Insécurité, Justice : le général de gendarmerie Soubelet sort un livre - Réaction du Général Favier.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Insécurité, Justice : le général de gendarmerie Soubelet sort un livre - Réaction du Général Favier.

Message  Alain Vasseur le Mer 9 Mar 2016 - 18:26

A l'heure où le ministre de la Défense essaye de réduire au silence les vieux généraux en position de deuxième section, voici qu'un général en activité va sortir un livre qui risque de faire du bruit. Il ne s'agit pas de n'importe quel général mais du général Soubelet surnommé "général Courageaprès les propos qu'il avait tenus le 18 décembre 2014 devant la commission parlementaire dans le cadre de ses travaux sur la lutte contre l'insécurité et qui lui avait valu une mise à l'écart disciplinaire camouflée en affectation à la tête de la gendarmerie de l’Outre-mer.

Il avait notamment déclaré :

Si vous interpellez un mineur d’origine étrangère, vous pouvez tout de suite le remettre dehors, car on n’a pas les moyens, de mener une procédure à son terme, compte tenu du fait, qu’il faut un interprète et qu’il n’y a pas les moyens de payer un interprète.Dans ce cas-ci, le Député demande au Général : de qui émanent ces instructions. Le général répond : « Le Parquet », il reconfirme « Le parquet ».

J’ai appris à cette occasion, que le déferrement devant les magistrats, parfois même la mise en garde à vue était soumis à un critère de valeur de vol, de cambriolage, c’est-à-dire moins de 300 euros, on remet tout le monde dehors et on ne présente personne. Voilà aujourd’hui, la réalité de terrain, la vraie réalité.

Ceux qui évidemment sont interpellés par les policiers ou les gendarmes et qui sont dehors dans les conditions que je viens d’indiquer, continuent leurs activités. Non seulement, ils continuent leurs activités, mais par ailleurs, ils ont vis-à-vis des détenteurs de l’autorité publique que sont les gendarmes et les policiers un certain détachement pour ne pas dire autre chose.

C’est à cela que les gendarmes sont confrontés dans la vie quotidienne. Et très honnêtement, je dois vous dire, c’est assez compliqué de maintenir la motivation dans nos troupes dans ces conditions-là, parce qu’il faut vraiment avoir foi dans son métier pour continuer avec la même motivation (...)

Alors, je ne voudrais pas faire de « stigmatisé », parce qu’il y a effectivement un problème de population étrangère, dans notre pays en terme de délinquance. C’est clair, nous avons un certain nombre d’affaires qui le démontrent très clairement. Là il ne s’agit pas d’un jugement ou d’une opinion, il s’agit d’un constat. Le constat est en terme de cambriolages, nous avons une difficulté avec les populations étrangères, en particulier les mineurs, parce que ceux qui organisent des bandes de mineurs sont chargés de cambrioler dans telle zone ou telle zone. Parce que tout cela est bien entendu très bien organisé, c’est très hiérarchisé. Il s’agit de structures presque mieux organisées que nous. Il y a des chefs, des sous-chefs, des réseaux, des points de rendez-vous. Il faut qu’il y ait un certain rendement. Ce sont des choses qui sont complètement établies » (...)

La réalité est celle-là et il de mon devoir de vous le dire, Il me semble, et cela n’est que mon opinion et je prends beaucoup de précautions pour dire cela, et que la politique qui est menée aujourd’hui, comme hier d’ailleurs, par la protection judiciaire de la jeunesse semble datée d’un autre âge."

La sortie de son livre mettrait en ébullition le ministère de l'intérieur :

"Le 24 mars, le général de corps d’armée Bertrand Soubelet publiera, chez Plon, un ouvrage intitulé "Tout ce qu’il ne faut pas dire". Si le titre annonce la couleur, le sous-titre est encore plus clair: "Insécurité, justice, un général de Gendarmerie ose la vérité". Nous n’avons pu prendre connaissance du contenu de ce livre, mais il doit être sensible, surtout si l’on se rappelle que le franc-parler du général lui avait valu, le 1er septembre 2014, de perdre sa place de Directeur des opérations et de l’emploi, c’est à dire de numéro 3 de la Gendarmerie.

D'autant qu'il est extrêmement rare, en France, de voir des généraux en activité s'exprimer sur des sujets d'actualité. Cette publication aurait dû rester secrète jusqu’au dernier moment. Mais, suite à une maladresse de la société de distribution de Plon, la parution a brièvement été annoncée en ligne. Vite retirée, l’information n’a pourtant pas échappé à la veille du ministère de l’Intérieur et de la Direction générale de la Gendarmerie, où les esprits sont désormais en ébullition en attendant de savoir ce qu’a pu écrire le "général Courage", comme il avait été surnommé lors de son éviction."

On comprend leur crainte car le livre est déjà classé comme meilleure vente depuis 4 jours sur Amazone alors qu'il ne sort que ...le 24 mars.



Dernière édition par Alain Vasseur le Sam 19 Mar 2016 - 3:54, édité 2 fois
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

La charge d'un général de gendarmerie en exercice contre le gouvernement.

Message  Alain Vasseur le Mer 16 Mar 2016 - 15:26

Le général de gendarmerie Bertrand Soubelet fait "sauter le verrou" qui interdit aux militaires de s'exprimer, dans un livre présenté comme "une contribution citoyenne sans aucun esprit partisan" mais rédigé comme une charge contre le gouvernement.


| Le 16 mars 2016Lire la suite |

http://www.lessor.org/la-charge-dun-general-de-gendarmerie-en-exercice-contre-le-gouvernement/



http://r.orange.fr/r?ref=actu_url_desktop-hp_4&url=http%3A%2F%2Factu.orange.fr%2Ffrance%2Fun-general-de-gendarmerie-brise-l-obligation-de-reserve-pour-charger-le-gouvernement-afp-s_CNT000000lpJeS.html



http://www.lepoint.fr/societe/un-gendarme-part-en-guerre-contre-le-gouvernement-16-03-2016-2025827_23.php
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Sécurité. Les quatre vérités du « général courage »

Message  Alain Vasseur le Jeu 17 Mar 2016 - 5:17

Le général de gendarmerie Bertrand Soubelet fait « sauter le verrou » qui interdit aux militaires de s’exprimer, dans un livre présenté comme « une contribution citoyenne sans aucun esprit partisan » mais rédigé comme une charge contre le gouvernement.


Dans « Tout ce qu’il ne faut pas dire », à paraître chez Plon le 24 mars, l’ex-numéro 3 de la gendarmerie, aujourd’hui commandant de l’Outre-mer, revient sur son audition, le 18 décembre 2013, par la commission de « lutte contre l’insécurité » à l’Assemblée nationale, qui le fera sortir de l’anonymat. Ce jour-là, le directeur des opérations et de l’emploi à la direction générale de la gendarmerie (DGGN) exprime des réserves sur la politique pénale face aux délinquants, relevant notamment que, « dans les Bouches-du-Rhône, en novembre 2013, 65 % des cambrioleurs interpellés sont à nouveau dans la nature ». Ses propos lui avaient attiré les foudres de sa hiérarchie et du ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, mais ils lui avaient aussi gagné la sympathie de nombreux gendarmes de base saluant, sur les réseaux sociaux, le « général courage ». Celui-ci affirme tirer de ce fait d’armes « une certaine légitimité » pour « contribuer au réveil collectif ».

Juges, jeunes, politiques…

Il est muté, à l’été 2014, au commandement de la gendarmerie de l’Outre-mer, un poste qualifié de « prestigieux » par Beauvau à l’époque mais une décision vécue par Bertrand Soubelet, aujourd’hui âgé de 56 ans, comme une « éviction ». Alors, dans un livre fourre-tout nourri d’un populisme décomplexé, il dit vouloir « résister activement au cynisme et à l’hypocrisie », se risquant à une expression publique inédite pour un haut-gradé en exercice de la gendarmerie, qui laisse présager de possibles sanctions. Il fustige ainsi « le mirage de la sécurité » et s’en prend à un « système judiciaire qui n’est pas en capacité de répondre ».

Il attaque les magistrats « jusqu’au-boutistes » et ceux qui « exercent leur métier à l’aune de leurs idées philosophiques ou politiques ». Dénonçant « une déperdition certaine de notre système de valeurs », il souhaite, pour les jeunes, des « centres d’éducation par le travail » et « un service national rénové », civil et obligatoire, de quelques mois. Convaincu de l’« atomisation de la société française », le général s’en prend pêle-mêle au système syndical « dispendieux », aux partis politiques « globalement disqualifiés », au coût de la démocratie, à la fraude fiscale… Mais ses mots les plus durs vont aux responsables politiques. Ils « se sentent souvent acculés à des renoncements face à la pression de la rue et à des annonces péremptoires très médiatisées et rarement suivies d’effets avec, en permanence, le souci du coup politique qui permet de briller ou qui compense un échec », affirme-t-il, citant l’affaire Leonarda, l’adolescente rom dont l’expulsion de France avait créé une polémique en 2013.

Ayrault entre « détachement » et « ignorance »


Si le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, est absent du livre et Manuel Valls à peine cité, son prédécesseur à Matignon, l’actuel chef du Quai d’Orsay, Jean-Marc Ayrault, est directement attaqué. Le général revient sur un déjeuner, en 2013, réunissant les grands patrons de la police et de la gendarmerie chargés d’exposer au Premier ministre d’alors la situation de la délinquance dans le pays. « Ce jour-là, on pouvait percevoir ce que j’ai interprété, au mieux comme étant du détachement, au pire comme de l’ignorance, dans les réactions du Premier ministre concernant les questions de sécurité », déplore Bertrand Soubelet.

avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Délinquance : le cri d'alarme d'un grand patron de la gendarmerie.

Message  Alain Vasseur le Ven 18 Mar 2016 - 14:52

Le général de corps d'armée Bertrand Soubelet, ancien numéro 3 de la gendarmerie nationale, rompt avec le devoir de réserve en publiantTout ce qu'il ne faut pas dire, un réquisitoire implacable sur la situation de notre pays.


Pourquoi se taire quand on a l'intime conviction que dire la vérité est un devoir absolu? Déterminé, sans désir de revanche ni colère, le général de corps d'armée Bertrand Soubelet, 56 ans, ancien numéro 3 de la gendarmerie, ex-directeur des opérations et de l'emploi, limogé en août 2014, et actuel directeur de la gendarmerie d'outre-mer, a décidé de s'affranchir du devoir de réserve, en publiant chez Plon un ouvrage intitulé Tout ce qu'il ne figaro faut pas dire. Une rupture définitive, assumée au fil des pages d'un livre profond et engagé, née d'un choc auquel rien ne préparait cet officier général, expert reconnu des questions de sécurité intérieure, éminemment respecté par ses pairs.


Cet article est réservé aux abonnés. 95% reste à lire....



http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/03/18/01016-20160318ARTFIG00164-delinquance-le-cri-d-alarme-d-un-grand-patron-de-la-gendarmerie.php
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Le général Favier réagit à la publication prochaine du livre du général Soubelet.

Message  Alain Vasseur le Sam 19 Mar 2016 - 1:58

Le général Favier réagit à la publication prochaine du livre du général Soubelet

« La publication du livre d’un général de Gendarmerie ne peut me laisser indifférent »,  mais « vendre une polémique, instrumentaliser la Gendarmerie et ceux qui la servent, c’est tout ce qu’il ne faut pas faire ».
Ces mots sont ceux du général d’armée Denis Favier qui réagit à la sortie, prévue le 24 mars, du livre du général de corps d’armée Bertrand Soubelet, « Tout ce qu’il ne faut pas dire » (Plon).

Le directeur de la Gendarmerie ne cite à aucun moment le nom du général Soubelet, actuel commandant de la gendarmerie d’outre-mer, mais assure : « Je ne conçois pas que l’un (des grands commandants) accepte de telles fonctions pour les dénigrer ensuite ». Le général Soubelet avait été muté à ce poste en août 2014 à la suite de ses propos tenus, en tant que directeur des opérations et de l’emploi, devant la commission de lutte contre l’insécurité de l’Assemblée nationale le 18 décembre 2013. Il avait notamment émis des réserves sur la politique pénale à l’encontre des délinquants.

Voici, en intégralité, le post du DGGN publié ce vendredi :

« J'ai pris l'habitude de partager avec vous, sans détour ni fausse pudeur, le bonheur, les interrogations et parfois les moments difficiles que je vis à votre tête. Ce blog permet d'écrire ce qu'un message ne saurait contenir et d'y laisser transparaître cette part de sentiments qui fait aussi partie de mes fonctions.
La publication du livre d'un général de gendarmerie ne peut me laisser indifférent. Je pourrais l'esquiver, la cantonner à une question d'ordre statutaire. Mais ce n'est pas ma manière d'aborder les choses.

Il vient un moment où il faut mettre les choses au clair.

La gendarmerie compte quelques grands commandements et celui de la gendarmerie d'outre-mer est l'un des plus sensibles. Je donne toute ma confiance à ceux qui accèdent à ces responsabilités. Je ne conçois pas que l'un d'eux accepte de telles fonctions pour les dénigrer ensuite.

Je crois au courage de dire les choses non pour s'en prévaloir, mais pour faire avancer notre maison dans le souci de l'intérêt général. On peut se battre pour notre budget, nos effectifs et nos moyens, répondre aux mises en cause quand elles sont injustes. On peut le faire sans déformer les faits ni sortir de son rôle. Et pourtant être entendu.

Après une année 2015 telle que nous l'avons vécue et dans un contexte qui réclame plus que jamais, une cohésion et la loyauté de tous, j'ai peine à entendre qu'il y a "urgence à agir", quand beaucoup agissent depuis longtemps et ne se satisfont pas d'incantations.

Parce que les enjeux de sécurité sont forts, il nous faut être sereins, confiants, concentrés sur notre mission.

Vendre une polémique, instrumentaliser la gendarmerie et ceux qui la servent, c'est tout ce qu'il ne faut pas faire. »
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Le général Favier tâcle le général Soubelet.

Message  Alain Vasseur le Sam 19 Mar 2016 - 11:10

Le directeur général de la gendarmerie nationale Denis Favier a déploré vendredi sur son blog "De vous à moi" la prochaine parution d'un livre écrit par le patron de la gendarmerie d'outre-mer.

 Dans "Tout ce qu'il ne faut pas dire", à paraître chez Plon le 24 mars, l'ex-numéro 3 de la gendarmerie, le général Bertrand Soubelet, sort de son devoir de réserve pour donner sa "contribution citoyenne sans aucun esprit partisan" tout en critiquant sans détours le gouvernement.

Le général Soubelet fustige ainsi "le mirage de la sécurité" et s'en prend à un "système judiciaire qui n'est pas en capacité de répondre". Il attaque notamment les magistrats "jusqu'au-boutistes", "qui se sentent investis d'une 'mission divine'", et ceux qui "exercent leur métier à l'aune de leurs idées philosophiques ou politiques".

"La publication du livre d'un général de gendarmerie ne peut me laisser indifférent", explique, sur son blog, le général Favier, affirmant qu'"il vient un moment où il faut mettre les choses au clair".

"Je ne conçois pas que l'un (des commandants de la gendarmerie d'outre-mer, NDLR) accepte de telles fonctions pour les dénigrer ensuite", poursuit le patron de la gendarmerie sans jamais citer nommément le général Soubelet.

Le général Soubelet a été muté à l'été 2014 au commandement de la gendarmerie de l'Outre-Mer (voir mon post ici), après avoir exprimé ses réserves sur la politique pénale face aux délinquants lors d'une audition à l'Assemblée nationale, le 18 décembre 2013 (voir mon post ici).

avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Le général courage.

Message  Alain Vasseur le Sam 19 Mar 2016 - 17:49

J.-P. Fabre Bernadac
Ancien officier de Gendarmerie Diplômé de criminologie et de criminalistique


Comme de nombreux officiers républicains (Boulanger, Salan) dans l’Histoire de France, il met son honneur avant ses convictions.

« J’aime mon pays, je l’ai servi toute ma vie dans la gendarmerie, l’institution dont la vocation est de protéger. La France est la terre où reposent les miens. C’est le pays que m’ont légué les anciens et qu’à mon tour je veux transmettre à mes enfants : la terre de France, son héritage fait de sources diverses, de racines profondes, de valeurs auxquelles je tiens plus que tout au monde. Je serai toujours au premier rang pour les défendre. Malgré tout. Même s’il faut pour cela affronter l’adversité. »



La suite de l 'article en cliquant sur le lien ci-dessous.


http://www.bvoltaire.fr/jeanpierrefabrebernadac/le-general-courage,245521
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Le patron de la gendarmerie Outre-mer rompt le devoir de réserve.

Message  Alain Vasseur le Dim 20 Mar 2016 - 21:13

C'est inédit dans la gendarmerie : le général Bertrand Soubelet, commandant la gendarmerie Outre-mer, publie le 24 mars un livre dans lequel il dénonce la politique menée par le gouvernement en matière de sécurité et de justice. En sortant de son devoir de réserve, il pourrait être sanctionné. 


Avis de tempête dans la galaxie étoilée de la gendarmerie nationale. L'ex numéro 3 de la gendarmerie, le général Bertrand Soubelet, aujourd'hui patron de l'ensemble des gendarmes Outre-mer, a décidé de rompre le devoir de réserve. Jeudi 24 mars, il publieaux éditions Plon un ouvrage au titre évocateur "Tout ce qu'il ne faut pas dire". Le haut gradé explique vouloir apporter sa "contribution citoyenne sans aucun esprit partisan". Dans les faits, son ouvrage est une critique à peine voilée de la politique menée par le gouvernement Valls en matière de sécurité et de justice.


Un récidiviste

Ce n'est pas la première fois que le général Soubelet jette un pavé dans la mare médiatique. A l'été 2014, il a été muté au commandement de la gendarmerie de l'Outre-mer après avoir publiquement exprimé des réserves sur la politique pénale du gouvernement face à la délinquance, lors d'une audition à l'Assemblée nationale le 18 décembre 2013.  Sa mutation à la tête de la gendarmerie Outre-mer ressemblait fortement à une mise au placard.


Et maintenant ?

En exprimant une nouvelle fois publiquement des critiques sur la politique gouvernementale, le général Soubelet sort à nouveau de son devoir de réserve et s'expose logiquement à des sanctions. La publication de son ouvrage suscite déjà énormément de commentaires dans le milieu des gendarmes. La sortie du livre faisait la une du Figaro magazine cette semaine. 


© DR

Sans attendre sa parution, le directeur de la gendarmerie, Denis Favier commente, via son blog, la publication de ce livre : "La publication du livre d'un général de gendarmerie ne peut me laisser indifférent", explique-t-il, avant de poursuivre, sans jamais citer Bertrand Soubelet "Je ne conçois pas que l'un des responsables de la gendarmerie accepte de telles fonctions pour les dénigrer ensuite". Et le patron des gendarmes ouvre la porte à d'éventuelles sanctions en soulignant : "Il vient un moment où il faut mettre les choses au clair"




http://la1ere.francetvinfo.fr/tout-ce-qu-il-ne-faut-pas-dire-le-patron-de-la-gendarmerie-outre-mer-rompt-le-devoir-de-reserve-342317.html



http://www.lesalonbeige.fr/livre-du-general-soubelet-le-peloton-dexecution-se-met-en-place/
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Un livre du général Soubelet fait des vagues au sein de la Gendarmerie.

Message  Alain Vasseur le Lun 21 Mar 2016 - 13:51

« Tout ce qu’il ne faut pas dire« . Le titre que le général de gendarmerie Bertrand Soubelet a donné à son livre, disponible en librairie à partir du 24 mars, donne le ton. Et si on n’en est pas encore convaincu, il suffit de lire la notice de l’éditeur (Plon). « Moi, Bertrand Soubelet, général de corps […]


Lire


http://www.opex360.com/2016/03/21/livre-du-general-soubelet-fait-des-vagues-au-sein-de-la-gendarmerie/



http://www.zinfos974.com/Justice-sans-moyens-delinquants-dans-la-nature-Un-general-de-gendarmerie-brise-le-silence_a99042.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Le grand déballage du patron des gendarmes de l’Outre-mer.

Message  Alain Vasseur le Mer 23 Mar 2016 - 4:58

La situation est inédite dans la gendarmerie. Dans son livre à paraître jeudi, le général Bertrand Soubelet sort de son devoir de réserve et critique le gouvernement et sa politique en matière de sécurité et de justice.

Nous avons déjà eu l’occasion de le souligner : le général Soubelet, patron de la gendarmerie Outre-mer, n’a pas sa langue dans sa poche. Il le démontre une nouvelle fois et de quelle façon ! Il sort un livre ce jeudi intitulé « Tout ce qu’il ne faut pas dire ». Avec cet ouvrage, Bertrand Soubelet veut faire « sauter le verrou » qui interdit aux militaires de s’exprimer. Ce livre, il le présente comme « une contribution citoyenne sans aucun esprit partisan ». Il s’agit pourtant d’une charge contre le gouvernement.


L’ancien numéro 3 de la gendarmerie revient d’abord sur son audition, le 18 décembre 2013, par la commission de « lutte contre l’insécurité » à l’Assemblée nationale. Ce jour-là, il était alors le directeur des opérations et de l’emploi à la direction générale de la gendarmerie (DGGN). Il était sorti de l’anonymat en exprimant ses réserves sur la politique pénale face aux délinquants, relevant notamment que, « dans les Bouches-du-Rhône en novembre 2013, 65% des cambrioleurs interpellés sont à nouveau dans la nature ».


Le placard ultramarin


La réaction de sa hiérarchie et du ministre de l’Intérieur de l’époque, Manuel Valls, ne s’était pas faite attendre. La réprobation avait été ferme. Le général Soubelet avait été obligé de se justifier, expliquant qu’il n’avait fait que « dresser un constat factuel de la délinquance » mais il avait gagné la sympathie de nombreux gendarmes de base sur les réseaux sociaux et un surnom : « général courage ». Muté à la direction de la gendarmerie d’Outre-mer en 2014, il vit ce changement professionnel comme une « éviction » et non comme une « promotion »… les ultramarins apprécieront.


Au-delà du « mirage de la sécurité », le général Soubelet met dans sa ligne de mire un « système judiciaire qui n’est pas en capacité de répondre ». Il s’en prend notamment à des magistrats « jusqu’au-boutistes », des juges « qui se sentent investis d’une ‘mission divine’ », et ceux qui « exercent leur métier à l’aune de leurs idées philosophiques ou politiques ».


Le Général comme modèle


Rien ne semble échapper aux critiques du militaire. Le système syndical ? Il est « dispendieux ». Les partis politiques ? « Globalement disqualifiés ». Quant à la démocratie, elle est très chère… à tel point qu’on se demande où vont pouvoir s’arrêter ses récriminations… en tout cas, pas aux politiques qui subissent la charge la plus lourde et particulièrement Jean-Marc Ayrault, l’ancien Premier ministre.


Le général raconte ainsi un déjeuner en juin 2013 réunissant les grands patrons de la police et de la gendarmerie pour exposer au Premier ministre d’alors la situation de la délinquance dans le pays. « Ce jour-là, on pouvait percevoir ce que j’ai interprété au mieux comme étant du détachement, au pire comme de l’ignorance, dans les réactions du Premier ministre concernant les questions de sécurité », indique le général… semblant regretter la figure d’un autre général, De Gaulle.


Car finalement, le militaire veut dénoncer « une déperdition certaine de notre système de valeurs » et fait aussi des propositions, particulièrement à destination des jeunes, avec des « centres d’éducation par le travail » et « un service national rénové », civil et obligatoire.


par Le Journal de Mayotte 
le 23 mars 2016 à 06:15


http://mayotte.orange.fr/actu/mayotte/le-grand-deballage-du-patron-des.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Attentats à Bruxelles : il s'agit d'un "véritable défi, lancé à nos démocraties européennes", déclare le général Bertrand Soubelet.

Message  Alain Vasseur le Mer 23 Mar 2016 - 17:46

REPLAY / INVITÉ RTL - Le patron des gendarmes d'outre-mer appelle les Français à adopter une posture, "celle de gens qui se battent".



Après les attentats de Bruxelles, l'Europe se réveille à nouveau frappée en son sein. Ces attaques qui ont causé la mort d'au moins 31 personnes et 260 blessés, ont marqué les esprits des Belges mais aussi des Européens. Le général Bertrand Soubelet, patron de l'ensemble des gendarmes d'outre-mer crée la polémique à travers la publication de son livre, intitulé Tout ce qu'il ne faut pas dire, dans lequel le devoir de réserve est rompu

Avant toute chose, le général estime, comme l'a rappelé le premier ministre Manuel Valls que "nous sommes en guerre", et ce "depuis un certain temps", bien que nous ne voulions pas l'admettre et le reconnaître. Aujourd'hui, cette guerre touche "nos amis belges", avec lesquels nous avons une grande solidarité parce que nous-mêmes avons été durement touchés le 13 novembre dernier", déclare le général. 



La sécurité ne peut pas être pleinement assurée



La guerre est un sujet à ne pas prendre à la légère, car elle "suppose des morts". Bertrand Soubelet appelle donc les Français à "adopter aujourd'hui, une posture qui est celle de gens qui se battent". La population de l'Hexagone est-elle véritablement prête ? Depuis le 13 novembre, le général estime que nous sommes prêts, même si "une petite révolution culturelle dans les esprits des Français" est nécessaire. De ce point de vue là, "y compris dans les orientations du gouvernement", la France "va vraiment dans le bon sens"

Après les événements tragiques de Bruxelles, Brice Hortefeux a déclaré que "les Européens font la guerre et la guerre est en Europe". Le général se joint aux propos de l'ancien ministre de l'Intérieur. Selon lui, "les attentats que nous connaissons aujourd'hui et particulièrement ceux d'hier à Bruxelles", représentent "un véritable défi, lancé à nos démocraties européennes". 

 
La sécurité des Français et celle des Européens est donc prioritairement abordée. Néanmoins, le général indique qu'elle ne peut pas "être complètement assurée" car "idéalement, il faudrait des moyens considérables pour assurer une sécurité parfaite". Or, cela "n'existe pas"

Le phénomène de radicalisation n'arrange rien. Le général rappelle qu'en France "nous avons aussi des Molenbeek, des endroits où des gens se sont radicalisés et dont l'attitude n'est pas conforme aux exigences de notre démocratie".



Un livre qui ouvre le débat sur la place des militaires



Le livre du général "présente une perspective de long terme", explique-t-il. Autrement dit, cette perspective s'étale sur 20 à 30 ans et donc s'adresse aux gouvernements qui se sont succédés jusqu'à présent. Le général pointe "trente années de mollesse"

Selon lui, "les moyens que nous avons donnés à la justice sont notoirement insuffisants". Avant de critiquer nos magistrats, le patron des gendarmes d'outre-mer estime qu'il faudrait "avoir les moyens de travailler correctement". Mais ne rêvons pas, "plus de moyens n'auraient pas empêché les attentats". Le général explique qu'il s'agit d'autre chose : "une évolution de société".  



Le général Bertrand Soubelet a écrit:Je suis simplement un citoyen qui parle et qui essaie d'être utile à son pays
 [url=https://twitter.com/intent/tweet?text="Je+suis+simplement+un+citoyen+qui+parle+et+qui+essaie+d%27%C3%AAtre+utile+%C3%A0+son+pays" - Le+g%C3%A9n%C3%A9ral+Bertrand+Soubelet][/url] 
Son livre ne se veut pas polémique mais souhaite ouvrir le débat sur la place des militaires dans notre société et de leur devoir de réserve. "Comment peuvent s'exprimer les militaires dans une démocratie ?". Voilà la question qui l'importe. 

Par ailleurs, en réponse aux propos du directeur de la gendarmerie Denis Favier, "il n'y a aucune instrumentalisation de la gendarmerie" à travers ce livre. Le général insiste sur le fait qu'il ne ne cherche pas la polémique. "Je suis simplement un citoyen qui parle et qui essaie d'être utile à son pays", déclare-t-il.

 
http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/attentats-a-bruxelles-il-s-agit-d-un-veritable-defi-lance-a-nos-democraties-europeennes-declare-le-general-bertrand-soubelet-7782503297
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Tout ce qu'il ne faut pas dire de Bertrand Soubelet.

Message  Alain Vasseur le Mer 23 Mar 2016 - 23:01

critiqué par AmauryWatremez, le 23 mars 2016



Gare à celui qui dit la vérité

Le général de gendarmerie Bertrand Soubelet, devant une commission parlementaire, le 28 décembre 2013, a énoncé les faits de manière claire, nette et précise montrant que le terrorisme et la radicalisation islamiste dans notre pays sont des questions n'ayant pas été appréciées à leur juste valeur et ce depuis trente ans. Cela ne commence pas avec François Hollande. Ayant dit la vérité, il a été écarté de son emploi de la direction des opérations et de l'Emploi de la gendarmerie, ainsi que de la conduite des gendarmes d'Outre-mer. Ce n'est pas un militant politique, il n'a pas d'ambitions quelconque, pas de désir à soutenir tel ou tel. Ce 24 mars sort son livre développant son propos chez Plon.



Il outrepasse largement son devoir de réserve à géométrie variable selon que vous soyez de gauche ou de droite, mais après les manifestations des « Je suis Charlie » célébrant la liberté d'expression, n'est-elle pas devenue encore plus importante ? Elle est encore plus fondamentale y compris et surtout quand ce qui est exprimé contredit les lieux communs qui rassurent, les mièvreries ambiantes et padamalgamesques, les discours de l'excuse...



Il dénonce le désengagement progressif, ne serait-ce que par les « économies » drastiques dans les moyens alloués, de l'Etat dans tous les domaines régaliens lui étant pourtant propres : l'Education et la Sécurité en particulier. C'est de là que naît la montée de l'influence néfaste des pires radicaux islamistes dans nombre de nos banlieues et au cœur des villes. Les institutions ont laissé consciemment le terrain libre aux fanatismes, aux haines cuites et recuites, ethniques ou religieuses. Après tout l'Islam radical constitue un excellent moyen de contrôle social des plus précaires. Et ce même si malgré tout les éducateurs et policiers continuent d'y mener comme ils le peuvent un travail remarquable mais qui ne suffira pas car les métastases sont beaucoup trop profondes....

...Il évoque les politiques judiciaires désastreuses, apparemment idéologiques mais surtout budgétaires. Ce n'est pas précisément par laxisme que les peines sont moins lourdes ou le suivi des anciens taulards beaucoup moins contraignants mais surtout car cela coûte cher à l'Etat. Cette politique essentiellement comptable n'est pas décidée par nos dirigeants, ceux-ci n'étant que de simples exécutants, elle est mise en forme à la Commission de Bruxelles, à la direction de la Banque Européenne, au Parlement de Strasbourg et à Berlin chez madame Merkel et ses prédécesseurs, l'Allemagne assurant le « leadership » économique de l'Union Européenne. Et elle existe d'abord afin de rassurer la majorité des électeurs de Merkel, les retraités vivant sur leurs fonds de pension.


Il ne s'arrête pas là. Car ce qui arrive n'est pas seulement de la responsabilité de l'Etat et des dirigeants, d'une politique extérieure qui aurait été désastreuse et cause de tout ce malheur sans que les citoyens n'y soient pour quoi que ce soit. Selon lui, la responsabilité est collective, elle est également la nôtre. Elle est le fruit de tous nos renoncements, nos lâchetés grandes et petites face à l'intégrisme, de notre aveuglement volontaire afin de conserver un confort matériel et intellectuel illusoire. Je songe à cet élu qui lors des attentats du 13 novembre regrettait que cela n'ait pas été des néo-nazis, cela aurait été tellement plus facile. Plutôt que de nous confronter au réel, nous préférons bien souvent nous bercer d'illusions, de belles phrases, voire même nous habituer au terrorisme.



Bertrand Soubelet enfin annonce un combat long, au moins d'une vingtaine d'années, difficile, à moins que nous ne prenions enfin conscience et que nous relevions la tête, que nous la sortions du sable...




http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/47797
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Grand Soir 3, du mercredi 23 mars 2016 - Interviex du Général Soubelet.

Message  Alain Vasseur le Jeu 24 Mar 2016 - 2:04

Interview du Général Bertrand SOUBELET sur France 3.
"SOIR 3 du 23 mars 2016"







"""Auditionné à l'Assemblée en décembre 2013, Bertrand Soubelet dénonçait un manque de sécurité, un laxisme judiciaire et pénal. Le constat que ce général de gendarmerie fait aujourd'hui "est à peu près le même parce que pas grand-chose n'a évolué sauf que depuis les attentats du 13-Novembre, un certain nombre de décisions ont été prises".


Et le commandant des gendarmes d'Outre-Mer de citer cet exemple : "La gendarmerie va être renforcée de 1 700 personnels supplémentaires, la police également. C'est un gros effort alors même que dans les dix dernières années, il y a eu 6 000 gendarmes en moins".


"Trente ans de mollesse"



"Un dispositif de sécurité qui peut faire face à toutes les menaces, ça n'existe pas, quels que soient les moyens financiers ou humains engagés", assure Bertrand Soubelet. Pour l'auteur du livre Tout ce qu'il ne faut pas dire, qui sort jeudi 24 mars chez Plon, "en matière de terrorisme, il faut aller au fond des choses. Comment se fait-il qu'il y ait des jeunes qui ont grandi dans notre société et qui ont envie de la détruire ? C'est ce problème qu'il faut résoudre". "Depuis trente ans, assène-t-il, nous avons laissé faire des choses par faiblesse, par non-choix".


Risque-t-il sa place avec ce livre dans lequel il donne son avis sur la sécurité et la justice en France ? "Me couper la tête au seul motif que je suis général de gendarmerie, ce serait difficile pour moi de le comprendre, alors qu'en 2015, des journalistes ont été tués pour la liberté d'expression et que des millions de Français sont descendus dans la rue pour la défendre".""""""


https://t.co/9fb6kGZGEr

http://www.francetvinfo.fr/replay-jt/france-3/soir-3/jt-grand-soir-3-mercredi-23-mars-2016_1362497.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

L'Essor - Entretien - Bertrand Soubelet : "Je n'ai rien planifié".

Message  Alain Vasseur le Jeu 24 Mar 2016 - 16:41

Le général de corps d'armée Bertrand Soubelet, actuel commandant de la Gendarme d'outre-mer et ancien directeur des opérations et de l'emploi, publie "Tout ce qu'il ne faut pas dire" chez Plon. "L'Essor" s'est entretenu avec lui.

«  L’Essor  ».   Avec le recul, est-ce que vous tiendriez aujourd’hui les mêmes propos devant la mission Blazy  ?

Bertrand Soubelet. – On m’a demandé de venir dire la vérité devant les parlementaires, et je l’ai fait avec la sincérité qui est la mienne. Je ne vais pas changer du jour au lendemain parce qu’il y a des conséquences que j’ai regrettées. S’il le fallait, 
je referais exactement la même chose, parce qu’il me semble tout à fait normal que l’on puisse dire les choses telles qu’elles sont devant la représentation nationale.

«  L’Essor  ».  Vous mettez en jeu votre carrière pour parler à des politiciens pour lesquels vous semblez n’avoir guère de considérations dans votre livre.

Bertrand Soubelet. Il n’y a pas de contradiction. Je fais partie d’un système qui est celui de la démocratie, avec une Assemblée nationale et des gens qui sont élus. Parfois, je porte un regard plutôt sévère sur le comportement de certains de nos politiciens, mais pour autant ce sont eux qui sont aux manettes et qui votent les lois. Au nom du fait que certains se comportent mal et qu’ils sont dans des logiques de systèmes que je n’approuve pas, je n’irais pas dire les choses telles qu’elles sont  ? Je fais avec la réalité qui s’impose à moi.

«  L’Essor  ».   Sans espoir  ?

Bertrand Soubelet. – Si, car je suis un éternel optimiste. Il y a toujours de l’espoir. D’ailleurs, il y a plein de gens qui m’ont dit que mon livre ne servirait à rien, car le système était tel qu’il est et que je serai broyé. Je persiste à croire qu’il y a moyen de faire avancer les choses.

«  L’Essor  ».   C’est la première fois que vous le dites ouvertement  : votre changement d’affectation était bien, pour vous, une mise à l’écart. Vous précisez que le Directeur général vous a demandé de quitter la Gendarmerie. Selon vous, était-ce à son instigation, ou selon une demande qui venait de plus haut  ?

Bertrand Soubelet. – Je n’en sais rien. En tout cas, il me l’a demandé et j’en ai été très étonné. La Gendarmerie étant toute ma vie, j’ai répondu non, car je ne voyais pas pourquoi je l’aurais quittée. En dehors de cela, je suis un serviteur, on m’a dit qu’il fallait que je change d’affectation, j’en ai changé. Et personne ne m’a entendu faire un commentaire là-dessus au moment où j’étais débarqué.

«  L’Essor  ».   C’est donc cette audition parlementaire qui vous a conduit à écrire ce livre  ?

Bertrand Soubelet. – J’ai constaté que le fait de dire les choses provoquait des réactions disproportionnées. Il n’est pas possible que, dans une démocratie, l’Assemblée nationale demande à un haut responsable de venir poser un diagnostic sur ce qui se passe dans notre pays en termes de sécurité, et qu’ensuite un buzz médiatique puisse conduire les responsables du pays à le changer d’affectation. Je me suis dit que l’on avait un vrai problème de fond et que, puisque les médias m’avaient propulsé dans ce rôle de lanceur d’alerte, j’allais aller jusqu’au bout et essayer de faire œuvre utile.

Rien ne me prédestinait à ce qui se passe aujourd’hui, bien que l’on me prête un certain nombre d’intentions plus ou moins avouables. Ceux qui me connaissent savent que je ne suis pas un calculateur. Je suis plutôt quelqu’un de spontané, et parfois naïf. Mais je revendique ma naïveté.

«  L’Essor  ».   Au sujet de vos intentions, beaucoup pensent que ce livre a vocation à préparer une carrière plus engagée politiquement.

Bertrand Soubelet. – Cela n’a aucun sens. Je critique les milieux politiques à n’en plus finir, ce n’est pas pour aller ensuite faire la même chose, c’est impossible. Tant que l’on fait de la politique politicienne dans ce pays, ce sera sans moi. Vous savez, j’ai déjà été approché, et je leur ai gentiment dit que je n’étais ni de droite, ni de gauche.

«  L’Essor  ».   On imagine que ce n’est pas le Front de gauche qui vous a approché étant donné la tonalité générale du livre, plutôt droitière  ?

Bertrand Soubelet. – Elle ne l’est pas.

«  L’Essor  ».   Quels partis vous ont démarché  ?

Bertrand Soubelet. – A ce stade, ce sont des partis de droite, mais ils se méprennent sur ce que je suis.

«  L’Essor  ».   Ils ont donc la même lecture...

Bertrand Soubelet. – Bien sûr, tout le monde aura la même lecture que vous. Ce qui m’impressionne beaucoup dans ce pays, c’est cette nécessité absolue de mettre les gens dans des cases. Cela va être très compliqué de me mettre dans une case.

«  L’Essor  ».   Ce livre n’est donc pas un programme politique  ?

Bertrand Soubelet. – Il n’y a pas de programme politique dans mon livre, parce que je n’aime pas la manière dont la politique est faite dans ce pays. Mon livre est consacré à la vie de la cité. Effectivement, au sens noble du terme, il est politique. Mais ce terme est connoté, et je ne suis pas dans ces calculs et cette logique de système.

«  L’Essor  ».   Etant donné la restriction de la liberté de parole des militaires, on ne voit pas comment vous pourriez échapper à une sanction. Comment voyez-vous la suite des événements  ?

Bertrand Soubelet. – L’état du droit, c’est la jurisprudence, et il n’y a rien d’écrit sur le devoir de réserve. Quelle réalité ce devoir recouvre-t-il  ? Je considère qu’il consiste à éviter de critiquer les politiques du gouvernement en place, et les directives et les orientations qu’il donne. Moi, je fais une analyse de la société et de la sécurité sur une perspective de 25 ou 30 ans, que j’élargis un tout petit peu à la vie politique et sociale de notre pays, que je considère dégradée. Est-ce sortir de son devoir de réserve que de faire une analyse de cette nature  ? Oui et non.

«  L’Essor  ».   Vous avez encore trois ans à attendre avant d’atteindre la limite d’âge. Pensez-vous les passer au sein de la Gendarmerie  ?

Bertrand Soubelet. – Je pense que cela ne serait pas raisonnable. Que puis-je faire dans cette maison  ? J’ai commandé la région Midi-Pyrénées, et j’ai été deux fois directeur de l’administration centrale, je commande la gendarmerie d’outre-mer, quelles sont mes perspectives  ? Aucune.

«  L’Essor  ».   Et que comptez-vous faire après  ?

Bertrand Soubelet. – C’est un grand saut dans le vide, parce que, encore une fois, il n’y a pas de calcul. Les gens qui me connaissent vraiment, mes amis et mes collaborateurs immédiats, savent bien qu’à ce stade, il n’y a pas d’après.
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Sécurité: le général Soubelet ose la vérité.

Message  Alain Vasseur le Jeu 24 Mar 2016 - 17:38

Sécurité: le général Soubelet ose la vérité. Le général Bertrand Soubelet, directeur de la gendarmerie d'outre-mer, était l'invité de Jean-Jacques Bourdin, ...


http://rmc.bfmtv.com/mediaplayer/video/securite-le-general-soubelet-ose-la-verite-782052.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Bertrand Soubelet face à Ruth Elkrief.

Message  Alain Vasseur le Ven 25 Mar 2016 - 2:09

Bertrand Soubelet, général de gendarmerie, patron de l'ensemble des gendarmes d'outre-mer et auteur de "Tout ce qu'il ne faut pas dire" (Ed. Plon), était l'invité de Ruth Elkrief. - 19h Ruth Elkrief, du jeudi 24 mars 2016, sur BFMTV.



http://www.bfmtv.com/search?q=Bertrand%20Soubelet%20face%20%C3%A0%20Ruth%20Elkrief&type=typology:video&filter=0
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Le livre du général Soubelet cartonne.

Message  Alain Vasseur le Mer 6 Avr 2016 - 14:14

« Tout ce qu’il ne faut pas dire », le livre du général Bertrand Soubelet, a déjà dépassé le cap des 18.000 exemplaires vendus, selon son éditeur Plon.
L’éditeur a d’ailleurs déjà lancé une réimpression de 20.000 exemplaires.
Ces premiers chiffres, selon les spécialistes de l’édition, révèlent un intérêt inhabituel pour ce type d’ouvrage.
Le général Soubelet, commandant de la gendarmerie d’outre-mer, était auparavant n°3 de la Gendarmerie au poste de directeur des opérations et de l’emploi. Il avait du quitter ce poste en août 2014, à la suite de ses propos, en décembre 2013 devant la mission d’information sur la lutte contre l’insécurité de l’Assemblée nationale.

avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

[EX-LIBRIS] Bertrand Soubelet : Tout ce qu’il ne faut pas dire.

Message  Alain Vasseur le Sam 16 Avr 2016 - 10:58

Recension de l’ouvrage du général Bertrand Soubelet, Tout ce qu’il ne faut pas dire, publié en mars 2016 aux éditions Plon. 256 pages.


L’audition du général Soubelet, alors directeur des Opérations et de l’Emploi (N°3 de la Gendarmerie nationale), par la Commission des lois de l’Assemblée nationale en décembre 2013 avait défrayé la chronique dans les mois qui suivirent.

Sa nomination, peu de temps après, au poste de commandant de la gendarmerie d’outre-mer (CGOM) fut une mise au placard. Souhaitant « faire sauter ce verrou qui interdit à des responsables militaires de s’exprimer » [1], le général Soubelet publie ici un livre dont la sortie lui vaudra d’être remplacé dans quelques jours. Il se retrouvera donc bientôt dans une situation assez inédite pour un général : être placé « hors cadre » [2].

L’ouvrage n’est pourtant (contrairement à ce que semblaient attendre certains lecteurs) ni un brûlot polémique, ni un règlement de comptes politique. Disons le clairement pour éviter des déconvenues à certains lecteurs : il ne parle que peu de l’islam, du terrorisme ou de l’immigration. L’ouvrage ne dit ainsi pas exactement « tout ce qu’il ne faut pas dire », mais seulement une partie. Comme lors de son audition à l’Assemblée nationale, il souhaite dresser un constat de l’état du pays en partant de son expérience de terrain.

Après une brève présentation de sa carrière et un retour sur l’audition de 2013, il évoque la situation actuelle de la France : une rupture sociale majeure se prépare [3].

La question du terrorisme est inévitable, mais il faut aussi voir quelles sont les raisons plus profondes qui ont conduit à l’état de délabrement et de segmentation des revendications (et donc de communautarisation) de la société. « Nous craignons à juste titre des lendemains encore plus dramatiques. Les banlieues de nos grandes villes [...] sont des réservoirs de rebelles. [...] Nous vivons sur une poudrière, car ces délinquants, ces tueurs potentiels disposent d’une source d’instruments de mort quasi inépuisable : dans les grands centres urbains de France, il y a des stocks d’armes illicites qui sont le reliquat des guerres d’Europe centrale. [...] Ces stocks d’armes, qui dorment pour le moment, sortiront un jour ou l’autre entre les mains de gens déterminés et organisés » [4].

La France doit tout faire pour empêcher que d’autres jeunes se radicalisent et partent rejoindre l’État islamique. Mais une fois partis, sa position est claire : « nous devons les empêcher de revenir » [5]. Comment donc lutter à la racine contre la radicalisation ? Sans se positionner sur le fond il trouve que « face à cette réalité, qui va s’amplifier, le débat sur la déchéance de nationalité est dérisoire » [6].

L’« inadéquation du système judiciaire avec la réalité de la délinquance »


L’importance de la lutte de la délinquance est, à ses yeux, centrale car il s’agit d’un terreau extrêmement fertile pour le terrorisme.

Il faut bien noter cependant qu’il n’y a pas d’augmentation significative de l’insécurité. Ce qui augmente c’est certes le sentiment d’insécurité, mais aussi la violence qui accompagne la délinquance [7]. Pourquoi alors y a t-il au sein de la population un tel sentiment d’insécurité ? Parce que le « système judiciaire n’est pas en capacité de répondre. Il est débordé et il manque cruellement de moyens [...] » [8], générant ainsi, au sein de la population, incompréhension, perte de confiance et frustration quand celle-ci voit nombre d’auteurs de délits rester impunis.

Par ailleurs, « Le taux de mineurs impliquées dans la délinquance est aujourd’hui beaucoup plus important qu’il y a 10 ans » [9]. Cet élément est inquiétant car il montre la perte des valeurs et des repères qui se propage dans l’ensemble de la jeunesse, cette jeunesse étant pourtant l’avenir du pays. S’il y a certes des zones et des cités particulièrement touchés par cette délinquance, celle-ci est pour le général Soubelet généralisée et touche toutes les classes sociales.

Il y a clairement une « inadéquation du système judiciaire avec la réalité de la délinquance »......

La suite de l 'article en cliquant sur le lien ci-dessous.

avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum