

Une évaluation du Patroller

Surveillance des trafics illicites sur les grands axes de circulation, reconnaissance d’itinéraires et protection de convois sensibles, lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane, ou encore recherche de personnes disparues… La liste des missions pouvant être confiées à ce type de drone est longue. Les sénateurs ne sont pas les premiers à estimer que leur emploi serait utile pour les forces de sécurité. En mai 2016, une mission d’inspection sur les hélicoptères dans le service public soulignait déjà l’intérêt de la Sécurité civile pour « l’utilisation du drone Harfang », par le biais d’une convention, envisagée, avec l’armée de l’AirDe même, ce rapport signalait une évaluation, par la Gendarmerie nationale, du drone tactique Patroller au rayon d’action plus réduit, de 180 km à 500 km, qui va être livré à l’armée de Terre à partir de 2018.


Avant d’utiliser ce type de drones, les forces de sécurité intérieure devront toutefois résoudre plusieurs problèmes. Il y a la question épineuse de leur insertion dans la circulation aérienne. De même, en cas d’emploi de caméras, quelle sera la réponse juridique au respect du droit à l’image et à la protection de la vie privée? Enfin, ces drones coûtent cher: la facture des Harfang, qui a sérieusement dérapée, s’est élevée au total à 440 millions d’euros pour quatre appareils! Le ministère de l’Intérieur devra soit mettre la main au portefeuille, soit être imaginatif en donnant une seconde vie à des matériels mis au rebut par la Défense pour ne pas grever ses finances.


Gabriel Thierry


http://lessor.org/drones-male-interessent-gendarmerie/



http://www.igas.gouv.fr/IMG/pdf/RD2016_helicopteres.pdf



https://www.safran-electronics-defense.com/fr/aeronautique-et-espace/drones/systeme-patroller
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum