Creuse - Un élève de Saint-Cyr mort dans le camp de La Courtine.(2016).

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Creuse - Un élève de Saint-Cyr mort dans le camp de La Courtine.(2016).

Message  Alain Vasseur le Mar 9 Fév 2016 - 15:14

Un jeune officier a été retrouvé mort ce mardi matin, avec son arme de dotation. Les premiers éléments laissent penser à un suicide, une enquête est en cours.


Il était élève officier à l'école de Saint-Cyr et participait à un stage sur le camp militaire de La Courtine, dans le sud de la Creuse. Un camp dans lequel les élèves de l'école spéciale militaire viennent régulièrement s'entraîner dans le cadre de leur cursus.

Le jeune homme a été retrouvé sans vie ce mardi matin, avec son arme de dotation à proximité. Les premières constatations laissent penser à un suicide, une enquête de gendarmerie devra le confirmer.


https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-eleve-de-saint-cyr-mort-dans-le-camp-de-la-courtine-1455024615





https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/un-eleve-de-saint-cyr-mort-dans-le-camp-de-la-courtine-1455024615



""Interrogé par l'AFP, le parquet de Guéret a indiqué privilégier la thèse du suicide. "Je n'ai pas de raison de penser qu'il s'agit d'autre chose que d'un suicide", a indiqué le procureur de la République de Guéret, Sébastien Farges, ajoutant que le jeune homme "avait perdu son père il y a trois jours et ne s'en remettait pas"."""


http://www.la-croix.com/France/Un-eleve-officier-de-Saint-Cyr-retrouve-mort-dans-un-camp-militaire-2016-02-09-1300738717


Dernière édition par Alain Vasseur le Lun 10 Juil 2017 - 3:05, édité 1 fois
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Suicide d’un élève de Saint-Cyr : Le Drian ordonne une «enquête de commandement».

Message  Alain Vasseur le Mer 9 Mar 2016 - 16:53

Alors que l’enquête sur le suicide d’un élève-officier de l’École de Saint-Cyr en février au camp militaire de La Courtine (Creuse) a été requalifiée en «provocation au suicide», le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a ordonné une «enquête de commandement» pour éclaircir les circonstances du drame, a-t-on appris aujourd'hui auprès de l’entourage du ministre.


Cette enquête sera menée par des généraux cinq étoiles, les plus hauts gradés de la hiérarchie militaire, qui rendront compte directement au ministre, a-t-on précisé de même source.
Distincte de l’enquête judiciaire, cette enquête de commandement a pour but de déterminer d’éventuels dysfonctionnements et de trouver les moyens d’y remédier, a-t-on expliqué.
Le parquet de Guéret avait annoncé plus tôt mercredi que l’enquête sur ce suicide, survenue au camp militaire de La Courtine (Creuse), venait d’être requalifiée en «provocation au suicide».
«Le suicide ne fait matériellement pas de doute», a indiqué à l’AFP le procureur de la République, Sébastien Farges, mais «l’enquête a évolué car les motivations sont curieuses».
Le jeune homme, âgé de 22 ans, avait été retrouvé sans vie avec son arme dans le bâtiment de logement du camp militaire, avait annoncé le 9 février l’armée de Terre dans un communiqué.
D’après les premiers éléments de l’enquête, la thèse du suicide avait d’emblée été privilégiée, le jeune homme ayant annoncé trois jours auparavant la mort de son père et ne semblant pas s’en remettre.
Selon le magistrat, «le jeune homme a annoncé tout autour de lui qu’il était déprimé en raison de la mort de son père. Sa hiérarchie lui avait même proposé quelques jours de congé pour assister aux funérailles, ce qu’il avait refusé», a précisé Sébastien Farges.
Or, le père du jeune homme, domicilié au Cameroun, «n’est pas mort», a indiqué le procureur, confirmant une de nos informationsLa mère du militaire réside à Haguenau (Bas-Rhin).
Le procureur a indiqué avoir requalifié l’enquête pour «recherche des causes de la mort» en «provocation au suicide». «Nous n’avons aucune raison de penser que quelqu’un a délibérément poussé ce jeune homme au suicide, mais en basculant sur une enquête pénale, nous avons un cadre d’enquête plus large et plus efficace que la simple recherche des causes de la mort», a précisé le magistrat.
Contactée par l’AFP, la mère du militaire, Weyneshet Lavocat, a indiqué avoir pris un avocat et déposé plainte «pour savoir les raisons exactes du décès de mon fils». «Il n’avait aucun problème, Saint-Cyr se passait bien, il se préparait à son choix d’affectation, le plus dur était déjà fini», a-t-elle affirmé. «La thèse avancée c’est la mort de son père, mais son papa est bien vivant!», a-t-elle ajouté, disant ne pas croire à la thèse du suicide.
L’élève-officier, qui avait le grade de sous-lieutenant, était en troisième et dernière année à l’École spéciale militaire de Saint-Cyr à Coëtquidan (Morbihan). L’école forme des officiers destinés à encadrer les unités opérationnelles de l’armée de Terre, puis à assumer des responsabilités de conception et de direction au sein des régiments et états-majors.

http://www.dna.fr/actualite/2016/03/09/suicide-d-un-eleve-de-l-ecole-militaire-de-saint-cyr-coetquidan-l-enquete-requalifiee-en-provocation-au-suicide

http://www.ouest-france.fr/politique/defense/suicide-dun-eleve-de-saint-cyr-le-drian-ordonne-une-enquete-4083909

http://www.europe1.fr/faits-divers/suicide-dun-eleve-officier-a-saint-cyr-le-drian-ordonne-une-enquete-de-commandement-2688514
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Suicide d'un élève-officier de Saint-Cyr : ses parents ne croient pas à son suicide.

Message  Alain Vasseur le Sam 26 Mar 2016 - 15:42

Les parents de Michaël Lavocat, ce jeune élève de l'école de Saint-Cyr originaire de Haguenau, refusent de croire au suicide de leur fils. Il se serait officiellement donné la mort au camp militaire de La Courtine le 9 février dernier, après avoir appris la mort de son père... qui est bien vivant.

Comble du sort : c'est un père donné pour mort - annonce qui aurait conduit au suicide de son fils - qui témoigne aujourd'hui pour donner sa vision des faits et dénoncer une thèse du suicide à laquelle il refuse de croire.

A 62 ans, Daniel Lavocat est un militaire de carrière qui a à son actif 34 ans passés sous les drapeaux. Il connait très bien les armes, en particulier le famas, fusil avec lequel son fils a été tué. Quelques jours après le drame, Daniel Lavocat a pu voir le corps de Michaël à la morgue de Guéret. Et il a de sérieux doutes concernant la thèse du suicide. Selon lui, après ses observations sur le corps de son fils, il est techniquement impossible que son fils se soit lui-même tiré dessus. Son ex-femme - celle qui selon la théorie officielle à ce jour aurait annoncé la mort de son père à son fils - dément également formellement cette théorie. Elle se dit convaincue que son fils n'avait aucune tendance suicidiaire.


L'armée a ordonné une enquête de commandement. Le parquet de Guéret a ouvert la sienne pour provocation au suicide. La famille ne comprend pas pourquoi l'étude balistique a été refusée par la justice mais attend de pied ferme les premiers éléments du dossier.

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alsace/bas-rhin/suicide-d-un-eleve-officier-de-saint-cyr-ses-parents-ne-croient-pas-son-suicide-948937.html

http://france3-regions.francetvinfo.fr/alsace/suicide-d-un-militaire-de-saint-cyr-l-enquete-requalifiee-en-provocation-au-suicide-947901.html
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Enquête sur la mort d’un élève de Saint-Cyr : "Je sais qu'on a tué mon fils".

Message  Alain Vasseur le Jeu 31 Mar 2016 - 17:38

INFO METRONEWS - Un mois et demi après la mort troublante d'un étudiant de Saint-Cyr, l'avocat de la famille Frederik-Karel Canoy a demandé officiellement ce mercredi une audience au ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. Le père Daniel Lavocat, militaire retraité, est persuadé que son fils a été tué. Il estime que les traces constatées sur le corps de Michaël sont incompatibles avec un suicide.



Le 9 mars dernier, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a ordonné une "enquête de commandement" pour éclaircir les circonstances du suicide en février d'un élève-officier de l'école militaire de Saint-Cyr. Michaël Lavocat avait 22 ans et était en dernière année au sein de la prestigieuse école de Coëtquidan (Morbihan). Son corps a été retrouvé le 9 février au camp militaire de La Courtine (Creuse) où il effectuait un stage d'entraînement. Dans un premier temps, la thèse du suicide a été privilégiée par le parquet de Guéret avant que l’enquête ne soit requalifiée en "provocation au suicide".


Dans la première version livrée à la mère de Michaël – dont nous avions raconté l'histoire ici - le jeune homme s’était donné la mort avec son Famas parce qu’il n’avait pas supporté le décès de son père trois jours auparavant. Or, Daniel Lavocat, qui réside au Cameroun, est bel et bien vivant. Aujourd’hui, le père de famille, militaire de carrière, est un homme en "colère" et en quête de réponses. Son avocat Me Frederik-Karel Canoy a demandé officiellement ce mercredi à être reçu par le ministre de la Défense afin de lui exposer "les nombreuses zones d'ombre" de cette affaire (lire encadré ci-dessous). Daniel Lavocat est lui persuadé que son enfant a été tué et réclame l'expertise balistique qu'on lui a refusé et qui lèverait tous les doutes. 


Comment avez-vous appris la mort de votre fils ?

Je vis au Cameroun et mon ex-femme m’a appelé. J’ai décroché, elle s’est écriée : 'Tu es vivant ! Ton fils s’est suicidé en apprenant ta mort'. Elle a raccroché avant de tomber dans les pommes. On venait de lui annoncer deux morts d’un coup : la mienne et celle de son enfant qui n’aurait soi-disant pas supporté mon décès. Et je suis là au bout du fil... L’assistance sociale m’a alors rappelé, puis un collègue et un général… Personne n'y croyait.

Comment est-ce possible ?


Je ne sais pas mais depuis le début, on essaye de nous faire avaler des couleuvres. C’est un mauvais polar, un scénario mal monté. Je suis persuadé qu'on veut déguiser l'assassinat de Michaël en suicide. On nous a raconté qu'il avait subtilisé une cartouche de Famas lors d’un tir le 2 février pour se suicider le 9 en apprenant ma prétendue mort le 7. Cette affaire pue. Michaël était un jeune homme joyeux, volontaire, brillant, il avait une copine, faisait partie de la chorale de l’église. Il était heureux et n’avait aucune raison de se suicider.


C’est pourtant la thèse qui a été très rapidement privilégiée par le parquet. A laquelle vous opposez les "constatations" faites sur le corps de votre fils... 

Je suis allé voir son corps à la morgue. Je connais les blessures causées par un Famas. Et je ne vois pas comment on peut se suicider avec cette arme en se tirant officiellement une balle de face et en ayant sur la même face côté droit de la figure un trou béant. Une balle de Famas sort du canon à 1100 m/seconde, entre et ne fait pas de demi-tour sur place. Je suis militaire et je connais parfaitement cette arme avec laquelle j’ai opéré sur de nombreuses opérations. La balle que Michael a reçue a été tirée par l'arrière gauche puisque l’impact destructeur a détruit toute la face avant droite. Et il est impossible pour une personne normalement constituée de prendre un Famas de 75cm de long qui pèse 4,4 kilos, de le retourner à l’envers avec la main gauche - sachant que mon fils est droitier - et de se loger une balle dans la tête par-derrière. C’est techniquement et matériellement impossible.



Votre avocat a demandé ce mercredi une audience au ministre de la Défense. Qu’attendez-vous aujourd’hui ? 

Je sais que l’on a tué mon fils, je veux savoir qui l'a tué et pourquoi. Le procureur de Guéret Sébastien Farges a refusé l’expertise balistique sous prétexte que cela coûte 2.500 euros. Il s’agit pourtant du seul élément objectif. Il faut exhumer le corps de mon enfant et effectuer une expertise balistique, c’est aussi simple que ça. Le ministre est le chef des armées de la France, il doit exiger la vérité.



Une enquête de commandement a déjà été ordonnée par le ministre...

C’est de la poudre aux yeux. Ils ont voulu calmer les esprits et je n’y crois pas. Je demande une expertise balistique, c’est tout. On a une autopsie toxicologique mais je ne comprends pas le refus du procureur. Je suis en colère, je dirais 'en guerre' car j'irai jusqu'au bout. Je n’ai pas peur. A Saint-Cyr, on forme l’élite de l’armée française et ce qui s’est passé ne colle pas avec son éthique. Je ne blâme pas l'armée dans son ensemble ou les militaires, j’en suis un. Je ne fais pas d’amalgame. Mais dans tout système, il y a des brebis galeuses et il faut les débusquer. Je veux connaître la vérité même si cela ne ramènera jamais mon fils. Il ne faut pas que cela se reproduise. 



EN SAVOIR + >>

Enquête sur la mort d'un élève de Saint-Cyr : "Rien n'est cohérent !"



http://www.metronews.fr/info/enquete-sur-la-mort-d-un-eleve-de-saint-cyr-je-sais-qu-on-a-tue-mon-fils/mpcD!ow1CIYYj0VIEg/
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Suicide d'un militaire en Creuse : l'enquête requalifiée en "provocation au suicide".

Message  Alain Vasseur le Dim 10 Avr 2016 - 4:30

L'enquête sur le suicide d'un élève-officier de l'École de Saint-Cyr en février au camp militaire de La Courtine (Creuse) a été requalifiée en "provocation au suicide", a-t-on appris mercredi auprès du parquet de Guéret.


"Le suicide ne fait matériellement pas de doute", a indiqué à l'AFP le procureur de la République, Sébastien Farges, mais "l'enquête a évolué car les motivations sont curieuses", a-t-il ajouté.


Le jeune homme, âgé de 22 ans, avait été retrouvé sans vie avec son arme dans le bâtiment de logement du camp militaire, avait annoncé le 9 février l'armée de Terre dans un communiqué. D'après les premiers éléments de l'enquête, la thèse du suicide avait d'emblée été privilégiée, le jeune homme ayant annoncé trois jours auparavant la mort de son père et ne semblant pas s'en remettre.


Selon le magistrat, "le jeune homme a annoncé tout autour de lui qu'il était déprimé en raison de la mort de son père. Sa hiérarchie lui avait même proposé quelques jours de congé pour assister aux funérailles, ce qu'il avait refusé", a précisé Sébastien Farges.

Or, le père du jeune homme, domicilié au Cameroun, "n'est pas mort", a indiqué le procureur, confirmant une information du quotidien Les Dernières nouvelles d'Alsace. La mère du militaire réside à Haguenau (Bas-Rhin).


Le procureur a indiqué avoir requalifié l'enquête pour "recherche des causes de la mort" en "provocation au suicide". "Nous n'avons aucune raison de penser que quelqu'un a délibérément poussé ce jeune homme au suicide, mais en basculant sur une enquête pénale, nous avons un cadre d'enquête plus large et plus efficace que la simple recherche des causes de la mort", a précisé le magistrat.


Contactée par l'AFP, la mère du militaire, Weyneshet Lavocat, a indiqué avoir pris un avocat et déposé plainte "pour savoir les raisons exactes du décès de mon fils". "Il n'avait aucun problème, Saint-Cyr se passait bien, il se préparait à son choix d'affectation, le plus dur était déjà fini", a-t-elle affirmé. "La thèse avancée c'est la mort de son père, mais son papa est bien vivant!", a-t-elle ajouté, disant ne pas croire à la thèse du suicide.


Le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a ordonné une "enquête de commandement" pour éclaircir les circonstances du suicide. Elle sera menée par des généraux cinq étoiles, les plus hauts gradés de la hiérarchie militaire, qui rendront compte directement au ministre.



http://www.lamontagne.fr/limousin/actualite/departement/creuse/gueret/2016/03/09/suicide-d-un-militaire-en-creuse-l-enquete-requalifiee-en-provocation-au-suicide_11817367.html



http://www.lamontagne.fr/limousin/actualite/2016/03/09/camp-de-la-courtine-des-zones-d-ombre-autour-de-la-mort-d-un-eleve-de-saint-cyr_11817412.html
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Mort d'un saint-cyrien au camp de la Courtine : le parquet conclut à un suicide.

Message  Alain Vasseur le Jeu 19 Mai 2016 - 3:07

L'enquête sur la mort de Michaël Lavocat le 9 février au camp de la Courtine (Creuse) est terminée. Le parquet de Guéret a classé l'affaire sans suite ce mercredi et confirme la thèse initiale du suicide malgré les doutes exprimés par la famille.


L'année 2016 aurait dû être celle de la consécration pour Michaël Lavocat : celle du diplôme de la prestigieuseécole de Saint-Cyr Coëtquidan et celle du défilé sur les Champs-Elysées le 14 juillet aux cotés de ses camarades depromotion. Mais le parcours de ce brillant jeune homme à l'avenir tout tracé s'est arrêté en Creuse lors d'un stage de deux semaines sur la base militaire de la Courtine. Le matin du 9 février, la section à laquelle appartient Michaël est à la veille du départ ; la moitié des hommes doit aller s'entraîner sur un pas de tir non loin de là. Les autres, dont il fait partie, restent dans les baraquements pour nettoyer leur Famas, c'est le fusil d'assaut utilisé par l'armée française.

La mort à la veille du retour



Les armes ne sont pas chargées mais le jeune homme a gardé une balle d'un précédent entraînement, explique aujourd'hui le procureur de Guéret, Sébastien Farges. Il se rend aux toilettes, enclenche la munition dans le mécanisme et tire à bout touchant sur son front : impossible d'en réchapper. Tous ceux qui entendent la détonation accourent mais il est trop tard bien sûr... Une mare de sang rougit le carrelage et dépasse déjà sous l'une des portes. Michaël Lavocat, 22 ans, en troisième et dernière année de Saint-Cyr, vient de mettre fin à ses jours et personne ne s'y attendait.


A Haguenau, sa mère ne croit pas à la nouvelle quand des officiers viennent lui annoncer la mort de son fils. Weyneshet Lavocat tombe des nues quand elle apprend aussi que Michaël se serait suicidé à la suite de la mort de son père. C'est le jeune homme qui a annoncé ce prétendu décès à sa hiérarchie deux jours avant le drame, se disant affecté : mais c'était une pure invention, affirme aujourd'hui le procureur. Michaël a refusé les propositions de ses supérieurs qui l'autorisaient à prendre plusieurs jours pour assister aux obsèques. Son père, André Lavocat, était bien vivant au Cameroun où il a refait sa vie.


Débat sur la balistique



Prévenu par son ex femme de la triste nouvelle, il décide de rentrer en France pour mener son enquête. C'est un ancien militaire, familier des blessures de guerre, et quand il découvre le corps de son fils à la morgue à Guéret, il ne croit pas au suicide et soutiendra même que son fils a été assassiné (articles de Métro News le 11 mars et du Nouveau Détective le 22 mars). Pour lui, Michaël a reçu une balle derrière l'oreille gauche qui est ressortie par l'avant, incompatible avec la thèse du suicide. Mais le procureur est formel, d'après le rapport d'autopsie et ses auditions avec les experts en balistique, le coup de feu a été tiré à bout touchant, le canon contre le front et la balle n'est pas ressortie : il n'y a qu'un seul orifice d'entrée, à l'avant.


Le père a accusé le procureur d'avoir refusé l'examen balistique mais il n'en est rien, insiste aujourd'hui Sébastien Farges.Nous avons instruit un vrai dossier criminel pendant 3 mois, nous avons exploré toutes les pistes, épluché ses mails, plus de 4.000 textos, auditionné 60 personnes, proches ou éloignés... Aucune infraction n'a été constatée, il n'y a pas eu de faute dans le milieu militaire et personne n'a poussé ce jeune homme à se suicider.


Un suicide qui reste une énigme



On ne saura peut-être jamais ce qui a poussé Michaël Lavocat à commettre l'irréparable. Auteur d'un parcours sans faute dans ses études, il renvoyait tous les signes extérieurs de la réussite et semblait heureux. Il faisait des projets et n'avait aucune raison de se suicider, affirmait sa mère peu après sa mort, il était entouré, un grand frère, deux demi-sœurs plus âgées, des amis, une petite copine et il s'était donné les moyens de réussir un concours très difficile dans l'une des plus prestigieuses écoles militaires françaises. Fils d'une mère d'origine éthiopienne et d'un père qui a fait carrière dans l'armée, le jeune homme vivait aussi une ascension sociale. Il n'y a qu'à sa compagne qu'il avait confié ne pas être bien, conclut le procureur.


Le Ministre de la Défense Jean-Yves le Drian avait aussi ordonné l'ouverture d'une enquête de commandement, interne à l'armée, le 9 mars pour identifier d'éventuels dysfonctionnements dans la hiérarchie. Mais les conclusions de cette enquête sont adressées uniquement au ministre et ne sont pas destinées au public. Du côté judiciaire, l'enquête préliminaire est donc terminée et classée sans suite, les avocats de la famille ont été notifiés de cette conclusion. La famille a encore la possibilité de se constituer partie civile.


https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/mort-d-un-saint-cyrien-au-camp-de-la-courtine-le-parquet-conclut-un-suicide-1463584332
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Suicide d'un élève de Saint-Cyr : la famille porte plainte contre l'armée.

Message  Alain Vasseur le Lun 10 Juil 2017 - 3:14

Par Jean-Michel Décugis avec Jean-Marc Ducos|09 juillet 2017, 20h40 | MAJ : 09 juillet 2017, 22h58


La famille d’un élève de la prestigieuse école militaire retrouvé mort en février 2016 lors d’un camp d’entraînement dénonce une enquête bâclée. De nombreuses zones d'ombre entourent le suicide du jeune homme âgé de 22 ans.



La Grande Muette a-t-elle cherché à cacher la vérité ? Près d’un an et demi après le décès d’un jeune officier élève de la prestigieuse école militaire de Saint-Cyr, l’affaire rebondit. La mère du sous-lieutenant décédé vient de porter plainte contre huit fonctionnaires, dont deux colonels et un capitaine, pour «entrave à la saisine de la justice».
 
Le 9 février 2016, Michaël Lavocat, 22 ans, était retrouvé mort dans le baraquement 74 du camp militaire de la Courtine (Creuse), le corps assis sur des toilettes, son front collé à un fusil Famas dressé à la verticale, la crosse posée sur le sol. Elève en fin de troisième année, le jeune homme, classé 86e sur 131 officiers élèves, effectuait son dernier stage d’entraînement avec sa promotion.
 
En mai 2016, l’enquête préliminaire ouverte pour «provocation au suicide» était classée en suicide simple, tout comme l’enquête de commandement diligentée par l’ex-ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. «Les circonstances du décès excluent toute autre hypothèse que celle d’un suicide, réfléchi et prémédité bien en amont», peut-on lire. Réfléchi, car le jeune homme a notamment recherché «sur Internet les doses mortelles de certains médicaments» et confié par SMS à sa petite amie son mal-être, voire sa détresse, liée, semble-t-il, à un ancien échec dans l’aéronautique. Prémédité, car il a «probablement subtilisé et gardé sur lui durant treize ou quatorze jours une cartouche de 5.56 mm utilisée lors d’une séance de tir». En effet, le culot d’étui de cartouche retrouvé dans les toilettes porte le numéro du lot de munitions en question. Pour autant, rien ne démontre dans l’enquête qu’un autre militaire n’ait pas pu voler cette balle.
 
De nombreuses zones d’ombre posent question dans ce dossier sensible. Le matin du drame, deux des compagnons de section de Michaël Lavocat, dont son binôme, ont tenté de le joindre sur son téléphone portable, à 7 h 29 et 7 h 35, soit une heure environ avant sa mort. Deux appels manqués… Pourquoi ? Auditionné l’après-midi du décès, le binôme dissimule étrangement son appel, alors que le portable du défunt n’a pas encore été exploité. Le militaire ne sera plus jamais interrogé, quant à son collègue qui a émis l’autre appel, il ne sera jamais entendu. Michaël Lavocat n’avait pourtant jamais auparavant reçu d’appels de ces deux militaires, et qui plus est de sollicitations aussi matinales. Et ce, au cours des quatre mois précédant le drame, selon l’exploitation du listing téléphonique du défunt.
 
Autre élément mystérieux : le jeune homme venait d’annoncer la mort de son père à sa hiérarchie. Sauf que Daniel Lavocat, ex-militaire lui-même, n’est pas décédé. Une autre énigme relève de la balistique. Selon le rapport d’autopsie, il n’y a pas d’orifice de sortie de la balle, car il y aurait eu un phénomène bien connu des balisticiens appelé chambre de mine. L’arme a en effet été utilisée à bout touchant, provoquant à l’intérieur du crâne la fragmentation de la munition. Mais aucun fragment de balle n’a été matériellement recueilli par les enquêteurs.
 

La scène nettoyée l’après-midi même


Selon un témoin tardif, des morceaux de balles auraient bien été récupérés par les militaires lors du nettoyage de la scène du drame mais auraient été jetés aux ordures. D’où la plainte aujourd’hui de la famille pour «modification d’état des lieux d’un crime ou d’un délit». Selon cette plainte que nous avons pu consulter, des militaires ont procédé au nettoyage de la «scène de crime» dès l’après-midi du drame. Ceci alors que des auditions de militaires étaient toujours en cours, et que les gendarmes avaient sollicité à 14 h 30 l’autorisation du colonel Bastien B., un des cadres de l’école Saint-Cyr, de se rendre dans le camp militaire. La bévue ne sera signalée que bien plus tard.

 
Le 24 mars 2016, soit plus d’un mois et demi après sa première audition, le capitaine Yann B. se souvient de «certains éléments» qu’il avait «oublié de rapporter». Il révèle ainsi que le 9 février, alors qu’il nettoie les lieux sur ordre du colonel Bastien D., il découvre des débris métalliques de la balle : deux dans le sang au sol et un dans le faux plafond au-dessus des toilettes. Il ajoute avoir ramassé ces débris et les avoir montrés aux autres, tout en précisant que le médecin les a ensuite jetés avec les déchets corporels. Curieusement, le témoignage du militaire n’aura aucune conséquence sur la suite de l’enquête.
 
Après cette audition, les gendarmes sollicitent une nouvelle autorisation pour pénétrer dans le camp et saisir, cette fois, la dalle du faux plafond. Peine perdue, les enquêteurs apprennent alors qu’elle a été remplacée, le 22 février 2016, et jetée dans une benne destinée à la décharge. L’ordre est venu, cette fois, du lieutenant-colonel L., qui a demandé de faire changer cette dalle. «Même si on ne voyait rien», aurait ajouté l’officier, selon l’adjudant-chef G. ayant supervisé les travaux.
 
Contacté le procureur de la République de Guéret, en vacances, était injoignable jusqu’à fin juillet…
 
A lire dans le PDF en ligne à 23h30, l'interview du père de Michaël Lavocat
 

Les doutes de la famille sur l’objectivité du tribunal

 
Yassine Bouzrou, l’avocat de la mère du défunt, demande le dépaysement de l’enquête dans un autre tribunal que celui de Guéret dans la Creuse, département où a eu lieu le suicide. La requête que nous avons pu consulter met en avant la trop grande proximité entre les gendarmes de la Courtine (Creuse) qui ont enquêté et les militaires de l’école, dont certains pourraient être mis en cause.
 
D’ailleurs, ce choix du procureur de la République de Guéret, Sébastien Farges, n’aurait pas fait l’unanimité à l’époque dans les rangs de la gendarmerie. «Sans faire injure aux gendarmes de la Courtine, cette enquête sensible aurait mérité d’être confiée à une section de recherches», indique une source judiciaire.

Autre raison invoquée : l’ordre donné par le procureur aux enquêteurs, le 11 mai 2016, de restituer à l’école Saint-Cyr les vêtements et les effets personnels que portait Michaël Lavocat le jour de son décès, avant même le classement de l’enquête préliminaire pour «provocation au suicide».


Selon un procès-verbal d’inventaire, daté du 9 mai 2016, différentes pièces à conviction (ordinateur portable, appareil photo, téléphone portable, caméra GoPro) avaient d’ores et déjà été restituées à l’institution militaire. Contactée, la cour d’appel de Limoges nous a fait savoir qu’elle allait examiner la demande.

  
 
  leparisien.fr



http://www.leparisien.fr/faits-divers/suicide-d-un-eleve-de-saint-cyr-la-famille-porte-plainte-contre-l-armee-09-07-2017-7122204.php


http://www.leparisien.fr/espace-premium/actu/enquete-sur-le-suicide-d-un-jeune-officier-11-03-2016-5615935.php



http://www.opex360.com/2017/07/10/la-famille-dun-eleve-officier-de-lesm-saint-cyr-retrouve-mort-au-camp-de-la-courtine-porte-plainte/
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