Prisons -Les portables en liberté.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Prisons -Les portables en liberté.

Message  Alain Vasseur le Ven 6 Fév 2015 - 2:01

06 FÉVRIER 2015 - PHILIPPE BILGER

""""Ce n'est rien, juste une absurdité de plus.

Alors que la Chancellerie " a promis un plan ambitieux de brouilleurs de téléphones portables", dans un mois un décret autorisera les portables dans les centres de semi-liberté et dans les centre d'aménagement de peines (Le Figaro).

Ce n'est rien, juste une aberration de plus.

Alors que des fouilles des cellules des détenus islamistes, après les assassinats de janvier, avaient été enfin effectuées et qu'elles avaient permis de découvrir des portables, des clés USB et des cartes SIM , la direction de l'Administration pénitentiaire, pourtant forte de ce constat, va multiplier les risques à l'extérieur.

Ce n'est rien, juste une contradiction de plus.

Alors qu'on tente de gérer le poison de l'islam radical en prison en regroupant les condamnés de cette mouvance extrémiste et en veillant évidemment à ce que les communications ne soient plus possibles avec des tiers soumis à un autre régime pénitentiaire, susceptibles d'être endoctrinés et mobilisés, on va instaurer, en octroyant cette libéralité des portables dehors, le contraire de ce qu'on prétend empêcher dans l'enfermement.

Ce n'est rien, juste une exaspération de plus.

Alors que les syndicats de gardiens, comme l'UFAP, sont évidemment totalement hostiles à cette disposition à venir si contradictoire avec l'esprit enfin réaliste et lucide de ces dernières semaines, le ministère de la Justice, j'en suis persuadé, va passer outre cette opposition puisqu'il paraît que l'Administration pénitentiaire n'a que cette obsession en tête depuis trois ans. Il n'y a pas de problèmes plus urgents, c'est indéniable !

Ce n'est rien, juste un ridicule de plus."""""

La suite de l 'article en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.philippebilger.com/blog/2015/02/les-portables-en-libert%C3%A9.html

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2015/02/04/97001-20150204FILWWW00373-info-le-figaro-les-portables-seront-bientot-autorises-en-centre-de-semi-libertes.php
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Portables en prison : un projet très critiqué.

Message  Alain Vasseur le Sam 7 Fév 2015 - 3:59

Source : le figaro.fr

Des téléphones mobiles en prison… L'idée a été abandonnée en catastrophe jeudi mais pourrait revenir dans les mois qui viennent. Elle a suscité un tel tollé chez les gardiens de prison que la Chancellerie n'a pu faire autrement que d'exiger de la Direction de l'administration pénitentiaire qu'elle retire le projet de décret. Ce dernier devait être présenté mardi prochain au comité technique de l'Administration pénitentiaire. Il prévoyait d'autoriser l'utilisation des téléphones portables aux personnes placées dans les centres de semi-liberté et de peines aménagées ou les quartiers de semi-liberté et de peines aménagées des maisons d'arrêt.
Cette mesure, encouragée par les contrôleurs des lieux de privations de liberté successifs, était sur le métier de l'Administration pénitentiaire depuis trois ans.

La suite de l 'article en cliquant sur le lien ci-dessous.

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2015/02/06/01016-20150206ARTFIG00378-valse-hesitation-sur-les-portables-en-prison.php
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Baumettes: comment les objets interdits entrent-ils en prison?

Message  Alain Vasseur le Lun 2 Mar 2015 - 14:56

Source : BFMTV Adrienne SIGEL

Comment certains objets illicites se retrouvent-ils dans les enceintes des maisons d'arrêt?

Malgré ces interdictions apposées sur le papier, et également stipulées dans les règlements intérieurs propres à chaque maison d'arrêt, des objets illicites parviennent à franchir les grilles des prisons, parfois en quantité importante.

Après l'évasion de Redoine Faïd de la maison d'arrêt de Séquedin, en avril 2013 dans le Nord, à l'aide d'arme et d'explosifs, un ancien prisonnier avait expliqué à la Voix du Nord que de nombreux objets glissés dans des bouteilles en plastique étaient directement jetés dans les cours des prisons aux heures de promenade. "On ne peut pas se mettre le long de la grille tellement ça tombe", confiait cet ex-détenu. Ainsi, au milieu de la viande congelée ou des hamburgers, les prisonniers réceptionnent de l'alcool, de la résine de cannabis et des téléphones portables, catapultés par des proches à l'aide de raquettes de tennis. 

Les parloirs constituent l'autre porte d'entrée des objets interdits, apportés directement aux prisonniers par les visiteurs eux-mêmes. Et ce d'autant plus que l'article 57 de la loi pénitentiaire de 2009 interdit les fouilles systématiques de détenus à la sortie des parloirs, où les détenus et leurs proches ne sont pas séparés physiquement. "Les fouilles doivent être justifiées par la présomption d'une infraction ou par les risques que le comportement des personnes détenues fait courir à la sécurité des personnes et au maintien du bon ordre dans l'établissement. Leur nature et leur fréquence sont strictement adaptées à ces nécessités et à la personnalité des personnes détenues", dit ainsi le texte de loi. 

Une mesure décriée par les syndicats, qui a contribué à "ouvrir les vannes", selon David Cucchietti, secrétaire local de la CGT aux Baumettes. Le SPS, Syndicat pénitentiaire des surveillants non gradés a ainsi réclamé, entre autres moyens supplémentaires, "l'abrogation" de cet article 57. 

> Un problème récurrent?

Les cas des Baumettes et de la prison de Nice ne constituent en rien des phénomènes inédits. En juin 2014, un détenu de la prison de Roanne s'était déjà exhibé sur Facebook avec des objets interdits, notamment un couteau. "C'est quelque chose dont on parle peu mais qui est assez récurrent", explique au micro de BFMTV Marie Crétenot, juriste à l'Observatoire international des prisons (OIP). "Le problème des trafics en détention, de la possession de téléphones portables, est assez connu. Il n'y a pas de particularité des Baumettes. Les murs sont poreux et il se passe la même chose qu'à l'extérieur". 

Ainsi, l'ancien Contrôleur général des lieux de privation de liberté, Jean-Marie Delarue, avait expliqué, l'année dernière qu'environ 900 téléphones mobiles étaient saisis chaque année, rien qu'à la prison des Baumettes, à Marseille.

Pour tenter de répondre au problème, le ministère de la Justice a lancé, en juin 2013, un plan triennal de "sécurisation" des prisons, doté d'un budget de 33 millions d'euros, qui prévoit notamment l'installation de filets anti-projections, de brouilleurs de communications téléphoniques, de 282 portiques à masse métallique, ainsi que la mise en place d'équipes cynophiles. Ainsi, trois portiques ont été installés à la prison des Baumettes. "La priorité est d'éviter que des armes entrent", explique à BFMTV.com le porte-parole de la chancellerie, Pierre Rancé, reconnaissant que la détection de téléphones portables en pièces détachées, essentiellement composées de plastique, reste très compliquée.

http://www.bfmtv.com/societe/baumettes-comment-les-objets-interdits-entrent-ils-en-prison-856010.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Des téléphones portables dans les quartiers d'isolement.

Message  Alain Vasseur le Ven 27 Nov 2015 - 2:39

Des téléphones portables dans les quartiers d'isolement


Enumérant les parcours multirécidivistes des terroristes, depuis l'affaire Merah jusqu'au 13 novembre 2015, la députée FN du Vaucluse Marion Maréchal-Le Pen a elle aussi vivement interpellé Christiane Taubira. "Quel magma (…) Je ne reprendrai pas les noms que vous avez cités ni les dates parce que devant une situation si douloureuse, c'est en responsabilité que je fais face et que je n'ajoute pas à la souffrance des Français", s'est limitée à répondre la ministre de la Justice. Dès le lendemain, elle était à nouveau prise à partie. Par David Douillet, député LR des Yvelines, cette fois-ci, expliquant avoir constaté, lors d'une visite de prison, la présence de téléphones portables dans les quartiers d'isolement. "Tout circule dans les prisons, avec bien sûr des complicités extérieures : des couteaux, de la drogue, des téléphones portables. Ces mêmes téléphones portables qu'on peut retrouver jusque dans les quartiers d'isolement, là où sont incarcérés les radicalisés ou les terroristes – un pléonasme", a-t-il dit. Christiane Taubira a répondu que le renseignement en prison avait été "très substantiellement" conforté. "Il était composé de 70 agents, il en compte aujourd'hui 159 et pour l'année prochaine 185. Une quarantaine d'officiers de renseignement ont été déployés dans les établissements pénitentiaires", a-t-elle détaillé. Par ailleurs, 628 brouilleurs ont été installés dans 96 établissements, ainsi que 289 détecteurs de portables, et "il y en aura 346 d'ici la fin de l'année", a-t-elle assuré. S'agissant des brouilleurs, elle a invoqué les difficultés techniques "liées à l'architecture de l'établissement" mais aussi la "problématique de santé sur les personnels, sur les détenus et sur le voisinage selon leur puissance d'émission".
http://www.localtis.info/cs/ContentServer?pagename=Localtis/LOCActu/ArticleActualite&jid=1250269930557&cid=1250269930253
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Urvoas avoue son impuissance à empêcher les entrées de téléphones portables dans les prisons.

Message  Alain Vasseur le Mar 1 Mar 2016 - 21:16

Le ministre de la Justice a répondu à une question du député Elie Aboud (LR) sur un détenu ayant dialogué en vidéo avec des centaines de personnes via l'application Periscope.


Opération vérité à l'Assemblée nationale. Répondant à une question du député Les Républicains Elie Aboud sur l'affaire d'un détenu incarcéré au centre pénitentiaire de Béziers qui a défié l'autorité judiciaire en dialoguant depuis sa cellule sur Twitter avec l'application Periscope, le garde des Sceaux Jean-Jacques Urvoas a joué cartes sur table dans l'hémicycle.


"Ce que vous venez de dire est inacceptable parce que vous avez dit la vérité, a concédé Jean-Jacques Urvoas. Il faut une réponse qui soit implacable. Ce détenu subit deux procédures, une procédure disciplinaire qui a été immédiatement engagée par le directeur d'établissement et une procédure judiciaire. Il est passé en comparution immédiate et il a été condamné à six mois ferme de plus que sa peine qu'il purge déjà et qui était de quatre ans !"

Jean-Jacques Urvoas a ensuite évoqué les moyens de lutter contre les entrées de matériel informatique et de portables dans les prisons françaises, se montrant ouvertement quelque peu dépassé face au phénomène. "Je vous dois la vérité, il y a de plus en plus de téléphones qui sont saisis par les surveillants pénitentiaires, a expliqué le garde des Sceaux. L'année dernière, il y en a eu 25 000." Le ministre de la Justice a ensuite fait cet aveu stupéfiant : "Nous avons en ce moment 638 brouilleurs (de portables) en prison qui sont dépassés parce que [leur] génération technologique ne fonctionne pas. Trois millions d'euros ont été budgétés d'ici 2017 pour avoir une nouvelle génération" de brouilleurs, a-t-il ajouté.



Le ministre de la Justice a enfin conclu sur la nécessité pour ces brouilleurs de ne pas brouiller les portables des surveillants eux-mêmes. Refusant d'autoriser les portables en prison, Jean-Jacques Urvoas a fini par dire au député : "Si vous avez des idées, je suis preneur !"


http://www.lcp.fr/la-politique-en-video/urvoas-avoue-son-impuissance-empecher-les-entrees-de-telephones-portables-dans
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Brouilleurs anti-portables en prison: la technologie dépassée par la réalité.

Message  Alain Vasseur le Mer 7 Juin 2017 - 17:44

 07/06/2017 à 16h23


François Bayrou, le nouveau garde des Sceaux, s'est dit favorable à la mise en place de brouilleurs pour empêcher l'utilisation des téléphones portables en prison. Mise en place dans certains établissements, testée à plusieurs reprises, cette technologie présente autant d'avantages que d'inconvénients.

"Je suis favorable à la mise en place de brouilleurs dans les prisons." Le nouveau garde des Sceaux, François Bayrou, comme d'autres ministres de la Justice avant lui à l'instar de Christiane Taubira en 2015, a réagi mardi sur BFMTV et RMC au phénomène des portables en prison. Photos de surveillants publiées sur les réseaux sociaux, détenus en train de se filmer en cellule dans une piscine ou en fumant du cannabis... La problématique est récurrente depuis plusieurs années, malgré les tentatives des autorités pour enrayer cette pratique. 

Depuis 2002, la loi autorise l'installation de brouilleurs d'ondes dans les établissements pénitentiaires. Actuellement, 804 appareils sont disposés dans les prisons françaises, selon nos informations. Problème: la technologie est souvent dépassée par rapport à l'évolution de celle des téléphones portables. Pour se mettre au niveau et acquérir une nouvelle génération de brouilleurs, trois millions d'euros ont été prévus par le ministère de la Justice. Mais à une condition.


"L'objectif est de s’assurer que les techniques en place ne deviennent pas rapidement caduques, et donc inutiles, dans un contexte d’évolution technologique permanente (nouvelles fréquences 5G, par exemple)", explique-t-on du côté de l'administration pénitentiaire, tout en indiquant que la future prestation choisie devra assurer le réglage, la maintenance mais surtout le suivi des évolutions technologiques.


Explosion des saisies de téléphones

Des tests de cette nouvelle technologie sont actuellement en cours, dont la dernière phase a débuté début juin, avant une première mise en service début 2018. Cet investissement de l'administration pénitentiaire répond à des saisies toujours plus importantes de téléphones portables dans les cellules. Quand on en comptait plus de 27.520 en 2014, les autorités en ont dénombré 33.521 en 2016, alors même que les fouilles intégrales systématiques au retour des parloirs ont été supprimées par l'article 57 de la loi pénitentiaire de 2009, dont le décret d'application avait été pris en 2014.

Un phénomène que déplorent les surveillants pénitentiaires. "La possession de téléphone portable en prison est l’un des fléaux qui persistent depuis plusieurs années, il s’agit d’une problématique réelle", estime Christopher Dorangeville, secrétaire national de la CGT pénitentiaire, qui met en avant les problèmes de sécurité qui pèsent sur les agents. "Le problème aujourd’hui, c’est que les détenus filment avec leur portable", poursuit-il. Des images ou vidéos, notamment de personnel de l'administration pénitentiaire, qui peuvent être envoyées à l'extérieur, tout comme des informations sur les systèmes de sécurité ou d'une potentielle extraction de cellule afin de favoriser une évasion.


Communiquer avec ses proches

Si la mise en place des brouilleurs est accueillie avec enthousiasme par les surveillants, ceux-ci estiment que ce n'est pas l'unique solution contre l'utilisation des téléphones portables en prison. "Dans le milieu carcéral, la spécificité technologique est bien concrète. Il ne faut pas brouiller les communications propres à l’administration pénitentiaire, les communications personnelles et celles du voisinage", rappelle le représentant de la CGT, qui milite pour la restauration des fouilles systématiques aux sorties des parloirs, et un renforcement de la sécurité dans un périmètre plus large autour des centres, afin d'éviter la projection de colis par dessus les murs d'enceinte.


"On dépense des sommes folles pour des dispositifs inopérants, les autorités passent leur temps à acheter des brouilleurs mais ils ont toujours un train de retard par rapport aux évolutions technologiques des téléphones", regrette Marie Crétenot, responsable du plaidoyer à l'Observatoire international des prisons (OIP). "Mais on ne se pose pas la question de pourquoi les détenus se procurent un téléphone."



Les discussions autour de la mise en place des brouilleurs cacheraient ainsi un débat plus large sur la communication en détention. Pour l'OIP, "dans la majorité des cas", les détenus se servent de leur portable pour communiquer avec leurs proches. "Si on ne réfléchit pas à l’introduction des portables en prison, on ne résoudra pas le problème des flux", insiste Marie Crétenot. Pour les prisonniers, posséder un téléphone portable leur permettrait de joindre leurs proches quand ces derniers ne sont pas au travail ou à l'école: l'utilisation des cabines téléphoniques en prison n'est autorisée que jusqu'à 17h30. 

Lutter contre le terrorisme

Une expérimentation est d'ailleurs menée actuellement par l'administration pénitentiaire au centre de détention de Montmédy, dans la Meuse, afin d'installer des téléphones filaires dans chaque cellule.

Autre piste à exploiter pour l'OIP, et validé par la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté: la légalisation de l'usage des téléphones portables en prison. "Autoriser et encadrer, c’est mieux que de lutter sans fin", vante la responsable du plaidoyer, citant notamment la possibilité pour les détenus d'aller sur Internet pour préparer leur sortie. 

Dans un contexte de menace terroriste et alors que le passage en prison semble avoir été l'élément déclencheur dans la radicalisation pour certains individus, le ministère de la Justice ne semble pas pencher vers cette solution. Le plan de sécurisation des prisons dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, annoncé en octobre dernier par l'ex-garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, prévoit la généralisation des brouilleurs de téléphones portables de haute technologie, mais également le renfort de 210 agents dans les équipes régionales d’intervention pour augmenter les fouilles de secteur ciblées. Il prévoit aussi la mise à disposition de 22 informaticiens spécialisés dans les fouilles informatiques des ordinateurs des détenus en cellule.



http://www.bfmtv.com/police-justice/brouilleurs-anti-portables-en-prison-la-technologie-depassee-par-la-realite-1180384.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum