Le convoyeur d'Air Cocaïne persona non grata chez les gendarmes.

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Le convoyeur d'Air Cocaïne persona non grata chez les gendarmes.

Message  Alain Vasseur le Mar 10 Nov 2015 - 19:01

La position n'était plus tenable. Le mélange des genres non plus. Christophe Naudin, le convoyeur des fugitifs de l'affaire «Air Cocaïne», ne dirigera plus, selon nos informations, les mémoires de fins d'études de l'Ecole des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN) de Melun (Seine-et-Marne).

La direction générale des «soldats de la loi» a très peu apprécié les aventures de celui qui se présente comme criminologue ou expert aéronautique et qui a participé à l'évasion de Bruno Odos et Pascal Fauret, les deux pilotes français condamnés à 20 ans de prison en août dernier par la République Dominicaine. Le 19 mars 2013, ils avaient embarqué 26 valises contenant 680 kilos de cocaïne dans l'avion qu'ils pilotaient pour rejoindre l'aéroport de La Môle Saint-Tropez où les gendarmes les attendaient. 

«En délicatesse avec la justice»

La direction de la gendarmerie a fait savoir que Christophe Naudin était persona non grata au sein de l'Ecole des officiers de l'arme. C'est là que depuis 2006, il coordonnait quelques mémoires de fin d'étude des Master 2 en «Droit et stratégie de la sécurité» que la plupart des élèves-officiers rédigent à l'issue de leur scolarité. Une formation dirigée par l'université Paris-Panthéon 2, le partenaire de l'Eogn. C'est la direction universitaire de ce master qui choisit les directeurs de mémoire et non la gendarmerie qui ne souhaite plus qu'il collabore avec des élèves-officiers. La direction de la gendarmerie estime qu'un intervenant au sein de l'Eogn ne peut à quel que titre que ce soit ne peut être en délicatesse avec la justice surtout vis à vis de ceux qui seront au cours de leur carrière «les soldats de la loi». 

http://www.leparisien.fr/faits-divers/le-convoyeur-d-air-cocaine-persona-non-grata-chez-les-gendarmes-10-11-2015-5264507.php
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Air Cocaïne : la confession qui change la donne.

Message  Alain Vasseur le Sam 21 Nov 2015 - 16:10

Marianne - Samedi 21 Novembre 2015 - Frédéric Ploquin

En prison dans le sud de la France, Frank Colin sort de sa réserve après l'exfiltration des deux pilotes consignés en République dominicaine, Bruno Odos et Pascal Fauret. Les deux hommes ont été placés en détention provisoire en France et maintenus en détention le 19 novembre par la cour d'appel d'Aix-en-Provence. A l'origine de l'affaire, cet homme au casier judiciaire vierge évoque une opération destinée à piéger les narcotrafiquants pour le compte de mystérieux commanditaires...


Frank Colin n'a pas été exfiltré de la République dominicaine comme les deux pilotes français dont la fuite puis l'incarcération en France a défrayé la chronique - grâce à l'aide de vieux complices, anciens militaires comme eux, et d'un élu du FN promis à un bel avenir au royaume de la barbouzerie. Il est détenu dans une prison de l'Hexagone depuis le 28 mars 2013, date de son interpellation dans une banque du quartier de la Défense, et ne voit pas beaucoup le jour. Depuis sept semaines, il n'a plus le droit de quitter sa cellule, ni pour pratiquer une activité sportive, ni pour se rendre au parloir. Car cet acteur clé de l'affaire «Air Cocaïne» dit maîtriser les secrets de la lutte contre les réseaux de la drogue.

Né à Toulon en 1971, Frank Colin n'a que 17 ans lorsqu'il devient portier dans une boîte de nuit tenue par le milieu varois... Près de trente ans plus tard, le voilà pris dans une nasse judiciaire dont la seule issue, à ses yeux, consiste à lever le voile sur son rôle qui aurait été d'infiltrer des réseaux criminels pour le compte de plusieurs services de renseignements, dont celui des Roumains, l'International Drug Enforcement Centre, qui l'a employé de 2007 à 2013. Un aveu à haut risque, mais il affirme ne plus avoir le choix, dans la mesure où la juge d'instruction de Marseille chargée du dossier Air Cocaïne, Christine Saunier-Ruellan, n'a, dit-il, pas voulu l'entendre, et où il n'a pas réussi à obtenir l'oreille d'un haut responsable de la police française, malgré plusieurs tentatives...

 "LE CAMÉLÉON"

C'est par ce personnage, qui a installé ses quartiers à Bucarest, que le scandale est arrivé. C'est même à l'initiative de ce fin connaisseur des circuits financiers qu'une voie aérienne aurait été ouverte entre la République dominicaine, plaque tournante du trafic de cocaïne dans les Caraïbes, et le petit aéroport de La Môle - Saint-Tropez, dans le Var. C'est cet homme parfois surnommé «le Caméléon» qui a concentré autour de lui les partenaires français de l'affaire. Lui encore qui a fait entrer dans la boucle son ami Pascal, «un peu le sosie de l'acteur des premiers films de Superman, toujours fourré dans les bons coups immobiliers», et à qui, au printemps 2012, il demande de lui trouver un jet pour tester la sécurité de l'aéroport varois. Pascal lui présente alors un certain Alain, son pilote préféré, «un homme âgé, grand et fin, aux cheveux blancs, l'air très sérieux et assez direct» et lui propose un prix de vol de 4 000 € la journée au lieu de 6 000 € pour les autres clients...

Jumelles en mains, Frank Colin a observé l'aéroport pendant une journée. Il a vu le manège des véhicules aux vitres teintées prenant les passagers au pied des jets, les valises qui passent en une minute de l'avion au véhicule, le portail donnant sur le tarmac qui s'ouvre au premier coup de Klaxon. Trois employés gèrent jusqu'à 90 rotations dans la journée. Colin a commencé à approcher de gros trafiquants pour leur proposer cette «sortie» facile et sécurisée. L'occasion pour lui de se faire grassement rémunérer par ses commanditaires, cette organisation internationale antidrogue à laquelle il assure rendre des comptes.

Une première rencontre a lieu dans un restaurant parisien branché, où il se fait passer pour un homme d'affaires expatrié. Il est convaincu que ce qui fait défaut aux «narcos», c'est le transport et il laisse entendre qu'il est capable de ramener du cash vers la France...

A l'été 2012, le jet décolle du Bourget pour le premier vol de reconnaissance. Alain est aux commandes. «Le Caméléon» tente de repérer les failles du système et s'assure que les VIP ne sont vraiment pas contrôlés. A l'arrivée à Saint-Tropez, il filme les environs, vérifie que la grille s'ouvre bien. Il comprend alors qu'Alain est chez lui dans tous les aéroports de France... Frank Colin prend des notes, toujours codées et enregistrées dans une clé cryptée, une habitude chez cet homme qui fréquente plus de tordus que de commerçants honnêtes. Il peut donc relancer les «narcos». Auparavant, il profite d'un séjour sur la Côte pour mettre un peu plus dans la confidence son ami Pascal. Un soir, au bord de la piscine, il l'entreprend en ces termes : «Je bosse sur deux ou trois affaires importantes, il me faudrait un contact très haut placé chez les flics, je sais que tu en as. - Tu bosses avec ton organisation ? s'enquiert Pascal, un homme qui a pignon sur rue avenue George-V, à Paris. - C'est ça. - Tu lâches l'immobilier ? - Pas vraiment, mais je suis un homme de terrain, puis ça me laisse du temps libre et ça paye très bien. Je peux compter sur toi ? - Bien sûr», aurait répondu Pascal. Il pense à ce vieil ami douanier qui sera volontaire pour sécuriser les abords de l'aéroport le jour où ils déchargeront.

 PETITS CAILLOUX

Début août 2012, «le Caméléon» teste de nouveau Alain. Il évoque des gens «pleins aux as qui veulent rapporter du cash vers la France» et faisant miroiter de grosses commissions. «Je peux tout faire, mais il me faut plus de renseignements, que je puisse adapter l'appareil en fonction de la distance et calculer les prix», répond l'ami pilote, qui laisse entendre que la commission pourrait grimper en fonction de la marchandise transportée. «Tous les jours, il y a des vols d'oseille, de lingots, de came, tu ne peux pas t'imaginer», explique Alain, avant de proposer à Frank un déjeuner avec ses collaborateurs. «Je peux compter sur toi ? interroge une dernière fois l'infiltré. - Ben oui mon petit, je suis le meilleur, pourquoi tu crois que tout le monde m'appelle Alain Superstar ?»

A ce stade, Frank Colin affirme chercher un contact au sein de l'appareil d'Etat français, histoire de vendre l'affaire qu'il est en train de monter. Le recrutement de complices se présente plutôt bien, le fric promis permettant d'éviter les questions dérangeantes. A l'en croire, il sème volontairement des petits cailloux derrière lui lors de ses déplacements, trajet en mode GPS, paiement par carte bancaire, réservations à partir de son téléphone personnel, une transparence qui tranche avec les habitudes des trafiquants de stups, dont il rencontre à nouveau des émissaires au mois de septembre, près de Lyon. «Je ramène de l'oseille depuis l'étranger par vol privé depuis des années, insiste-t-il. Je connais pas mal d'aéroports que je contrôle. - C'est pas de l'oseille qu'on veut transporter, finit par lâcher l'un de ses interlocuteurs. J'ai pas les épaules pour ça, mais j'ai des amis qui font rentrer des tonnes, et tu vas les intéresser. - Oseille ou pas, ça ne change rien pour moi tant que ça rentre dans l'avion», réplique «le Caméléon», de plus en plus motivé.

Le moment est venu de caler le déjeuner promis avec Alain et ses pilotes et de relancer le mystérieux Pascal, qui l'a déjà mis en relation avec un ancien agent de la DGSE installé à Miami et doit toujours le présenter à un «contact» en France.En pleins préparatifs, Colin contacte un autre de ses proches, prénommé Nicolas, qu'il décrit comme une sorte d'aventurier un peu loser, un expatrié qui va de malchance en rupture, quand lui s'est toujours débrouillé pour bien gagner sa vie. Doucement, prudemment, il le met dans la confidence. «Je peux t'aider, lui dit-il. Les quelques centaines d'euros que je te donne de temps en temps ne t'apportent rien. Je travaille sur un boulot un peu à part, mais comme je ne suis pas inconscient, je minimise les risques. J'infiltre, j'espionne, ça protège nos enfants de cette merde [la drogue] et on touche gros net d'impôts. Mais, si tu acceptes, il faudra aller jusqu'au bout.»

Nicolas accepte et se retrouve à table avec Alain et sa bande, «des soldats de l'armée et de la marine», comme il les présente, «des types qui peuvent atterrir sous radar en pleine nuit dans un champ de blé». Tous voient dans les propositions de Frank Colin une belle occasion de se remplumer, Alain se vante même d'avoir une astuce pour ne pas alarmer ces messieurs de la police de l'air et des frontières après un vol transatlantique : il suffit de modifier le plan de vol et d'annoncer un point de départ et un point d'arrivée au sein de l'espace Schengen. Les risques ? On en reste, durant ces agapes, aux signes de tête et aux sourires entendus. Ils franchiraient peut-être l'interdit, mais leurs connexions les protégeraient, n'est-ce pas ?

 UN INFILTRÉ

Le Caméléon n'en reste pas moins au même stade vis-à-vis de la police française : conscient du fait que l'appui de son «organisation» ne suffira pas, il cherche un contact «en haut de l'échelle», lui qui ne se perçoit pas comme un «ennemi» de la police et définit à sa manière le rôle d'un infiltré : «Il ne cherche pas à percer les équipes qui taxent les boîtes de nuit, ni celui qui va taper une banque, la police est payée pour ça. Le principal travail d'un infiltré est d'approcher au plus près ceux qui tuent nos enfants, avec un impact sur l'économie du monde dont nous payons les frais.» En clair, de traquer le cash-flow généré par la came tout autour du monde. Est-ce la justification d'un homme parti pour purger une longue peine de prison, lui qui peut se prévaloir d'un casier judiciaire vierge ? Un écran de fumée destiné à convaincre ses juges à l'heure où ses amis sont tous retenus en République dominicaine (nos échanges ont eu lieu avant l'exfiltration rocambolesque) ?

C'est en octobre 2012 que Frank Colin se voit convoquer via un téléphone dédié par un certain «Nono», qui lui donne rendez-vous dans un Sofitel de Barcelone le dernier lundi du mois. La scène qu'il décrit paraît plausible, où on le voit tenter d'afficher une crédibilité plus que parfaite pour séduire le boss de l'organisation criminelle, après avoir imaginé tous les scénarios de repli en cas de nécessité. Il a choisi le lieu du rendez-vous : le bar près de la piscine, à la vue du personnel et des caméras de surveillance, tant qu'à faire. L'homme qui arrive avec deux heures de retard se présente sous le nom de «Kalim» et ne serait qu'un lieutenant du «boss». Marché conclu.

 LA DEA SUR LE COUP

La suite, ce n'est plus Frank Colin qui la raconte, mais la justice et la police françaises. Une succession d'incompréhensions et de dysfonctionnements qui commence par l'attitude singulière des gendarmes de Saint-Tropez, soucieux de faire un bon coup dans leur coin. Intrigués par les rotations régulières d'un Falcon 50 qui décharge ses sacs bien dodus sur l'aéroport de la Môle, en ce début d'année 2013, ils s'en ouvrent discrètement auprès d'un juge de Draguignan peu au fait du trafic international de stupéfiants, lequel les laissent œuvrer en snobant les magistrats de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille. Officiellement, ils pistent quelques kilos de drogue, mais une nouvelle livraison leur passe sous le nez.

A l'autre bout du monde, ils l'ignorent évidemment, la puissante DEA américaine (Drug Enforcement Administration) est aussi sur le coup. Elle enquête sur l'aéroport de la cité balnéaire de Punta Cana, en République dominicaine, avec des moyens gigantesques et les habituels infiltrés. Ils n'ont évidemment pas pris la peine d'avertir les gendarmes varois de l'opération qu'ils déclenchent le 20 mars 2013, passant les menottes aux poignets d'une quarantaine de douaniers, policiers et militaires locaux soupçonnés d'encadrer l'exportation de tonnes de cocaïne vers l'Europe et les Etats-Unis. Immobilisé sur le tarmac, le fameux Falcon 50, loué par le lunettier Alain Afflelou à une société de leasing, dans la soute duquel sont découvertes 26 valises contenant au total 680 kg de cocaïne, du moins selon la version officielle. A bord, quatre Français : deux pilotes au passé militaire prestigieux, Bruno Odos et Pascal Fauret, et deux hommes dont le profil surprend, tant il est loin des canons de la voyoucratie : un Audois de 67 ans, Alain Castany, intermédiaire de la compagnie aérienne SN-THS, et Nicolas Pisapia, un Marseillais de 38 ans. Tous recrutés par Frank Colin.

Alerté par les canaux internationaux, l'Office central pour la répression du trafic illicite de stupéfiants (Ocrtis) entre en piste, mais l'officier de liaison «gendarmerie» ne tire rien de ses collègues tropéziens, qui disent enquêter sur une affaire de... «meubles volés». Le juge de Draguignan est néanmoins dessaisi au profit des magistrats spécialisés de Marseille, qui retirent l'affaire aux gendarmes pour la confier à l'Ocrtis. Une piste débouche sur l'arrestation de l'ami douanier de Frank Colin, repéré à proximité de l'aéroport de La Môle à chaque passage du Falcon. L'autre conduit vers la Roumanie et débouche sur l'arrestation à la Défense du «Caméléon», dont le compte bancaire recèle 3 millions de lei (environ 800 000 €). Une troisième conduit à Nicolas Sarkozy : la juge est furieuse lorsqu'elle s'aperçoit que les policiers n'ont pas retranscrit une écoute où l'on apprenait que l'ancien président de la République avait utilisé pour ses déplacements ce même Falcon. Elle les dessaisit aussitôt au profit des... gendarmes et se met en tête de géolocaliser le suspect. Des recherches aussi vaines que folles qui débouchent sur un soupçon d'abus de bien social : ce voyageur pas comme les autres n'a pas réglé les factures liées aux vols.

 L'ENFER DOMINICAIN

Le dossier devient de plus en plus délirant et ce n'est pas terminé : les autorités dominicaines n'ont pas fait preuve d'une rigueur exemplaire à l'heure de ficeler l'affaire, proposant une vidéo tournée bien après les arrestations, oubliant de photographier le contenu des valises, multipliant les rapports bidons, sans oublier ce général parti en cavale et cet autre qui a fini en prison après avoir été surpris avec le cadavre d'un tueur à gages dans son coffre... De quoi donner aux deux pilotes une envie irrépressible de mobiliser leurs amis pour quitter au plus vite cet enfer, comme ils auraient fui un théâtre de guerre, quitte à mettre en grand danger leurs deux compatriotes abandonnés sur place, suite logique d'une défense qui n'a jamais joué collectif. Tandis que Frank Colin, longtemps silencieux, décidait, au risque de se mettre toute la prison à dos, de revendiquer un rôle que lui dénie la justice : celui de l'homme qui voulait tendre un piège aux «narcos», socialement plus avantageux que celui de simple trafiquant.

http://www.marianne.net/air-cocaine-confession-qui-change-donne-100238044.html

http://france3-regions.francetvinfo.fr/provence-alpes/bouches-du-rhone/marseille/air-cocaine-les-deux-pilotes-maintenus-en-detention-858153.html


http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/proces-air-cocaine/


http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/justice-proces/proces-air-cocaine/l-article-a-lire-pour-comprendre-l-affaire-air-cocaine_1148847.html


Dernière édition par Alain Vasseur le Lun 10 Avr 2017 - 14:41, édité 1 fois
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Le cerveau d'"Air Cocaïne" interpellé.

Message  Alain Vasseur le Dim 15 Mai 2016 - 18:04

Le commanditaire présumé de ce rocambolesque dossier de trafic de cocaïne est tombé cette semaine en Espagne.


Le 19 mars 2013, alors qu'il allait décoller à destination de Saint-Tropez, un jet, appartenant à l'homme d'affaires Alain Afflelou, est arraisonné sur l'aéroport dominicain de Punta Cana avec quatre Français à son bord ainsi que… 682 kg de cocaïne.

Trois ans plus tard, le feuilleton "Air Cocaïne", déjà généreux en rebondissements divers – jusqu'à la surveillance du téléphone et la géolocalisation de l'ancien président Sarkozy –, vient de s'enrichir d'un nouvel épisode avec l'arrestation cette semaine, près de Barcelone, de l'homme considéré comme le commanditaire présumé. Christine Saunier-Ruellan, la juge d'instruction marseillaise, et les gendarmes de la Section de recherches (SR) de Paris risquent de devoir retarder la clôture de ce dossier hors norme.

Selon l'AFP, le réquisitoire définitif du parquet était même attendu pour jeudi. C'était sans compter sur le zèle de la police routière catalane qui, en début de semaine, a contrôlé un automobiliste français. Malgré ses faux papiers, Ali Bouchareb, né en 1967 à Firminy (Loire), a été démasqué. Il fait l'objet d'au moins trois mandats d'arrêt émis par la France dont un émanant de la JIRS de Marseille pour son rôle présumé de commanditaire des 682 kg de coke de Punta Cana.

En photo avec Benzema


Présenté comme un caïd lyonnais du trafic de stups, Bouchareb a fait ses classes dans le shit marocain – une condamnation à neuf ans de prison l'attend du côté de Lyon – avant de basculer dans le business encore plus rémunérateur de la cocaïne. Il était d'abord apparu dans le dossier "Air Cocaïne" sous les surnoms de "Rayan" ou "Daryan", soupçonné d'avoir actionné Franck Colin, un homme d'affaires toulonnais alors expatrié en Roumanie et aujourd'hui écroué en détention préventive, pour affréter ces discrets vols transatlantiques…

Bouchareb avait été arrêté en Espagne fin 2014 en flagrant délit, lors d'une opération de police franco-espagnole à l'occasion de la réception de 400 kg de cocaïne avant d'être mystérieusement remis en liberté trois mois plus tard. Inutile de dire qu'il n'a pas respecté longtemps les termes de son contrôle judiciaire. Lors de cette arrestation, la découverte de plusieurs photographies le montrant au côté de la star du Real Madrid, et ancien Lyonnais,Karim Benzema avait également alimenté les gazettes.

Ali Bouchareb devrait prochainement rejoindre Marseille, où 14 personnes ont été mises en examen dans le volet français parmi lesquelles les deux pilotes du jet qui, condamnés à vingt ans de prison en République dominicaine, avaient été "exfiltrés" fin 2015, lors d'une rocambolesque expédition. Expédition qui a valu en retour à l'un de ses acteurs, le criminologue Christophe Naudin, une arrestation en Égypte puis une extradition, menottes aux poignets, vers la République dominicaine, où deux autres Français encourent également une peine de vingt ans de prison.

Stéphane Joahny - Le Journal du Dimanche





http://france3-regions.francetvinfo.fr/rhone/air-cocaine-un-nouveau-rebondissement-998225.html
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Christophe Naudin, détenu en République dominicaine, pourra purger la fin de sa peine en France.

Message  Alain Vasseur le Lun 10 Avr 2017 - 14:45

10/04/2017 à 12h55 Mis à jour le 10/04/2017 à 13h21



L'expert aéronautique français a signé un accord avec le Parquet dominicain vendredi soir lui permettant d'envisager de revenir en France pour y purger la fin de sa peine de prison. En détention provisoire pour son implication présumée dans l'évasion de deux pilotes français, il avait été condamné à 5 ans d'emprisonnement.


Christophe Naudin devrait pouvoir purger la fin de sa peine de prison en France, grâce à un accord signé avec le parquet dominicain, ont annoncé ses avocats ce lundi dans un communiqué transmis à BFMTV.

Placé en détention provisoire en République dominicaine, l'expert aéronautique et criminologue français avait été condamné à cinq ans de prison pour sa participation présumée à l'opération qui avait permis à Pascal Fauret et Bruno Odos, deux pilotes français sous contrôle judiciaire, de fuir la République dominicaine. Ils étaient alors dans l'attente de leur procès en appel pour leur implication présumée dans l'affaire dite "Air cocaïne". 

Me Eric Dupond-Moretti et Me Antoine Vey, les deux conseils de Christophe Naudin, s'étaient rendus sur place au mois de mars afin de négocier un accord avec le parquet de République dominicaine.


Il a accepté de plaider coupable


L'accord a été signé vendredi soir et "doit être prochainement homologué par le tribunal de Saint Domingue", précisent les avocats dans le document, "cette dernière étape permettant ensuite de demander le rapatriement du citoyen français dans le cadre des accords internationaux entre les deux pays".


"Aux termes de cet accord, le Français a accepté de plaider coupable de l'infraction de 'trafic de migrants', qualification retenue par le Parquet dominicain", explique le communiqué, qui ajoute que Christophe Naudin "pourra également bénéficier de mesures d'aménagement de peine, conformément à la loi française".

http://www.bfmtv.com/police-justice/christophe-naudin-detenu-en-republique-dominicainepourra-purger-la-fin-de-sa-peine-en-france-1139496.html


http://www.20minutes.fr/societe/2047055-20170410-republique-dominicaine-christophe-naudin-signe-accord-obtenir-transfert-france
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Air Cocaïne - Le renvoi de 11 personnes aux assises requis par le parquet de Marseille.

Message  Alain Vasseur le Ven 9 Juin 2017 - 2:51

Jeudi 08/06/2017 à 23H02 

Le parquet de Marseille a requis le renvoi devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône de 11 personnes mises en examen dans l'affaire dite "Air Cocaïne", surnom d'un réseau d'importation de cocaïne par voie aérienne depuis la République Dominicaine, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.


Dans son réquisitoire définitif, daté du 2 juin, le procureur de la République de Marseille Xavier Tarabeux demande également l'organisation d'un procès en correctionnelle afin de juger des faits annexes de blanchiment ou de non-justification de ressources. Ce volet correctionnel concernerait huit personnes, dont cinq pour lesquelles un renvoi devant la cour d'assises est également requis. Enfin, le procureur a requis un non-lieu total pour deux autres des mis en cause.


L'affaire avait éclaté avec l'interpellation, le 19 mars 2013 sur l'aéroport de Punta Cana (République Dominicaine) d'un avion privé à destination de Saint-Tropez à bord duquel avaient été chargées 26 valises contenant 700 kg de cocaïne. Les autorités dominicaines interpellaient deux passagers et deux pilotes français. Selon l'enquête, un premier transport de drogue aurait eu lieu le 9 décembre 2012 et une tentative aurait échoué à Quito (Equateur) au mois de mars 2013.


Dans son réquisitoire, le procureur de la République désigne Ali Bouchareb, un Lyonnais déjà condamné pour trafic de stupéfiants, et Frank Colin, un Toulonnais évoluant dans la jet-set et les affaires en Roumanie, comme les "organisateurs et commanditaires des importations de stupéfiants". Si Frank Colin a assuré avoir voulu jouer un rôle d'aviseur au service des douanes, l'accusation estime que l'enquête "n'établit pas cette prétendue qualité d'agent infiltré, bien au contraire".


Le parquet requiert également le renvoi devant la cour d'assises des deux pilotes Bruno Odos et Pascal Fauret qui ont toujours clamé leur innocence et dont la rocambolesque "exfiltration" de République Dominicaine où ils ont été condamnés à 20 ans de prison a constitué l'un des nombreux rebondissements de cette procédure.


Ces anciens pilotes de l'armée française sont désignés par le parquet de Marseille comme "les transporteurs" au même titre que Fabrice Alcaud et Pierre-Marc Dreyfus, responsables de la société SNTHS de location d'avions privés. "La procédure dominicaine semble déterminer de la part des pilotes une contribution active au chargement des 26 valises contenant de la cocaïne appréhendées à Punta Cana", écrit le procureur.


Le procureur a aussi requis le renvoi devant les assises de Nicolas Pisapia et Alain Castany, deux Français condamnés en 2016 à 20 ans de prison en appel dans cette même affaire par la justice dominicaine et toujours détenus en République dominicaine.


Le juge d'instruction Christophe Perruaux devrait prochainement statuer sur le renvoi de cette affaire.


http://www.laprovence.com/actu/en-direct/4486292/air-cocaine-le-renvoi-de-11-personnes-aux-assises-requis-par-le-parquet-de-marseille.html
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Air cocaïne: Alain Castany transféré en France pour des raisons de santé.

Message  Alain Vasseur le Ven 9 Juin 2017 - 23:26

 Par LEXPRESS.fr avec AFP , publié le 09/06/2017 à 21:41 , mis à jour à 23:20



Ce protagoniste de l'affaire "Air cocaïne" avait été condamné à 20 ans de prison en République dominicaine. Extrait de sa cellule, il est arrivé ce vendredi en France.

Alain Castany, condamné à 20 ans de prison en République dominicaine pour trafic de drogue dans l'affaire "Air Cocaïne", a été transféré en France pour raisons de santé, a-t-on appris ce vendredi de sources concordantes. 


"Il est arrivé [ce] vendredi matin en France pour être pris en charge médicalement et disposer des soins adéquats que requièrent son état de santé", a indiqué son avocat Karim Beylouni, confirmant une information de M6

Condamné à 20 ans de prison

Alain Castany avait été interpellé le 19 mars 2013, en compagnie de trois autres Français, par la police dominicaine qui avait intercepté, à l'aéroport de Punta Cana en République Dominicaine, un avion privé à destination de Saint-Tropez à bord duquel avaient été chargées 26 valises contenant 700 kg de cocaïne. 

Il avait été condamné en août 2015 à vingt ans de prison en même temps que Nicolas Pisapia, présenté comme le passager du jet, et les deux pilotes de l'avion, Bruno Odos et Pascal Fauret. Ces deux derniers avaient fui en France en octobre de la même année au terme d'une rocambolesque "exfiltration" de République dominicaine. 

Christophe Naudin reste en République dominicaine

Le parquet de Marseille a requis le 2 juin le renvoi devant la cour d'assises des Bouches-du-Rhône d'Alain Castany, Nicolas Pisapia, Bruno Odos et Pascal Fauret ainsi que de sept autres protagonistes. Quant à l'expert aérien Christophe Naudin, détenu en République dominicaine pour son implication dans la fuite des deux pilotes, son procès va se poursuivre dans ce pays. La juge a rejeté fin mai l'accord conclu début avril entre la défense de Christophe Naudin et le parquet dominicain pour envisager un retour en France. 

http://www.lexpress.fr/actualite/monde/amerique-sud/air-cocaine-alain-castany-transfere-en-france-pour-des-raisons-de-sante_1916424.html
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