Le prochain fusil de l'armée française sera bien étranger : HK 416.

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Le prochain fusil de l'armée française sera bien étranger : HK 416.

Message  Alain Vasseur le Mar 22 Sep 2015 - 19:22

Par Michel Cabirol  |  11/09/2015 La Tribune.fr

Les essais comparatifs des fusils d'assaut étrangers présélectionnés, qui remplaceront les FAMAS, vont très prochainement commencer. Le ministère de la Défense va notifier en 2016 un contrat à un des cinq armuriers européens encore en compétition.

Ils sont cinq fabricants à se disputer le marché français de remplacement des FAMAS dans le cadre de l'appel d'offres européen AIF (armement individuel du futur) évalué entre 200 et 250 millions d'euros. Et ils sont cinq industriels, tous de nationalité  étrangère, à lorgner un marché d'environ 90.000 fusils d'assaut (contre une cible initiale de 101.000) destinés aux trois armées, dont 70.000 pour l'armée de terre, ainsi que le commandement des opérations spéciales (COS). La loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoit l'acquisition de plus de 21.000 fusils d'assaut alors qu'initialement l'armée de terre devait en être entièrement équipée vers 2018, selon les déclarations d'octobre 2013 de l'ancien chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux.

Le belge FN Herstal, l'italien Beretta, l'allemand Heckler & Koch (HK), le suisse Swiss Arms (ex-SIG Arms) et enfin, semble-t-il, le croate, HS Produkt, ont été invité par la direction générale de l'armement (DGA) à participer très prochainement à des essais comparatifs. En revanche, Thales, qui a développé le fusil d'assaut F90 sélectionné en août par l'armée australienne, n'a pas souhaité participer à cet appel d'offres en raison de contraintes techniques exigées par la DGA.

Notification en 2016

Initialement attendue fin 2015, la notification de ce marché ne devrait intervenir que l'année prochaine, peut-être au début de 2016. Car les premières livraisons sont attendues dès 2017, comme l'avait expliqué en mars à l'Assemblée nationale le chef de l'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser. Il n'est que temps car le parc moyen des FAMAS est âgé en moyenne de 25 ans. Le successeur du célèbre fusil d'assaut de la manufacture de Saint-Étienne sera choisi à l'issue d'une évaluation de plusieurs modèles de fusils d'assauts sur étagère au calibre 5,56 mm OTAN, a expliqué le ministère de la Défense en réponse à une question au député Jean-François Lamour (Les Républicains).

La conception du futur intègrera nécessairement une culasse calée et un tube rayé à 7 pouces contrairement au FAMAS qui possède une culasse flottante avec un tube rayé à 12 pouces. Ces caractéristiques donneront à l'AIF la capacité de tirer toutes les munitions 5,56 mm au standard OTAN avec un niveau de sécurité encore supérieur à celui du FAMAS. Le Délégué général pour l'armement (DGA), Laurent Collet-Billon, avait précisé dès octobre 2013 qu'il "faudra procéder à des achats sur étagère ne nécessitant pas d'adaptations trop importantes auprès d'industriels allemands, belges, voire suisses".

Nexter, la clé de ce marché?

Selon une source proche du dossier, l'industriel qui aura la bonne idée de se rapprocher de Nexter, pourrait obtenir ce marché même si la DGA n'a exigé aucune obligation en termes de compensations industrielles pour l'armurier sélectionné dans l'appel d'offre. Si telle était le cas, cela permettrait de donner une activité de sous-traitance au site de Tulle, Nexter Mechanics qui travaille encore sur le FAMAS : maintien en condition opérationnelle (MCO) du fusil d'assaut, modernisation (retrofit) et intégration du FAMAS dans le cadre du système Felin, le programme soldat du futur. Tulle a été l'un des grands armuriers de France jusque dans les années 80. C'est aussi le cas de la société Manurhin, basée à Mulhouse et qui espère des retombées industrielles de cet appel d'offre.

Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian avait estimé en juin 2014 à l'Assemblée nationale qu'il était "très ouvert à ce que des entreprises françaises répondent d'une manière ou d'une autre à cet appel d'offres, et je les incite fortement à le faire".

Les deux sociétés attendent également l'appel d'offre portant sur le MCO du futur fusil d'assaut des militaires français et de la distribution des pièces détachés. Nexter mais aussi Manurhin ont des atouts au regard des enjeux de sécurité d'approvisionnement de l'armée française, très souvent en opération extérieure, grâce à un soutien régulier des fusils d'assaut.

Un débat de souveraineté nationale

La France ne produisant plus d'armes de petit calibre depuis la fermeture de l'usine de Tulle, le successeur du FAMAS sera étranger. Ce qui suscite un débat politique. En janvier 2015, le député Philippe Vitel (Les Républicains), estimait que "nous devions réfléchir à la manière d'exercer notre souveraineté" dans le domaine de la défense. Et d'expliquer : "je suis inquiet car, pour la première fois dans l'histoire, depuis trois cents ans, lorsque nous aurons à remplacer le FAMAS, les armées seront dotées d'un fusil qui ne sera pas français. Nous devons nous interroger sur ce qui doit rester dans le domaine national et ce qui peut être ouvert".

En cette année de centenaire (de la Première Guerre Mondiale, ndlr), rappelant le sacrifice de nos soldats armés de leurs fusils Lebel, ne soyez pas le ministre de la Défense qui, pour la première fois de notre histoire, prendrait la décision d'équiper nos fantassins d'un fusil étranger", avait pour sa part interpelé au printemps 2014 le député Philippe Meunier (Les Républicains). Jean-Yves Le Drian avait répondu : "Conformément à la réglementation, nous avons dû lancer un appel d'offres européen, puisque, avec les nouveaux dispositifs, nous y sommes tenus. Les entreprises françaises capables de produire directement ce type d'armement il y a une quinzaine d'années ne le font plus ou ont été fermées ; je pense à la manufacture d'armes de Saint-Étienne et à l'atelier munitionnaire du Mans de GIAT-Industries. Il n'y a plus en France ce type d'activités".
Le patron de Manurhin, Rémy Thannberger, dans un entretien accordé en février dernier au  quotidien "L'Alsace", avait pour sa part estimé que la France "dépendait de l'étranger. Cette situation suscite de plus en plus d'inquiétudes et de débats dans les milieux autorisés. Et ce qui n'était plus considéré comme stratégique hier pourrait bien le redevenir". 




http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-prochain-fusil-de-l-armee-francaise-sera-bien-etranger-503762.html




Dernière édition par Alain Vasseur le Sam 18 Fév 2017 - 15:51, édité 1 fois
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Deux députés plaident en faveur d’un successeur français pour le Famas

Message  Alain Vasseur le Jeu 8 Oct 2015 - 15:49

Le député Philippe Meunier, élu du Rhône (Les Républicains), a de la suite dans les idées. En juin 2014, il avait interpellé le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, sur le fait que le successeur du fusil d’assaut actuellement en dotation au sein des forces françaises – le Famas – allait être fourni par un armurier étranger étant donné les conditions requises pour répondre à l’appel d’offres portant sur une commande totale de 90.000 « armes individuelles du futur » (AIF) excluent de facto les rares entreprises de l’Hexagone qui auraient eu l’intention d’y participer.

En effet, la Direction générale de l’armement (DGA) a précisé que seuls les candidats ayant un chiffre d’affaires supérieur ou égal à 80 millions d’euros depuis plus de 3 ans seraient autorisés à soumettre une offre. L’idée est de s’assurer ainsi que le fournisseur retenu a les reins assez solides pour honorer cette commande de fusils d’assaut dans la durée.

Fabricant de fusils de chasse depuis 1650, l’entreprise française Verney-Caron, installée à Saint-Étienne, aurait souhaité participé à cet appel d’offres. Mais son chiffre d’affaires, qui est d’environ 12 millions d’euros, ne le lui a donc pas permis de le faire.

Aussi, Philippe Meunier est revenu à la charge, avec son collègue Jean-Jacques Candelier (PCF). Dans une lettre adressée au ministre de la Défense, les deux parlementaires ont plaidé pour l’achat d’un fusil d’assaut d’origine française.

« Nous comptons sur votre sens de l’État pour revenir sur votre décision d’acheter un fusil d’assaut étranger afin de consolider notre filière nationale de l’armement terrestre du ‘petit ou gros calibre’ », ont écrit les deux députés, qui estiment inacceptable le fait que « tout ait été mis en oeuvre dans la procédure d’appel d’offres pour exclure, de fait, toute solution nationale ».

« Aussi loin que remonte l’histoire de nos armées, le fantassin français a toujours été équipé d’une arme fabriquée sur notre sol », ont encore fait valoir MM. Meunier et Candelier, pour qui « aujourd’hui, la France, capable de fabriquer des avions de combat, des frégates et des canons, a la ressource industrielle pour concevoir et fabriquer le successeur du Famas ».

Seulement, la Manufacture d’armes de Saint-Étienne, qui a produit le FAMAS, a fermé définitivement ses portes. Seul Thales propose le fusil d’assaut F-90, déjà entré en service au sein des forces australiennes.

Cela étant, l’appel d’offres lancé par la DGA obéit aux règles européennes en matière d’acquisition d’armes et munitions, lesquelles ont fait l’objet d’une directive élaborée en 2009 et transposée dans le droit français par le décret n° 2011-1104 du 14 septembre 2011.

Toutefois, ce contrat portant sur le successeur du FAMAS pourrait profiter à une PME française dans le cas où il serait attribué à l’italien Beretta, qui propose sont fusil ARX-160. Si les armes seront, le cas échéant fabriquées en Italie, leur maintenance serait en effet confiée à l’entreprise Humbert, implantée dans la Loire.

Quoi qu’il en soit, le ministre de la Défense devrait faire une réponse similaire à celle que M. Meunier avait entendu en juin 2014, lors d’une séance de questions d’actualité à l’Assemblée nationale.

« Les entreprises françaises capables de produire directement ce type d’armement il y a une quinzaine d’années ne le font plus ou ont été fermées. Il n’y a plus en France ce type d’activités », avait avancé M. Le Drian, après avoir rappelé qu’il était tenu de lancer un appel d’offres pour respecter la réglementation en vigueur. Et d’ajouter : Mais « je suis très ouvert à ce que des entreprises françaises répondent d’une manière ou d’une autre à cet appel d’offres, et je les incite fortement à le faire. »

http://www.opex360.com/2015/10/08/deux-deputes-plaident-en-faveur-dun-successeur-francais-pour-le-famas/

http://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000024560092&categorieLien=id

http://www.opex360.com/2014/06/28/le-remplacement-du-famas-va-t-il-profiter-entreprise-francaise/
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Le chef d’état-major de l’armée de Terre veut avoir son mot à dire sur le choix du successeur du Famas.

Message  Alain Vasseur le Dim 25 Oct 2015 - 15:01



Normalement, une première commande d’armes individuelles futures (AIF) devrait être passée l’an prochain pour remplacer le Famas, le fusil d’assaut actuellement en dotation au sein des forces armées françaises. Un appel d’offres européen a été ouvert à cette fin et les différents modèles proposés seront évalués de près par la Direction générale de l’armement (DGA) […]


Lire


http://www.opex360.com/2015/10/25/le-chef-detat-major-de-larmee-de-terre-veut-avoir-son-mot-dire-sur-le-choix-du-successeur-du-famas/
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Fusil d’assaut. Appel d’offres. Entreprises françaises.

Message  Alain Vasseur le Lun 8 Fév 2016 - 14:59

Question écrite n° 90714 de M. Jean-Frédéric Poisson     Publiée le 3 novembre 2015



M. Jean-Frédéric Poisson alerte M. le ministre de la défense sur l'achat du prochain fusil d'assaut de notre armée en remplacement du Famas. L'appel d'offres lancé par le ministère de la défense et publié au BOAMP le 14 mai 2014 exclut, de fait, les entreprises françaises d'une possible attribution de marché. Aussi il lui demande s'il entend revenir sur cette décision d'acheter un fusil étranger afin de consolider la filière nationale de l'armement terrestre du « petit au gros calibre ».



Réponse publiée le 2 février 2016


Aux termes de la loi no 2013-1168 du 18 décembre 2013 relative à la programmation militaire pour les années 2014 à 2019 et portant diverses dispositions concernant la défense et la sécurité nationale, actualisée par la loi no 2015-917 du 28 juillet 2015, la supériorité des combattants au contact sera améliorée par la livraison, à partir de 2017, des premiers des 101 000 AIF (armement individuel futur). L'opération d'armement AIF a pour objet l'acquisition d'un nouveau fusil d'assaut au calibre 5,56 OTAN pour remplacer le FAMAS en service dans l'armée française depuis 1979. Cette acquisition est réalisée conformément au code des marchés publics suivant une procédure de marché négocié avec mise en concurrence et publicité préalable. Dans le cadre de cette procédure, l'avis d'appel public à la concurrence (AAPC) concernant le premier volet de la commande a été publié le 16 mai 2014 au Journal officiel de l'Union européenne. La date limite de dépôt des candidatures a été fixée au 26 juin 2014 et les offres correspondantes, reçues antérieurement au 1er juillet 2015, sont en cours d'évaluation. Les enjeux de cette acquisition ont notamment conduit à fixer dans les critères de l'AAPC un volume minimum de chiffre d'affaires annuel et des dispositions relatives à la sécurité d'approvisionnement dans un cadre européen. Le critère de chiffre d'affaires exigé des opérateurs économiques candidats à l'appel d'offres est important pour s'assurer de leurs capacités financières à garantir la bonne exécution du marché. Il a été fixé à 80 millions d'euros au regard des estimations relatives au montant et à la durée du marché considéré. Il peut être observé que la fixation d'un tel critère correspond à une pratique habituelle et que cette condition peut être assez facilement satisfaite par les principaux acteurs actuels du domaine. En outre, le code des marchés publics autorise tout opérateur économique à s'associer à des partenaires afin de répondre à cette exigence. Par ailleurs, les dispositions de l'appel d'offres relatives à la sécurité d'approvisionnement ont fait l'objet d'une attention particulière de la part de la direction générale de l'armement (DGA). En effet, le fusil qui sera retenu au terme de la consultation constituera un équipement dont sera doté l'ensemble des armées pour une durée d'au moins 30 ans. Cet enjeu a conduit la DGA à imposer certaines exigences en matière de sélection des candidatures et de conditions d'exécution du marché. S'inscrivant dans le cadre de la réglementation applicable aux marchés publics de défense et de sécurité, ces dispositions garantissent la sécurité des approvisionnements sur tout le cycle de vie de l'arme, indépendamment de la nationalité du futur titulaire. Sur le fond, aucune disposition du marché relatif à la fourniture des nouveaux fusils ne s'oppose à la participation d'entreprises françaises aux consultations correspondantes, sous une forme ou une autre d'organisation industrielle, dès lors qu'elles possèdent des capacités pouvant être mises en valeur dans cette opération majeure pour nos forces armées.



Source: JO du 02/02/2016 page : 982



http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-90714QE.htm
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Audition du général Charles Beaudouin, directeur de la Section technique de l’armée de terre.

Message  Alain Vasseur le Mer 2 Mar 2016 - 9:22

Commission de la défense nationale et des forces armées Mercredi 17 février 2016 Séance de 9 heures 30 Compte rendu n° 36 Présidence de Mme Patricia Adam, présidente — Audition du général Charles Beaudouin, directeur de la Section technique de l’armée de terre. — Informations relatives à la commission La séance est ouverte à neuf heures trente. Mme la présidente Patr...


Extraits :
"""Cette année, nous poursuivrons l’évaluation de l’AIF (Arme d'Infanterie du Futur)retenue, dont le choix devrait être fait avant l’été par la DGA, en vue de livraisons aux forces en 2017.""""


M. François Lamy. Qui choisit l’industriel ? À un moment, il y a un appel d’offres et on peut imaginer que plusieurs industriels correspondent aux critères ?

Général Charles Beaudouin. Cette partie de l’appel d’offres relève entièrement de la responsabilité de la DGA. C’est elle qui va choisir le type de marché : appel d’offres, procédure de gré à gré, etc. À ce moment-là, mes équipes vont renforcer la DGA dans ses propres épreuves de sélection s’il y en a. Pour départager les candidats pour l’arme individuelle future (AIF), mes sous-officiers vont vérifier à Mourmelon le fonctionnement de ces armes en leur faisant tirer 20 000 coups. La DGA va faire d’autres essais : armes dans la boue, dans le sable, etc. Tout cela s’effectue sous la responsabilité de la DGA. Mon officier de programme va s’assurer en permanence que le besoin militaire est satisfait. Il participera à l’élaboration des critères techniques d’évaluation de la DGA, mais ne participera pas aux choix financiers – domaine réservé et très confidentiel de la DGA."""""


Général Charles Beaudouin. Deux d’entre vous m’ont interrogé sur les munitions de petit calibre et l’absence de filière française dans ce domaine. En fait, la situation est liée à l’histoire du fusil d’assaut de la manufacture d’armements de Saint-Étienne (FAMAS). C’est l’arme de petit calibre la plus exigeante du monde, notamment parce qu’elle a une culasse non calée. Le FAMAS était conçu avec sa munition – dont l’étui était en acier – et Nexter fabriquait les deux. L’arrêt de la filière relève d’un choix de politique industrielle qui se pose dans d’autres domaines. Peut-on maintenir toutes les filières et acheter systématiquement français ? Je ne le crois pas.

Ce marché des armes de petit calibre est assez erratique. Dans les années 1990, Nexter avait racheté la Fabrique nationale de Herstal (FN Herstal), puis il l’avait revendue. L’absence d’investissements durables de la défense dans le petit calibre explique certaines décisions du groupe. C’est un peuuse it or lose it : si vous n’avez pas de commandes, comment voulez-vous investir et produire ? N’oubliez pas que l’armée de terre a décru quasiment de moitié dans les années 1990. Elle s’est retrouvée avec un stock de fusils d’assaut suffisant et elle a vécu avec, ce qui est compréhensible puisqu’elle avait des choix drastiques à faire, notamment concernant des Puma qui ont trente-huit ans d’âge. Le FAMAS était là ; il n’y avait pas de raison de le remplacer plus tôt. Le problème est qu’il n’a pas été tellement exporté non plus. Nexter a donc arrêté sa production de fusil et de munitions et la DGA a lancé des appels d’offres pour trouver d’autres fournisseurs.

Pour les munitions du FAMAS, nous nous approvisionnons désormais auprès de la société américaine, Alliant Techsystems Inc. (ATK), qui répond parfaitement à nos besoins. Nous avons essayé plusieurs fournisseurs israélien, brésilien, anglais. L’un après l’autre, ils ont été éliminés parce que le FAMAS exigeait une munition de 5,56 millimètres très performante. Dans les années 2010, nous avons eu un problème avec un lot de munitions acheté auprès des Émirats arabes unis (EAU) qui ne fonctionnait pas du tout avec le FAMAS. Au bout de cinquante mètres, les balles étaient déstabilisées. L’armée de terre, en déficit de munitions, a traversé une crise. La DGA a réagi en diversifiant ses sources. Nous avons eu la chance – je dis bien que c’est une chance – d’avoir une munition d’ATK qui est devenu notre fournisseur principal.

Pour l’AIF, il s’agira d’une arme au mécanisme plus classique que le FAMAS et au calibre OTAN standard, et certains candidats sont déjà très utilisés. Nous aurons donc moins de problème de sources d’approvisionnement pour les munitions. Aurait-il fallu créer une filière française performante ? Car la performance va de soi : nos soldats ont droit au meilleur ; en opération, ils doivent pouvoir tirer précisément à 200 ou 300 mètres ; ils risquent leur vie. On ne peut pas acheter des munitions moins bonnes sous prétexte qu’elles sont françaises. Or la concurrence est exacerbée et le niveau mondial très relevé. Si un Français peut s’aligner, tant mieux pour lui ! S’il est bon, il sera retenu. Et s’il est un peu plus cher que les autres ? Il appartiendra à la DGA de décider, puisque c’est elle qui est responsable des acquisitions. Mais dans un marché en concurrence, il faut justifier le choix d’un fournisseur plus cher que les autres."""""

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Fusil G36 : "Une polémique d'une ampleur déraisonnable en Allemagne".

Message  Alain Vasseur le Lun 7 Mar 2016 - 17:22

Le fusil d'assaut commandé pour la BAC est critiqué outre-Rhin. Le président de la filiale française de HK, qui les produit, répond aux critiques.

PAR JEAN GUISNEL
Publié le 07/03/2016 à 12:29 | Le Point.fr

Le ministère de l'Intérieur va doter les brigades anticriminalité de fusils G36 que vous produisez. Faut-il leur reprocher, comme on l'entend, d'être dotés d'armes « longues » ?

Olivier Lombard : Je laisse notre client s'exprimer sur son choix, mais je peux vous dire qu'il a retenu une arme éprouvée, adaptée à ses besoins et qu'il connaît très bien. Le choix d'une arme d'épaule en calibre 5,56 mm répond au besoin aujourd'hui incontestable de pouvoir faire face à des individus motivés équipés de protections balistiques et de fusils d'assaut. Le fusil G36 est en fait une famille d'armes disponible dans différentes versions. La version standard de l'armée allemande possède un canon de 480 mm, celui du fusil français (G36K) mesure 320 mm et le G36 C en service dans les unités spécialisées de la police française a un canon de 228 mm. Il est ainsi possible de privilégier la compacité ou la portée pratique. Le ministère de l'Intérieur a fait le choix d'une arme moderne, avec un canon de longueur moyenne, un système de tir au coup par coup ou en rafale de deux coups, sans possibilité de tirer en rafale « libre ». Même dans le domaine militaire, cette capacité est de moins en moins recherchée, car elle n'est utilisée que dans des cas très particuliers, par des opérateurs formés intensivement à la maîtrise de cette capacité.

Quelles formations du ministère de l'Intérieur disposent déjà de cet armement ?

Toutes les unités d'intervention de la police, progressivement depuis l'an 2000, quand nous avons remporté le premier appel d'offres pour équiper le Raid et les différents services spécialisés de la Police nationale. Cet appel d'offres a été suivi d'un autre en 2003, que nous avons à nouveau remporté. La gendarmerie possède pour sa part des G36 en mesure de tirer des rafales de deux coups ou des rafales libres, utiles pour ses besoins spécifiquement militaires, comme cela avait été le cas quand elle avait formé des POMLT en Afghanistan. L'administration pénitentiaire utilise également le G36 depuis plusieurs années. Les commandos du COS sont quant à eux équipés d'une arme que nous produisons, le HK416, de même que notre fusil de précision, le HK417 en calibre 7,62 mm.

Vous êtes par ailleurs candidat au remplacement du FAMAS, en dotation dans l'armée française depuis une quarantaine d'années. Où en êtes-vous ?

Comme quatre autres industriels (le belge Fabrique nationale Herstal (SCAR), l'italien Beretta (ARX), le suisse Swiss Arms (SIG 516 ou MCX) et le croate HS Produkt (VHS2), NDLR), nous avons répondu à cet appel d'offres, avec notre fusil HK416. Nous remettrons notre offre finale en mai prochain, avant que la DGA ne tranche fin 2016 ou début 2017. C'est une compétition particulière et ambitieuse, car il est nécessaire d'être en mesure de fournir un véritable système d'armes, qui va au-delà du fusil lui-même. Le fusil retenu sera disponible en deux versions, dont l'une (l'AIF-S) doit être capable de tirer des grenades à fusil et pourra ultérieurement recevoir l'optique FELIN, tandis que l'autre (l'AIF-C) aura un canon plus court. Chacune de ces versions sera acquise par la France à 45 000 exemplaires. Pour des raisons qui tiennent aux spécificités des unités, le fusil d'assaut G36 répond bien aux besoins des forces de l'ordre, quand le HK416 est adapté aux forces armées.

Une controverse a éclaté sur le fait que la France ne veuille plus produire de fusils d'assaut. Mais vous soulignez que l'industrie française est présente dans vos produits allemands ?

C'est tout à fait vrai, puisque HK ne souhaite acheter l'acier de ses canons qu'en France. Une des bases de notre métier, c'est la métallurgie. Celle-ci ne peut être mise en œuvre, à nos yeux, qu'avec les seuls aciers produits par la société française Aubert et Duval. Depuis quarante ans, nous n'utilisons que ses aciers pour produire nos canons, car ils sont les seuls capables de nous fournir les nuances d'aciers spéciaux conformes à nos besoins. Nous ne pouvons pas transiger sur la sécurité, la fiabilité et la durée de vie de nos canons, qui ont fait notre réputation. De ce fait, la part française de nos armes est très significative. Je sais bien que les aciers allemands ont aussi bonne réputation. Mais parmi les meilleurs au monde, ce sont ceux d'Aubert et Duval qui répondent le mieux à nos exigences depuis des décennies.

Une vigoureuse polémique vise en Allemagne les fusils G36. Qu'en pensez-vous et que répondez-vous à ceux qui les critiquent ?

C'est une polémique qui a pris une ampleur déraisonnable en Allemagne. Les soldats de la Bundeswehr, équipée du G36 depuis 1995, ont utilisé cette arme enAfghanistan. Vingt ans peuvent paraître un âge respectable, mais les armes bien conçues durent longtemps. Le pistolet Glock 17, qui ne passe pas pour désuet, est en service depuis 1980. Et la mitrailleuse FN MAG 58, dont l'armée française vient de se doter, est en service depuis la fin des années 1950. Les conceptions mécaniques traversent le temps et ce qui fonctionne… fonctionne ! Ce qui s'est passé avec le G36, pour ce que nous en savons puisque nous n'avons pas été associés aux analyses de cette affaire, permet néanmoins de souligner quelques points. Très probablement, le fusil a été utilisé au-delà des conditions normales d'utilisation. Un fusil d'assaut est fait pour tirer au coup par coup - éventuellement en rafales courtes - jusqu'à 300 m, pas beaucoup plus loin. Quand on a besoin de cadences soutenues, d'un large volume de feu, on utilise une mitrailleuse légère. En s'affranchissant de cette doctrine d'emploi, l'armée allemande a redécouvert des phénomènes physiques universels. Après des tirs intenses et soutenus, un fusil d'assaut surchauffe et perd de sa précision. Cela dépend bien sûr d'un grand nombre de paramètres, comme la munition utilisée par exemple. C'est bien pour cette raison que dans les groupes de combat actuels, on associe fusils d'assaut, mitrailleuses légères et éventuellement fusils de précision. Ceci étant, une écrasante majorité des soldats allemands est toujours très satisfaite du G36, comme l'a montré une étude récente.

Combien d'armes HK sont-elles en service en France actuellement ?

Sans doute près de 25 000, tous modèles confondus. Les forces françaises savent que nous ne sommes pas toujours les moins chers, mais que nous permettons à nos utilisateurs d'être sereins durant 20 ou 30 ans. Nous savons aussi que des pistolets mitrailleurs en service dans des unités spécialisées françaises sont plus anciens que les opérateurs qui les utilisent et fonctionnent toujours parfaitement…

http://www.lepoint.fr/editos-du-point/jean-guisnel/fusil-g36-une-polemique-d-une-ampleur-deraisonnable-en-allemagne-07-03-2016-2023540_53.php



http://www.lessor.org/entretien-les-hk-g36-des-psig-et-des-bac-fiables-et-surs-selon-un-specialiste/
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Arme individuelle futur (AIF) : cinq offres finales pour remplacer le FAMAS.

Message  Alain Vasseur le Lun 30 Mai 2016 - 21:49

Depuis le temps qu'on en parle, le sprint final est lancé pour le choix du remplaçant du FAMAS. Pour les cinq finalistes (lire plus loin), les rapports techniques ont pris un peu de retard ; les offres finales ont été remises. L'annonce du grand vainqueur devrait intervenir fin 2016 pour une notification de la DGA début 2017. Le marché est colossal : 101 000 armes à livrer pendant quatorze ans (commande de 90 000 au départ modifiée après l'augmentation de la force opérationnelle terrestre).


L'Arme individuelle futur (AIF), qui équipera tous les soldats des trois armées, sera pour la première fois étrangère (photo AFP de HK416 utilisés par les forces spéciales françaises lors de l'attaque du 15 janvier à Ouagadougou). C'est une certitude même s'il ne faut pas exclure qu'une usine de montage ou de réparation en France soit exigée ou proposée par un candidat malin et organisé. Après avoir manqué l'appel d'offres, le fabricant de fusils de chasse stéphanois Verney-Carron pourrait ainsi s'allier à un prétendant. La filiale de Beretta, Humbert CTTS, pourrait peser s'il lui est confié le maintien en condition opérationnelle... Car si le choix final concerne un fusil d'assaut fiable (munitions de 5.56x45 mm OTAN), résistant, modulable et adaptable au système FELIN, il ne faut pas négliger les dimensions politiques et économiques de la complexe affaire. 


Les cinq finalistes ne sont pas officialisés par la Direction générale de l'armement pour des raisons juridiques et de concurrence qui pourraient entraîner des poursuites... Mais ils sont connus. Je ne suis pas un spécialiste de l'armement, je me garderai donc bien d'établir un tableau comparatif. C'est le boulot de la STAT et de la DGA. Au-delà du fusil d'assaut lui-même, la DGA recherche un système d'armes, félinisable.


Rappelons que la commande concerne 50 500 AIF-S (standard) capables de tirer des grenades à fusil et autant d'AIF-C à canon court. Avec 38 millions de cartouches d'exercice (le ministre Le Drian n'a pas exclu la relance d'une chaîne de production de munitions de petit calibre au titre de la souveraineté nationale), 51 000 grenades anti-personnel et anti-véhicule, 13 000 grenades fumigènes et 28 000 grenades d'exercice (sans doute plus aujourd'hui avec l'augmentation de la dotation).


Tout ce que l'on peut dire, c'est que le HK416 équipe largement les forces spéciales françaises, jusqu'au GIGN, qu'HK utilise depuis toujours des aciers spéciaux français, que l'armée de terre achète déjà à FNH les MINIMI et les MAG 7.62, que l'ARX160 équipe les forces armées italiennes et compte une filiale française, Humbert CTTS à Veauche dans la Loire qui pourrait être chargé du maintien en condition opérationnelle, que le concurrent croate présente un fusil d'assaut dit bullpup (chargeur et chambre en arrière) qui ressemble au FAMAS et que les Suisses sont suisses. Mais tous ces arguments ne sont pas une garantie de succès commercial. Loin de là. Faites votre choix en attendant la DGA...


Les finalistes
 

 
- HK416 de la firme Heckler & Koch (Allemagne).
 
 
 


- FN SCAR de la Fabrique nationale d'Herstal (Belgique).
 
 
 

 
- ARX 160 de Beretta (Italie).
 
 
 

 
- SIG516 ou MCX de Swiss Arms (Suisse).
 
 
 
 

 
- VHS2 de HS Produkt (Croatie).




http://defense.blogs.lavoixdunord.fr/archive/2016/05/27/aif-14668.html
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M. Montebourg s’étonne que le successeur du FAMAS ne soit pas fabriqué en France.

Message  Alain Vasseur le Mar 7 Juin 2016 - 11:34

Depuis la fermeture de la Manufacture d’armes de Saint-Étienne, il n’y a plus d’industriel français capable de produire des fusils d’assaut. Du coup, le successeur du FAMAS, actuellement en dotation au sein des forces armées françaises, ne pourra qu’être fabriqué à l’étranger. Un appel d’offres au niveau européen a donc été lancé par la Direction […]


Lire


http://www.opex360.com/2016/06/07/m-montebourg-setonne-que-le-successeur-du-famas-ne-soit-pas-fabrique-en-france/
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L'arme individuelle future sera-t-elle belge ou allemande?

Message  Alain Vasseur le Dim 26 Juin 2016 - 23:03

Lentement mais sûrement, on s'achemine vers l'attribution du marché pour l'arme individuelle future (AIF) de calibre 5,56, pour remplacer le FAMAS. Lire ici mon post du 16 mai 2014.

Les cinq fabricants retenus vont rendre leur ultime copie à la Direction générale de l'armement (DGA) d'ici la fin juin. Pour rappel, il s'agit de: 
VHS2 de HS Produkt (Croatie). 
HK 416 de la firme Heckler & Koch (Allemagne). 
FN SCAR de la Fabrique nationale d'Herstal (Belgique). 
ARX 160 de Beretta (Italie). 
SIG 516 ou MCX de Swiss Arms (Suisse).

Selon la Lettre A, "le choix se jouera surtout entre l'allemand Heckler & Koch et le belge FN Herstal ( LLA nº1666). Ces derniers surpassent largement des concurrents comme le suisso-allemanoaméricain Sig, mais aussi le croate HS Produkt ou l'italien Beretta. Les Belges et les Allemands ont pour eux la qualité de leurs armes, mais aussi le fait que leurs Scar et HK 416 respectifs ont déjà été acquis par les forces spéciales, qui ne s'en plaignent pas, bien au contraire."

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Du HK416 pour remplacer les Famas?

Message  Alain Vasseur le Mar 6 Sep 2016 - 17:56

Après les chaussures Haix (pour remplacer la vénérable rangers), voici les fusils d'assaut HK (pour remplacer le Famas)... Comme quoi les équipementiers allemands sont devenus de bons fournisseurs de l'armée française.
Rien d'officiel pour l'heure. A la DGA, le mutisme habituel est de rigueur. Mais l'info circule depuis la semaine dernière. Avec insistance.
L'annonce officielle? Une question de "semaines" pour les uns, "d'ici à la fin de l'année" pour d'autres. Tout dépend des recours éventuels des industriels qui n'ont pas été retenus. Un recours aurait d'ailleurs été déposé par l'un des concurrents non retenus et son partenaire français.
Pour en savoir plus sur le HK416, cliquer ici.


http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2016/09/01/du-hk417-pour-remplacer-les-famas-16714.html



http://www.heckler-koch.com/fr/produits/militaire/fusils-dassaut/hk416-a5/hk416-a5-11/description-du-produit.html
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Armée française: Le Famas remplacé par un HK 416 allemand dès 2017?

Message  Alain Vasseur le Ven 9 Sep 2016 - 17:00

Le fusil d'assaut du fabricant allemand Heckler und Koch aurait remporté l'appel d'offre selon les informations de BFM TV...

Le successeur du célèbre Fusil d’Assaut de la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne(Famas), l’arme des troupes de l’armée française depuis le début des années 1980, aurait été désigné et il s’agirait du HK 416, un modèle fabriqué par la société allemande Heckler und Koch, selon BFM TV. L’information n’a pas encore été confirmée par le ministère de la Défense, mais les rumeurs étaient persistantes ces derniers jours.

Un marché d’environ 400 millions d’euros


Et tant pis pour celles et ceux qui voulaient voir nos soldats français équipés d’unnouveau fusil français : aucune entreprise tricolore ne répondait aux critères fixés par le ministère de la Défense pour décrocher le marché d’environ 400 millions d’euros.

L’appel d’offres passé en mai 2014 par la Direction générale de l’armement (DGA) comportait en effet un exigeant cahier des charges portant sur 600 points différents concernant le fusil, ses munitions, mais aussi son fabricant. Ce dernier devait être européen et dégager un chiffre d’affaires de 80 millions d’euros minimum depuis au moins trois ans. Une liste réduite de cinq sociétés croate, suisse, allemande, italienne et belge avait d’abord été arrêtée.

16.000 HK 416 par an


C’est donc Heckler und Koch qui aurait été choisi pour fournir jusqu’à 16.000 HK 416 par an pour progressivement remplacer les Famas à partir de 2017. Selon BFMTV, le contrat stipule également que l’armurier allemand devra assurer le service après-vente des fusils vendus pendant 30 ans.


http://www.20minutes.fr/monde/1921691-20160909-armee-francaise-famas-remplace-hk-416-allemand-2017


http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/l-armee-francaise-lache-son-famas-pour-un-fusil-d-assaut-allemand-1034841.html


http://www.armee-media.com/2016/09/11/un-fusil-allemand-pour-remplacer-le-famas-de-larmee-francaise/



http://www.directmatin.fr/france/2016-09-09/un-fusil-allemand-pour-remplacer-le-famas-de-larmee-francaise-738171
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Le fusil d’assaut allemand HK416 tiendrait la corde pour remplacer le FAMAS.

Message  Alain Vasseur le Lun 12 Sep 2016 - 15:06

La rumeur est persistante depuis cet été et, à en croire l’édition de ce 12 septembre du quotidien économique Les Échos, elle serait en passe d’être confirmée. Ainsi, le fusil d’assaut HK416 de la firme allemande Heckler & Koch aurait été choisi par la Direction générale de l’armement (DGA) pour remplacer le FAMAS, dans le […]


Lire


http://www.opex360.com/2016/09/12/le-fusil-dassaut-allemand-hk416-tiendrait-la-corde-pour-remplacer-le-famas/
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Remplacement du Famas: FN Herstal a déposé un recours.

Message  Alain Vasseur le Mer 14 Sep 2016 - 2:40

Lu dans une dépêche de Belga:
"Le marché du futur fusil d'assaut de l'armée française devrait être attribué à un groupe allemand, Heckler & Koch, au détriment de la FN Herstal, écrivent mardi les titres français Les Echos et La Tribune. FN Herstal ne confirme pas, mais indique qu'un recours a été introduit par elle devant le juge des référés administratifs en France. L'entreprise liégeoise concourt depuis deux ans à un appel d'offre du ministère français de la Défense en vue du remplacement du fusil FAMAS, rappelle-t-elle dans un communiqué. "FN Herstal confirme qu'un débat sans rapport avec la qualité et avec la performance de son produit est en cours avec l'administration française. Un recours a été introduit par FN Herstal devant le juge des référés administratifs, par la voie du référé précontractuel", affirme la FN, précisant que la décision devrait être connue "au plus tard en début de semaine prochaine". "Jusqu'à cette décision, la procédure demeure suspendue et le marché n'est pas attribué", estime l'entreprise liégeoise, propriété de la Région wallonne."

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Le prochain fusil de l'armée française sera... allemand.

Message  Alain Vasseur le Mer 14 Sep 2016 - 16:16

Le fabricant allemand Heckler & Koch fournira 100.000 fusils d'assaut à l'armée française. Un contrat évalué entre 300 et 400 millions d'euros.


Ils étaient cinq fabricants étrangers à se disputer le marché français de remplacement des fusils d'assaut FAMAS dans le cadre de l'appel d'offres européen AIF (armement individuel du futur) évalué entre 300 et 400 millions d'euros. Et le gagnant est... l'allemand Heckler & Koch (HK) avec son fusil d'assaut HK 416, selon une information révélée par "Les Echos" et qui a été confirmée à "La Tribune".


Le fabricant allemand remporte donc un marché de 100.000 fusils d'assaut au calibre 5,56 mm OTAN (contre 90.000 prévus) destinés aux trois armées, dont 70.000 pour l'armée de terre et 10.000 dédiés à l'opération Sentinelle. Il équipera également le commandement des opérations spéciales (COS). Le choix de la direction générale de l'armement (DGA) devrait faire grincer les dents dans la classe politique française.


HK vainqueur sans bavure



Selon nos informations, Heckler & Koch (HK), qui aurait fait un effort sur le prix, a gagné la compétition haut la main face au belge FN Herstal, qui proposait le Scar, l'italien Beretta (ARX 160), le suisse Swiss Arms, ex-SIG Arms (MCX) et, enfin, le croate, HS Produkt (VHS-2), qui avaient été invités par la DGA à participer à la compétition. FN Herstal qui a déposé un recours, aurait peu de chance d'aboutir. Une fois le recours débouté, le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, devrait annoncer le vainqueur de cette compétition dans les semaines  qui viennent.


Le HK 416 a fait forte impression bouclant les évaluations jugées éprouvantes pour les armes sans demander d'essais supplémentaires contrairement aux autres fusils d'assaut. Ces évaluations portaient sur des cycles de vie complets. "Le HK 416 a été supérieur aux autres fusils d'assaut. C'est la rolls des fusils d'assaut et la meilleure arme du monde. Il va équiper les soldats de l'armée française", se réjouit-on au sein du ministère.

Premières livraisons en 2017



Les premières livraisons sont attendues dès 2017, comme l'avait expliqué en mars 2015 à l'Assemblée nationale le chef de l'état-major de l'armée de terre, le général Jean-Pierre Bosser. Il n'est que temps car le parc moyen des FAMAS, le célèbre fusil d'assaut de la manufacture de Saint-Étienne, est âgé en moyenne de 25 ans.


La loi de programmation militaire (LPM) 2014-2019 prévoit l'acquisition de plus de 21.000 fusils d'assaut alors qu'initialement l'armée de terre devait en être entièrement équipée vers 2018, selon les déclarations d'octobre 2013 de l'ancien chef d'état-major de l'armée de terre, le général Bertrand Ract-Madoux.


http://www.latribune.fr/entreprises-finance/industrie/aeronautique-defense/le-prochain-fusil-de-l-armee-francaise-sera-allemand-598514.html
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L’armée française tournera le dos aux FAMAS à partir de 2017.

Message  Alain Vasseur le Jeu 22 Sep 2016 - 3:15

Le Fusil d’assaut de la Manufacture d’armes de St-Etienne ou le FAMAS a été l’arme de prédilection des militaires français ces trente dernières années. Actuellement, le ministère de la Défense de la République de France avait décidé d’abandonner cette arme de guerre pour se tourner vers une nouvelle plus performante et plus efficace.


FAMAS : 30 ans de bons et loyaux services


La Direction générale de l’armement, une branche qui est prise en charge par le ministère de la Défense française avait constaté que le FAMAS, l’arme de guerre des militaires français, était devenu obsolète. Cette arme d’assaut avait largement fait son temps car il avait servi auGIGN et aux forces spéciales durant plus de trente ans. En 2014, le gouvernement français avait décidé d’essayer une nouvelle arme plus performante et plus efficace, capable de concurrencer voire de supplanter les autres fusils d’assaut utilisés par les terroristes.

Heckler und Koch : un contrat d’armement pour les 30 prochaines années

Le ministère français de la Défense avait choisi de travailler avec l’entreprise d’armement allemand Heckler und Kochpour approvisionner la France en fusil d’assaut de nouvelle génération. C’est à partir de cette coopération que les HK 416 sont arrivé aux mains des militaires spéciaux français depuis quelques années. Les tests semblent concluants pour la défense de France car à partir de 2017, les FAMAS seront remplacés par les HK 416 allemands. La France etHeckler und Koch avaient même conclu un contrat qui va durer une trentaine d’années selon le site du magazineGentSide. Le contrat stipule entre autres que "Heckler und Koch livrera chaque année aux troupes françaises 16.000armes et en assurera le SAV pendant 30 ans", rapporte le site. Le cout de ce gros investissement en armements’élèverait à plus de 400 millions d’euros.
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L'armée française se dote de nouveaux fusils d'assaut allemands.

Message  Alain Vasseur le Ven 23 Sep 2016 - 22:37

L'armée française va se doter de fusils d'assaut HK 416 F, fabriqués en Allemagne, pour remplacer ses célèbres Famas dont la fabrication remonte aux années 70, a annoncé vendredi la Direction générale de l'armement (DGA) dans un communiqué.
 
«Les livraisons sont prévues dès 2017 et s'échelonneront sur une dizaine d'années», précise la DGA pour qui «ce marché contribue à renforcer les solides liens entre l'Allemagne et la France dans la Défense et dans l'industrie de l'armement en particulier». Le Famas était une arme française, produite en France, à Saint-Etienne et fournissait l'armée depuis 1979. La production avait cessé en 2000. 
 

Un fusil déjà utilisé par les forces spéciales françaises


La DGA a notifié le 22 septembre ce contrat dont le montant, non précisé, serait de quelque 300 millions d'euros, selon la presse. «Une mise en concurrence à l'échelle européenne a permis de retenir cinq propositions qui ont été évaluées par la DGA, en liaison avec les armées», selon le communiqué.
 
Ce contrat «permet de satisfaire les besoins des trois armées inscrits dans l'actualisation 2015 de la Loi de programmation militaire 2014-2019, avec la livraison de plus de 100 000 armes, d'accessoires, de munitions» notamment, permettant «d'assurer la qualification, le soutien initial et la formation des utilisateurs». Ce fusil d'assaut allemand, déjà fabriqué à 60 000 exemplaires, est notamment en dotation dans l'armée norvégienne, ainsi que dans des forces spéciales et de l'armée de l'air françaises.
 
Le HK 416 était en concurrence avec l'ARX160 de l'italien Beretta, et le MCX du germano-suisse Sig Sauer (deux industriels dont la candidature était commune avec la filiale et le distributeur français installés dans la Loire), ainsi qu'avec le VHS2 du croate HS Produkt, et le Scar du belge FN Herstal.
 
  Leparisien.fr avec AFP



https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/c-est-officiel-l-armee-francaise-sera-bien-equipee-de-fusils-allemands-1474658633


http://www.ouest-france.fr/politique/defense/larmee-francaise-dit-au-revoir-au-fusil-dassaut-made-france-4511759



http://www.lexpress.fr/actualite/societe/l-armee-francaise-abandonne-le-famas-et-se-dote-de-fusils-d-assaut-allemands_1833931.html



http://www.opex360.com/2016/09/23/la-dga-confirme-que-le-successeur-du-famas-sera-le-fusil-dassaut-allemand-hk-416-f/
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Marché de l'Arme Individuelle Future": le HK 416F allemand l'a bien emporté.

Message  Alain Vasseur le Sam 24 Sep 2016 - 14:52

La DGA a donc confirmé vendredi soir avoir "notifié le contrat de réalisation du programme "Arme Individuelle Future" (AIF) au groupement d’entreprises Heckler & Koch SAS France et Heckler & Koch GmbH le 22 septembre 2016.

Son communiqué précise que:
"l’opération d’armement AIF vise à remplacer le FAMAS dont la conception remonte aux années 70. Une mise en concurrence à l’échelle européenne a permis de retenir cinq propositions qui ont été évaluées par la DGA, en liaison avec les armées. Le fusil d’assaut retenu est le HK 416 F. 
Ce fusil, au calibre OTAN de 5,56 mm, possède la capacité de tirer les grenades à fusil et peut recevoir un lance-grenades de 40 mm pour augmenter sa puissance de feu. Ce marché contribue à renforcer les solides liens entre l’Allemagne et la France dans la Défense et dans l’industrie de l’armement en particulier. Il permet de satisfaire les besoins des trois armées inscrits dans l’actualisation 2015 de la Loi de programmation militaire 2014-2019 avec la livraison de plus de 100 000 armes, d’accessoires, de munitions et de diverses prestations permettant notamment d’assurer la qualification, le soutien initial et la formation des utilisateurs. Les livraisons sont prévues dès 2017 et s’échelonneront sur une dizaine d’années."

Le fusil allemand était en concurrence avec l'ARX160 de l'italien Beretta et le MCX du germano-suisse Sig Sauer ainsi qu'avec le VHS2 du croate HS Produkt et le Scar du belge FN Herstal. Pas d'entreprises françaises sur les rangs, ont déploré ces derniers mois des tenants du patriotisme économique.
Le sarkoziste Philippe Meunier, "orateur national à la Défense", estime ainsi que:
"cette décision du gouvernement est d'autant plus injustifiée que des entreprises françaises sont tout à fait capables de produire un fusil d'assaut de qualité et compétitif pour nos armées. Avec ce marché de plusieurs centaines de millions d'euros, ce gouvernement poursuit malheureusement le chemin de la désindustrialisation, initié par la décision du Premier Ministre Lionel Jospin d'abandonner la production de munitions de petits calibres en France à la fin des années 90. Avec cet achat sur étagère du remplaçant du FAMAS, François Hollande et le gouvernement vont plus loin encore dans le démantèlement de cette filière, en abandonnant la production de toute arme de petit calibre en France. 
Cette décision est à l'image de la fusion de l'entreprise Nexter avec l'entreprise allemande KMW (Loi Macron Juillet 2015) qui aura pour conséquence ultime de mettre fin à la production de tout char lourd en France."

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Marché du fusil d'assaut (AIF): la FN Herstal se pourvoit en cassation.

Message  Alain Vasseur le Jeu 29 Sep 2016 - 22:16

Selon l'agence Belga, "le fabricant d'armes liégeois FN Herstal a introduit un pourvoi en cassation contre l'ordonnance du tribunal administratif de Paris".
Le TA parisien avait rejeté, le 20 septembre, le recours déposé par la société belge contre la décision prise par la Direction générale de l'armement (DGA) de déclarer irrecevable l'offre déposée dans le cadre du marché AIF (Arme Individuelle Future), le futur fusil d'assaut de l'armée française.
La décision du tribunal administratif de Paris ne permet pas à l'offre de FN Herstal "d'être comparée à celle de la société attributaire du marché". "FN Herstal, fournisseur des forces armées françaises pour plusieurs produits de sa gamme, regrette cette situation au regard de l'attractivité financière de son offre et des partenariats industriels qui auraient pu être générés sur le sol français", détaille la société liégeoise dans un communiqué.

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Présentation HK 416.

Message  Alain Vasseur le Mer 19 Oct 2016 - 2:22

Enfin une présentation des caractéristiques techniques du fusil HK416, dont l’acquisition vient d’être décidée pour succéder au FAMas : Présentation HK 416

Ce fusil, dans sa version infanterie, sera intégré à  FELIN (connectique, périphériques jour et nuit, désignateur laser, visée déportée…) et permettra le tir de grenades à fusil 40mm.


Le  programme  a été notifié par la DGA à la société allemande Heckler und Koch (HK) le 22 septembre 2016. Il s’agit d’une opération interarmées :  l’AIF équipera les armées à hauteur de 117 000 armes (cible rehaussée en 2016). Cette cible prend en compte la force terrestre 77 000, les réservistes et la protection défense au profit de la Marine et  de l’armée de l’Air.

Le programme inclut les armes, les accessoires, les moyens de simulation, le soutien initial, des munitions d’exercice ainsi que des grenades de 40 mm.
L’AIF au profit de l’armée de Terre :


  • 93 080 fusils dont les premières livraisons débuteront en 2017 (environ 5 000). Ce fusil sera livré en 2 versions entre 2017 et 2028 : 


  • 38 505 exemplaires en version standard (canon long – AIF/S) au profit des unités débarquées dont 14 915 seront félinisés (2019-2021) ;    


  • 54 575 exemplaires en version courte (AIF/C) au profit des combattants embarqués



http://www.armee-media.com/2016/10/18/presentation-de-larmee-de-terre-et-du-fusil-hk416/
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Famas : les enjeux de l’Arme Individuelle Future.

Message  Alain Vasseur le Ven 21 Oct 2016 - 3:29

19 octobre 2016 • Nicolas Maldera  Ifrap


Le 23 septembre dernier, la Direction générale pour l’Armement (DGA) du ministère de la Défense annonçait publiquement que l’arme individuelle règlementaire qui succéderait au FAMAS à partir de 2017 serait la HK416F, fabriquée par la firme allemande Heckler & Koch. Bien au-delà des seules considérations techniques relatives au nouveau fusil d’assaut, qui seront tout à fait en faveur des armées françaises, se mêlent des enjeux politico-économiques mais aussi symboliques très intéressants.

Les détails du contrat

Le remplacement du FAMAS est envisagé depuis quelques années déjà. La question se posait ainsi dès les débuts du programme d’infanterie du futur FELIN, au milieu de la décennie 2000, avant qu’il ne soit décidé de moderniser et « féliniser » un certain nombre de FAMAS existants. En mai 2014, la DGA lançait un appel d’offres européen pour trouver un successeur officiel au FAMAS, sous le nom d’Arme individuelle future (AIF). L’objectif affiché était alors d’acheter 90.000 fusils d’assaut sur étagère. Finalement, à cause des attentats de janvier 2015 et du choix politique intrinsèque d’augmenter la taille de la Force opérationnelle terrestre (FOT) de 66.000 à 77.000 hommes, l’objectif d’acquisition fut augmenté à 101.000 puis 102.000 armes.

A l’issue de l’appel d’offres, ce sont finalement cinq finalistes qui furent ultimement retenus par la DGA : la SCAR-L de la FN Herstal (Belgique), l’HK416A5 d’Heckler & Koch (Allemagne), l’ARX-160 de  Beretta (Italie), le MCX de Swiss Arms (Suisse) et le VHS2 d’HS Produkt (Croatie)[1]. Après plusieurs mois de tests intensifs conduits par la Section technique de l’Armée de Terre (STAT) dans toutes les conditions possibles et imaginables, c’est finalement l’HK416A5 qui fut déclarée vainqueur et chargée de remplacer le FAMAS au cours de la prochaine décennie.

Apparemment, le modèle de Heckler & Koch a largement répondu aux exigences de la DGA et des forces armées en tant qu'utilisatrices, voire même les a surpassés. La première étant notamment que l’AIF doit être « félinisable », et donc pouvoir être intégrée sans modifications majeures dans le système FELIN.
Le 22 septembre dernier, le contrat d’une valeur totale de 168 millions d’euros[2] est finalement notifié à Heckler & Koch. Sur une période de quinze années, la firme d’Oberndorf devra livrer 51.000 HK416F-S (pour « Standard », soit un canon de 14,5 pouces/36,8 cm), 51.000 HK416F-C (« Court », soit un canon de 11,5 pouces/26,4 cm), 10.767 lance-grenades HK269F de 40 mm et les accessoires adéquats. Le contrat inclut également la fourniture de près de 38 millions de cartouches d’exercice de 5,56 × 45 mm, 51.000 grenades anti-personnelles et anti-véhicules, au moins 28.000 grenades d’exercice et 13.000 grenades fumigènes. Toutes ces grenades sont au calibre 40 × 46 mm. Enfin, sont inclus dans le contrat la totalité des services de soutien (pièces détachées, documentation techniques, qualification, soutien initial et formation des utilisateurs) pour l’instruction et l’entretien des fusils[3]. Les retombées économiques pour la France sont pour l’heure bien incertaines.

D’après les informations disponibles aujourd’hui, il n’est pas possible de connaître les modalités concrètes de remplacement des quelque 284.000 FAMAS possédés par la France[4]. Tout ce que l’on sait, c’est que les livraisons commenceront en 2017 et s’échelonneront jusqu’en 2032. Le rythme de livraison serait d’environ 6.800 fusils et 700 lance-grenades par an. La priorité est avant tout de remplacer les FAMAS des unités engagées en opérations extérieures. La Force opérationnelle terrestre de l’Armée de Terre devrait ainsi bénéficier de la majeure partie des livraisons, tandis que le reste sera dévolu à l’Armée de l’Air et à la Marine Nationale. De fait, il est très probable que les FAMAS félinisés et revalorisées, eux très récents, soient progressivement transférés aux unités hors de la Force opérationnelle terrestre une fois l’HK416F félinisée. Les FAMAS F1 les plus récents (produits dans les années 1990) pourraient vraisemblablement être attribués aux unités de réserve. Quant au sort des FAMAS les plus anciens, il est fort probable qu’ils soient cédés gratuitement ou non en lots à des pays étrangers, notamment africains, auxquels nous sommes liés par des accords d’assistance militaire, mis sous cocon dans nos arsenaux, adaptés et vendus en petites quantités sur le marché civil, ou encore purement et simplement détruits.

Le FAMAS : un remplacement éminemment nécessaire

L’histoire du FAMAS[5] commence dans les années 1960. En période de pleine Guerre Froide, les militaires français s’inquiètent du retard qualitatif de leurs armes individuelles réglementaires, à l’époque le pistolet-mitrailleur MAT 49 et le FSA 49/56, en comparaison de nombre de pays du bloc de l’Est ou de l’OTAN. Tandis que nombre d’armées de part et d’autre du Rideau de Fer s’équipent en fusils d’assaut capables d’appliquer précisément des feux dans une profondeur de 200 à 300 mètres, les Français devaient se contenter d’un pistolet mitrailleur efficace jusqu’à seulement 100 mètres ou d’un fusil semi-automatique (surnommé « canne à pêche » de par sa longueur) pour tirer au-delà. En outre, ces deux armes étaient d’un calibre différent (9 × 19 mm pour le MAT 49 et 7,5 × 54 mm pour le FSA 49/56), ce qui complexifiait et densifiait évidemment la chaîne logistique. A cause de ces facteurs, les autorités politiques françaises de l’époque confièrent à la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne le soin de concevoir et fabriquer un fusil d’assaut moderne pour équiper les armées françaises dès la décennie qui suivrait.

Finalement, le nouveau FAMAS est présenté pour la première fois en 1973, adopté en 1977, commandé en 1978 et livré à partir de 1979 aux forces françaises. Dès son arrivée dans les unités au début des années 1980, le FAMAS reçoit de bonnes critiques : sa munition de 5,56 × 45 mm Mle F1 est puissante, létale et précise à plus de 300 mètres ; l’ergonomie bullpup (le chargeur est placé dans la crosse de l’arme), révolutionnaire pour l’époque, se distingue par sa compacité au plus grand bonheur des troupes mécanisées ; enfin, en comparaison des armes qu’il remplace, le FAMAS est bien plus léger et pratique à porter grâce à sa poignée de transport intégrée.

Mais à l’heure actuelle, il se trouve que le FAMAS est en fin de cycle et ne peux désormais plus évoluer. Malgré sa modernisation qui s’est incarnée dans deux versions distinctes (la version valorisée et la version « félinisée »), le FAMAS reste un arme très peu évolutive. Sauf dans les deux dernières versions, il n’intègre de manière native aucun rail Picatinny, un standard qui s’est imposé depuis des années déjà sur la quasi-totalité des armes d’infanterie modernes et qui permet l’installation d’optiques de visée diurne/nocturne et d’accessoires divers (laser infrarouge, lampe, lance-grenades …). De plus, le FAMAS a plusieurs autres défauts irréversibles et rédhibitoires : la mécanique est peu tolérante, réclame un entretien régulier et très soigné et est irréparable si endommagée sur le terrain. Le FAMAS est aussi très lourd, que ce soit à vide ou chargé, tandis que ses chargeurs sont fragiles[6], non compatibles avec les chargeurs OTAN de type M16 et ne peuvent contenir que 25 cartouches maximum[7]. En plus, le pas du canon du FAMAS F1 (c’est-à-dire les rayures internes) et la force du recul de la culasse empêchent l’arme de tirer les mêmes cartouches de 5,56 × 45 mm que nos alliés de l’OTAN[8]. Si nous fabriquions encore nos cartouches Mle F1 à étui en acier jusqu’en 1999, la disparition de notre industrie munitionnaire de petit calibre nous oblige désormais à les acheter à l’étranger. Rajoutons à tout cela que l’arme est désormais âgée et donc usée, les FAMAS français ayant en moyenne 25 ans[9].



[th] [/th][th]FAMAS F1[/th][th]HK416A5/F Standard[/th]
Fabricant
Manufacture d’Armes de Saint-EtienneHeckler & Koch
Longueur
76cm80,4cm
Longueur du canon
48cm36,8cm
Calibre
5,56 × 45mm5,56 × 45mm OTAN
Vitesse initiale
960m/s882m/s
Portée pratique
300m300m
Cadence de tir
1.000 cps/min7-900 cps/min
Masse à vide/chargée
3,78/4,37kg3,49/4,07kg
Au contraire du FAMAS qui affichera 38 ans de service l’année prochaine, l’HK416 est une arme beaucoup plus récente, qui a été conçue au début des années 2000 pour les forces spéciales occidentales. Elle équipe depuis des années des unités d’élite chez nous, aussi bien les forces spéciales que des unités d’intervention (GIGN, RAID, BRI …).

Il s’agit donc d’une arme très fiable, d’un entretien relativement simple, affichant de très bonnes performances de tir et qui a déjà fait ses preuves dans des conditions des plus exigeantes. Son caractère très évolutif est également à signaler, de nombreux accessoires pouvant y être adjoints, notamment les lance-grenades, ce qui était loin d’être le cas sur le FAMAS. Le chargeur de 30 coups devient aussi interchangeable avec la plupart des armes de nos alliés otaniens. Au-delà de ces seules considérations technico-opérationnelles, le choix de l’HK416 est aussi logistiquement intéressant : les chaînes de production étant encore ouvertes, le soutien sera facilité au niveau des pièces détachées et des services associés. Tout porte donc à croire que le choix de l’HK416F sera techniquement et opérationnellement très bénéfique aux armées françaises engagées en opérations.
 

Un remplacement finalement symbolique du déclin industriel français

Le choix de remplacer le FAMAS par une arme fabriquée à l’étranger a été abondamment commenté dans les médias depuis l’annonce de la DGA. Nombre de commentateurs s’étonnent voire critiquent – comme Arnaud Montebourg[10] - le fait que nous ne choisissions pas de concevoir et fabriquer nous-mêmes l’arme individuelle réglementaire pour équiper nos forces armées. Nicolas Bays, député PS et vice-président de la Commission de la Défense, disait « Même si nous comprenons la nécessité de trouver rapidement une nouvelle arme pour remplacer un FAMAS vieillissant, il aurait été souhaitable de trouver les moyens de créer une solution nationale, en totalité ou en partie »[11]. Philippe Vitel, député Les Républicains, expliquait quant à lui « je suis inquiet car, pour la première fois dans l'histoire, depuis trois cents ans, lorsque nous aurons à remplacer le FAMAS, les armées seront dotées d'un fusil qui ne sera pas français. Nous devons nous interroger sur ce qui doit rester dans le domaine national et ce qui peut être ouvert »[12]. C’est oublier qu’une stratégie industrielle se bâtit sur le temps long - ce qui n’a jamais été fait dans le domaine - et complètement se leurrer sur l’état actuel de notre industrie.

Un simple panorama du secteur suffit pour montrer que l’industrie armurière militaire française a aujourd’hui presque totalement disparu. Dans les années 1980, la filière connaissait déjà une perte de vitesse considérable. La Manufacture d’Armes de Châtellerault avait par exemple fermé ses portes depuis plus d’une décennie. Rappelons aussi que pour produire le FAMAS à partir de 1973, la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne ne disposait déjà plus des infrastructures et équipements adaptées. La MAS dut reconstituer une unité de production complète, investir dans de nouvelles machines-outils, embaucher et former de nouveaux personnels aux spécialités des plus pointues. En conséquence de ces investissements et des salaires élevés des ouvriers d’Etat, le coût unitaire du FAMAS explosa en comparaison avec des armes similaires chez nos alliés[13]. Depuis, la situation ne s’est pas arrangée, et les principales manufactures d’armes ont été fermées : la MAS a été fermée en 2001 avec le départ de GIAT Industries. La Manufacture d’Armes de Tulle a quant à elle été fermée dans les années 1990. Même si elle existe encore, Nexter Mechanics l’a reconvertie et y fabrique désormais des canons, notamment ceux équipant le Rafale. C’est aussi dans ces ateliers qu’est réalisée la maintenance des FAMAS. Enfin, nous ne produisons plus de munitions de petit calibre depuis la fermeture de l’atelier munitionnaire du Mans (ALM) par GIAT Industries en 1999.

En fait, le secteur industriel des armes de petit calibre (armes et munitions) en France est un secteur qui ne s’est jamais vraiment adapté au changement de paradigme géopolitique après la Guerre Froide. Aujourd’hui plus que jamais, le secteur est le siège d’une concurrence internationale exacerbée, au sein de laquelle s’affrontent un très large nombre de fabricants sur une large gamme de prix. Le marché des munitions de petit calibre est lui aussi saturé par les productions américaine, allemande, israélienne ou encore brésilienne. Nos entreprises publiques ont ainsi été prises en tenailles entre :

  • Un marché intérieur limité par la taille de notre armée et de nos forces de sécurité. Les faibles volumes impliqués (quelques dizaines de milliers d’armes), ne permettaient pas d’amortir les investissements relatifs à une production d’armes légères. L’exportation aurait pu être une solution.
  • Mais une concurrence de plus en plus rude aux niveaux européen et mondial dans le domaine des armes légères a vu la compétitivité de nos manufactures mise à mal par leur taille inférieure à celle requise pour survivre sur le marché mondial, un statut d’ouvrier d’Etat très couteux[14] à financer ou encore des décideurs politiques et économiques peu au fait des évolutions du marché[15].



C’est sur ce seul facteur de rentabilité économique que se sont appuyés les décideurs politiques et les hauts fonctionnaires pour justifier le délitement progressif de notre industrie armurière militaire depuis près de quarante ans[16]. La fabrication de munitions de petit calibre a aussi été abandonnée pour cette raison, le marché étant saturé. Nos approvisionnements en munitions dépendent ainsi désormais complètement de l’étranger, ce qui est un vrai problème dans le cas où une montée en puissance rapide de nos armées serait nécessaire. On peut alors reprocher aux décideurs politiques d’avoir oublié que le domaine de la Défense nationale ne saurait n'être qu’une question de rentabilité économique. La Défense, comme nous l’entendons avec un certain sens gaullien, relève aussi et surtout de choix politiques déterminants pour la part de souveraineté et d’indépendance stratégique que nous souhaitons conserver. Ainsi, le choix de l’HK416 est aussi à considérer comme le symptôme visible de l’abandon par les décideurs politiques de certaines filières industrielles critiques [17], il y a presque quatre décennies déjà. Nous payons ainsi un déficit manifeste de stratégie de la part des acteurs publics, et ces questions auraient dû être résolues en conséquence il y a longtemps déjà.

Conclusion

Le choix de l’HK416F pour équiper nos unités de première ligne dans les années qui viennent est certainement une solution techniquement et opérationnellement très pertinente. Au niveau économique, comme nous l’avons montré, il s’agit aussi de la meilleure solution existante, connaissant l’état de notre filière armurière militaire. En clair, il est inconcevable de prétendre aujourd’hui que l’État aurait pu concevoir et fabriquer lui-même le remplaçant du FAMAS : les infrastructures n’existent plus, les machines-outils modernes et l’outillage n’existent plus, les savoir-faire très pointus nécessaires à la conception et la fabrication industrielle d’armes à feu se sont perdus petit à petit. Des investissements de plusieurs centaines de millions d’euros et une décennie seraient ainsi nécessaires pour reconstituer une filière armurière militaire fonctionnelle et durable. La fin de la vie opérationnelle du FAMAS approchant à grands pas, ceci n’était de facto pas envisageable [18]. La question se posera certainement dans une bonne décennie, lorsqu’il faudra commencer à anticiper le remplacement des HK416F que nous venons d’acheter. Dès lors, le choix politique ambitieux serait de reconstituer une filière armurière militaire compétitive en France.

Néanmoins, dans le cadre du soutien au secteur industriel privé français d'armement individuel (Manhurin, Verney-Caron, Chapuis...), il aurait été judicieux de passer un marché d'approvisionnement de ces nouveaux fusils d’assaut et de leurs munitions incluant une clause relative à leur fabrication et de leur maintenance sous licence allemande sur le territoire national. Désormais, il faudra maintenant attendre pour connaître les retombées économiques réelles en France de ce contrat d’équipement.

S’il est vrai que la France a été un producteur d'armes de qualité et largement exportées, qu'elles soient individuelles (fusils LEBEL, MAS 36, 49 et 49/56, pistolets mitrailleurs MAT 49, FAMAS) et collectives (FM 24/29, AA 52, AA NF1) qui répondaient aux besoins opérationnels de l'époque, il s’avère que la France s’est spécialisée dans la production des systèmes d'armes de haute technologie (artillerie, missiles, aéronefs, radars, systèmes de transmissions, d'information et de télécommunications, navires...).

En outre, approvisionner les forces armées et de sécurité en armes individuelles allemandes n'apparaît pas forcément comme un non-sens dans le cadre de la construction d'une Europe de la Défense, notamment avec la récente fusion entre les industriels de l’armement terrestre français Nexter et allemand Krauss Maffei Wegmann (KMW), pour former la société commune KANT en vue de concevoir et réaliser des systèmes d'armes communs de haute technologie (chars, satellites militaires d'observation spatiale, drones aériens...).



[2] French Army selects HK416 to replace FAMAS, Jane’s, 30 septembre 2016.
[3] Voir le communiqué de presse d’Heckler & Koch www.heckler-koch.com/no_cache/fr/ir/ir-press-releases.html%3Ftx_z7simpledownloads[download" target="_blank" rel="nofollow">%3D858+&cd=1&hl=fr&ct=clnk&gl=fr]Contrat majeur avec la France : Heckler & Koch fournira le nouveau fusil d’assaut français, 28 septembre 2016.
[5] Rappelons au lecteur que les initiales signifient Fusil Assaut de la Manufacture d’Armes de Saint-Etienne.
[6] A l’origine, ils ont été conçus pour être jetables. Les lèvres du chargeur sont ainsi très fragiles car pensées pour une utilisation unique.
[7] En pratique, la contenance est souvent limitée à 20 cartouches pour ne pas fragiliser encore plus le ressort interne et ne pas provoquer d’incidents de tir. C’est donc 10 cartouches de moins que la plupart des autres fusils d’assaut modernes.
[8] Avec des conséquences opérationnelles très dommageables : par exemple, lors de la fameuse embuscade d’Uzbeen en août 2008, les renforts américains n’ont pas pu ravitailler les fantassins français en munitions de 5,56 × 45mm.
[9] Voir l’excellent historique du FAMAS Du FAMAS à l’AIF de Stéphane Ferrard, juin 2012.
[10] Voir notamment Montebourg fumeux sur les FAMAS, Libération, 25 septembre 2016.
[12] Le prochain fusil de l'armée française sera bien étranger, Michel Cabirol, La Tribune, 11 septembre 2016.
[13] Au début des années 1980, le coût unitaire du FAMAS atteignit 1.500 euros pièce, près de trois fois celui du M16 américain !
[14] Le rapport de la Cour des Comptes 2012 sur le sujet est éloquent.
[15] Voir par exemple le très bon rapport sur la situation de GIAT Industries, qui expliquait en 2002 les raisons de la quasi-faillite de l’entreprise et la responsabilité de ses dirigeants.
[16] Un facteur d’ailleurs souligné à plusieurs reprises par les rapporteurs du rapport sur la filière munitionsen 2015.
[17] Une critique qui s’adresse aussi à la cession de la branche énergie d’Alstom à l’américain General Electric, obérant l’indépendance de notre industrie nucléaire par la même occasion.
[18] La célèbre armurerie stéphanoise Verney-Caron, spécialisée dans les fusils de chasse, a notamment proposé le FAST (Fusil d’Assaut de Saint-Etienne) pour l’appel d’offres de l’AIF. Sa candidature a cependant été rejetée, le chiffre d’affaires de la société étant de 12 millions d’euros au lieu des 80 millions minimum demandés par la DGA. 
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Alain Vasseur

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On a testé pour vous : HK 416, le nouveau fusil d’assaut.

Message  Alain Vasseur le Sam 18 Fév 2017 - 15:53

Mise à jour  : 15/02/2017 - Auteur : La Rédaction - Direction : DICoD
La rédaction s’est rendue à Bourges, au centre techniques terrestres de la Direction générale de l’armement, pour tester, en avant-première, le fusil allemand HK 416 dans sa version F proposée par Heckler et Koch. Il équipera bientôt les trois armées françaises en remplacement du Famas. Arme chargée, position contact, prêt à tirer !
Bourges, centre techniques terrestres. Je suis accueilli par l’équipe qui a procédé aux essais d’évaluation de l’arme dans le cadre de la compétition organisée par la Direction générale de l’armement. Dès la prise en main du HK 416 F, je suis frappé par l’impression de robustesse.
Si l’on retrouve le mécanisme du fusil M16 américain, la solidité des pièces en est largement renforcée. Deux versions me sont présentées : l’une avec un canon standard, destinée à équiper les unités de contact, l’autre avec un canon plus court pour les autres unités. Les accessoires de l’arme sont bien pensés, notamment la baïonnette en forme de couteau de combat capable de couper des fils barbelés.
 
 
Lorsque j’épaule le HK 416, je remarque que la crosse est réglable, ce qui est très appréciable car elle permet d’adapter l’arme à la morphologie de chaque tireur et aux protections portées par le combattant. En revanche, comme le mécanisme de l’arme n’est plus dans la crosse, comme c’était le cas pour le Famas, le centre de gravité est situé plus en avant. Je m’aide de la poignée placée sous le canon pour épauler l’arme avec moins d’effort et obtenir un meilleur maintien. Le bipied stabilise très bien la position de tir avec appui.
Quant aux organes de visée, ils sont quasi similaires au Famas.
 
 
Dès le premier tir, arme en mains, je ressens la performance du HK 416 F. Immédiatement, le plaisir du tir se fait ressentir. Au résultat, le groupement d’impacts est correct. Le deuxième tir se déroule en disposition de combat, debout à 25 mètres. L’excellente sensation ressentie se confirme, notamment lors du tir en rafale. La cadence, plus lente que le Famas – environ 850 coups/min contre 1 100 coups/min –, permet de contrôler parfaitement son tir. Un constat s’impose : le HK 416 se révèle très efficace !
 
 
Les premières livraisons du HK 416 sont programmées dès 2017. D’un calibre Otan de 5,56 mm, l’arme permettra de tirer des grenades à fusil dans sa version canon long et pourra être équipée d’un lance-grenades de 40 mm amovible (10 % du parc). Les livraisons s’échelonneront jusqu’en 2028. Chaque magazine d’armée reviendra sur les spécificités de ce nouvel équipement.

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120 000 dispositifs d'aide à la visée de type point rouge pour les HK 416.

Message  Alain Vasseur le Jeu 20 Avr 2017 - 10:34

20.04.2017


La DGA a émis le 13 avril un avis de marché pour l'acquisition de dispositifs d'aide à la visée de type point rouge pour le fusil HK 416 F.

Comme le précise l'avis, l'aide à la visée du HK 416 F est un "dispositif optique permettant de prendre une visée conforme à l'aide d'un témoin lumineux de type point rouge ". Cette visée est prise en alignant le point rouge et l'objectif visé tout en gardant les deux yeux ouverts.

L'aide à la visée est montée sur le rail supérieur Picatinny du HK 416 F. Elle doit être compatible avec les organes de visée mécanique du futur fusil d'assaut de l'armée française.

Le marché concerne "l'acquisition d'une quantité d'approximativement 120 000 aides à la visée pour le HK 416 F avec la documentation associée, un complément de qualification et un ensemble de rechanges. Cette quantité est donnée à titre indicatif, elle peut faire l'objet d'évolution", comme le précise l'avis.

Date prévisionnelle de notification du marché: 4e trimestre 2017.


http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/04/19/120%C2%A0000-dispositifs-d-aide-a-la-visee-de-type-point-rouge-po-17947.html



http://lignesdedefense.blogs.ouest-france.fr/archive/2017/04/19/les-formateurs-de-la-13e-dble-experimente-le-hk-416-f-17951.html
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Les premiers 400 HK 416 livrés à l'armée de terre.

Message  Alain Vasseur le Mer 3 Mai 2017 - 15:14

Lu sur le site du Mindef:
La Direction générale de l’armement (DGA) a réceptionné ce 3 mai 2017 un premier lot de 400 fusils d’assaut HK416 F destinés à l'armée de Terre.
Cette arme a été sélectionnée dans le cadre du programme "Arme individuelle du futur" (AIF) pour remplacer le FAMAS, en service dans les armées françaises depuis la fin des années 70.
Cette livraison intervient huit mois après la notification par la DGA du marché de réalisation du programme AIF au groupement d’entreprises Heckler & Koch SAS France et Heckler & Koch GmbH le 22 septembre 2016. Conformément à la Loi de programmation militaire 2014-2019, plus de 100 000 armes et leurs accessoires, le soutien initial et la formation des utilisateurs sont prévus par le marché. Les livraisons s’échelonneront sur une dizaine d’années.


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Trois unités de l’armée de Terre viennent d’abandonner le FAMAS pour le fusil HK-416F.

Message  Alain Vasseur le Ven 16 Juin 2017 - 23:29

 Laurent Lagneau Le 16-06-2017



Comme prévu, deux régiments de l’armée de Terre viennent de commencer à percevoir leurs premiers fusils d’assaut HK-416F, conçus par l’armurier allemand Heckler & Koch (avec de l’acier français). En effet, les 7 et 8 juin, le 1er Régiment de Tirailleurs (RTir) et la 13e Demi-Brigade de Légion étrangère (DBLE) ont chacun envoyé une équipe […]


Lire


http://www.opex360.com/2017/06/16/trois-unites-de-larmee-de-terre-viennent-dabandonner-leurs-famas-pour-le-fusil-hk-416f/
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À Saint-Étienne, le Famas tire sa révérence.

Message  Alain Vasseur le Dim 18 Juin 2017 - 10:23

Par Martin CottaFrance Bleu Saint-Étienne Loire et France BleuDimanche 18 juin 2017 à 5:20



Le Famas, fabriqué à Saint-Étienne ne sera plus utilisé par l'armée française © Maxppp - Maxppp


Fabriquée depuis les années 70 à la manufacture de Saint-Étienne, le Famas va disparaître. L'armée française a décidé de le remplacer par un fusil d'assaut allemand. Savoir-faire de la ville de Saint-Étienne, certains ligériens sont (déjà) nostalgiques.


Cette fois c'est le début de la fin pour le Famas. Mardi dernier, l'armée française a officiellement présenté le nouvel HK-416, successeur allemand du célèbre fusil d'assaut de la manufacture d'arme de Saint-Étienne. 400 000 fusils étaient entrés en service dans l'armée en 1973, d'autres versions ont suivies mais aujourd'hui il est bien voué à disparaître. Son coût d'entretien exorbitant a finalement eu raison de lui, le Famas commence officiellement à être remplacé. En 2014, c'est l'allemand Heckler und Koch qui est sorti vainqueur des 5 candidats européens à l'appel d'offre. Un choix qui laisse sceptiques certains Stéphanois.

"Ce qui est incompréhensible c'est que nous avons un Président de la République qui commémore Oradour-sur-Glane et qui achète des fusils allemands pour l'armée française"
"Par chauvinisme on aurait aimé que l'armée française conserve des armes française et des armes produites à Saint-Étienne"

L'armurier stéphanois Verney-Carron rêvait de succéder au Famas mais sa candidature n'a même pas été retenue. C'est bien une page de l'histoire de Saint-Étienne qui se tourne comme l'explique Jean Vincent Brisset, expert sur les questions de défense. "On a parlé à un moment d'une entreprise française qui aurait pu fabriquer une arme remplaçante mais elle n'avait pas la capacité industrielle nécessaire pour le faire" explique ce spécialiste. 100 000 nouveaux fusils sont attendus d'ici à 2028.



Le Famas au musée ?

Quid désormais des FAMAS, difficilement revendables. Certains seront probablement détruits, d'autres pourraient rejoindre la vaste collection du Musée de l'Art et de l'Industrie. "Les détruire est la situation la plus simple. Cela se fait beaucoup aujourd'hui. Mais la France peut très bien revendre ce fusil d'assaut à d'autres pays. Cependant, la revente de cette arme qui n'utilise pas les munitions classiques de l'OTAN, ne trouvera sans doute pas beaucoup de clients. La fabrication des munitions va s'arrêter très rapidement. De plus, il y a un système extrêmement intelligent qui permet de faire du tir automatique. Il a des qualités." explique Jean-Vincent Brisset, expert en défense et directeur de recherche à l'IRIS (Institut de Relations Internationales et Stratégiques).
https://www.francebleu.fr/infos/economie-social/saint-etienne-le-famas-tire-sa-reverence-1497685528
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