Mayotte - Violences urbaines.

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Mayotte - Violences urbaines.

Message  Alain Vasseur le Mar 12 Avr 2016 - 22:54

Des violences urbaines ont éclaté dans la nuit de lundi à mardi à Mamoudzou, chef lieu du département de Mayotte, en marge de la grève générale lancée depuis plus de deux semaines par une intersyndicale, a constaté un journaliste de l'AFP sur place.

Des témoignages recueillis sur place font état de groupes de jeunes cagoulés qui ont caillassé des habitations et saccagé de nombreuses voitures. "On est sorti pour constater les dégâts, notamment des gros cailloux lancés sur les véhicules, et certains d'entre nous n'avaient que leurs yeux pour pleurer, c'est l'impuissance de notre part et aussi de la part des forces de l'ordre, on ne sait pas comment sortir de cette situation", a déploré Rivomalala Rakotondravelo, secrétaire départemental SNUipp-FSU.

La ministre des Outre-mer George Pau-Langevin a précisé mardi dans une déclaration à l'AFP qu'"un dispositif renforcé sera mis en place" mardi soir. Elle souligne que Mayotte n'est "pas livrée à elle-même", que "la très grande majorité des Mahorais ne participe pas au conflit" et "qu'une petite minorité tente de déstabiliser l'ordre public". "Les troubles constatés depuis la fin mars sont le fait d'une minorité agissante, comme on peut en retrouver dans d'autres zones urbaines. Nous ne sommes pas dans le contexte d'une participation massive ou coordonnée de la population mahoraise", a-t-elle insisté, assurant ne pas confondre "la manifestation sur fond de revendication sociale avec les affrontements urbains qui se déroulent en même temps."


La préfecture de Mayotte, a précisé qu'il s'agissait d'affrontements entre "bandes rivales", qui ont provoqué des dégâts matériels - 85 véhicules ont été saccagés - et fait au moins un blessé.

Un conflit social oppose depuis deux semaines les autorités mahoraises et plusieurs syndicats revendiquant "l'égalité réelle" entre la métropole et le département d'outre-mer, réclamant notamment l'alignement des prestations sociales et l'application du Code du travail national, ainsi que des moyens de lutte contre l'insécurité et la construction d'écoles. Une intersyndicale a décrété la grève générale, provoquant de graves perturbations sur l'île, notamment avec le blocage des principales routes. Les activités économiques fonctionnent partiellement ou au ralenti au grand dam de nombreux entrepreneurs qui n'ont pas hésité mardi à s'en prendre verbalement à des leaders syndicaux.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/04/12/97001-20160412FILWWW00366-violences-urbaines-a-mayotte.php

http://www.agoravox.fr/actualites/info-locale/article/la-guerre-civile-ou-la-guerre-de-179831


http://la1ere.francetvinfo.fr/mayotte/emissions/jt-du-soir-en-francais 


http://www.metronews.fr/info/mayotte-en-greve-que-se-passe-t-il-au-juste-dans-le-101e-departement-francais/mpdl!yt7BDqdfemBJg/


http://www.gendxxi.net/t3208-mayotte-chiffres-2015-de-la-delinquance-catastrophiques?highlight=mayotte
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Mayotte – Les gendarmes en première ligne face aux violences et aux grèves.

Message  Alain Vasseur le Jeu 14 Avr 2016 - 2:48

Depuis le 30 mars 2016, Mayotte connaît une grève générale ininterrompue. Aucun accord n’est actuellement à l’ordre du jour. Avril 2016 marque le cinquième anniversaire de la départementalisation de cet ancien territoire d’outre-mer.

Les médias métropolitains ne relayent que très peu les événements en cours, particulièrement violents et éprouvants pour les gendarmes engagés. Nous vous proposons de prendre connaissance ci-dessous des informations communiquées par notre délégué GendXXI pour l’outre-mer.

GendXXI salue le travail de nos GD, GM et unités spécialisées qui œuvrent pour le maintien de l’ordre et la protection des populations.
* * *
Les grévistes réclament  »l’égalité réelle » avec la métropole en exigeant notamment l’alignement des prestations sociales et du code du travail sur celui de l’hexagone. Les manifestants, salariés du secteur privé ou du public érigent des barrages et bloquent de nombreuses routes de l’archipel.

Depuis le 9 avril plusieurs nuits de violences opposent jeunes et forces de l’ordre. Certains quartiers présentent des scènes de guérilla urbaine. Mardi soir, la Préfecture a mis en place un dispositif renforcé dans les quartiers de Mamoudzou touchés par ces violences (Mtsapéré, Cavani et Doujani). Ce dispositif a permis de contenir les bandes rivales. Cependant, une centaine de jeunes ont saccagés quelques 85 véhicules.

Toutes les unités gendarmerie de Mayotte (170 gendarmes répartis sur les brigades, SR, PSIG, unités spécialisés et État Major) sont en alerte ainsi que la centaine de gendarmes mobiles en déplacement temporaire. Tous renforcent ponctuellement les services de la Police Nationale, elles aussi sérieusement sollicitées.

Un détachement de 16 gendarmes affectés à la Réunion devraient se rendre sur place pour renforcer les effectifs en complément de véhicules blindés et d’un hélicoptère. Un GPI (groupe de pelotons d’intervention) permanent, similaire à celui de la Réunion, devrait être mis en place dès l’été prochain.

Dans l’optique où le mouvement viendrait à persister, Madame La Ministre de l’Outre-Mer a promis l’envoi de renforts en provenance de métropole. La situation, plus que tendue, fait une nouvelle fois appel au professionnalisme et à l’engagement sans faille de nos camarades, toutes formations confondues.

Joël HAVEZ, délégué GendXXI pour l’Outre-Mer



http://www.francetvinfo.fr/france/mayotte-greve-generale-pour-l-egalite-avec-la-metropole_1403733.html



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Mayotte:le Préfet ordonne la levée des barrages.

Message  Alain Vasseur le Jeu 14 Avr 2016 - 16:18

Le Préfet de Mayotte a affirmé à la presse ce jeudi sa volonté de faire lever les barrages tenus par les syndicalistes qui revendiquent "l'égalité réelle" avec la métropole, et qui paralysent le 101ème département depuis plus de quinze jours. Après plusieurs nuits de violences urbaines orchestrées par des groupes de jeunes cagoulés qui ont caillassé voitures et habitations, en marge du mouvement social, la nuit dernière a été calme à Mayotte, selon les autorités. 

"Que les gens aient le droit de grève, oui, qu'ils expriment leur mécontentement, oui, mais qu'ils gênent l'activité et la circulation du département, non", a martelé Seymour Morsy, désireux de faire lever tous les points de blocage de l'île dès ce jeudi. Un peloton de 16 gendarmes de La Réunion est arrivé en renfort hier sur le territoire de Mayotte même si "les policiers et les gendarmes ont autre chose à faire que de lever des barrages", a regretté Préfet. Le syndicaliste CGT Roger Combarel a rappelé que "les consignes de l'intersyndicale sont claires : tant que les négociations à Paris ne donnent rien, on maintient les barrages partout où c'est possible, partout où il y a des militants. Si les barrages sont levés par les forces de l'ordre, ils seront rétablis cinq minutes après", a-t-il ajouté, sans appeler à l'affrontement. 


Selon Frédéric Muller, syndicaliste du SNEP, le mouvement sera reconduit vendredi selon les mêmes modalités que ces derniers jours, à savoir blocages des routes du nord, du sud et du centre de l'île. L'Intersyndicale se réunira samedi après-midi pour décider de la suite du mouvement, en fonction des échanges que les syndicalistes mahorais auront eus avec les directeurs de cabinet des ministères concernés lors d'une réunion à Paris demain. 


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/04/14/97001-20160414FILWWW00212-mayottele-prefet-ordonne-la-levee-des-barrages.php


http://www.lefigaro.fr/vox/politique/2016/04/14/31001-20160414ARTFIG00124-mayotte-symbole-du-mal-francais.php


http://www.zinfos974.com/Mayotte-Les-forces-de-police-epuisees-et-excedees-par-des-jours-sans-sommeil_a99978.html



http://www.bfmtv.com/societe/mayotte-des-barrages-routiers-enleves-par-les-forces-de-l-ordre-une-dizaine-encore-maintenu-966985.html
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Grève à Mayotte: accord entre syndicats et ministère des Outre-mer.

Message  Alain Vasseur le Ven 15 Avr 2016 - 19:32

Syndicats et ministère des outre-mer sont parvenus vendredi à un accord "de méthode" pour répondre aux revendications d'"égalité réelle" avec la métropole réclamées par les syndicats, après plus de deux semaines de barrages routiers qui paralysent l'île. La ministre des Outre-mer George Pau-Langevin a reçu pendant plus de cinq heures une intersyndicale FSU, FO, CGT, FAEN, CFDT, Solidaire, venue à Paris réclamer l'alignement de Mayotte, devenue 101e département français en 2011, sur la métropole, notamment en matière de Code du travail, de prestations sociales, de salaires ou de services publics.

Vendredi matin, après plusieurs levées de barrage jeudi par les forces de l'ordre, de nombreux barrages avaient été réinstallés très tôt au nord, au sud et au centre de l'île, paralysant à nouveau la circulation. En fin de journée, la quasi totalité avaient été levés.
A l'issue de la réunion à Paris, les représentants se sont dit plutôt satisfaits des engagements pris, qui portent surtout sur un calendrier de discussions et de mise en application des différentes mesures de rattrapage, mais ont promis de rester "vigilants". Une assemblée générale est prévue samedi à Mayotte, pour décider ou non de la levée des barrages. Syndicats et ministères (des Outre-mer, de la Fonction publique, du Travail et des Affaires sociales) sont parvenus à un accord notamment sur le Code du travail de droit commun, qui devra s'appliquer au 1er janvier 2018, un objectif qui devra être inscrit "dans une loi", a précisé Mme Pau-Langevin.

Pour les fonctionnaires, l'accord confirme notamment le passage à un taux d'indexation de 40% du traitement (sur-rémunération) à partir du 1er janvier 2017 avec une clause de revoyure avancée au 1er semestre 2017. Ils sont aussi convenus de se revoir au second semestre 2016 sur la question de l'application du Code de la Sécurité sociale, après analyse "des situations comparées entre la métropole et Mayotte". Sur les retraites, l'accord prévoit une "concertation interministérielle" et l'engagement de travaux avec les partenaires sociaux, après la remise prochaine d'un rapport attendu sur le sujet. Il est également prévu d'étudier "la mise en oeuvre de la CMU-C (couverture maladie universelle complémentaire) à Mayotte avant la fin 2016" et de mettre en oeuvre la prime d'activité au troisième trimestre 2016. Concernant le financement de ces mesures, "c'est notre travail de nous expliquer avec Bercy", a dit Mme Pau-Langevin, estimant "qu'à partir du moment où nous sommes arrivés à un accord sur les revendications, le calme devait revenir à Mayotte".



http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/04/15/97001-20160415FILWWW00333-greve-a-mayotte-accord-entre-syndicats-et-ministere-des-outre-mer.php
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"Mayotte a peur".

Message  Alain Vasseur le Sam 23 Avr 2016 - 19:37

La mobilisation de la journée île morte a été un franc succès. Le symptôme d'une peur qui s'installe inexorablement.

Un succès que personne, aucune organisation n’a tenté de s’approprier la paternité. Les seuls drapeaux qui ont été visibles ont été ceux du pays.
Selon certains, la population a répondu présente, justement parce que l’appel été anonyme, donc unanime. C’est un appel que tout le monde aurait lancé, mais personne n’a osé le faire.


Ibrahim ABOUBACAR, député socialiste de Mayotte, donne une explication plutôt originale.

«  C’est la peur qui a fait venir autant d’habitants de cette île ».
Les gens ont peur et se sentent abandonnés, alors ils sont partis se retrouver et crier ensembles. D’ailleurs, personne ne s’attendait à une réaction particulière d’une autorité quelconque.

S’ils avaient eu quelque chose à dire, ça aurait été de dénoncer non pas les actes barbares qui perpétrés contre la communauté, mais le sentiment d’insécurité.
Un sentiment d’insécurité que des gendarmes et des policiers dénoncent en silence, en tous les cas, pas devant leurs chefs ni dans la presse. Mais ils le chuchotent aux oreilles des victimes qui vont se plaindre.


La démonstration de peur faite par une grande partie des mahorais a-t-elle était entendue ?



http://la1ere.francetvinfo.fr/mayotte/mayotte-peur-352712.html
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"""Mayotte, une poudrière""".

Message  Alain Vasseur le Dim 24 Avr 2016 - 9:56


  •  par le Contre-Amiral François Jourdier - le 22/04/2016.



Il ne fallait pas être grand clerc pour qui connaissait l’île, pour prévoir que la départementalisation de Mayotte conduirait à la catastrophe : nous y voilà.
 
Mayotte sort de 15 jours de grève générale ayant entrainé un blocage total de l’île et accompagnée de violences tournant à l’émeute. La grève était motivée par une demande d’’alignement immédiat de l’île sur la Réunion, ses incomparables subventions, allocations et prestations sociales.
Dans la naïveté des dirigeants de l’époque, le vote négatif de Mayotte au référendum sur l’indépendance en 1974 était dû à un attachement indéfectible au drapeau tricolore alors qu’il l’était en fait à deux raisons : une rancœur ancestrale vis à vis des autres îles et le désir de bénéficier du sort enviable de la Réunion.
 
Au moment des négociations pour la départementalisation, le "pacte de départementalisation" prévoyait un délai de 20 à 25 ans pour aligner Mayotte sur la Réunion.


Après 5 ans ce délai semble insupportable, malgré une situation déjà très favorable par rapport à l’environnement : le revenu est 13 fois supérieur à celui des autres Comores.


Mais les Mahorais reçoivent la télévision de métropole et ne peuvent que constater qu’ils ne vivent pas de la même façon. C’est pourquoi les syndicats décident de bloquer l’île avec l’appui des élus locaux avec comme slogan "pour l’égalité réelle".


Après 15 jours de blocage de la circulation et d’arrêt de toute vie sociale et économique et aussi en raison des violences et déprédations, le gouvernement finit par donner gain de cause aux syndicats pour acheter la paix sociale.


Une sur-rémunération de 40% est accordée aux fonctionnaires, ainsi qu’une amélioration de carrière. On va étudier l’application du Code du Travail, l’extension des conventions collectives et des droits sociaux.


Les grands gagnants sont les fonctionnaires, qui sont pléthores à Mayotte, le premier employeur de l’île est le conseil départemental qui emploie 3 000 agents dont beaucoup recrutés pour des raisons sociales ou électorales.


Le conseil départemental a voté un budget en déficit de 46 millions d’euros et la plupart des communes sont sous tutelle. Il faut dire que faute de cadastre les impôts locaux ne rentrent pas. Un fonctionnaire mahorais va donc toucher un traitement majoré de 40 % par rapport à son homologue de métropole : le pactole.


Ce salaire entrainera à la hausse les coûts du travail dans le privé qui sont déjà excessifs par rapport à la région, si bien que Mayotte ne produit déjà strictement plus rien, plus de ylang-ylang, de vanille, l’agriculture végète et la pisciculture périclite : tout est importé.
 
Quant au tourisme il stagne, trop cher, sans infrastructures ni personnel formé et aussi en raison de l’insécurité. La seule activité c’est le béton pour construire des routes, des écoles, des hôpitaux, des bâtiments administratifs, sans qu’on arrive pour autant à suivre la croissance démographique.


Tout cela ne passe pas inaperçu des îles voisines et Mayotte est devenu un trou noir aspirant les populations de la région, surtout des Comores, mais aussi de Madagascar et d’Afrique de l’est. Une immigration incontrôlable s’est développée au point qu’on expulse bon an mal an, 20 000 clandestins sans grande procédure. Néanmoins on estime à 40 % la part des clandestins, dans la population actuelle en fait probablement plus. Parallèlement la population croit au rythme annuel de quelque 3 % par accroissement naturel, si bien que la Mayotte atteint maintenant probablement 300 000 habitants soit près de 800 au km2, on en prévoit 500 000 en 2050.
 
Et c’est là la raison des violences, une véritable émeute, qui ont accompagné la grève générale.


A coté des nantis que sont les fonctionnaires, il y a des dizaines de milliers de précaires, d’exclus qui n’ont aucun espoir. Le chômage explose : il y a 35 000 emplois à Mayotte dont le nombre n’augmente pas avec la croissance de la population, les jeunes sortant du système scolaire avec un bac généreusement attribué, ne trouvent pas d’emplois sur l’ile et partent vers la métropole, la Réunion, ou grossissent le nombre des chômeurs.. Les étrangers sont probablement majoritaires, dont une grande part de clandestins qui vivent dans des bidonvilles, travaillent au noir, fuient la police et provoquent l’insécurité, agressions, cambriolages, vols, pillages, détériorations de véhicules.


Les violences sont surtout imputables aux milliers de mineurs désœuvrés et déscolarisés, il y aurait à Mayotte 6 000 enfants isolés, laissés par leurs familles expulsées dont beaucoup n’ont personne pour s’occuper d’eux. Un métropolitain vient même d’être tué par des mineurs au cours d’une agression.


Mayotte vit sous perfusion, salaires des 20 000 fonctionnaires venus de métropole, dotations, subventions, allocations et crédits européens. La situation ne peut que s’aggraver en fonction de l’accroissement de l’immigration, des durcissements prévisibles des procédures d’expulsion, et de la croissance démographique.


Avec le coût du travail on ne peut espérer aucun développement économique. La situation sociale va finir par exploser étant donné l’écart des revenus entre les plus riches, les fonctionnaires métropolitains et locaux et les plus pauvres, les clandestins.
 
Il faudrait revenir à un statut moins contraignant, Communauté d’Outremer, comme St Martin ou Wallis et Futuna, permettant à Mayotte de regagner son environnement, les Comores, Madagascar, l’Afrique de l’Est.


Pour cela on pourrait évoquer les nombreuses condamnations de l’ONU et de l’Union africaine contre l’annexion de Mayotte ou sur le fait que la départementalisation, votée à la sauvette par le Parlement sans consultation des Français, était contraire à la Constitution.


Qui aura ce courage ?
Enfin remarquons que les médias s’intéressent soudain à Mayotte au bord de la guerre civile, alors qu’il était impossible de les faire réagir avant le vote de la départementalisation quand on les informait des conséquences évidentes de cette décision irresponsable. Mayotte est une poudrière qui va un jour exploser.


http://www.officierunjour.net/editoriaux/mayotte/
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Policiers et Gendarmes en opération de maintien de l’ordre à Mayotte.

Message  Alain Vasseur le Dim 24 Avr 2016 - 21:35

21 avril 2016 / Gendarmerie NationalePolice Nationale




Des moyens lourds de maintien de l’ordre ont été déployés à Mayotte en ce début de mois d’avril 2016.


http://www.videosdepolice.com/policiers-et-gendarmes-en-operation-de-maintien-de-lordre-a-mayotte/
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Mayotte : la chasse aux étrangers par la population est ouverte… et couverte.

Message  Alain Vasseur le Lun 25 Avr 2016 - 17:56


Depuis plusieurs mois, des violences à l'encontre des personnes d'origine étrangère (avec ou sans papiers) se multiplient à Mayotte : expulsions, destructions et incendies volontaires. Ces actions xénophobes sont revendiquées et menées massivement en toute impunité. De tels événements, s’ils avaient eu lieu en métropole, aurait suscité l’indignation générale et l’intervention rapide de l’État.


Si Aimé Césaire n’est pas l’auteur le plus en vue à Mayotte, l’une des citations que l’on lui attribue est régulièrement utilisée dans l’île au lagon. Mayotte ne serait donc pas un « département à part entière », mais plutôt « un département entièrement à part ». Ce triste mais réel constat, qui a été mis en évidence ces derniers temps durant la grève générale qui a bloqué en grande partie l’île durant deux semaines, concerne également les étrangers qui y vivent (plus de 40% de la population selon l’INSEE). Le traitement qui leur est réservé par une partie de la population et par les autorités, est d’une violence sans commune mesure.
Les actions xénophobes commises par des Mahorais depuis le début de l’année 2016 se sont multipliées. Elles sont revendiquées et menées massivement en toute impunité. De tels événements, s’ils avaient eu lieu en métropole, aurait à coup sûr suscité l’indignation générale et l’intervention rapide des pouvoirs publics.


Si la menace et les expulsions de familles comoriennes par des villageois mahorais n’est malheureusement pas un fait nouveau, c’est le caractère visible, revendiqué et assumé par une partie de la population, n’entraînant quasiment aucune réaction des autorités publiques, qui singularise ce type d’événements.


La suite de l 'article en cliquant sur le lien ci-dessous.


https://blogs.mediapart.fr/la-cimade/blog/250416/mayotte-la-chasse-aux-etrangers-par-la-population-est-ouverte-et-couverte-0
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Sada - Des échauffourées et une gendarmerie attaquée après un cambriolage.

Message  Alain Vasseur le Lun 2 Mai 2016 - 18:34

Un jeune homme a été passé à tabac après avoir été surpris sur les lieux d'un cambriolage, à Sada, dans la nuit de jeudi 28 à vendredi 29 avril 2016. Quatre habitants, excédés, ont corrigé l'adolescent de 13 ans, qui a décidé de porter plainte. C'est la mise en garde à vue de ses agresseurs/justiciers qui a mis le feu aux poudres, à Sada, la population accusant les forces de l'ordre de prendre la défense des voleurs, selon France Mayotte Matin. La gendarmerie de la commune a été la cible des manifestants.

Selon l'adolescent, qui prétend "être le guetteur et non le voleur", les quatre habitants lui auraient fait subir pas moins de six heures d'interrogatoire "à coups de corde à zébus pour savoir où étaient les biens volés et qui étaient ses complices". Le placement des 4 personnes incriminées en garde à vue, aux alentours de 10 heures vendredi matin, a déclenché la colère de la population, et "un groupe de villageois s’est alors rassemblé face aux grilles de la brigade (de gendarmerie - ndlr) pour exiger la libration immédiate des 4 hommes. un barrage sera même dressé, bloquant la circulation", rapporte le quotidien mahorais.

S'en suit une nuit de violence à Bandrani, avec deux voitures incendiées, des tirs de grenades lacrymogènes et caillassage. Bilan, 3 gendarmes blessés, des véhicules d’intervention endommagés. Les familles des militaires vivant dans la brigade ont dû être évacuées pour être abritées au BSMA à Combani.

Samedi, une marche noire a également été organisée à Sada, "pour protester contre l’injustice, ici la justice protège toujours les voleurs”, lance un manifestant dépité. "Pas de moyen pour assurer la sécurité mais aujourd'hui nous avons vu qu'ils ont les moyens pour nous canarder”, tance un habitant.
Libérés samedi 30 avril, les "justiciers"comparaitront tous à la barre du tribunal correctionnel le 1er juin.
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Mayotte: 500 étrangers chassés de chez eux.

Message  Alain Vasseur le Mar 17 Mai 2016 - 17:35

Près de 500 étrangers chassés de leur domicile par des habitants de Mayotte ce week-end ont passé dehors les nuits de dimanche et hier, ont indiqué aujourd'hui des associations tentant de les reloger. Depuis dimanche, la place de la République de Mamoudzou, chef-lieu de l'île, est occupée par des centaines de familles, la plupart d'origine comorienne en situation régulière sur le territoire, qui ont été délogées de force par des collectifs d'habitants des communes du sud et du nord de Mayotte.

Ces collectifs appellent à chasser les "étrangers" de leurs villages (selon le tract du collectif du village de Kani-Kéli), accusant "l'immigration clandestine" de "vols, agressions et meurtres au quotidien" (selon le collectif des citoyens de la commune de Bouéni). De nombreuses associations mahoraises se sont mobilisées depuis dimanche pour recenser les personnes expulsées: 527 personnes sont dans l'attente d'un relogement d'urgence, selon le dernier recensement effectué aujourd'hui à 13 heures (heure locale) sur la place de la République.

La Croix-Rouge a fait don d'une citerne d'eau potable et de nombreux habitants de Mayotte ont apporté nourriture, médicaments et produits de première nécessité pour enfants. En outre, un médecin bénévole est venu porter secours aux personnes expulsées. Aujourd'hui, dans un communiqué, la préfecture "condamne fermement les événements qui se sont déroulés sur plusieurs communes de l'île ce week-end et ont conduit à l'expulsion de familles et à la destruction de bangas" (habitations de fortune, en tôle ou en terre). Elle informe également de la tenue d'une réunion mardi soir en présence de l'association des maires afin "d'examiner la situation de ces familles".

Par ailleurs, des véhicules appartenant à des leaders des collectifs d'habitants ayant expulsé des familles de la commune de Bouéni ont été brûlés au cours de la nuit de hier à aujourd'hui. D'autres expulsions sont prévues dimanche à M'tsamboro  et le 5 juin à Kani-Kéli.



http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/05/17/97001-20160517FILWWW00187-mayotte-500-etrangers-chasses-de-leur-domicile.php


http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20160517.OBS0715/chasse-aux-etrangers-a-mayotte-mais-que-fait-l-etat.html
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Le ministre de l’Intérieur et la ministre des Outre-mer condamnent les récentes violences à Mayotte.

Message  Alain Vasseur le Mar 17 Mai 2016 - 22:16

M. Bernard CAZENEUVE, Ministre de l’Intérieur, et Mme George PAU-LANGEVIN, Ministre des Outre-Mer, condamnent les violences commises ces derniers jours à Mayotte à l’encontre de familles, ayant par ailleurs conduit à la destruction de leurs habitations. De tels comportements n’ont pas leur place dans la République. Tous les individus impliqués, dont l’enquête devra établir l’identité, devront rendre compte de leurs actes devant la justice.

Sous l’autorité du préfet, 221 gendarmes et 499 policiers, renforcés par 102 gendarmes mobiles, soit 822 policiers et gendarmes au total, sont mobilisés pour rétablir l’ordre républicain, mettre fin à ces exactions inadmissibles et protéger l’ensemble de la population de Mayotte. Parallèlement, la préfecture engage l’ensemble de ses services et les bénévoles du cadre associatif pour proposer des solutions immédiates aux familles victimes de ces violences.

L’action déterminée des forces de sécurité intérieure, qui s’est notamment traduite dans la lutte contre l’immigration clandestine à Mayotte par l’éloignement de 18 763 personnes en 2015 et de 6 587 personnes depuis le 1er janvier 2016, sera encore rehaussée par l’arrivée de 76 policiers et gendarmes cette année. Ces nouveaux effectifs s’ajouteront aux 59 postes d’ores et déjà créés en 2015.

A la demande du Premier Ministre, un plan d’actions contre l’insécurité et l’immigration clandestine sera présenté à la fin du mois. Il viendra compléter le plan stratégique Mayotte 2025. Bernard CAZENEUVE et George PAU-LANGEVIN appellent chacun à la responsabilité et rappellent la détermination du Gouvernement à mettre en oeuvre, dans un dialogue étroit avec les élus et l’ensemble des acteurs locaux, une politique de développement pérenne au bénéfice de toute la population mahoraise.
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La France accusée de fermer les yeux sur la "chasse aux étrangers" à Mayotte.

Message  Alain Vasseur le Jeu 26 Mai 2016 - 15:39

Depuis début 2016, des collectifs de villageois mènent des expéditions punitives à Mayotte contre des Comoriens. Plus d’un millier d'entre eux ont déjà été chassés de leur domicile. Des associations dénoncent l’inaction de l’État.



Ils arrivent dans des cortèges de voitures, armés de grands couteaux, et pénètrent dans les villages du sud et du nord de Mayotte, le plus pauvre département de France. Depuis début 2016, des collectifs de villageois de la petite île française, situé à plus de 7 000 kilomètres de la métropole, effectuent des expéditions punitives pour "chasser" les étrangers. "Ils détruisent les habitations, ils s’assurent que les occupants des lieux ne pourront pas revenir y habiter", raconte Olivier Loyens, le rédacteur en chef de Mayotte Hebdo, contacté par France 24. Selon des témoins, les assaillants arrivent sur les lieux en criant "Nawa lawé !" ("Qu’ils partent !", en shimaoré, la langue locale), et en tapant avec des bâtons sur des casseroles. Les journalistes et militants pacifistes présents sont souvent menacés et sommés de quitter les lieux.


Des opérations commandos si violentes – et de plus en plus récurrentes – que les autorités publiques sont sorties cette semaine de leur mutisme. Le préfet de l’île, Frédéric Veau, a exhorté, mercredi 25 mai, les Mahorais à cesser "immédiatement" ces expulsions qui ont déjà touché des dizaines de villages à Mtsahara, Bouéni (nord de l'île), Tsimkoura, Poroani, Choungi, Mtsamoudou et Kani-Kéli (sud de l'île). La veille, Jacques Toubon, le défenseur des droits, avait lui aussi pris la parole pour condamner ces pratiques.


Souvent, les victimes - des clandestins comoriens -, alertées par la venue de ces "collectifs de citoyens", ont déjà déserté leur maison. Selon la Cimade, une association de défense des droits des étrangers, ils seraient plus de 1 000 à ne plus avoir de toit. Des femmes et des enfants, surtout, jetés sur les bords de la route. Certains sont accueillis par des associations, d’autres se sont rassemblés à Mamoudzou, la plus grande ville de Mayotte.



Un camp de réfugiés à Mamoudzou


Selon Médecins du Monde, sur place, la situation a pris une tournure catastrophique. Un camp de réfugiés a vu le jour. "Près de 250 personnes campent aujourd’hui sur la place de la République [à Mamoudzou] dont la majorité sont des femmes et des enfants", a écrit l’ONG dans un rapport publié le 20 mai. Les conditions sanitaires sont désastreuses, "ils n’ont accès ni à des douches ni à des toilettes, dormant à même le sol sans couverture et avec un accès restreint à la nourriture." Un collectif d'associations présent auprès des expulsés a tenu une conférence de presse mardi matin, au cours de laquelle il a dénoncé "l'inaction du gouvernement français".


Mais pourquoi un tel déchaînement de violences ? "Ces expulsions sont stimulées par le ras-le-bol des habitants", explique Olivier Loyens, de Mayotte Hebdo. "Les problèmes d’insécurité, de saturation des services publiques, de sureffectifs dans les écoles, tout cela contribue à alimenter un sentiment d’exaspération parmi la population, qui rejette la faute sur les étrangers."


Ces actes xénophobes ne sont pas inédits. Mayotte, qui compte 40 % d'étrangers, a toujours connu une très forte pression migratoire des îles voisines des Comores. En 2015, l'État a reconduit à la frontière plus de 18 000 personnes. "Et depuis que l’île est devenue un département français en 2011, son attractivité n'a cessé d'augmenter". Mais pas son niveau de vie : le chômage touche 19 % de la population active et 61 % des 15-24 ans, plus de 27 % des habitants vivent sous le seuil de pauvreté. Et la situation continue à se dégrader : les Comoriens sont aujourd’hui perçus comme les responsables de tous les maux de la société. Ils sont accusés de "meurtres, de viols, d’agressions, de délinquance juvénile, de chômage", déplore la Cimade.



Le malaise est tel que même les Comoriens détenteurs de cartes de séjour sont visés par cette "chasse aux sorcières". "Il y a des personnes en situation régulière dans le camp de Mamoudzou, précise Laurent Loyens. La population s’en prend à elles, parce qu’elle les accuse de complicité. Elle les accuse de faciliter l’arrivée de clandestins, de les héberger chez elles."


"Préserver la paix sociale"


Les membres des battues sauvages anti-immigrés reconnaissent la violence et "l’illégalité" de leurs actions mais ils se considèrent eux aussi comme des "oubliés" de la métropole. Ils accusent l'État d’être démissionnaire au sujet de l’immigration clandestine. "La France régularise trop facilement", explique un habitant interrogé par l’AFP. "Mayotte ne peut pas accueillir tout le monde, elle étouffe".


Face à cette tension extrême, la police reste discrète. "Les forces de l’ordre n’empêchent pas les expulsions, mais elles s’assurent qu’il n’y a pas de violences physiques à l’égard des expulsés", précise le rédacteur en chef de Mayotte Hebdo. Si les représentants de l’autorité publique ne réagissent pas c’est parce qu’ils craignent qu’une intervention ne mette de l’huile sur le feu. "Ils veulent préserver une sorte de paix sociale."


Mercredi, le préfet a pris le dossier en main. Frédéric Veaux a annoncé un plan d’action pour tenter d’enrayer la crise. Des mesures seront prises pour reloger les expulsés du camp de Mamoudzou : les personnes en situation irrégulière seront reconduites à la frontière, celles en situation régulière devront utiliser leur certificat d'hébergement (un garant qui promet d'héberger le demandeur de titre de séjour, NDLR) pour rester à Mayotte.


Des mesures de renforcement de la lutte contre l'immigration clandestine seront également mises sur pied. Dès cette semaine, un détachement de la Légion étrangère devrait s'implanter sur l'îlot de M'tsamboro (îlot du nord de Mayotte, sur lequel arrivent nombre d'embarcations de clandestins), et des états-majors de la sécurité devraient se tenir la semaine prochaine.


http://www.france24.com/fr/20160525-mayotte-chasse-etrangers-comoriens-etat-accuse-fermer-yeux-prefet-violence-mamoudzou



http://www.linfo.re/ocean-indien/mayotte/694281-mayotte-les-expulses-pris-en-charge-par-l-etat



http://www.linfo.re/ocean-indien/mayotte/694126-mayotte-54-des-chefs-d-entreprise-envisagent-de-quitter-l-ile-selon-le-medef



http://la1ere.francetvinfo.fr/mayotte/donnez-nous-des-visas-et-nous-quitterons-mayotte-363491.html



http://www.linfo.re/ocean-indien/mayotte/693810-mayotte-confrontee-a-un-taux-eleve-de-vols-avec-violence
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Alain Vasseur

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Mayotte : et maintenant la légion!

Message  Alain Vasseur le Sam 28 Mai 2016 - 18:47

Michel Lhomme, politologue ♦


Mayotte c’est la prophétie de ce qui arrivera à la France. On accueille pendant des années, dans le laxisme le plus total, des étrangers. Ils y viennent pour accoucher ou se faire soigner, profiter de la générosité de la France. Puis soudain, on se rend compte qu’il y en a trop. Les irréguliers s’énervent, descendent dans la rue, pillent et cassent. La population mahoraise, les « de souche locaux » les expulse. La République condamne puis finalement se félicite en douceur qu’on fasse le boulot à sa place. Au final, un préfet en remplaçant un autre, on appelle la Légion et on prétend fermer les frontières tout en appelant toujours les pompiers ou les Smur (Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) pour prendre en charge les accouchements dans des hôpitaux surchargés.



Ainsi, le week-end dernier de nouvelles expulsions ont été organisées par des habitants des villages de M’tsahara (commune de M’tsamboro) et Kani Bé (commune de Kani-Kéli). C’est le triste balai des expulsions populaires conséquence logique de la politique de la drauche socialisante et humaniste (Sarkozy et Hollande). Le discours des « expulseurs » est toujours le même : « si l’État ne fait rien, nous agissons à sa place ». Or, l’État ne fait rien.


En fin de week-end prochain et comme dimanche dernier, de nouveaux «décasés » arriveront dans le camp de fortune des « expulsés » installé à Mamoudzou. Ils s’ajouteront aux 100 ou 200 sans-abris qui se sont déjà amassés sur les lieux. Se voulant agissant, le nouveau préfet, Frédéric Veau, a tenu sa première conférence de presse pour annoncer le détachement immédiat d’un peloton de la Légion étrangère à Mtsamboro, porte d’entrée des Anjouanais (l’île d’Anjouan est visible par temps clair de Mtzamboro) et l’organisation d’états-majors de la sécurité la semaine prochaine. Le préfet a affirmé que l’immigration clandestine, la sécurité et le développement économique et social de l’île constituaient les trois priorités de son action. Cela fait plus de trente ans qu’on nous serine les mêmes choses.


Sur l’immigration, Frédéric Veau a indiqué qu’au-delà de ce détachement d’un peloton, soit 16 militaires de la Légion étrangère, la police aux frontières allait poursuivre ses contrôles au niveau de la barge, sur les routes et dans les villages. Politique nécessaire certes mais totalement absurde. Il n’y a même plus de vedettes de la Paf réellement utilisables. S’agissant de la situation des expulsés sur la place de la République, le préfet a rappelé qu’un recensement avait été effectué par la police aux frontières et la police nationale et que donc « les personnes en situation irrégulière ont vocation à être éloignées ». Curieuse expression en effet, « vocation » : elles le seront ou ne le seront pas ? Ce qui est bien clair c’est que les forces de l’ordre sont incapables d’empêcher les expulsions populaires et là encore, c’est du joli : « L’intervention des forces de l’ordre ne doit pas augmenter le trouble de l’ordre public ».


Concernant l’insécurité et la délinquance, Frédéric Veau a rappelé que l’État ne pouvait pas admettre qu’il y ait des zones de non-droit. Que peut-il dire d’autre ? Comme en France, les zones grises ne lui sont même plus accessibles. Il a insisté sur les actions de prévention pour lutter contre ces fléaux : la mise en place de la vidéosurveillance, de lecteurs automatiques de plaques d’immatriculation ou encore d’actions éducatives à destination de la jeunesse. Des états majors de la sécurité devraient se tenir la semaine prochaine.


Le problème mahorais est un problème de diplomatie internationale, pas seulement un problème de politique intérieure. La preuve : sous la pression de la France et de son ambassadeur, l’Union des Comores a annuléla note de service qui stipulait que « Par instruction de Monsieur le Ministre de l’Intérieur, il est strictement interdit d’accepter toute embarcation des personnes faisant objet de reconduite aux frontières en provenance de Mayotte. »  La note aurait en fait été rédigée par le gouvernement sortant qui devra laisser sa place dès jeudi à Azali, au nouveau président des Comores.


Suite au climat anxiogène qui règne à Mayotte », c’est la fuite des « blancs ». Des enseignants auraient saisi depuis le début des « décasages » le vice-rectorat pour pouvoir quitter Mayotte début juillet, « hors du cadre du mouvement des personnels » au motif de difficultés de vie privée, de mise en danger de leur famille. Thierry Galarme, le président du Medef de Mayotte, reçu hier mardi au ministère de l’Intérieur a signalé que suite à un questionnaire qu’il a élaboré sur 231 chefs d’entreprise, 54,3% envisagent de quitter l’île, plus de la moitié invoquant la cause sécuritaire. Le Conseiller du Ministre a assuré le MEDEF de l’élaboration en cours d’un Plan Sécurité Mayotte intégrant des partenariat avec les entreprises.


Enfin pour couronner le tout, Madagascar est depuis quelques jours en ébullition avec des barrages et des troubles publics sur fond de rumeurs de coups d’Etat .


http://metamag.fr/2016/05/27/mayotte-et-maintenant-la-legion/
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Alain Vasseur

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Mayotte : des renforts policiers et la création d'une antenne du GIGN.

Message  Alain Vasseur le Jeu 2 Juin 2016 - 17:57


  • La1ere.fr
  • Publié le 02 juin 2016 à 13:34, mis à jour le 02 juin 2016 à 13:52



Pour renforcer la sécurité à Mayotte, les ministères de l'Intérieur et des Outre-mer annoncent la création d'une antenne du GIGN et de nouveaux renforts : 102 policiers et 42 gendarmes supplémentaires.

La sécurité à Mayotte constitue une priorité pour le gouvernement". C'est le message que veulent faire passer les ministres de l'Intérieur Bernard Cazeneuve et des Outre-mer George Pau-Langevin. Face aux fortes tensions qui règnent dans le 101ème département, le gouvernement a annoncé un nouveau "Plan global de sécurité, de prévention de la délinquance et de lutte contre l'immigration clandestine pour Mayotte". Ce plan comporte 25 mesures.


Création d'une antenne du GIGN


L'une des mesures les plus fortes est la création à Mayotte d'une antenne du GIGN (Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale). Ces gendarmes d'élite sont appelés à intervenir dans les situations les plus périlleuses et tendues. Le communiqué du gouvernement précise que ce groupe réalisera "des interventions rapides et adaptées aux situations les plus sensibles".   Bernard Cazeneuve avait déja annoncé la création du GIGN à Mayotte en janvier 2016


Renforts des forces de l'ordre


Autre annonce : 102 policiers et 42 gendarmes supplémentaires seront en poste à Mayotte "dès cet été". L'accent sera mis  sur des opérations de prévention et de sécurisation autour des établissements scolaires et hospitaliers.


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Immigration clandestine


Pour lutter contre l'immigration clandestine, les radars permettant la détection des Kwassas-kwassas "seront modernisés"


Prévention de la délinquance des jeunes


Une instance va être créée pour prévenir la délinquance des jeunes. Coordonnée par la préfecture et le parquet, l'instance réunira les élus locaux, les associations et les acteurs de la société civile. Par ailleurs "des mesures seront déployées en faveur des jeunes non scolarisés".

http://la1ere.francetvinfo.fr/mayotte-des-renforts-policiers-et-la-creation-d-une-antenne-du-gign-366247.html


http://www.linfo.re/ocean-indien/mayotte/694827-mayotte-mise-en-place-d-un-plan-global-de-securite-avec-25-mesures
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Alain Vasseur

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Mayotte - Un commissaire de police et son épouse se font braquer avec un fusil.

Message  Alain Vasseur le Lun 13 Juin 2016 - 4:55

Mauvaise pioche !

Un individu armé d’un fusil a braqué un couple qui passait le week-end dans un gite du mont Combani à Mayotte. Pas de chance, il ne s’agissait ni plus ni moins que du commissaire Philippe Miziniak directeur de la sécurité publique et de son épouse.



Source:: Zinfo974

http://www.zinfos974.com/Mayotte-Un-commissaire-de-police-et-son-epouse-se-font-braquer-avec-un-fusil_a102097.html


http://lejournaldemayotte.com/societe/le-commissaire-de-police-miziniak-braque-deux-fois-en-un-week-end/

http://www.linfokwezi.fr/braquage-a-combani-le-commissaire-miziniak-menace/

http://mayotte.orange.fr/actu/mayotte/le-commissaire-de-police-miziniak.html
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Mayotte: 750 étrangers en situation irrégulière placés en centre de rétention.

Message  Alain Vasseur le Jeu 16 Juin 2016 - 22:31

Quelque 750 étrangers en situation irrégulière à Mayotte ont été placés en centre de rétention administrative pour être reconduits à la frontière, dans le cadre du renforcement des opérations de lutte contre l’immigration clandestine à terre, lors des six dernières semaines, a annoncé jeudi le préfet.


Frédéric Veau a fait le point avec les maires de l’île sur la situation après les opérations d’expulsion d’étrangers organisées dans plusieurs communes par des collectifs d’habitants depuis janvier, selon un communiqué de la préfecture.


«Au cours des six dernières semaines, 92 opérations (renforcées de contrôle de l’immigration clandestine à terre, ndlr) ont été réalisées et 750 étrangers en situation irrégulière ont été amenés au centre de rétention administrative en vue d’être reconduits à la frontière», a indiqué le nouveau préfet de Mayotte, qui depuis son arrivée a affirmé sa volonté d’accentuer la lutte contre l’immigration clandestine.


Ces opérations s’ajoutent à toutes les opérations déjà menées régulièrement sur le territoire, qui ont déjà permis l’éloignement de 3.706 étrangers sur cette période, a précisé la préfecture.


Par ailleurs, la situation des «expulsés» qui campent depuis maintenant un mois sur la place de la République à Mamoudzou (chef lieu), est «examinée dans le cadre des lois et des règlements en vigueur», et dans ce cadre, «aucun départ vers La Réunion ou la métropole n’est possible, pas plus qu’un relogement», affirme le communiqué.


Concernant les demandes de titres de séjour, il a été convenu que chaque maire désignera «un référent chargé de travailler (...) sur l’authenticité des certificats d’hébergement fournis».


Le préfet a également proposé la réalisation d'«un inventaire» des situations d’urbanisme illégal, avec une mention particulière apportée aux zones à risques naturels.


Pour les procédures d’expulsions, les maires disposeront «d’une fiche leur permettant de connaître précisément les actions qu’ils pourront engager au titre de leurs pouvoirs de police et celles relevant d’une décision judiciaire».


Si aucune nouvelle opération d’expulsions n’a été organisée par des collectifs d’habitants depuis le 5 juin, «80 adultes» et «plus de 200 enfants» trouveraient encore refuge sur la place de la République chaque nuit, selon le président de l’antenne locale de la Ligue des droits de l’Homme.


Les différents collectifs qui leur viennent en aide continuent de dénoncer le «statu quo» des services de l’Etat et demandent à être reçus par le préfet afin de «débloquer la situation».


Le 101e département français subit une forte pression migratoire venant des îles voisines des Comores, à 70 km de ses côtes.


http://www.liberation.fr/societe/2016/06/16/mayotte-750-etrangers-en-situation-irreguliere-places-en-centre-de-retention_1459998
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A Mayotte, « on va travailler avec la peur de se faire assassiner » .

Message  Alain Vasseur le Ven 17 Juin 2016 - 14:50

A Mayotte, chaque jour ou presque charrie son lot de violences qui viennent rappeler le climat d’insécurité régnant sur l’archipel. Jeudi 16 juin encore, vers 5 heures, des « coupeurs de route » – ces petits groupes de jeunes armés qui érigent des barrages de fortune sur les axes routiers et rackettent les automobilistes – ont bloqué plusieurs véhicules, dont deux ont été incendiés, et agressé leurs passagers aux abords de Dembeni, à une dizaine de kilomètres au sud de Mamoudzou, le chef-lieu du département.


« On va travailler la boule au ventre, avec la peur de se faire assassiner, confie une habitante, jointe par Le Monde, qui souhaite garder l’anonymat. On ne peut plus vivre, on a l’impression d’être des lapins. Quelques centaines de personnes sèment la terreur. » La tension ces dernières semaines n’a fait que croître, malgré les renforts de police et de gendarmerie – 102 policiers et 42 gendarmes supplémentaires – affectés sur l’île. « Cette fois, ce n’est pas seulement de la délinquance, c’est la guerre, s’exclame le maire de Dembeni, Ambdi Hamada Jouwaou. J’ai peur que ça finisse mal et que certains mettent le feu. Il faut que l’Etat agisse, vite. »

Début juin, la ministre des outre-mer, George Pau-Langevin, et le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, avaient présenté un « plan sécurité à Mayotte » destiné à endiguer la délinquance et l’immigration clandestine. L’afflux de Comoriens – dans cet archipel distant d’à peine 70 kilomètres pour l’île d’Anjouan, la plus proche des côtes mahoraises...

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/politique/article/2016/06/17/a-mayotte-on-va-travailler-avec-la-peur-de-se-faire-assassiner_4952524_823448.html#xiVzlxRSuSVKzaVb.99
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Re: Mayotte - Violences urbaines.

Message  Alain Vasseur le Ven 24 Juin 2016 - 14:59

Suite à plusieurs appels de riverains consécutifs à des explosions près du collège de Passamainty, les policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) se sont rendus sur place. Le principal instigateur a été placé en garde à vue.



Les faits se sont passés lundi dernier, vers 22h25, rapporte le site lejournaldemayotte.com. Des riverains du collège de Passamainty avaient appelé le 17 après avoir entendu plusieurs explosions dans le périmètre de l’établissement. Des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) se sont rendus sur place pour quadriller le quartier. Un individu désigné comme un guetteur a été interpellé. 

Les policiers ont constaté sur place la présence de bombes artisanales qui venaient d’exploser. L’homme placé en garde à vue a nié en être à l’origine et a désigné trois autres hommes qui lui auraient donné pour consigne de les prévenir de l’arrivée des forces de l’ordre qui devaient être les victimes de ces bombes

L’un des hommes désignés par le guetteur a été interpellé le lendemain et placé en garde à vue. En situation irrégulière à Mayotte, le guetteur a été reconduit à la frontière à l’issue de la procédure. L’individu responsable de la fabrication des bombes artisanales, qui est mineur, a été convoqué par le tribunal.

LINFO.RE – créé le 24.06.2016 à 12h59 – mis à jour le 24.06.2016 à 12h59


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Mayotte : de nouvelles violences urbaines.

Message  Alain Vasseur le Sam 30 Juil 2016 - 4:04

Mayotte est de nouveau en proie à des violences urbaines sur fond de conflits entre bandes rivales. Les localités de Mtsapéré, Barakani et de Cavani ont connu des soirées agitées.


Mayotte connaît une nouvelle vague de violences urbaines depuis le début de la semaine, s’alarme le sitelejournaldemayotte.com. Lundi vers 21h 30h, un groupe d’une vingtaine de jeunes du village Cavani se rend à Barakani dans l’objectif de lancer une attaque contre d’autres jeunes. Ils étaient armés de barres de fer. L’origine de l’attaque reste toujours inconnue.

Deux véhicules Brigade anticriminelle et un véhicule de la brigade de nuit ont été dépêchés sur place. Les policiers ont dû faire face à des jeunes hostiles qui lançaient des pierres voire des pavés dans leur direction. Les jeunes s’en étaient aussi pris à une dizaine de voitures appartenant à des particuliers. Les forces de l’ordre ont répondu par des tirs de flash-ball et ont procédé à plusieurs interpellations.

Le soir d’après, les jeunes de Barakani ont mené une expédition punitive sur le village de Cavany. Une quarantaine d’individus cagoulés et armés de manches en bois ont voulu se venger en lançant des pierres sur les adversaires. À l’arrivée des policiers, les deux bandes se sont jointes pour s’en prendre aux forces de l’ordre qui ont riposté par des tirs de grenades lacrymogènes.

Mayotte a encore connu une nuit agitée, hier. Vers 20 heures, une centaine de jeunes de Barakani, toujours cagoulés et armés de massues avec des clous, ont harangué les forces de l’ordre qui suivaient le mouvement. Une discussion a été entamée, et les jeunes ont fini par se disperser dans le calme. 


Les mêmes scènes risquent de se produire ce soir à Mayotte. En effet, un autre différend entre jeunes appartenant à des bandes rivales de Mtsapéré a éclaté hier soir, vers 22h 30. Ils se sont promis de régler le problème par la violence.

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Alain Vasseur

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