Assaut à Saint-Denis : ce que l'on sait sur l'opération anti-terroriste.

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Assaut à Saint-Denis : ce que l'on sait sur l'opération anti-terroriste.

Message  Alain Vasseur le Mer 18 Nov 2015 - 14:17

Edité par J.F avec AFP et Reuters - MYTF1News - le 18 novembre 2015 à 11h59 , mis à jour le 18 novembre 2015 à 13h44.




Le Raid a mené un assaut mercredi matin contre un appartement où étaient retranchés des terroristes présumés. Deux forcenés ont été tués et sept personnes interpellées. Qui était la cible des policiers ? Quel lien avec les attentas du 13 novembre ? Comment ont réagi les riverains ? Le point sur la situation.


Détonations, tirs en rafales, militaires déployés et survols d'hélicoptères ont réveillé ce mercredi à l'aube les habitants du centre de Saint-Denis. Le Raid a en effet mené un assaut contre un appartement situé 8 rue du Corbillon, où plusieurs terroristes présumés étaient retranchés. Débuté vers 4h20 ce matin, l'assaut s'est terminé aux environs de 11h30, mais les opérations de sécurisation se sont poursuivies ensuite.

• Quelle était la cible des policiers ?

La principale cible de l'assaut du Raid était Abdelhamid Abaaoud, organisateur présumé des attentats du 13 novembre qui ont fait 129 morts et 352 blessés. Il s'agit d'un jihadiste belge de 28 ans, membre très actif du groupe Etat islamique, d'où il nargue les polices européennes depuis des années. Il est originaire de la commune belge de Molenbeek, où il a connu Salah Abdeslam, l'autre terroriste activement recherché depuis les attaques de vendredi dernier.

Cependant, la présence d'Abdelhamid Abaaoud dans l'appartement visé par l'assaut n'est pas certaine, selon une source judiciaire qui parle d'"hypothèse de départ". Après la fin de l'intervention, le procureur de la République de Paris François Molins a indiqué qu'il était impossible à ce stade de donner l'identité des personnes qui se trouvaient dans l'appartement.
 

• Comment les policiers sont-ils arrivés jusqu'à cet appartement de Saint-Denis ?

Selon le procureur de Paris, les investigations menées depuis vendredi ont permis "d'obtenir par la téléphonie, la surveillance et des témoignages des éléments" qui pouvaient laisser penser que Abadooud était présent dans l'appartement.

• Y a-t-il des victimes, des blessés ?

Deux forcenés ont été tués, dont une femme kamikaze, morte après avoir actionné son gilet d'explosifs. Le second individu a été abattu par un sniper.
La police nationale a annoncé que cinq policiers du Raid avaient été légèrement blessés. Et Diesel, la chienne d'assaut du Raid de race malinoise et âgée de 7 ans, "a été tuée par les terroristes dans l'opération".

• Qui sont les suspects arrêtés ?

Les policiers d'élite du Raid ont extrait trois hommes de l'appartement, immédiatement placés en garde à vue. Un homme et une femme ont également été interpellés à proximité immédiate de l'appartement et placés en garde à vue. Leur identité, à cette heure, n'est pas connue. L'homme dit avoir hébergé deux personnes "qui venaient de Belgique" dans l'appartement visé par l'assaut, un appartement dont il aurait en réalité forcé la porte, et qui serait un squat. Deux autres personnes ont été interpellées, sans que plus de précisions ne soient données sur ces individus. Cela porte donc à sept au total le nombre de personnes interpellées.

• Les présumés terroristes visés par l'assaut préparaient-ils un attentat ? 

L'information n'a pas été confirmée par d'autres médias, mais Reuters a interrogé une source proche de l'enquête qui affirme que "c'est une nouvelle équipe qui projetait un attentat à La Défense" qui a été visée. "Les forces de l'ordre recherchaient des terroristes qui préparaient un acte prochain sur la base d'informations de la SDAT (les services antiterroristes) et de l'étranger." "Ils pensaient trouver Abdelhamid Abaaoud (le commanditaire des attentats-NDLR), ils sont tombés sur autre chose, une équipe qui préparait un attentat à la Défense", a-t-elle précisé à Reuters.

• Quelles ont été les conséquences à Saint-Denis de cette opération de police ?

Les autorités ont demandé aux habitants du centre ville de Saint-Denis de rester chez eux. Selon Le Parisien, 15.000  à 20.000 personnes ont été confinés chez eux pendant les opérations. Beaucoup ont été réveillés en sursaut par le bruit des tirs, et tous sont surpris d'apprendre que des terroristes pouvaient se cacher dans cet appartement du centre-ville.
L'ensemble des transports en commun, métro, tramway et lignes de bus ont été coupés. 

Hayat, 26 ans, avait passé la nuit chez des amis quand elle a entendu "des coups de feu" au moment où elle sortait. "J'ai pensé à un règlement de compte. Mais les tirs ont continué, beaucoup de renforts sont arrivés et ont bouclé l'avenue de la République. On se croirait en guerre" dit-elle. Samira, 39 ans, habite au dernier étage d'un immeuble situé à 200 mètres de l'assaut. Elle a été réveillée "par des explosions très fortes et de longs moments de tirs. Avec mon compagnon on s'est dit "ça y est, ça repart", ça a tellement fait écho à ce qui s'est passé vendredi". Elle avoue avoir "eu très peur, quand ils ont illuminé les toits, avec l'hélicoptère qui tournait. On a pensé que des gens s'étaient échappés par les toits. Là je me suis dit "si ça se trouve on va se retrouver avec des forcenés dans les rues"".

Il a été recommandé aux habitants de Saint-Denis de rester chez eux, et plusieurs écoles, collèges, lycées ou universités situés près du périmètre de l'assaut resteront fermés aujourd'hui. Le trafic des métros, bus et tramway desservant Saint-Denis a été interrompu.

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/assaut-a-saint-denis-ce-que-l-on-sait-a-la-mi-journee-8685206.html

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/qui-est-abdelhamid-abaaoud-le-cerveau-presume-des-attentats-8685121.html

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/elle-servait-a-detecter-les-explosifs-diesel-la-chienne-du-raid-8685183.html

http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/assaut-a-saint-denis-les-riverains-racontent-l-operation-du-raid-8685169.html

http://www.20minutes.fr/societe/1732947-20151118-direct-attentats-paris-traque-saint-denis-cerveau-attaques-fait-moins-mort
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Alain Vasseur

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La kamikaze de Saint-Denis était la cousine de Abdelhamid Abaaoud.

Message  Alain Vasseur le Mer 18 Nov 2015 - 15:41

Selon des informations de "l'Obs", la femme kamikaze qui a explosé au cours de l’assaut du Raid sur l’appartement de Saint-Denis était la cousine d’Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats.
On ignore pour l'heure si elle s'est délibérément fait exploser, ou si sa ceinture d'explosifs a été déclenchée par les tirs.
Deux personnes, dont la femme kamikaze, sont mortes dans cet assaut. Sept personnes ont été interpellées, trois dans l'appartement, deux cachées dans les gravats et deux à l'extérieur de l'appartement. On ignore si le "cerveau" était sur place.
L'appartement étant dévasté par l'assaut, le travail de reconstitution s'annonce complexe.

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/12482-attaquesparis-kamikaze-saint-denis-etait-cousine.html

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L'homme qui s'est présenté devant les caméras de BFMTV comme le "logeur" des terroristes a été condamné pour "coups mortels" en 2008


Son interview hallucinante passe en boucle depuis ce matin. Devant les caméras de BFMTV, un homme d'une trentaine d'années s'est présenté comme le "logeur" de l'appartement où séjournaient les terroristes à Saint-Denis, assurant de rien savoir de l'identité et des projets de ses locataires. "On m'a demandé de rendre service, j'ai rendu service, je n'étais pas au courant que c'était des terroristes", a-t-il expliqué face caméra avant d'être interpellé et placé en garde à vue.
 Il a depuis précisé : "Un ami m'a demandé d'héberger deux de ses potes pour quelques jours", expliquant avoir mis à leur disposition un appartement situé 8, rue du Corbillon. "J'ai dit qu'il n'y avait pas de matelas, ils m'ont dit 'c'est pas grave', ils voulaient juste de l'eau et faire la prière. J'ai rappelé mon ami. Il m'a dit qu'ils venaient de Belgique", a-t-il poursuivi.
En réalité, toujours selon BFMTV, l'homme a été condamné en 2008 pour meurtre après avoir poignardé mortellement son "meilleur ami" rue Corbillon à Saint-Denis, la rue où s'est déroulé l'assaut des forces de l'ordre ce mercredi.
D'après les informations de "Metronews", la mère du jeune homme tué en 2008 semble confirmer que le meurtrier de son fils pourrait être Jawad B., l'homme interviewé par BFMTV. Idem pour son ancien avocat qui a confirmé son identité au journal : "C'est bien lui. Quand on a défendu quelqu'un aux Assises, on ne l'oublie pas. A l'époque, il n'y avait dans son dossier aucun lien avec les milieux djihadistes." En 2008, un article du "Parisien" était revenu sur le fait divers.

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/12481-attaquesparis-homme-presente-devant-cameras-bfmtv-comme.html
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Interrogés par les services belges, les deux frères Abdeslamn'avaient pas été signalés aux autorités françaises.

La police belge avait interrogé avant les attentats les deux frères Abdeslam, dont l'un s'est fait exploser vendredi à Paris et l'autre est toujours recherché, mais "ils ne montraient pas de signe d'une possible menace", indique le parquet fédéral.
Brahim Abdeslam, 31 ans, est l'un des kamikazes des attentats de vendredi. Il s'est fait exploser devant un bar dans l'Est parisien. Il "a essayé d'aller en Syrie mais il n'a réussi à aller qu'en Turquie", déclare le porte-parole du parquet Eric Van Der Sypt, confirmant des propos au site Politico.
"Il a été interrogé à son retour, et son frère aussi", ajoute le porte-parole, en parlant de Salah Adbeslam, 26 ans, soupçonné d'avoir également participé aux attentats et activement recherché par la police. Il n'a pas précisé de dates concernant ces interrogatoires.
"Nous savions qu'ils étaient radicalisés et qu'ils pourraient se rendre en Syrie [mais, NDLR] ils ne montraient pas de signe d'une possible menace. Même si nous les avions signalés à la France, je doute qu'on aurait pu les arrêter", poursuit le magistrat, confirmant au passage que les deux frères n'avaient pas été signalés aux services de renseignement français.

Brahim n'a pas été poursuivi à son retour de Turquie car "nous n'avions pas de preuve qu'il participait aux activités d'un groupe terroriste", a aussi expliqué le porte-parole du parquet.

La police néerlandaise annonce également que Salah Abdeslam avait été arrêté en février aux Pays-Bas lors d'un contrôle routier de routine, pour possession de cannabis.

http://tempsreel.nouvelobs.com/en-direct/a-chaud/12484-attaquesparis-interroges-services-belges-freres.html


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Le groupe de Saint-Denis se préparait à commettre des attentats imminents à Roissy et à La Défense ?

Message  Alain Vasseur le Mer 18 Nov 2015 - 18:08

INFO FRANCE 2.


Pour les enquêteurs, ce groupe de Saint-Denis constitue une quatrième équipe, en plus des trois déjà impliquées dans les attentats perpétrés à Paris.



Le groupe terroriste de Saint-Denis, qui a été visé part un assaut, mercredi 18 novembre au petit matin, se préparait à commettre des attentats imminents à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et au centre commercial des Quatre Temps, à La Défense (Hauts-de-Seine), selon les informations de France 2, s'appuyant sur des sources policières. 



Pour les enquêteurs, ce groupe jihadiste constitue une quatrième équipe, en plus des trois déjà impliquées dans les attentats perpétrés à Paris, vendredi 13 novembre, dans lesquels au moins 129 personnes ont trouvé la mort. 


Mercredi, des policiers lourdement armés ont mené un assaut à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), aux portes de Paris et qui s'est soldé par deux morts et sept interpellations. Des vérifications sont en cours pour savoir si le jihadiste belgeAbdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé de ces attaques, se trouvait dans l'appartement ciblé. L'un des deux morts est une femme, qui a déclenché son gilet explosif au début de l'assaut, un acte sans précédent en France.


>> Suivez les dernières avancées de l'enquête dans notre direct


http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/info-france-2-le-groupe-terroriste-de-saint-denis-se-preparait-a-commettre-des-attentats-imminents-a-l-aeroport-de-roissy-et-au-centre-commercial-de-la-defense_1181451.html
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Saint-Denis : le patron du Raid raconte l'assaut heure par heure.

Message  Alain Vasseur le Mer 18 Nov 2015 - 20:43

INTERVIEW - Jean-Michel Fauvergue, directeur du Raid, raconte en détails, comment ses hommes ont mené l'assaut dans le nord de Paris. L'opération, qui a duré sept heures, a occasionné «des centaines de coups de feu» et blessé 5 hommes de l'unité d'élite de la police.

LE FIGARO. - Que savez-vous avant de commencer l'assaut?

Jean-Michel FAUVERGUE. - Au départ, on nous a dit qu'il y avait trois personnes à l'intérieur. On pense qu'il y a une femme et deux hommes radicalisés.

Vous saviez que la femme portait un gilet explosif?

Oui, on savait que les terroristes étaient sans doute armés de kalachnikov et de gilets explosifs.

Abu Abdelhamid Abaaoud pouvait-il être présent?

On savait qu'il était peut-être là. Les autres services nous avaient transmis cette information.

Pouvez-vous nous raconter l'assaut?

L'assaut commence à 4h16 et il dure tout le temps du siège. On décide de faire une ouverture de porte à l'explosif car c'est généralement efficace et sidérant pour les gens qui sont à l'intérieur. Malheureusement, comme ça arrive quelques fois, ça ne marche pas bien. La porte blindée s'ouvre mal. On a du mal à rentrer et donc l'effet de surprise n'existe pas et très rapidement nos gars sont pris dans des échanges de tirs nourris. On riposte.

Les terroristes ont rapidement installé un porte-bouclier derrière la porte. Un porte bouclier assez lourd, posé sur une structure à roulettes. Ça n'est pas un bouclier sarcophage, mais ça y ressemble.

L'échange de tirs dure entre une demi-heure et trois-quarts d'heure. Des centaines de coups de feu sont échangés. Les terroristes ont également lancé des grenades offensives. Puis les tirs deviennent plus sporadiques, entrecoupés de périodes de feu plus intenses.

Après un long moment sans tir, on décide d'envoyer un chien pour qu'il fasse une reconnaissance des lieux. Malheureusement, Diesel, un chien d'attaque, est tué à la Brenneke.
On avait auparavant placé 6 tireurs d'élite devant les ouvertures, sur des immeubles aux alentours. L'un de nos hommes voit un des terroristes, lui demande de lever les mains. Il ne le fait pas. Le tireur d'élite tire. Le terroriste est touché mais continue de risposter à la kalachnikov. Les échanges de tirs continuent assez longtemps.

Puis la femme présente à l'intérieur envoie une longue rafale de tirs et s'ensuit une grande explosion. Les fenêtres, côté rue, volent en éclats. Un bout de corps, un morceau de colonne vertébrale, tombe sur une de nos voitures.

La femme s'est-elle jetée sur les forces d'intervention?

Non, nous sommes prudents. La femme s'est fait sauter toute seule dans l'appartement, en espérant que la force de l'explosion nous touche. Mais l'explosion ne nous a pas touchée, en revanche le choc a fait plier des murs porteurs. L'appartement est fragilisé mais il ne s'effondre pas.

Nous sommes au milieu de la mission, il est environ 9 heures. Les tirs de kalachnikov se poursuivent. Puis nous n'entendons plus qu'une kalachnikov car la deuxième s'est tue.
On décide alors de travailler à la grenade de 40mm. C'est une grenade qui contient 40 grammes d'explosif et qui sert à assourdir et à sidérer les assaillants. On en jette une vingtaine.

Puis on continue la progression dans l'appartement. C'est une progression raisonnée.

C'est-à-dire? Vous utilisez des moyens de reconnaissance?

On avance prudemment dans l'appartement. On envoie un drone pour regarder à travers les vitres et les velux mais ça ne nous apprend pas grand-chose.

On balance un premier robot muni d'une caméra pour faire une reconnaissance des lieux. Mais il est rapidement bloqué par les gravats. On emprunte un robot plus gros et plus haut, celui de la sécurité civile qui sert au déminage, mais il ne peut pas non plus progresser à cause des gravats. On n'arrive pas à le déployer.

On s'aperçoit qu'il y a des trous un peu partout, dans le parquet. Alors on décide d'utiliser l'appartement du dessous, du deuxième étage, pour passer des perches dotées de caméras. On voit alors qu'un corps est passé du troisième au deuxième étage. Le cadavre est abîmé car il a sans doute pris des grenades et il a reçu une poutre lorsqu'il est tombé. Il n'est pas identifiable.

On décide de repartir au troisième étage. D'autres personnes sont sur le pallier, deux hommes se cachaient sous du linge et avec ce qu'ils avaient trouvé. On les arrête. On continue notre progression mais on ne voit plus rien.

Des policiers ont été blessés durant l'assaut?

Cinq de nos hommes sont blessés, certains par balles, d'autres ont pris des morceaux d'explosifs. Ils ont été touchés aux bras, aux jambes, aux mains, dans le bas du dos, mais leur pronostic vital n'est pas engagé.

Vous êtes-vous coordonnés avec la BRI?

Oui, à la fin de l'opération, il fallait que l'on vérifie d'autres bâtiments, d'autres appartements qu'on nous avait désignés. La BRI est donc venue en renfort et c'est elle qui a fait cette mission.

Nous étions 110 policiers d'intervention sur le terrain, dont 70 du Raid.

Avez-vous des techniques d'intervention particulières?

L'engagement du Raid et de la BRI est un engagement total mais nos hommes ne sont pas suicidaires et on a mis au point des techniques d'intervention particulières. Mais ça pose problème de travailler sur des gens qui portent des gilets explosifs.

Ça pose quels problèmes?

On est obligé de rester à distance car effectivement il ne faut pas que l'on se fasse péter.

Est-ce que cette nouvelle forme de terrorisme va modifier vos techniques d'intervention?

On les a déjà modifiées. On s'est servi de l'expérience de nos amis étrangers et notamment des techniques utilisées en Israël mais aussi dans d'autres pays. Ce sont des techniques pour essayer d'avoir le moins de dégâts possibles avec un kamikaze.

C'est éprouvant pour les nerfs des hommes…

Oui, des hommes mais aussi des chefs. Vous êtes en train de commander une colonne et vous allez demander à vos gars d'aller au contact sur des individus qui sont prêts à se donner la mort.

Si cette série continue, le comportement de mes hommes restera le même. Si on arrive à conserver du temps de repos, ça se passera bien. Là, on est en train de gérer la fatigue et le repos.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/18/97001-20151118FILWWW00315-exclusif-saint-denis-le-directeur-du-raid-raconte-l8217assaut-heure-par-heure.php
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Saint-Denis: "Tout laisse à penser que le commando pouvait passer à l'acte".

Message  Alain Vasseur le Mer 18 Nov 2015 - 20:56

Le procureur de la République de Paris, François Molins, a livré des détails sur l'avancée de l'enquête sur les attaques perpétrées le 13 novembre dans la capitale, quelques heures après un assaut mené à Saint-Denis, qui visait à arrêter Abdelhamid Abaaoud, cerveau présumé des attentats. 


Le procureur de la République de Paris, François Molins, a indiqué ce mercredi lors d'une conférence de presse, que le commando neutralisé dans la matinée à Saint-Denis, dans le cadre de l'enquête sur les attentats perpétrés vendredi à Paris et Saint-Denis, "pouvait passer à l'acte".

Il a également indiqué que les deux individus activement recherchés,Abdelhamid Abaaoud, soupçonné d'être le commanditaire des attaques du 13 novembre, et Salah Abdeslam, l'un des assaillants, en fuite, ne font pas partie des individus interpellés à Saint-Denis. Des vérifications sont en cours pour savoir s'ils font partie des individus tués dans l'assaut. 

La suite de l 'article en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.bfmtv.com/societe/saint-denistout-laisse-a-penser-que-le-commando-pouvait-passer-a-l-acte-annonce-le-procureurbr-931239.html

http://www.bfmtv.com/societe/en-direct-echanges-de-tirs-a-saint-denis-930998.html

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Assaut à Saint-Denis : qui était Hasna, la cousine kamikaze d'Abaaoud ?

Message  Alain Vasseur le Mer 18 Nov 2015 - 21:44

C'est en écoutant les appels de la jeune fille de 26 ans que les enquêteurs ont retrouvé la planque du commando à Saint-Denis. Vêtue d'un gilet explosif, elle a trouvé la mort ce mercredi matin lors de l'assaut.


D'abord, on n'a rien su d'elle, sinon qu'elle venait de s'octroyer le titre de gloire d'être la première femme kamikaze de l'histoire du terrorisme français. Il est environ 4h45 ce mercredi 18 novembre à Saint-Denis, le Raid et la Sdat lancent depuis une demi-heure un assaut massif sur la planque supposée du djihadiste belge Abdelhamid Abaaoud, commanditaire présumé des attentats de Paris.


Un son amateur d'un riverain diffusé par TF1 dévoile quelques secondes surréalistes des échanges entre les forces de l'ordre et la kamikaze :

Il est où ton copain ? Il est où ?" demande un policier.


La jeune femme hurle à deux reprises : "C'est pas mon copain !", juste avant un échange nourri de coups de feu. Parlent-ils d'Abdelhamid Abaaoud ? On ne peut que le supposer. Si tel est le cas, c'est à raison qu'elle corrige les forces de l'ordre : Abaaoud est en réalité son cousin germain, du côté maternel.

Quelques instants plus tard, elle est emportée par la déflagration de son gilet explosif, qui creuse de premières brèches dans la façade désormais délabrée du 8 rue du Corbillon. Non sans avoir, comme l'a appris TF1 auprès d'une source proche du dossier, passé un ultime coup de téléphone... possiblement pour "avertir des complices", que les enquêteurs doivent encore identifier.


"Obsédée par le djihad"



Elle ne le sait peut-être pas alors mais c'est sans doute ce téléphone qui a signé son arrêt de mort. Selon nos informations, c'est en écoutant les appels de Hasna - c'est son prénom - que les enquêteurs ont pu remonter la piste de l'appartement de Saint-Denis, après les planques d'Alfortville et de Bobigny.


La jeune fille était en fait le point faible du commando : mise sur écoute, "triplement branchée" comme l'explique iTélé, à la fois par les services judiciaires (Sdat), de renseignement et de police. Outre son lien de parenté et sa proximité idéologique avec Abdelhamid Abaaoud, Hasna était en effet pistée par la police pour des trafics de stupéfiants.


De Hasna Aitboulahcen, bien sûr, on ne sait pas encore l'essentiel. La kamikaze est née en août 1989 à Clichy-la-Garenne et était Française, contrairement à son cousin de Bruxelles. Curieusement, elle était depuis 2011 à la tête d'au moins une entreprise de BTP basée à Clichy-sous-Bois, "Beko construction", aujourd'hui en liquidation judiciaire.

Une couverture ? Difficile de l'affirmer pour le moment. Comme l'explique le spécialiste police - justice d'iTélé Jean-Michel Decugis, la radicalisation de cette jeune fille de 26 ans, "obsédée par le djihad" n'était pas un secret pour les services de renseignement. "Elle veut faire le djihad depuis des années. Elle n'a jamais pu aller en Syrie ou en Irak, mais elle a proposé ses services pour faire des attentats en France", révèle-t-il.


La jeune fille d'origine marocaine n'aura été qu'à demi exaucée : elle est morte avant l'aube ce mercredi matin, entraînant avec elle la perte de son commando.

http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20151118.OBS9773/assaut-a-saint-denis-qui-etait-hasna-la-cousine-kamikaze-d-abaaoud.html
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Assaut de Saint-Denis : Jawad, le "chef de la rue" qui a hébergé les terroristes.

Message  Alain Vasseur le Jeu 19 Nov 2015 - 4:22

L'homme présenté dans la matinée comme le loueur de l'appartement dans lequel a eu lieu l'assaut, dans le centre-ville de Saint-Denis, a été interpellé.


Il est l'une des huit personnes qui ont été interpellées au petit matin au 8 de la rue du Corbillon, à Saint-Denis. Dans le quartier, tout le monde connaît Jawad D., 27 ans. "Sa vie, c'était sexe'n shit", dit Momo, un de ses amis. "Ici, il est le chef de la rue", raconte Djibril, la quarantaine, qui habite provisoirement dans un immeuble squatté à deux pas de là.


L'homme qui s'était auto-proclamé propriétaire de plusieurs logements délabrés, et qui prétend les mettre gracieusement à disposition de ses amis, faisait en réalité commerce de cette activité. Djibril lui-même a visité deux de ces appartements, un F2 et un studio. Il devait y emménager hier soir pour 550 euros par mois. Mais "j'ai trouvé les lieux inquiétants, la porte ne fermait même pas, c'était louche en bas, alors je suis resté ici", dit-il en tremblant. Je réalise en fait que je pourrais être mort à l'heure qu'il est". 

"Incontournable"



Jawad D. était réapparu à Saint-Denis, sa ville natale où réside aussi sa mère, depuis moins de deux mois. Il sortait de huit mois de détention, à la suite d'une descente à laquelle il avait participé cagoulé dans un restaurant d'Aubervilliers, pour un règlement de comptes. L'homme n'en était pas à sa première condamnation, puisqu'il avait déjà purgé une peine de plusieurs années de prison après une condamnation en 2008 pour meurtre. "Il a tué quelqu'un à coups de couteau", racontent Djibril et son ami Moussa, qui poursuit :
Jawad est un peu incontournable pour qui veut s'établir ici. Si on ouvre un petit restaurant, un snack ou n'importe quoi comme c'était notre cas il y quelques temps, on devait lui reverser quelque chose."


L'homme se conduisait comme une sorte de parrain mafieux, qui "protégeait" les gens, "en échange de 100 euros donnés de la main à la main tous les dimanches". Jawad D. tenait son autorité de ses séjours en prison :


Il a beaucoup de contacts avec les reubeux [les arabes, NDLR] et un gros carnet d'adresses". 


Hier soir, à 23h45, quelques heures avant l'intervention massive de la police, les habitants d'autres squats situés dans un immeuble de la rue de la République ont été contrôlés et fouillés par les forces de l'ordre.  

8 rue du Corbillon



Deux personnes sont mortes ce matin dans l'appartement où Jawad D. hébergeait les terroristes. Parmi elles, une femme kamikaze, qui a activé son gilet explosif au début de l'assaut lancé par les forces d'intervention du Raid et de la BRI.


Outre Jawad D., ont été interpellés : deux Egyptiens, B. et A., une mère de famille d'origine algérienne ainsi que quatre autres personnes. Selon des habitants du quartier, ils vivaient tous au 8 de la rue du Corbillon. L'un des cerveaux présumés des attentats perpétrés vendredi dernier, Abdelhamid Abaaoud, cible de l'assaut ordonné par la SDAT (sous-direction antiterroriste) ce matin à Saint-Denis, pourrait être toujours en fuite.


La police reste très mobilisée en Seine-Saint-Denis et dans les Hauts-de-Seine. Deux voitures auraient été signalées "avec des hommes armés à bord", apprend-on de source policière. Leurs recherches n'avaient rien donné en début de soirée. 

http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20151118.OBS9764/assaut-de-saint-denis-jawad-le-chef-de-la-rue-qui-a-heberge-les-terroristes.html
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INFO FRANCE 2. Le groupe de Saint-Denis se préparait à commettre des attentats à Roissy et à la Défense.

Message  Alain Vasseur le Jeu 19 Nov 2015 - 14:10

Pour les enquêteurs, ce groupe de Saint-Denis constitue une quatrième équipe, en plus des trois déjà impliquées dans les attentats perpétrés à Paris.

Le groupe terroriste de Saint-Denis, visé part un assaut mercredi 18 novembre au petit matin, se préparait à commettre des attentats, notamment à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle et au centre commercial des Quatre Temps, à la Défense (Hauts-de-Seine), selon les informations de France 2, s'appuyant sur des sources policières. "Tout laisse à penser que le commando pouvait passer à l'acte", a déclaré mercredi soir le procureur de Paris, François Molins, sans toutefois préciser ses cibles éventuelles.


>> Suivez les dernières avancées de l'enquête dans notre direct


Pour les enquêteurs, ce groupe jihadiste constitue une quatrième équipe, en plus des trois déjà impliquées dans les attentats perpétrés à Paris, vendredi 13 novembre, dans lesquels au moins 129 personnes ont trouvé la mort. 


http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/direct-attentats-de-paris-le-sort-du-commanditaire-abdelhamid-abaaoud-est-incertain_1182577.html


http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/assaut-de-saint-denis-les-huit-personnes-interpellees-gardent-le-silence_1183055.html



http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/direct-attentats-de-paris-le-sort-du-commanditaire-abdelhamid-abaaoud-est-incertain_1182577.html
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Assaut de Saint-Denis: Hasna Aitboulahcen n'est pas morte en kamikaze.

Message  Alain Vasseur le Ven 20 Nov 2015 - 18:56

Hasna Aitboulahcen, cousine de l'organisateur présumé des attentats de Paris dont le corps a été retrouvé dans les décombres de l'appartement de Saint-Denis visé mercredi par un assaut policier, n'est pas morte en kamikaze, explique aujourd'hui des sources policières.

Trois personnes sont mortes dans l'assaut: l'organisateur présumé des attentats Abdelhamid Abaaoud, sa cousine Hasna Aitboulahcen, et un homme encore non identifié. Les enquêteurs ont d'emblée dit qu'une personne retranchée s'était fait exploser, pensant dans un premier temps qu'il s'agissait d'une femme. Mais c'est en fait un homme qui s'est fait sauter en kamikaze, selon la source policière. 


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/11/20/97001-20151120FILWWW00277-assaut-de-saint-denis-hasna-aitboulahcen-n-est-pas-morte-en-kamikaze.php
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Aulnay-sous-Bois : une mystérieuse équipe venue de Belgique aurait "nettoyé" l'appartement d'Hasna Aït Boulahcen avant la police

Message  Alain Vasseur le Ven 20 Nov 2015 - 20:42

Les enquêteurs sur la piste d'un quatrième commando après les attentats de Paris ? C'est en tout cas ce que laisse entendre une information de M6, confirmée par France 3, révélant qu'une petite dizaine de personnes a débarqué, mercredi soir peu après 22 heures, au domicile de la mère d'Hasna Aït Boulahcen. Ils étaient au volant de trois voitures immatriculées en Belgique.


Le groupe aurait effectué un possible "nettoyage" de l'appartement situé rue Edgar Degas à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où aurait pu séjourner la jeune femme, tuée quelques heures plus tôt dans l'assaut mené à Saint-Denis. "La question est de savoir si ces personnes ont emporté avec eux des éléments présents dans l’appartement qui pourraient directement intéresser l’enquête", explique une source judiciaire à M6.


http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/terrorisme/attaques-du-13-novembre-a-paris/enquete-sur-les-attentats-de-paris/aulnay-sous-bois-une-mysterieuse-equipe-venue-de-belgique-aurait-nettoye-l-appartement-d-hasna-ait-boulahcen-avant-la-police_1185063.html
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Assaut à Saint-Denis: la Russie va offrir ce petit chien à la France pour remplacer Diesel.

Message  Alain Vasseur le Ven 20 Nov 2015 - 22:16

La Russie a annoncé qu'elle allait offrir un chiot à la France après la perte d'un animal du Raid, Diesel, lors de l'assaut mené par les forces de l'ordre à Saint-Denis.

Mercredi matin, la France assistait avec effroi au violent assaut mené dans deux appartements à Saint-Denis. Une planque pour des terroristes présumés qui, selon le procureur de la République, s'apprêtaient à passer à nouveau à l'acte. Lors de cette opération, les policiers ont envoyé en éclaireur un chien dans l'un des logements afin de mesurer le danger et les potentiels obstacles présents à l'intérieur. A peine la porte passée, Diesel, la chienne d'assaut du Raid, a été abattue par les occupants.
Cette perte pour les forces de l'ordre a suscité un vif émoi, notamment sur les réseaux sociaux. Un hashtag #Jesuischien est né sur Twitter et reste depuis l'un des plus partagés. Une pétition a même été lancée pour que l'animal reçoive une médaille.

Témoignage de solidarité

L'émotion a dépassé les frontières puisque la Russie a annoncé ce vendredi vouloir offrir un chiot pour remplacer Diesel, un malinois de 7 ans. Le ministère de l'Intérieur russe a annoncé sur Twitter et Facebook vouloir donner un animal à la France. 
Dans le message en russe, et traduit en français, Moscou explique que cet animal s'appelle Dobrynia. "Ce chien sera remis à la France en témoignage de la solidarité avec le peuple français ainsi que la police française dans le cadre de la lutte contre le terrorisme", précise le communiqué.
http://www.bfmtv.com/international/assaut-a-saint-denis-la-russie-va-offrir-ce-petit-chien-a-la-france-pour-remplacer-diesel-931797.html
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Assaut à Saint-Denis : Ahmed, blessé par la police et menacé d’expulsion.

Message  Alain Vasseur le Lun 23 Nov 2015 - 15:39

Dans la nuit de mardi à mercredi, Ahmed a vécu l’horreur. Et son cauchemar n’est pas fini : Il a reçu des autorités l’obligation de quitter le territoire français…



Il a vu la mort de très près dans la nuit de mardi à mercredi. Ahmed, un Egyptien sans papiers de 63 ans, dormait tranquillement dans son modeste studio de la rue du Corbillon à Saint-Denis, sur le même pallier que les terroristes présumés ciblés par les hommes du Raid.

« Moi je me suis tout de suite dit : je vais mourir »

Son témoignage, recueilli par Le Parisien, fait froid dans le dos. « Il était environ 4h30 du matin. Il y a eu une explosion. Ma porte s’est ouverte. J’ai cru que l’immeuble était en train de s’écrouler ! J’ai voulu sortir. Des policiers avec des lampes torches m’ont dit de rentrer dans mon logement. (…) Moi je me suis tout de suite dit : je vais mourir. »
Ahmed n’est pas passé loin en effet. Recroquevillé sur son lit et muni d’une planche en bois pour se protéger, l’homme voit un déluge de feu s’abattre sur son logement. « Des balles ont touché le lavabo, la télé, le frigo », raconte le sexagénaire dans Le Parisien.Lorsque les coups de feu cessent, un policier lui demande d’aller à la fenêtre les bras en l’air. « Là, il dit, ne tirez pas. Mais j’ai à peine eu le temps de bouger que j’ai ressenti une vive douleur dans le bras gauche. (…) J’ai compris que j’avais été touché par la police. »

Une histoire qui émeut Twitter

Ahmed n’est pas au bout de son cauchemar. Evacué vers l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris XIII), il sera ensuite placé en garde à vue quelques heures après. A l’issue de son audition, Ahmed s’est surtout vu remettre une obligation de quitter le territoire. Une attitude des autorités qu’a fermement dénoncée Me Karim Morand-Lahouazi, l’avocat d’Ahmed. « Je vais introduire un référé-suspension contre cette mesure », explique-t-il toujours dansLe Parisien. L’histoire d’Ahmed a déjà ému de nombreux internautes sur Twitter. A commencer par Stéphane Peu, maire-adjoint de la ville de Saint-Denis. L’élu précise que la ville de Saint-Denis tiendra une conférence de presse, à 15h ce lundi, à ce sujet.
http://www.20minutes.fr/paris/1736151-20151123-assaut-saint-denis-ahmed-blesse-police-menace-expulsion
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Saint-Denis: aucune arme automatique n'a encore été retrouvée dans l'appartement.

Message  Alain Vasseur le Lun 23 Nov 2015 - 15:56

Aucune arme automatique n'a pour l'instant été retrouvée dans l'appartement  de Saint-Denis, au nord de Paris, où avait trouvé refuge le jihadiste Abdelhamid Abaaoud, l'un des organisateurs présumés des attentats du vendredi 13 novembre. Les policiers présents lors de l’assaut mercredi ont pourtant entendu des tirs "très nourris" pendant plusieurs heures, comme l’a indiqué le procureur de Paris François Molins. Rappelons que le Raid avait alors tiré 5.000 cartouches et s’était même retrouvé à cours de munitions.

Pour l'instant, on n’a retrouvé dans la perquisition de cet appartement - où a eu lieu une explosion- qu’une arme de poing 9 mm, une ceinture d’explosifs et des fragments de grenades. Toutefois, il reste une benne de gravats à fouiller, et il est possible qu’on retrouve autre chose par la suite, des kalachnikovs par exemple.

Le Raid a par ailleurs apporté à la police judiciaire des boucliers et des casques qui ont reçu des impacts pour déterminer exactement quelles armes ont été utilisées.

http://www.bfmtv.com/societe/saint-denis-aucune-arme-automatique-n-a-encore-ete-retrouvee-dans-l-appartement-932230.html
http://www.atlantico.fr/pepites/assaut-raid-saint-denis-aucune-arme-guerre-retrouvee-dans-appartement-terroristes-2459151.html
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Une ceinture d'explosifs retrouvée dans une poubelle à Montrouge, celle de Salah Abdeslam ?

Message  Alain Vasseur le Lun 23 Nov 2015 - 21:02

Selon nos informations, une ceinture d'explosifs a été retrouvée dans une poubelle à Montrouge, aux portes de Paris. Les enquêteurs partent sur l'hypothèse que ce soit celle de Salah Abdeslam puisqu'il a été géolocalisé dans le secteur vendredi soir, après les attaques du 13 novembre.


Selon nos informations, une ceinture d'explosifs a été retrouvée par des éboueurs lundi vers 15h dans une poubelleà Montrouge, aux portes de Paris. Selon les enquêteurs, il pourait s'agir de celle de Salah Abdeslam. En effet, il avait été géolocalisé à proximité de Montrouge, à Châtillon le 13 novembre au soir après les attentats. Les explosifs contenus dans la ceinture étaient du TATP (peroxyde d'acétone), mais sans dispositif de mise à feu, selon nos informations.
 
Salah Abdeslam pourrait être l'unique auteur direct des attentats encore vivant. Activement recherché pour avoir au moins joué un rôle de logisticien dans les attentats de Paris, il était "peut-être prêt à se faire sauter", avait déclaré l'avocate d'un des hommes qui ont reconnu l'avoir exfiltré vers la Belgique.
 
http://lci.tf1.fr/france/faits-divers/une-ceinture-d-explosifs-retrouvee-dans-une-poubelle-a-montrouge-8687198.html


http://www.lemonde.fr/societe/live/2015/11/22/en-direct-bruxelles-en-alerte-maximale-metros-et-commerces-fermes_4815030_3224.html


http://www.lemonde.fr/attaques-a-paris/article/2015/11/23/le-point-sur-l-enquete-16-arrestations-en-belgique-deux-kamikazes-restent-a-identifier_4815307_4809495.html?xtmc=le_point_sur_l_enquete&xtcr=1
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Salah Abdeslam recherché dans le nord de l'Allemagne.

Message  Alain Vasseur le Mar 24 Nov 2015 - 16:49

Selon plusieurs médias français, Salah Abdeslam a été repéré et pris en chasse par la police allemande, ce mardi. Une opération déclenchée après la réception, par les autorités allemandes, d'un renseignement selon lequel le suspect, recherché depuis les attentats du 13 novembre à Paris, est dans nord-ouest du pays. 

D'après les informations disponibles, c'est un témoin qui aurait signalé la présence d'un homme correspondant au signalement de Salah Abdeslam, l'un des hommes les plus recherchés d'Europe à l'heure actuelle. Il se trouverait à une adresse connue des services policiers allemands, située près de Minden, dans le nord de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie. Aucune arrestation n'a cependant eu lieu, déclare la police allemande.

http://www.rtbf.be/info/dossier/attaques-terroristes-a-paris/detail_attentats-a-paris-salah-abdeslam-recherche-dans-le-nord-de-l-allemagne?id=9146361

http://www.rtbf.be/info/dossier/attaques-terroristes-a-paris/detail_attentats-a-paris-une-ceinture-d-explosifs-retrouvee-dans-une-poubelle?id=9145587


http://www.itele.fr/france/video/revelations-sur-litineraire-de-salah-abdeslam-lapparition-dun-mysterieux-complice-144631
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Assaut à Saint-Denis : où est passée l'autre arme des terroristes ?

Message  Alain Vasseur le Jeu 26 Nov 2015 - 22:49

Les forces de police avaient évoqué la présence de "deux kalachnikovs" dans l'appartement détruit le 18 novembre. Il n'a été retrouvé qu'un pistolet.


Les terroristes qui ont trouvé la mort à Saint-Denis étaient-ils armés de kalachnikov ? Plus d’une semaine après l’assaut donné par 110 hommes du Raid et de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) à l’immeuble où étaient retranchés Abdelhamid Abaaoud, Hasna Aït Boulahcen et un autre terroriste présumé (encore non identifié), des interrogations demeurent sur le déroulé des opérations. Le procureur de Paris, François Molins, a lui-même rajouté au doute, lors de sa conférence de mardi dernier, en indiquant que seul "un pistolet automatique de marque Browning et de calibre 9 mm" avait été retrouvé sur place. Comment expliquer alors l’échange de "tirs nourris" qui aurait duré trois quart d’heure selon le témoignage des hommes sur place ?


D’après nos sources policières, le patron du Raid, Jean-Michel Fauvergue, et ses "premiers de colonne" qui étaient le plus en avant pendant l’assaut ont été reçus lundi en fin de journée par Jean-Marc Falcone, le directeur de la police nationale, pour rendre compte de leur version.


Ils sont certains d’avoir été visés par des munitions de guerre. Eux-mêmes sont surpris qu’on n’ait pas retrouvé d’autre arme sur place", nous indique cette source.
Plusieurs éléments peuvent expliquer l’absence de fusil d’assaut dans les décombres de l’appartement de la rue Corbillon.


L’arme disparue pulvérisée ?



Dès le départ, Jean-Michel Fauvergue a évoqué l’existence de deux armes, dans les interviews qu’il a données au "Parisien" et au "Figaro" le soir-même de l’attaque. L’une serait donc le pistolet 9 mm trouvé sur les lieux et "et qui pouvait être chargé avec des munitions de guerre", indique une source proche des forces de police. L’autre manque à l’appel et était vraisemblablement tenu par l’homme inconnu qui s’est fait exploser.


On a retrouvé des éléments de corps humains à des dizaines de mètres alentour. On ne peut pas exclure que l’arme ait été pulvérisée ou qu’elle soit en miettes sous les gravats."
Preuve des dégâts causés par l’assaut, qui aura au final duré plus de sept heures, il n’a été retrouvé sur place que 300 des 5.000 cartouches tirées par les hommes du Raid. Les 4.700 autres ont disparu sous les décombres. On n’a pas davantage retrouvé de "cuillères", ces petits éléments en fer qui servent à dégoupiller les grenades qui ont été jetées par les hommes du Raid et les terroristes.

On peut donc supposer que chacun des terroristes présumés, Abdelhamid Abaaoud et l’autre terroriste inconnu, portait une arme et que c’est par assimilation avec les armes trouvées au Bataclan que Jean-Michel Fauvergue a indiqué qu’il s’agissait de kalachnikov. Au moment où il l’a déclaré, cet élément n’était encore qu’une supposition puisqu’aucun de ses hommes n’a affirmé formellement avoir vu de kalachnikov à Saint-Denis.

Deux ceintures retrouvées intactes


Autre interrogation : était-il légitime de tirer 5.000 cartouches contre cet immeuble, sans que l’on sache précisément combien de personnes se trouvaient à l’intérieur ni de quelle manière elles étaient armées ? Jean-Michel Fauvergue et François Molins ont tous les deux indiqué qu’au moment de l’attaque il y avait de fortes présomptions que les terroristes retranchés soient en possession d’explosifs. Deux ceintures ont été retrouvées intactes. Une troisième a été utilisée. Or en présence d’explosifs, la tactique consiste à opérer des "tirs de saturation", nous indique une source policière, c’est-à-dire à couvrir de projectiles les terroristes afin qu’ils n’aient pas le temps de disposer et d’utiliser les charges. Cette pluie de tirs peut donc être perçue comme justifiée.

Une entreprise est venue enlever les gravats placés sous scellés qui ont rempli deux bennes. Pour l’heure, il ne semble pas qu’il y ait de volonté de la justice de commander de plus amples investigations pour résoudre le mystère du fusil d’assaut disparu.

http://tempsreel.nouvelobs.com/attentats-terroristes-a-paris/20151126.OBS0254/assaut-a-saint-denis-ou-est-passee-l-autre-arme-des-terroristes.html
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Porte pas blindée, tirs inexpliqués : l'assaut de Saint-Denis questionné.

Message  Alain Vasseur le Sam 5 Déc 2015 - 19:36

Porte pas blindée, échange de tirs mis en doute... Le déroulement de l'assaut du Raid à Saint-Denis reste flou, alors que plusieurs informations viennent contredire la version donnée par le ministère de l'Intérieur. 


Le mystère des conditions de l'assaut de Saint-Denis s'épaissit, alors que les informations contradictoires se multiplient. Le Raid affirme avoir essuyé des "tirs nourris", alors qu'une source deL'Express dément un échange de tirs. Selon RMC et BFMTV, la porte de l'appartement n'aurait pas été blindée, contrairement à la version du ministère de l'Intérieur. 

L'affaire débute une semaine après l'assaut mené contre l'appartement dans lequel s'étaient retranchés Abdelhamid Abaaoud et son comparse : les policiers ne parviennent pas à mettre la main dans les décombres sur les armes qu'ils avaient dû affronter. Seul un pistolet automatique est retrouvé. Une seule arme, qui contraste avec le récit du patron du Raid, qui évoque dans Le Figarodes "tirs très nourris". 

Une porte pas vraiment blindée



Jeudi, RMC et BFMTV révèlent que la porte de l'appartementune autre divergence entre le récit de l'assaut et son déroulement réel : la porte de l'appartement n'aurait pas été blindée. "Il s'agit d'une simple porte d'appartement avec une serrure classique. Le problème vient d'une des trois charges explosives du Raid qui ne fonctionne pas, celle qui est placée sur la serrure justement. En conséquence, la porte ne s'ouvre pas et les policiers perdent leur effet de surprise", affirme RMC. 

Des échanges de tirs remis en question


Une autre information vient contredire le Raid sur un autre point :L'Express affirme ce vendredi qu'une source proche du Raid "dément tous tirs croisés entre policiers lors de l'assaut à Saint-Denis", et que "ces derniers réaffirment pourtant que les 'balles venaient d'en face, à l'arme lourde'". Il reste cependant une benne entière de gravats récoltés dans l'appartement après l'assaut à passer au peigne fin. L'expertise balistique du bouclier des forces d'intervention devrait aussi permettre d'éclairer le déroulement de l'assaut. Selon RMC, "un bouclier de protection du Raid comporte des impacts de balles à l'intérieur",  ce qui  accrédite la thèse d'une certaine confusion pendant l'assaut.
 
http://www.lejdd.fr/Societe/Porte-pas-blindee-tirs-inexpliques-le-deroulement-de-l-assaut-de-Saint-Denis-questionne-762703

http://rmc.bfmtv.com/emission/info-rmcbfmtv-nouvelles-revelations-sur-l-assaut-du-raid-a-saint-denis-le-18-novembre-933805.html

http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/assaut-a-saint-denis-pas-de-tirs-croises-selon-des-policiers-du-raid_1742702.html
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