Paris - Saisie de cannabis (18.10.2015) : un sulfureux indic soupçonné de trafic.

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Paris - Saisie de cannabis (18.10.2015) : un sulfureux indic soupçonné de trafic.

Message  Alain Vasseur le Dim 25 Oct 2015 - 2:45

Le nom d’un suspect, présenté comme un informateur de la police, est apparu après la spectaculaire découverte de 7,1 t de haschisch à Paris le week-end dernier. A-t-il profité de cette protection ?

L'affaire était-elle trop belle ? Une semaine, jour pour jour, après la colossale saisie de 7,1 t de résine de cannabis, entreposées dans trois camionnettes stationnées en plein cœur du XVIe arrondissement de Paris, des zones d’ombre planent autour de cette enquête.


A l’origine de cette « prise de guerre », la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) — dont le succès a même été salué par le président de la République, François Hollande—, a aussitôt passé le relais aux enquêteurs de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (Ocrtis), chargés de remonter la piste des commanditaires de ce trafic international.

Mais, selon nos informations, ces derniers ont été dessaisis, de manière aussi soudaine qu’inattendue, trois jours plus tard, par le parquet de Paris, au profit de leurs collègues parisiens de la brigade des stupéfiants (BSP). Officiellement, la justice a estimé que « les policiers de la BSP étaient mieux placés pour faire avancer le dossier ». Or, le procureur de la République de Paris en aurait décidé ainsi après avoir été informé qu’un premier suspect, identifié dans les heures qui ont suivi cette impressionnante saisie, pouvait être en « relation directe » avec les policiers de l’Ocrtis.

« Des éléments matériels incontestables ont été découverts au cours de cette saisie exceptionnelle, laissant apparaître l’identité d’un suspect, déjà très connu des services de police pour des faits de trafic de stupéfiants, confie une source proche du dossier. Le problème est que ce même homme est aussi présenté comme un informateur de l’Ocrtis et que, dans cette affaire, il ne semble pas avoir agi comme tel. Il n’était donc plus possible pour ce service de continuer à travailler sur ce dossier mettant en cause un de ses tontons (Ndlr : indicateurs) présumés. » 

Un des « ténors » du trafic de haschisch en France

L’homme identifié, âgé de 39 ans, originaire de Mulhouse (Bas-Rhin), est présenté comme un des « ténors » du trafic de haschisch en France, assurant notamment toute la logistique du transport sécurisé de la drogue entre le Maroc et la France. Condamné à treize ans de prison en 2011 — après son interpellation, en 2009, en Espagne alors qu’il était en cavale —, il a été remis en liberté il y a un an, avant d’élire domicile quelque part en région parisienne.

Sollicité, samedi, sur cette « proximité » entre ce principal suspect et les policiers de l’Ocrtis, un haut fonctionnaire estime que les enquêteurs de ce service « ne sont absolument pas en difficulté dans ce dossier ». « Nous serons à l’aise pour nous expliquer le moment venu, poursuit la même source. Mais pour l’heure, ce n’est pas le moment. »


http://www.leparisien.fr/faits-divers/saisie-de-cannabis-un-sulfureux-indic-soupconne-de-trafic-24-10-2015-5215963.php


Dernière édition par Alain Vasseur le Jeu 8 Déc 2016 - 3:11, édité 1 fois
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Hollande prend la pose devant une opération anti-drogue... ratée !

Message  Alain Vasseur le Sam 7 Nov 2015 - 14:46

Comment le président de la République en est-il arrivé à féliciter un service d'enquête ayant fait capoter une grosse opération anti-drogue ? Explications.

PAR AZIZ ZEMOURI

Dans la nuit du 17 au 18 octobre dernier, la DNRED, la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières, mettait la main sur 7 tonnes de résine de cannabis dissimulées dans trois camionnettes garées boulevard Exelmans, dans le 16e arrondissement de Paris. Une saisie sèche, comme disent les flics, c'est-à-dire sans interpellation.
Pourtant, le soir même, à l'invitation de son vieil ami Michel SapinFrançois Hollande se rendait au siège des douanes, à Ivry, pour féliciter les limiers de Bercy et prendre la pose à leurs côtés. Le président ignorait alors qu'il susciterait la fureur des policiers de l'OCRTIS, le service de la police judiciaire chargé de la lutte contre le trafic de stupéfiants.


En effet, aux yeux de ces derniers, cette opération si largement médiatisée par l'Élysée n'est rien d'autre qu'un énorme ratage ! Les 7 tonnes de cannabis procédaient d'une livraison surveillée par l'OCRTIS. La marchandise avait été acheminée jusqu'à Paris par un informateur de ce service. Une fois la « came » sur place, les flics attendaient un tuyau pour filocher les camionnettes  et interpeller l'équipe qui les aurait réceptionnées. Une opération policière que les douanes ne pouvaient ignorer. Les gabelous passent pourtant outre. Sur une information d'un de leurs aviseurs, les douanes foncent boulevard Exelmans et mettent la main sur la came, ruinant toute l'opération de l'OCRTIS.


280 m2 avec piscine


Depuis, l'enquête a été retirée à l'OCRTIS, pour être confiée à la brigade des stups du 36 Quai des Orfèvres. Jeudi, ses agents ont procédé à la destruction de la résine de cannabis, importée du Maroc. Les stups ont également perquisitionné le domicile du suspect, l'un des principaux trafiquants de cannabis en France : un 280 m2 situé à quelques mètres du boulevard Exelmans, disposant d'une piscine, et dont le locataire règle quelque 9 000 euros de loyer mensuel en liquide. Les policiers ont d'ailleurs mis la main sur le loyer du mois de novembre. L'indic est aujourd'hui en cavale. Selon nos informations, la livraison surveillée portait au total sur 15 tonnes de shit.
 
Le 15 octobre, les douanes avaient déjà saisi 1,9 t de cannabis sur le bord de l'autoroute près de Nantes sur les indications du même aviseur décidément très bien renseigné.
Gaspard Gantzer, chargé de la communication élyséenne, renvoie sur « Bercy, qui est à l'initiative de la venue de Hollande aux douanes ». L'actuel directeur de cabinet du chef de l'État, le préfet Lataste, qui a effectué une longue carrière au ministère de l'Intérieur, aurait sans doute pu lui éviter ce mauvais coup, mais il n'était « pas là ». Et le martial Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, sans doute pris dans une énième opération de communication ?



http://www.lepoint.fr/politique/hollande-prend-la-pose-devant-une-operation-anti-drogue-ratee-07-11-2015-1979986_20.php
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Saisie record de 7 tonnes de cannabis : l’intrigant profil du suspect.

Message  Alain Vasseur le Mer 2 Mar 2016 - 15:03

Interpellé sur la base d'une facture oubliée dans l'un des véhicules contenant le cannabis, le suspect, âgé de 39 ans, a déjà un long pedigree dans le trafic de stupéfiants.



Un trafiquant de drogue français de haut vol a été interpellé fin février en Belgique. Sous le coup d'un mandat d'arrêt européen émis par un juge d'instruction parisien, l’homme est suspecté d’être impliqué dans la saisie en octobre de 7,1 tonnes de résine de cannabis, cachée dans le coffre de trois véhicules utilitaires dans le XVIe arrondissement de Paris. Une saisie record qui s’était déroulée en plein Paris.


Une facture qui permet de le confondre. Ce grand nom du trafic de stupéfiants a été confondu par une facture à son nom pour des équipements de moto, qui se trouvait dans l’une des quatre fourgonnettes, stationnées boulevard Exelmans, en bas de chez lui. Trois des véhicules étaient bourrées de cannabis, la dernière était vide, la marchandise ayant peut-être déjà été acheminée dans l’ouest de la France, où une importante saisie avait eu lieu quelques jours plus tôt.


Il s’évade un an après son placement en détention... Le suspect, un personnage haut en couleur, âgé de 39 ans, affiche une longue carrière dans le trafic international de cannabis entre le Maroc, l'Espagne et la région de Mulhouse et de Strasbourg. Pour ces faits, il avait d’ailleurs été incarcéré en 2002. Durant sa détention, en 2003, l’homme décrit comme un beau-parleur par les individus qui le connaissent, s’était évadé lors d'un transfert entre la prison de Metz (Moselle) et un hôpital de la ville. Interpellé en 2009 en Espagne, où il était en cavale, le détenu s’était limé la pulpe des doigts sur les barreaux de sa cellule, pour effacer ses empreintes digitales.


...Mais alimente un trafic en prison. En 2011, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Mulhouse à 13 ans de prison et deux millions d'euros d'amende pour avoir animé depuis sa cellule de prison un trafic de haschich international. Sur les 13 années de sa condamnation, l’homme n’avait purgé que 5 ans, avant d’être remis en liberté en 2015, compte tenu des périodes de détention provisoire en France et en Espagne.


Une affaire qui embarrasse les enquêteurs. Depuis, grâce à ses revenus, ce logisticien du trafic louait un luxueux appartement dans le 16e arrondissement de Paris. Lorsque l'affaire des sept tonnes de cannabis retrouvées en bas de chez lui a éclaté, il était introuvable. Jusqu'à son arrestation, le 22 février, à Gand, en Belgique, a indiqué mercredi, Frédéric Bariseau, le porte-parole du parquet de Tournai. Le suspect "qui revenait de l'aéroport de Bruxelles, où il était allé chercher sa compagne" au moment de son arrestation, a été placé en détention provisoire dans l'attente de son transfèrement aux autorités judiciaires française, a précisé Frédéric Bariseau.


La procédure "est en cours" mais sa durée est difficile à évaluer, dans cette affaire sur laquelle policiers, douaniers, et magistrats se montrent bien peu bavards. D'autant qu'une part d'ombre entoure ce dossier : le possible double-jeu du suspect, à qui l'on prêterait aussi un rôle d"indic" de la police.


http://www.europe1.fr/faits-divers/saisie-record-de-7-tonnes-de-cannabis-lintrigant-profil-du-suspect-2682370



http://france3-regions.francetvinfo.fr/nord-pas-de-calais/un-trafiquant-de-drogue-francais-de-haut-vol-interpelle-en-belgique-941548.html



http://www.nordeclair.be/1501058/article/2016-02-26/arrestation-d-un-caid-de-la-drogue-apres-la-saisie-record-de-saint-ghislain
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Les stups ont-ils laissé filer une grande quantité de drogues pour remercier des indics?

Message  Alain Vasseur le Mer 16 Mar 2016 - 16:34

C’est une affaire peu banale pour l’Inspection générale de la police nationale (IGPN). La police des polices doit mener une enquête sur l’Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (OCTRIS) après la saisie par les douanes, en octobre dernier, de sept tonnes de résine de cannabis stockées dans des fourgons, boulevard Exelmans (16e).

« Une livraison surveillée » cassée par les douaniers


Cette opération douanière a mis au jour des liens forts entretenus par l’Octris, et son chef, avec Sofiane Hambli, 39 ans, considéré comme l’un des plus gros trafiquants de drogue français, relate RTL.

Dans cette affaire, les juges se sont aperçus que les policiers avaient mis en place une « livraison surveillée » depuis le Maroc. La technique consiste pour les policiers à laisser remonter jusqu’en France une grosse cargaison de drogues pour identifier les destinataires.

Un joli cadeau à l’indic ?


Les douaniers ont sans le savoir cassé cette livraison surveillée. Mais il y a un hic. La quantité de drogue saisie se chiffre à sept tonnes alors que la livraison initiale portait sur 40 tonnes. Où est-donc passé le reste ? Les magistrats soupçonnent les policiers d’avoir laissé passer volontairement une bonne partie de la cargaison pour remercier leur indicateur. Indicateur qui serait, dans cette affaire, Sofiane Hambli. L’homme, au lourd passé judiciaire, a été interpellé en Belgique à la demande des juges français.

Cette affaire relance le problème de la gestion des indics par la police des stups. SelonRTL, des gardes à vue sont prévues dans les prochaines semaines, dont celle du chef de l’office des stups.

http://www.20minutes.fr/paris/1807515-20160316-stups-laisse-filer-grande-quantite-drogues-remercier-indics


http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/enquete-de-la-police-des-polices-sur-la-disparition-de-plusieurs-tonnes-de-cannabis-7782389956
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Office des stupéfiants - Les mauvaises habitudes ont la vie dure...

Message  Alain Vasseur le Jeu 17 Mar 2016 - 3:20

Selon RTL, la police des polices s'apprête à enquêter au cœur du service antidrogue français après la saisie de 7 tonnes de cannabis à Paris voici quelques mois...

Notre excellent confrère Damien Delseny a lâché ce matin, sur l'antenne de RTL, une information qui risque de faire désordre. L'IGPN (la police des polices) s'apprêterait à entendre, peut-être même sous le régime de la garde-à-vue, certains responsables de l'Office central de lutte contre le trafic des stupéfiants (OCRTIS). Motif : l'enquête menée depuis plusieurs semaines autour de la saisie dans le XVIe arrondissement de Paris de 7 tonnes (!) de cannabis par les services des douanes. "Une incroyable histoire" commentait peu après un autre de nos confrères. Malheureusement non ! Ni extraordinaire, ni unique. Selon ce que cherche à savoir l'IGPN, que peut-on reprocher aux policiers de l'OCRTIS, jusqu'à leur patron ? Leur trop grande proximité avec un très important trafiquant de drogue qui aurait aussi été leur indic, y compris dans cette affaire de 7 tonnes de shit. Au fil des informations livrées à la sagacité de chacun depuis le début de l'affaire, on avait compris que cette énorme quantité de stup's faisait en fait partie d'une livraison "surveillée". Cette méthode est tolérée par la justice, à condition d'être très encadrée par des magistrats. Ainsi ne faut-il pas que la police soit à l'initiative du passage de la drogue, même au travers des activités d'un trafiquant qu'elle manipulerait. Et bien, à l'OCRTIS, il fut une époque où cette (mauvaise) façon de faire était tombée dans le quotidien. Deux sud-américains étaient appointés par les policiers pour "monter des coups". La drogue provenait parfois de saisies antérieures. Les policiers allaient même la chercher auprès de collègues étrangers d'Amérique du Sud. Le scandale avait été découvert par un magistrat Suisse. Mais aucune enquête n'avait été réellement menée dans les rangs de la police française. Mieux, en 2008, l'un des principaux artisans de cette "police connection", commissaire de police, avait été discrètement exfiltré de l'OCRTIS à la DCRI. Les terroristes et les espions n'avaient qu'à bien se tenir !

Source : Agence de Presse CREDO

http://info.agencedepresse-credo.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=205:office-des-stupefiants&catid=35:papier-1
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Office anti-drogue : le patron muté sous la pression judiciaire ?

Message  Alain Vasseur le Dim 20 Mar 2016 - 18:03

D'après les informations de M6, François T. devrait être prochainement muté de son service. Un départ précipité par une affaire judiciaire.

6MÉDIAS
Publié le 19/03/2016 à 18:45 | Le Point.fr


François T., actuel commissaire divisionnaire de l' Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), devrait être muté à la sous-direction antiterroriste (SDAT) dans les prochaines semaines. C'est en tout cas ce qu'affirme M6, qui va même jusqu'à expliquer que cette promotion serait en réalité due aux récents démêlés de l'office anti-drogue avec la justice.
« La justice s'intéresse depuis plusieurs mois au fonctionnement de certaines sections de l'OCRTIS, et des relations entretenues entre les responsables de ces groupes, et les indicateurs qui fournissent les informations permettant les saisies », explique M6. Certains fonctionnaires seraient en effet soupçonnés de ne pas avoir coopéré entièrement avec la justice dans le cadre d'une saisie de sept tonnes de cannabis fin 2015 dans le 16e arrondissement de Paris. Dans cette affaire, un ex-patron des douanes avait été placé en garde à vue le 17 mars.

« Dysfonctionnements supposés »

En poste depuis six ans à l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants, François T. est connu dans les médias depuis plusieurs années comme le visage de la lutte anti-drogue. D'après des sources policières, la mutation de ce fonctionnaire respecté et médiatique permettrait « d'apaiser les tensions internes et externes » autour du service, et de « renouer des relations de confiance avec certains magistrats qui rechignaient parfois à saisir un office, peut-être victime d'égarements de certains de ses cadres ». Une promotion qui n'empêcherait pas cependant François T. d'être entendu prochainement devant les juges pour expliquer les « dysfonctionnements supposés de son futur-ex service », explique M6.


http://www.lepoint.fr/justice/office-anti-drogue-le-patron-mute-sous-la-pression-judiciaire-19-03-2016-2026583_2386.php

https://fr.news.yahoo.com/info-m6-saisie-de-stupefiants-dans-le-xvie-le-patron-de-l-office-anti-drogue-mute-090218522.html

http://www.lepoint.fr/societe/exclusif-l-ex-patron-du-renseignement-des-douanes-en-garde-a-vue-17-03-2016-2026045_23.php
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Un indicateur de police mis en examen pour un vaste trafic de drogue.

Message  Alain Vasseur le Mer 6 Avr 2016 - 18:18

Un indicateur de police mis en cause dans un trafic de 15 tonnes de cannabis a été mis en examen mardi à Paris après son transfert de Belgique où il avait été interpellé en février, a-t-on appris aujourd'hui de source judiciaire.

L'arrestation de cet homme soulève des questions sur le rôle dans cette affaire de l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Octris), souligne Le Monde
 daté de demain, qui a révélé l'information. La juridiction interrégionale spécialisée (JIRS) de Paris suspecte en effet cet indicateur d'avoir été le principal bénéficiaire d'une "livraison surveillée" pilotée par l'Octris de plusieurs tonnes de cannabis en provenance du Maroc. Une "livraison surveillée" vise, grâce à une information venue de l'intérieur d'un réseau, à démanteler les destinataires de la marchandise.

Selon Le Monde, le trafiquant mis en examen était "traité en personne" par François Thierry, le chef de l'Octris. L'affaire remonte au 17 octobre 2015, quand les agents des douanes avaient saisi 7,1 tonnes de cannabis entreposées dans trois fourgonnettes garées sur le boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement de Paris. François Hollande avait alors salué la plus importante saisie jamais réalisée dans la capitale, bien qu'il n'y ait eu aucune interpellation. Mais très vite, le nom d'un sulfureux indicateur demeurant dans un immeuble situé sur le boulevard où se trouvaient les fourgonnettes était apparu. Peu de temps après, le procureur de la République de Paris avait dessaisi l'Octris - alors chargé des suites de l'enquête - après avoir découvert que le suspect était en "relation directe" avec ce service, révélait Le Parisien le 24 octobre.

L'homme identifié, originaire de Mulhouse (Haut-Rhin), est présenté comme l'un des "ténors" du trafic de cannabis en France, assurant notamment toute la logistique du transport sécurisé de la drogue entre le Maroc et la France. Condamné à treize ans de prison en 2011, il a été remis en liberté il y a près de 18 mois. Une semaine après la saisie de Paris, 6,2 tonnes de la même marchandise ont été saisies en Belgique et 1,9 tonne sur l'autoroute A11 en direction de Nantes. Les enquêteurs pensent que les 15 tonnes ont été réparties à Paris à bord de véhicules utilitaires, sans que l'on sache si l'Octris a perdu le contrôle de la livraison ou a omis d'alerter la justice que la drogue transitait par la capitale.



http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/04/06/97001-20160406FILWWW00243-un-indicateur-de-police-en-examen-pour-un-vaste-trafic-de-drogue.php


http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/04/06/le-grand-flic-son-indic-et-les-15-tonnes-de-cannabis_4896831_1653578.html



http://fr.metrotime.be/2016/04/06/news/une-premiere-extradition-dun-detenu-par-helicoptere-de-la-belgique-vers-la-france/
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Complaisance ou incompétence ?

Message  Alain Vasseur le Dim 22 Mai 2016 - 22:01

EDITORIAL  Par Johan Hufnagel — 22 mai 2016 à 18:41   Libération 


Les révélations que nous publions aujourd’hui racontent, en détail, l’histoire d’un «grand flic» et de sa lutte contre le trafic international de drogue, comment il aurait adopté des méthodes de voyous, et comment ces méthodes seraient devenues un système vicieux bafouant l’Etat de droit. Nous ne parlons pas ici de la trajectoire d’un homme passé du côté obscur, d’un ripou qui chercherait un profit financier pour lui-même. Mais bien d’un système qui implique les plus hautes autorités de la lutte contre le trafic de stupéfiants, un système qui n’est ni plus ni moins qu’une filière de trafic de drogue de très grande envergure.

Nos révélations posent trois questions majeures. La première est dérangeante. Admettons que, pour mettre à terre les trafics internationaux, frayer avec l’illégalité soit nécessaire. A défaut d’être de la bonne justice, on parlera de «bonne police». Mais quelles sont toutes les ramifications de cette filière ? Combien de petits trafiquants et de crimes se sont greffés à ces tonnes de cannabis ? Savoir que des policiers français ont directement mis la main à la pâte pour récupérer de la drogue venant d’Afrique - carrefour de trafics de toutes sortes, du crime organisé et du terrorisme combattu par… des soldats français - interroge, pour le moins. Quand on connaît la porosité entre la délinquance et le terrorisme en Europe, des Buttes-Chaumont à Molenbeek, on se dit qu’il y a matière là aussi à demander des comptes.

La deuxième question est philosophique. Doit-on lutter contre l’illégalité en étant soi-même hors-la-loi ? Les pratiques, connues depuis longtemps - monter un dossier de toutes pièces pour réaliser une grosse saisie ou faire tomber un réseau -, sont fort heureusement proscrites par le code de procédure pénale. Bien sûr, on ne fait pas tomber les mafias et les trafiquants de drogue, de plus en plus riches et puissantes, de mieux en mieux organisées, avec des pistolets à bulles. La police doit pouvoir disposer des méthodes les plus efficaces pour faire son travail. Mais les méthodes de voyous, quand elles arrivent devant la justice, sont traitées comme telles, et les dossiers s’effondrent comme des châteaux de cartes. Si la police a besoin de nouveaux moyens, c’est à l’Etat de les lui fournir, au bout d’un processus qui relève de l’Etat de droit.

D’où cette troisième question, et c’est donc à l’Etat que nous la posons. Comment un tel trafic de stupéfiants a-t-il pu se monter au nez et à la barbe de la hiérarchie, des magistrats, des parquetiers, des politiques et des premiers flics de France, de Guéant à Cazeneuve ? Par complicité, complaisance ou incompétence ?


Johan Hufnagel


La suite de l 'article en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.liberation.fr/france/2016/05/22/complaisance-ou-incompetence_1454418

http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-ancien-patron-des-stups-aurait-facilite-l-importation-massive-de-cannabis-22-05-2016-5819605.php


http://www.metronews.fr/info/l-ex-numero-1-des-stups-aurait-ete-de-meche-avec-un-gros-trafiquant/mpev!18XQ7wtFchcc/


http://www.republicain-lorrain.fr/actualite/2016/05/22/drogue-l-ex-chef-des-stups-implique-dans-un-vaste-trafic
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Révélations sur les méthodes de la police pour lutter contre le trafic de drogue.

Message  Alain Vasseur le Mer 29 Juin 2016 - 10:47

INFO RMC - Accusé par d'anciens informateurs d'avoir fait entrer sur le territoire de grosses quantité de drogues et d'avoir couvert des trafiquants pendant plusieurs années, l'Ocrtis est dans l'œil du cyclone. Contre-enquête et chiffres à l'appui, RMC vous révèle ce mercredi que ces méthodes, aujourd'hui décriées, durent depuis avril 2010.


Comment les Stups utilisent leurs indics… L'Ocrtis, l'Office central de répression du trafic illicite des stupéfiants, est dans la tourmente ces derniers mois. Il est en effet accusé par d'anciens informateurs d'avoir fait entrer sur le territoire de grosses quantité de drogues et d'avoir couvert des trafiquants pendant plusieurs années. Plus précisément, comme le révèle RMC ce mercredi, ces méthodes durent depuis avril 2010, depuis la mise en place du plan de lutte contre la drogue et l'arrivée de l'ancien chef du service François Thierry.

Ces méthodes, on les retrouve dans une centaine d'affaires bouclées par la police selon un rapport interne que Claire Andrieux, journaliste spécialiste police-justice à RMC, a pu consulter. Elles consistent à se servir d'informateurs bien placés dans le trafic ou dans la logistique, les guider, parfois même les infiltrer auprès d'autres réseaux, pour rapporter des indices et des preuves matérielles. Des adresses, des plaques d'immatriculations, des identités... en clair, tout ce qui peut permettre de mettre au jour et de démanteler des trafics.

En échange, les indics prennent leur part du gâteau, une part de la drogue, ou de l'argent... Selon l'importance de l'information donnée, ils sont payés par le service interministériel d'assistance technique... Ils n'apparaissent ensuite jamais dans la procédure judiciaire. Enfin, si tout se passe bien…

Ces opérations portent un nom, jusqu'ici resté confidentiel: les opérations Myrmidons, en référence aux fourmis devenues l’armée humaine d’Achille dans la guerre de Troie. Elles ont permis d'arrêter 430 personnes ces six dernières années: des trafiquants de cannabis, de cocaïne ou d'héroïne, d'envergure régionale ou nationale. Elles ont aussi permis de transmettre 266 fiches de renseignements aux services de police judiciaires et à des pays étrangers comme l'Espagne, l'Angleterre, le Maroc... et de saisir 90 tonnes de cannabis, une tonne de cocaïne et quatre millions d’euros.


La limite franchie de l'incitation au trafic

Mais le but de l'Office central n'est pas de saisir la drogue, contrairement aux douanes. Sur la page internet consacrée à l'Ocrtis, sur le site de la police nationale, il n’en est d'ailleurs jamais question. L'objectif affiché depuis 2010 est de centraliser des renseignements, de démanteler et de remonter des filières.
Mais toute la difficulté consiste à rester dans le cadre légal. Les opération Myrmidons s'inscrivent généralement dans le cadre des livraisons surveillées, des livraisons de drogue autorisées par la justice.  Elles sont régies par l’article 706-80 du Code de procédure pénale qui prévoit que les services de police puissent, après en avoir informé le procureur, procéder à la surveillance de la drogue et des trafiquants.

En revanche, ce qui est interdit, contrairement aux Etats-Unis par exemple, c'est de faire de l'incitation au trafic. Un pas franchi lorsque les policiers se servent des indics pour infiltrer des réseaux. Mais cette méthode était jusque-là assumée, et couverte tant par la hiérarchie policière que par les magistrats.  "Aucun gramme n’est entré de façon illégale", martèlent en effet les cadres ou anciens cadres de l'Office. "Les procureurs étaient informés, au moins oralement, du rôle de leurs informateurs dans les affaires", ajoutent-ils. C'est vrai "dans la plupart des cas", a répondu à RMC un ex-magistrat du parquet qui a travaillé avec eux sur de nombreuses affaires. 


Une méthode qui a du plomb dans l'aile

Des centaines de kilos de cannabis entrent en France chaque semaine, chiffre qui revient dans la bouche des policiers et des trafiquants. "Sans informateurs eux mêmes impliqués das ces réseaux, impossible de savoir ce qui est derrière et où va la drogue," expliquent policiers et magistrats spécialisés. Mais la méthode a pris du plomb dans l'aile depuis octobre dernier, au moment où sept tonnes de cannabis ont été saisies à Paris par les douanes, un record. Suite à cette saisie, Sofiane Hambli, l'un des plus gros informateurs de la police, a été mis en examen. 

Un homme qui a un train de vie de millionnaire. Il comptabilise 17 fiches au bureau central des sources ce qui signifie qu’il a été payé par la police parfois plusieurs dizaines de milliers d’euros, pour les informations qu’il a apportées dans 17 affaires différentes. Mais l’ampleur des renseignements qu’il a fournis aux services de police va bien au-delà. 

Sofiane Hambli a aussi participé à une opération d'infiltration policière. Opération immédiatement suspendue avec la saisie des douanes. Il a tout expliqué aux juges pendant de très longues heures. Mais cette affaire interroge sur le statut de l’informateur, son contrôle et sa responsabilité pénale, aujourd’hui totalement engagée si son nom apparaît. 

Depuis, les opérations Myrmidons ont été stoppées nettes. Certains informateurs sont devenus muets. Plusieurs dossiers sont au point mort depuis des mois. "La lutte contre le trafic de stup a pris 10 ans de retard en une journée, à cause d'une guerre des chefs de service entre les douanes et l'Office", résume un policier de terrain. Pour les avocats spécialistes du milieu, et certains cadres de la lutte anti-drogue, c'est "la fin d’une époque policière et judiciaire". 

Par M.R avec Claire Andrieux


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Alain Vasseur

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Un ex-indic des stups porte plainte contre les douanes.

Message  Alain Vasseur le Jeu 8 Déc 2016 - 2:22

Sophiane Hambli, mis en examen pour trafic de drogue après la saisie de 7 tonnes de cannabis à Paris en octobre 2015, est actuellement placé en détention provisoire. Il se dit menacé de mort parce que son rôle d’informateur de la police a été rendu public. Selon les informations de RMC, il accuse les douanes d’avoir sciemment menti dans des procès-verbaux. Son avocat dépose plainte ce jeudi pour "faux en écritures publiques".

Dans un premier temps les douanes avaient affirmé que c’est un simple riverain qui les avait alertées de la présence de fourgons suspects boulevard Exelmans, dans le très chic XVIe arrondissement. Le mensonge était un peu gros et le président de la République en personne avait d’ailleurs parlé d’un "long travail" des douanes.

En réalité, leur enquête visait Sophiane Hambli, le plus gros informateur de l’histoire de l’OCRTIS, l’Office des Stups. Les douaniers pensaient avoir "découvert son rôle majeur" de trafiquant dans cette affaire, selon les propos tenus par un agent devant le procureur de Paris quelques jours après la saisie de la drogue.

Sophiane Hambli, tout comme l’OCRTIS, affirme depuis le départ que son rôle est celui d’un logisticien et qu’il a agi "sur ordre" des policiers qui le traitent. "On fait de lui ce qu’il n’est pas, affirme son avocat Me Joseph Cohen-Sabban. Les douanes se sont comportées comme des voyous." Les douanes ont allègrement enfreint les règles de coopération entre services qui les obligent, comme les policiers et les gendarmes, à dire quelles sont leurs cibles en les inscrivant dans un fichier commun, le FNOS.

Un responsable de l’agence de location ADA, qui a vu plusieurs de ses fourgons immobilisés le temps de l’enquête, affirme s’être mis au service des douanes depuis le mois de juin pour aboutir à cette interception de 7 tonnes. Il a répondu à plusieurs demandes concernant des personnes qui s’avèrent être dans l’entourage de Sophiane Hambli. Son interlocuteur aux douanes n’était autre que l’agent qui a découvert la drogue boulevard Exelmans en octobre. 

La justice n’a rien su non plus de leur enquête, ce qui aurait pourtant pu alerter les magistrats informés du rôle et de l’importance de l’indicateur. Mais légalement, les douanes n’étaient pas tenues de travailler sous l’autorité de la justice, le droit douanier étant un droit pénal spécial.


Les PV des douanes mensongers?

Dans sa plainte, l’ex informateur affirme que les douaniers ont sciemment menti dans les procès-verbaux de constatation. Lorsqu’ils mettent la main sur les camions boulevard Exelmans, les douaniers notent tout ce qu’ils trouvent à l’intérieur. Le nombre de valises marocaines contenant du cannabis, des documents administratifs, des tickets de carte bleue, des notes… Tout est consigné dans les PV de constatation.

Tout, à l’exception surprenante du contenu d’un sac noir, remis en main propre par un douanier à un policier, contre toutes les règles élémentaires de procédure judiciaire et de police technique et scientifique. Le douanier explique alors oralement au policier que ce sac contient divers objets saisis dans les utilitaires, sans qu’on sache lesquels.

Parmi des déchets et des vêtements, le fonctionnaire de l’Office des stups tombe sur le nom de Sophiane Hambli, sur un ticket de caisse d’une société d’équipement de moto payé avec une carte de fidélité. Le nom de l’indic de l’Office des stups est donc inscrit noir sur blanc dans la procédure, par un officier de l'OCRTIS. La couleuvre est difficile à avaler, tant pour les policiers que pour l’ex-indic.


Les douanes ont-elles caché de la drogue?

Ce n’est pas l’objet de la plainte de son avocat, mais selon nos informations, Sophiane Hambli laisse entendre que de la drogue a disparu. Selon lui, il y avait davantage de fourgons chargés de drogue que ce que la douane a saisi. 212 valises marocaines ont été retrouvées dans les fourgons, or, Hambli affirme qu’il y en avait 260, il en manquerait donc 38… Impossible de vérifier si de la marchandise a été déchargée avant la saisie officielle des douanesPour l’instant nous ignorons si les caméras de vidéo-surveillance de la rue ont pu être exploitéesMais l’ex-informateur des douanes a son hypothèse: l’enquête de l’Office des Stups aurait pu faire tomber un aviseur (nom donné aux informateurs des douanes).  

Enfin, sa plainte met enfin en avant les conséquences de cette saisie, en reprenant les arguments de François Thierry, l’ancien chef de l’OCRTIS. Il affirme que c’est "un gâchis, à plusieurs titres", qui les "prive de pouvoir identifier une bonne douzaine d'équipes françaises" ainsi qu’une organisation italienne et une organisation russe.

Plus grave encore, selon le commissaire, la saisie des douanes a mis en danger des agents infiltrés qui devaient livrer une partie de cette marchandise à une équipe de trafiquants lyonnais. L’opération inédite a été brutalement arrêtée puisque c’est Sophiane Hambli qui avait introduit les agents plus tôt dans l’année.


Les méthodes des services d’enquêtes en question

Jusqu’à présent aucun policier des stups ni aucun responsable de la police judiciaire n’a été entendu par la justice dans cette affaire. Ils sont soupçonnés d’avoir couvert les activités illégales de leur informateur. L’IGPN, la police des polices, est cosaisie sur cette enquête pour faire la lumière sur les méthodes de l’OCRTIS notamment. Quelle soit jugée recevable ou non, la plainte de Sophiane Hambli aura le mérite d’interroger aussi sur les méthodes des douanes, hors de cause jusqu’ici.


http://rmc.bfmtv.com/emission/un-ex-indic-des-stups-porte-plainte-contre-les-douanes-1068067.html

http://www.lindependant.fr/2016/12/07/saisie-de-7-tonnes-de-cannabis-un-ancien-indic-porte-plainte-contre-les-douanes,2280684.php

http://www.20min.ch/ro/news/monde/story/Un-ancien--indic--porte-plainte-contre-les-douanes-25144427

http://www.lindependant.fr/2015/10/18/7-tonnes-de-cannabis-saisies-dans-des-vehicules-stationnes-a-paris-dans-des-rues-du-xvie-arrondissement,2100337.php
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Alain Vasseur

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Lutte antidrogue : l'importateur de cannabis attaque les douanes.

Message  Alain Vasseur le Dim 25 Déc 2016 - 11:57

La plainte du trafiquant Sofiane Hambli, ex-informateur privilégié des stups, reflète les rivalités entre policiers et douaniers engagés dans la lutte antidrogue.


Coups bas dans les services, rivalités entre chefs et guerre des indics : en France, la lutte contre le trafic de stupéfiants ressemble à un champ de tir. La dernière grenade dégoupillée a éclaté le 9 décembre 2016 avec cette plainte inédite visant les douanes.
 
Elle émane de Sofiane Hambli, l'un des plus gros trafiquants de cannabis en France. Jusqu'à son arrestation cet automne, cet homme de 41 ans était un informateur privilégié des policiers de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), concurrent direct des gabelous (douaniers).
 
 



 
Sofiane Hambli aurait préféré rester dans l'ombre mais son interpellation, consécutive à la découverte en plein Paris de 7 tonnes de résine de cannabis en octobre 2015, a ruiné son business lucratif. Fini les arrangements à l'amiable et la vie de château : l'indic dévoilé craint maintenant pour sa vie. C'est la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) qui l'a fait tomber. Pour cela, les agents des Finances ont reçu les félicitations du président de la République.

 
 
Le 18 octobre 2015, François Hollande en personne se déplace au siège du service pour saluer cette victoire portant « un coup [qu'il] espère fatal à des organisations criminelles ». A en croire la police judiciaire, cette initiative est au contraire « un gâchis », car elle a fait échouer une opération d'infiltration menée depuis plusieurs mois. Les flics n'hésitent plus à parler de piège tendu par les enquêteurs de la maison d'en face.
 

Cachotteries à répétition


Officiellement, tout est parti de ce promeneur baladant son chien, le 17 octobre 2015. Remarquant quatre camionnettes suspectes, stationnées boulevard Exelmans (Paris XVIe), il aurait eu le réflexe de prévenir les douanes. Plus personne ne croit aujourd'hui à une telle fable. La plainte de Sofiane Hambli, révélée par « l'Obs », reprend une chronologie instructive. Selon la procédure, les agents des Finances planquaient dès 14 h 30, soit une heure trente avant la pseudo-alerte de l'homme au chien. Interrogés sur cette incongruité, les gabelous évoquent une erreur, liée à « une inversion d'heures » dans leur procès-verbal.
 
Toujours selon cette même plainte, des vérifications, réalisées bien en amont, prouvent que les douaniers avaient bien Hambli dans le collimateur. Avant leur intervention boulevard Exelmans, ils se sont en effet renseignés, hors procès-verbal, auprès d'une agence de location de véhicules située à Goussainville (Val-d'Oise) sur les camionnettes retrouvées plus tard dans le XVIe.
 
Pouvaient-ils ignorer qu'ils chassaient sur le terrain des policiers ? Apparemment non, puisque ces derniers les avaient tenus au courant de leurs investigations — et même du nom de leur « tonton » — dès le 7 octobre. Mais le point le plus épineux concerne le ticket de caisse qui a scellé le sort judiciaire de Sofiane Hambli, la source des stups : une facturette de 870 € retrouvée à son nom. Deux jours après la découverte de la drogue, les agents apportent aux policiers chargés de l'enquête un sac noir contenant divers objets et détritus, dont le fameux ticket de caisse.
 
Pour la première fois, le nom d'Hambli apparaît en procédure. « Un de ces miracles qui permettent encore aux naïfs de croire au divin dans les enquêtes », cinglent les avocats du trafiquant, M es Joseph Cohen-Sabban et Fabian Lahaie.
 
« Du travail de gougnafiers, qu'il s'agisse des policiers ou des douaniers ! » peste un magistrat, bon connaisseur de l'affaire. Au parquet comme à l'instruction, on ne décolère pas contre les cachotteries à répétition des enquêteurs.
 
François Thierry, patron de l'OCRTIS à l'époque, a masqué au procureur de la République de Paris l'importance de sa taupe au sein de l'équipe de trafiquants, tentant coûte que coûte de protéger un homme dont il était proche. Quant aux agents des douanes, il ne fait plus guère de doute qu'ils ont aussi enfumé magistrats et journalistes sur l'origine de leurs investigations.
 
« Janissaire » : ce nom de code cachait l'infiltration, en 2015, d'un réseau de trafiquants internationaux par les policiers de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS). Le piège s'est finalement retourné contre ses initiateurs dès l'instant où les douanes ont éventé, volontairement ou non, l'opération.
 
Est alors apparue en pleine lumière l'impunité dont jouissait Sofiane Hambli, l'un des plus grands fournisseurs de résine de cannabis en France, en échange de l'approche de plusieurs organisations criminelles. Cet informateur a pu conforter son business, comptant sur son entregent pour sécuriser l'importation de quantités astronomiques de drogue depuis le Maroc.
 

Sofiane Hambli traitait en direct avec le chef de l'Office des stups


Le décompte, effectué par « Libération », atteint 40 tonnes en une seule livraison, remontant au début du mois d'octobre 2015 ! Ni le parquet de Perpignan (Pyrénées-Orientales), lieu de transit de la drogue remontant vers le nord, ni le juge d'instruction de Lyon (Rhône) chargé de l'affaire, ni le procureur de la République de Paris, lieu de stationnement des fourgons, n'ont été avisés de la présence d'une telle quantité.
 
Déstabilisée, en butte à la défiance d'une partie des magistrats spécialisés, la Direction centrale de la police judiciaire fait bloc autour de François Thierry, longtemps patron charismatique de l'OCRTIS, avant d'être reversé dans l'antiterrorisme lorsque l'affaire a éclaté. « La livraison surveillée est autorisée par le Code de procédure pénale. Nous ne faisons que l'appliquer », se défend un ponte de la PJ. A demi-mot, pourtant, beaucoup considèrent qu'Hambli, traité depuis sept ans en direct par le chef de l'Office des stups, n'a pas été tenu bride courte. D'où cette question aussi ancienne que la police : de l'informateur et de l'enquêteur, qui tenait qui ? L'IGPN, la police des polices, a été saisie. Elle n'a découvert aucun indice de corruption. Mais les méthodes des stups sont au cœur des interrogations.
 
  Le Parisien







 http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-importateur-de-cannabis-attaque-les-douanes-25-12-2016-6492546.php
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L'ex-patron de l'Office des Stups convoqué par la police des polices.

Message  Alain Vasseur le Mer 1 Mar 2017 - 9:51

François Thierry, l'ancien patron de l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), est convoqué ce mercredi matin à l'IGPN.


François Thierry, l'ancien patron de l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), est convoqué ce mercredi matin à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. Une mesure de garde à vue n'est pas exclue. Un juge d'instruction parisien, Benoist Hurel, cherche à faire la lumière sur les pratiques de l'office des stups.
 
Celles-ci avaient été vivement critiquées par les magistrats eux-mêmes à l'occasion d'un autre dossier qui a éclaté en octobre 2015. Il s'agissait cette fois de l'importation d'au moins 7 tonnes de cannabis découvertes par les douanes dans des camionnettes stationnées boulevard Exelmans dans le XVIe arrondissement de Paris.
 
La drogue avait été importée depuis l'Espagne par l'un des principaux indicateurs des stups, traité par François Thierry, au terme d'une livraison surveillée. L'affaire avait créé de vives tensions entre parquet de Paris et magistrats spécialisés d'un côté et direction centrale de la police judiciaire de l'autre, la PJ se retranchant derrière la légalité de ce type de procédure. 
 

  leparisien.fr



http://www.leparisien.fr/faits-divers/l-ex-patron-de-la-lutte-contre-le-trafic-de-stupefiants-convoque-par-la-police-des-polices-01-03-2017-6721878.php



L'ex-chef de la lutte antidrogue en garde à vue

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/03/01/97001-20170301FILWWW00096-l-ex-chef-de-la-lutte-antidrogue-en-garde-a-vue.php
http://www.europe1.fr/faits-divers/francois-thierry-lancien-patron-de-la-lutte-anti-drogue-place-en-garde-a-vue-2991014


http://www.gendxxi.net/t5985-france-des-policiers-auraient-organise-l-importation-illicite-de-40-tonnes-de-cannabis?highlight=cannabis+fourgons+boulevard+exelmans
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Un ancien indic accuse l'office des stups de complicité avec des trafiquants de drogue.

Message  Alain Vasseur le Mer 1 Mar 2017 - 15:13

C'est un témoignage inédit. Celui d'un ancien indic de la police qui dénonce les méthodes de l'office de lutte contre les stupéfiants. Ses accusations ont donné lieu à l'ouverture d'une enquête. Il a choisi BFMTV pour raconter son histoire.

Un homme de l'ombre aujourd'hui en pleine lumière. Hubert Avoine a travaillé comme informateur de la brigade de lutte contre le trafic de stupéfiants jusqu'en 2013.

"Pendant six ans, mon rôle a été de pénétrer les réseaux, d'identifier les intermédiaires, de recueillir des informations et de les transmettre. Pour qui? Pour quoi? Je l'ignorais et je n'avais pas à le savoir, persuadé que cela contribuait à un combat juste et nécessaire", présente-t-il dans son livre à paraître ce jeudi.

Des dizaines de valises de cannabis

Il affirme avoir infiltré les réseaux des plus gros narcotrafiquants. Dans son ouvrage, L'Infiltré, il dénonce les méthodes de l'Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants.

Son contact était alors François Thierry, l'ex-patron de la lutte antidrogue depuis muté à la sous-direction antiterroriste, placé en garde à vue ce mercredi matin dans l'affaire. En mars 2015, il lui demande de se rendre à Estapona, en Andalousie, à la pointe sud de l'Espagne, pour surveiller une villa. Pendant vingt jours, Hubert Avoine affirme avoir vu cinq policiers français en civil décharger dans cette maison des dizaines de valises contenant du cannabis.


"Du cannabis qui est déchargé avec des policiers français et en grande quantité. Nous parlons de tonnes, pas de 50 kilos", témoigne-t-il pour BFMTV.

32.000 euros en petites coupures

Qu'est devenue cette drogue? A-t-elle été saisie par la police ou a-t-elle été vendue par les trafiquants en toute impunité? Quels rôles ont joué ces policiers en Espagne? Dans quel cadre travaillaient-ils? Ce sont les questions qu'Hubert Avoine pose au patron de l'office à son retour en France. Il ne lui fournit alors aucune explication mais lui remet une enveloppe.


"32.000 euros à l'intérieur, l'essentiel en petites coupures. Pour cela, je n'ai jamais signé ni de reçu, ni quoi que ce soit. À partir du moment où vous êtes capable de donner à quelqu'un qui normalement travaille avec et pour la République française de l'argent qui vient de toute évidence ou a priori du trafic - ou sinon je ne sais pas d'où mais je doute que c'était de ses économies personnelles - ça veut dire que vous avez une relation avec les gains du trafic."
L'entourage de François Thierry dément formellement les accusations d'Hubert Avoine, décrit comme un mythomane. La justice a pourtant estimé il y a six mois que son témoignage était suffisamment sérieux pour ouvrir une information judiciaire.


"Un système qui contribuait au trafic de drogue"

Selon une enquête de Libération, "François Thierry, aurait facilité l'importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis avec la complicité d'un des plus gros trafiquants européens". Pour l'instant, ni l'ancien patron de l'office antidrogue, ni les policiers avec qui Hubert Avoine a travaillé ne sont poursuivis dans ce dossier.


"Je n'avais aucune raison de m'inquiéter quant à la légalité de ces opérations. Mais au fil des mois, le doute s'est épaissi et la méfiance a fini par s'installer, raconte-t-il dans son livre. J'étais devenu complice d'un système qui, au prétexte de lutter contre le trafic de drogue, contribuait à sa diffusion massive."

http://www.bfmtv.com/police-justice/un-ancien-indic-de-la-police-accuse-l-office-des-stups-de-complicite-avec-des-trafiquants-de-drogue-1112575.html


http://www.la-croix.com/France/Methode-stups-patron-lutte-antidrogue-garde-2017-03-01-1300828457



http://www.leparisien.fr/faits-divers/les-confidences-chocs-d-un-infiltre-des-stups-en-librairie-01-03-2017-6721314.php



http://www.la-croix.com/France/Securite/Les-relations-troubles-entre-le-patron-des-stupset-un-de-ses-indics-2016-05-23-1200762243
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Méthodes des "stups": levée de la garde à vue de l'ex-patron de la lutte antidrogue.

Message  Alain Vasseur le Mer 1 Mar 2017 - 22:50

La garde à vue de François Thierry, l'ancien patron de la lutte antidrogue, entendu mercredi à l'IGPN, la "police des polices" dans une enquête ouverte sur les méthodes des "stups", a été levée dans la soirée.

La garde à vue d'un autre policier, capitaine à l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis), anciennement dirigé par François Thierry, a également été levée.

Les deux policiers pourraient être réentendus ultérieurement par les enquêteurs. Mercredi sur BFMTV, l'ancien indic à l'origine de l'ouverture d'une enquête a accusé l'office des stupéfiants de complicité avec les trafiquants de drogue.


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L'ex-patron de la lutte antidrogue de nouveau en garde à vue.

Message  Alain Vasseur le Lun 20 Mar 2017 - 14:58

L'ancien directeur de l'Office central de lutte contre le trafic illicite de stupéfiants (Octris), François Thierry, a été de nouveau placé aujourd'hui en garde à vue, a indiqué une source judiciaire, confirmant une information de Libération.

Trois autres personnes sont également en garde à vue dans cette enquête conduite par des juges d'instruction parisiens, a précisé la même source.

Le nom de l'ex-patron de l'Octris, actuellement en poste à la sous-direction antiterroriste de la PJ (Sdat), apparaît dans une enquête ouverte à l'été 2013 sur un trafic de stupéfiants laissant soupçonner une provocation policière.

L'ex-commissaire anti-drogue fait par ailleurs l'objet d'une plainte d'un ancien informateur pour "mise en danger de la vie d'autrui" et "escroquerie en bande organisée".

Le parquet de Paris a ouvert en 2015 une enquête sur les pratiques de l'office de police chargé de la lutte anti-drogue à la suite du témoignage d'un homme se présentant comme un "infiltré" - un indicateur ne venant pas du "milieu".

Celui-ci a assuré dans Libération avoir "gardé" début 2012 une villa espagnole à la demande de François Thierry.

De mars à avril, 19 tonnes de cannabis en provenance du Maroc auraient transité par cette villa, où la drogue était déchargée par des "policiers français" avant d'être convoyée en voiture vers la France où seule une partie était interceptée.

Cette enquête s'ajoute à une information judiciaire distincte, ouverte en octobre 2015 après la saisie, le 17 octobre, de 7,1 tonnes de cannabis entreposées dans trois fourgonnettes garées dans le XVIe arrondissement de Paris.

Dans ce cadre, l'informateur et trois autres personnes ont été mises en examen.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/03/20/97001-20170320FILWWW00088-l-ex-patron-de-la-lutte-antidrogue-de-nouveau-en-garde-a-vue.php


http://www.charentelibre.fr/2017/03/20/saisie-record-de-cannabis-en-2015-l-ancien-patron-de-la-brigade-des-stups-en-garde-a-vue,3091690.php


http://www.europe1.fr/societe/lancien-patron-des-stups-francois-thierry-a-nouveau-en-garde-a-vue-3007397



http://rmc.bfmtv.com/emission/saisie-de-cannabis-dans-le-16e-arrondissement-quatre-policiers-places-en-garde-a-vue-1125685.html
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Gardes à vue prolongées pour l'ancien patron des stups François Thierry et trois policiers.

Message  Alain Vasseur le Mar 21 Mar 2017 - 10:58

Les gardes à vue de l'ancien patron des stups et trois policiers ont été prolongées, a appris Europe 1 mardi matin. 



Les gardes à vue de François Thierry, ex-patron de la lutte antidrogue en France, et trois policiers ont été prolongées mardi, a appris Europe 1. Ces gardes à vue interviennent dans l'enquête sur une saisie record de cannabis en 2015, une des affaires qui mettent au jour les liaisons troubles entre la police et les "indics".
Entendus depuis lundi matin. Thierry et trois autres policiers, dont l'actuel n°2 de l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (OCRTIS), Patrick Laberche, sont entendus depuis lundi matin à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la "police des polices". Désormais en poste à la Sous-direction antiterroriste (SDAT), François Thierry avait déjà été entendu début mars dans une enquête confiée depuis mi-2013 à des juges d'instruction, après une saisie de cocaïne à l'aéroport parisien d'Orly.


Interrogations sur les pratiques de l'OCRTIS. Dans ces deux affaires, la justice s'interroge sur les pratiques de l'office antidrogue et ses liens avec les indicateurs, acteurs sulfureux mais jugés essentiels pour les investigations. A l'époque, la saisie douanière record de cannabis est saluée par le président François Hollande. Réalisée par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED), elle a lieu le 17 octobre 2015 avec la découverte de sept tonnes de cannabis dans des camionnettes stationnées dans le très chic 16e arrondissement de Paris.


Un indicateur controversé. Cette saisie aurait abouti grâce à un "renseignement" obtenu le jour même, d'après un PV de la DNRED. L'OCRTIS avait immédiatement été saisi pour mener des investigations. Mais, rapidement, le parquet de Paris avait découvert que cette importation de drogue était le fruit d'une opération secrète de ce même service, pour infiltrer un réseau de trafiquants, avec l'aide d'un indicateur au rôle controversé, Sofiane Hambli, a expliqué une source proche du dossier.


L'homme, dont l'appartement luxueux donnait sur le boulevard où a eu lieu la saisie, avait pourtant été lourdement condamné dans le passé dans des affaires de trafic de stupéfiants : cinq ans de prison en 2002, avant une évasion lors d'une sortie médicale, puis une peine de 13 ans en 2011. Mais il avait été remis en liberté conditionnelle dès 2014.


http://www.europe1.fr/faits-divers/gardes-a-vue-prolongees-pour-lancien-patron-des-stups-francois-thierry-et-trois-policiers-3008333
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Deux des quatre policiers anti-stups remis en liberté.

Message  Alain Vasseur le Mar 21 Mar 2017 - 22:02

21 mars 2017, 21h46


Deux des quatre policiers anti-stups placés en garde à vue, ce lundi 20 mars, dans les locaux de la police des polices, pourraient être présentés ce mercredi 22 mars devant la justice en vue de leur mise en examen pour des faits de « trafic de stupéfiants ».



Les deux autres, - un commandant et un brigadier-chef - devaient être remis en liberté, ce mardi 21 mars, tard dans la soirée.

L’ex-patron de l’Office central pour la répression du trafic illicite des stupéfiants (OCRTIS), François Thierry et son ancien adjoint, Patrick Laberche ainsi que deux autres policiers de cet office anti-stups, se sont longuement expliqués devant leurs collègues des « boeufs-carottes».


« Ces policiers d’élite sont rompus à l’exercice de la garde à vue et ont répondu point par point aux questions posées, assure une source proche de l’affaire. De nombreux documents appuyant leurs déclarations ont été également fournis à la police des polices ».


Les juges Baudoin Thouvenot et Marc Sommerer de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris cherchent à définir les contours des relations entre ces policiers de l’OCRTIS et Sophiane Hambli, présenté comme leur indicateur.


Ce dernier avait été « sollicité » pour assurer, en octobre 2015, l’acheminement de 12 T de résine de cannabis en France depuis l’Espagne afin de faire tomber plusieurs réseaux de trafiquants. Il est incarcéré depuis le mois d’avril 2016 dans ce dossier.

Mais la saisie « inattendue » de près de 7 T de cette drogue, boulevard Exelmans dans le XVIe arrondissement à Paris par les douanes, avait mis à mal cette opération. Cette « irruption » des douanes avait également mis en lumière de nombreuses zones d’ombre sur les quantités de stupéfiants réellement acheminées, avec l’aval de la justice et sous la surveillance de la police.


Selon nos informations, le magistrat de Perpignan (Pyrénées-Orientales), ayant autorisé l’entrée de cette drogue sur le territoire dans le cadre d’une procédure de livraison surveillée internationale (LSI), a été entendu, la semaine dernière, par ses collègues parisiens.


Là encore, les deux juges d’instruction cherchent à savoir dans quelles conditions ce magistrat a autorisé l’entrée de cette très importante quantité de drogue en France.


Toujours selon nos informations, les policiers de la division nationale des enquêtes (DNE) de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), ont notamment auditionné l’ex-patron de l’OCRTIS et ses trois anciens collègues sur cette méthode dite de « livraison surveillée », baptisée opération Myrmidon, dans le jargon policier.


Mené depuis le début des années 2010, ce type d’opération est destiné à identifier l’ensemble des membres d’un même réseau de trafiquants ainsi que sa logistique (véhicules, lieu de stockage...)


«Ce type d’opération ne pouvait fonctionner que grâce à la présence d’un ou plusieurs informateurs capables de faire le lien entre les producteurs de haschisch au Maroc et les importateurs en France, révèle une source proche de l’affaire. Une fois que la filière d’importation était infiltrée par un tonton, il suffisait de laisser passer la drogue entre l’Espagne et la France puis de cueillir au bout de la chaîne les trafiquants ».


Plusieurs dizaines de tonnes de cannabis auraient ainsi été saisies par les policiers de l’OCRTIS et plusieurs équipes de narco-trafiquants démantelées.


Sollicité sur le rôle endossé par son client, Sophiane Hambli, au sein de ces opérations « Myrmidon », son avocat, Me Joseph Cohen-Sabban s’est fendu d’une réponse toute « imagée ». « Ma grand-mère disait : si les hypocrites dansaient, certains juges vertueux et procureurs zélés ne seraient pas dans l’orchestre, souligne Me Cohen-Sabban. Et elle ajoutait toujours : c’est à la fin du bal qu’on paie les musiciens ! »

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http://www.leparisien.fr/faits-divers/deux-des-quatre-policiers-anti-stups-remis-en-liberte-21-03-2017-6783639.php
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Alain Vasseur

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Relation police-indics. L'ex-patron des stups toujours en garde à vue.

Message  Alain Vasseur le Mer 22 Mar 2017 - 4:02

Modifié le 21/03/2017 à 23:50 | Publié le 21/03/2017 à 23:46


L'ex-patron de l'office antidrogue (Ocrtis) François Thierry et l'actuel n°2 de ce service spécialisé se trouvaient toujours en garde à vue mardi soir à l'IGPN, la "police des polices", dans l'enquête sur une saisie record de cannabis en 2015 à Paris. Les gardes à vue ont en revanche été levées mardi soir pour un commandant de police et un brigadier-chef de l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis).

François Thierry et son ancien adjoint à l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) Patrick Laberche sont entendus depuis lundi matin à l'Inspection générale de la police nationale (IGPN). Leur garde à vue peut durer 96 heures, le maximum prévu dans les enquêtes pour trafic de stupéfiants. 

Les gardes à vue ont en revanche été levées mardi soir pour un commandant de police et un brigadier-chef de cet office, convoqués eux aussi lundi matin pour être interrogés, selon la source judiciaire.

Perquisitions 


Au moins deux autres policiers de l'Ocrtis ont en outre été entendus comme simples témoins lundi à l'IGPN, selon une source proche de l'enquête. Les enquêteurs ont par ailleurs mené des perquisitions dans les bureaux des personnes en garde à vue et aux domiciles de François Thierry et Patrick  Laberche.

Désormais en poste à la Sous-direction antiterroriste (SDAT), François Thierry avait déjà été placé en garde à vue début mars dans une enquête confiée depuis mi-2013 à des juges d'instruction, après une saisie de cocaïne à l'aéroport d'Orly.

Une saisie... et beaucoup de questions 


Dans ces deux affaires, la justice s'interroge sur les pratiques de l'office antidrogue et ses liens avec les indicateurs.

La saisie record de sept tonnes de cannabis avait été réalisée le 17 octobre 2015 à Paris par la Direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières (DNRED) et les investigations confiées aux policiers de l'Ocrtis. Cette saisie aurait abouti grâce à un « renseignement » obtenu le jour même, d'après un PV de la DNRED dont a eu connaissance l'AFP.  A l'époque, la saisie est saluée par le président François Hollande.

Mais très vite, le parquet de Paris avait dessaisi l'office spécialisé après avoir découvert que cette livraison de drogue était le fruit d'une opération secrète de ce même service, pour infiltrer un réseau, avec l'aide d'un indicateur, Sofiane Hambli, qui s'avère aussi être un trafiquant chevronné.

L'homme, dont l'appartement luxueux donnait sur le boulevard où a eu lieu la saisie, avait pourtant été lourdement condamné dans le passé dans des affaires de trafic de stupéfiants: cinq ans de prison en 2002, avant une évasion lors d'une sortie médicale, puis une peine de 13 ans en 2011. Mais il avait été remis en liberté conditionnelle dès 2014. « Le problème dans ce dossier, c'est qu'Hambli est bien plus qu'un informateur. Il apparaît comme l'un des responsables du trafic lui-même », confiait récemment une source proche de l'enquête.

Guerre des services


Au-delà du trouble jeté sur la belle prise, l'affaire mettait en lumière une guerre des services, entre douaniers et policiers. Le parquet avait dessaisi l'OCRTIS au profit de la Brigade des stupéfiants de Paris.

Baptisée Janissaire, l'opération était censée se dérouler sous le contrôle d'un juge d'instruction à Lyon. Pourtant, le magistrat qui suivait le dossier, entendu comme témoin, a assuré ne pas avoir été tenu au courant du passage d'autant de tonnes de cannabis sur le territoire français. « Nous n'aurions jamais accepté la livraison d'une seule tonne de résine de cannabis sous couvert de l'opération d'infiltration », avait-il assuré en juin dans une audition révélée par Libération, et dont l'AFP a eu connaissance.

Combien de tonnes sont arrivées en France ? 


Combien de tonnes sont arrivées en France sous couvert de l'opération Janissaire ? Et combien sont passées à travers les mailles du file t? Au-delà des sept tonnes saisies, les enquêteurs ont fait le lien avec six autres tonnes saisies en Belgique le 25 octobre 2015 et deux autres à Nantes, selon une autre source proche du dossier. Libération avait évoqué l'importation de 40 tonnes.  Surtout, les enquêteurs ont découvert que M. Hambli pourrait être lié au transport de la drogue en Belgique, a ajouté cette source.

Dans un rapport versé au dossier judiciaire, François Thierry Thierry défend l'intérêt d'avoir ce trafiquant notoire comme informateur malgré son pedigree. Accusant les douanes d'avoir doublé l'OCRTIS en connaissance de cause, Sofiane  Hambli a porté plainte pour « faux en écriture publique ».

Le rôle des indics dans l'office antidrogue est aussi au coeur d'une autre enquête née des révélations d'un ancien informateur, Hubert Avoine. Il accuse l'OCRTIS et son ex-patron d'avoir facilité l'importation en France de plusieurs dizaines de tonnes de cannabis, au profit de Sofiane Hambli.


http://www.ouest-france.fr/societe/justice/relation-police-indics-l-ex-patron-des-stups-toujours-en-garde-vue-4873834
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Alain Vasseur

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Saisie record de cannabis en 2015: levée de la garde à vue de l'ex-patron de l'office de lutte antidrogue.

Message  Alain Vasseur le Mer 22 Mar 2017 - 22:37

La garde à vue de l'ex-patron de l'office de lutte antidrogue François Thierry et celle d'un autre policier ont été levées mercredi soir, dans l'enquête sur une saisie record de cannabis en 2015 à Paris, selon une source judiciaire. 
A ce stade, plus aucun policier n'est en garde à vue dans cette affaire. Quatre policiers de l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) avaient été placés en garde à vue lundi à l'IGPN, la "police des polices", les enquêteurs s'interrogeant sur leurs méthodes en marge de la saisie record en 2015 de sept tonnes de cannabis entreposées dans des camionnettes stationnées boulevard Exelmans, dans le XVIe arrondissement de Paris.

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Alain Vasseur

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