«On n'a pas signé pour jouer les vigiles» : ces militaires lassés du plan Sentinelle.

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«On n'a pas signé pour jouer les vigiles» : ces militaires lassés du plan Sentinelle.

Message  Alain Vasseur le Lun 26 Sep 2016 - 15:07

TÉMOIGNAGES- Routine, sentiment d'inutilité, manque de reconnaissance, défaut d'entraînement : le plan Sentinelle a changé la vie des militaires. Nombre d'entre eux sont lassés d'un métier qui ne ressemble pas à ce dont ils avaient rêvé. Certains ont même claqué la porte de la grande muette.


Il n'y a pas de syndicats dans l'armée. La grande muette serre donc les dents, et peine à faire entendre sa douleur. Pourtant, depuis plus d'un an et demi que dure le plan Sentinelle, mis en place en janvier 2015 après les attentats de Charlie Hebdo, nombreux sont les soldats à être lassés d'un métier qui ne correspond pas à ce pourquoi ils s'étaient engagés. L'été 2016 a été celui de la surchauffe: après l'attentat de Nice, le plan Sentinelle a été prolongé tout l'été pour 10.000 hommes , ce qui a occasionné des suppressions des congés, des annulations de permissions. Certains soldats en ont tellement assez qu'ils décident de quitter l'armée.


Sentiment d'inutilité et manque de reconnaissance



C'est le cas de Benoît, 24 ans, qui avait signé pour cinq ans en tant qui militaire de rang. En septembre 2016, il a quitté l'armée. «J'ai été dans un lycée militaire, mon père est militaire, j'ai toujours voulu faire l'armée, pour servir mon pays, pour faire un métier qui sorte de la routine», explique-t-il. «Quand on regarde les spots de recrutement de l'armée de terre, on a l'impression d'un métier qui bouge, mais on déchante rapidement.» Au début de son contrat, le jeune homme trouvait son travail «intéressant». Il est parti en mission en Nouvelle-Calédonie, en Centrafrique. Après les attentats de janvier 2015 ,c'est devenu «l'enfer». «On a commencé à enchaîner les missions Vigipirate dans des conditions difficiles. Parfois, on s'est retrouvé à dormir à huit dans 8m2», raconte-t-il.


Idem pour François*,26 ans, sergent, pour qui le plan Sentinelle a été «la goutte d'eau qui fait déborder le vase». Lui aussi n'a pas renouvelé son contrat, et s'est reconverti dans l'immobilier. «Quand j'ai signé, on m'avait fait croire que j'allais partir à l'extérieur si j'étais bon. J'ai fini major partout et ne suis parti qu'une seule fois en cinq ans. On m'a gardé pour former les troupes.» «Vigipirate pour nous, c'est l'horreur», résume-t-il. «Quand tu es en Opex loin de ta famille, tu tiens le coup parce que tu es éloigné, mais quand tu es seulement à deux cent bornes de chez toi et que tu ne peux pas bouger, c'est beaucoup plus dur moralement.» «Il y a un ras-le-bol général», assure le jeune homme, ajoutant: «Je connais des gens qui ont quinze ans d'armée, qui connaissent leur métier, mais qui pètent les plombs.» «Beaucoup voudraient partir, mais ils sont trop vieux, ou ont une famille à charge» confirme Benoît, qui s'est reconverti lui, dans l'hôtellerie.


«Quand on regarde les spots de recrutement de l'armée de terre, on a l'impression d'un métier qui bouge, mais on déchante rapidement»
Benoit, ancien militaire.

Rémi*, 27 ans, a lui carrément rompu son contrat au bout de trois ans, ne pouvant plus supporter le quotidien d'un soldat du rang. «Je n'ai jamais sauvé la patrie, on fait de la figuration.» «On n'a pas signé pour ça, c'est du boulot de vigiles», dit-il, pestant contre l'inutilité du plan Sentinelle: «Si on nous agresse, on n'a même pas le droit de riposter, pas le droit de fouiller une voiture, d'arrêter des gens». Les militaires ont pour consigne de n'utiliser le feu qu'en dernière instance, privilégiant la neutralisation à mains nues. En cas de positionnement statique, ils n'ont même pas le droit de poursuivre leurs éventuels assaillants. La seule fois où un militaire en plan Vigipirate a utilisé son arme en deux ans, c'est à Valence, au début de l'année 2016, lorsqu'un un homme a foncé sur des soldats avec une voiture. Les Sentinelles étaient devenues des cibles.


Outre leur sentiment d'inutilité, les jeunes hommes pointent du doigt «le manque de reconnaissance». «Jamais un merci, des gens qui te crachent dessus», raconte François. «Les seuls remerciements que j'ai eu, ce sont des anciens militaires à la retraite ou des touristes étrangers pendant l'euro.»


Vers une baisse du niveau général de l'armée?



De nombreux experts militaires, comme Bénédicte Chéron, Florent de Saint Victor, Michel Goya, Elie Tenenbaum, ont critiqué la légitimité et l'efficacité dans la durée du plan Sentinelle. Elie Tenenbaum, auteur d'un rapport de l'IFRI très complet publié en juin 2016 et intituléLa Sentinelle égarée, pointait du doigt un «contexte de frustration lié à des missions peu valorisantes et à la montée des incivilités». «Les militaires n'ont pas le blues seulement parce qu'ils sont sur-sollicités, mais parce qu'ils pratiquent une mission contestée et contestable» rappelle aussi Benédicte Chéron.


Avant les militaires vivaient selon un rythme ternaire: entraînement /Opex (opérations extérieures) /repos. Avec la généralisation du plan Sentinelle, ils ont basculé sur un rythme quaternaire: entraînement /Opex /repos /sentinelle. Ils passent désormais 50 % de leur temps en opération intérieure et 15 % en opérations extérieures (contre 5 % en opération intérieure et 15 % en opérations extérieures avant 2015). L'entraînement en pâtit sévèrement. «Alors que l'objectif de la LPM 2014-2019 fixait à 90 le nombre de journées de préparation par an, cette moyenne est descendue à 59 en 2015 du fait des engagements intérieurs», écrit Tenenbaum. 70 % des rotations dans les centres d'entraînement spécifiques ont été annulés en 2015.

«On est en train, lentement, mais sûrement, de perdre tous les acquis tactiques accumulés au Mali et en Afghanistan» s'inquiète le général, Bruno Dary. «La condition physique a baissé. On ne fait plus de sport, les gens sont fatigués», confirme Benoît, qui a lâché l'armée. «Il n'y a plus de sélection au niveau du recrutement», déplore-t-il. «Avant, mon régiment n'acceptait que des E1 [NDLR: les militaires du rang sont classés en trois groupes selon leur niveau E1, E2, E3), aujourd'hui il accepte des E3. C'est la génération Bataclan», ricane-t-il. «Ils s'engagent sur le coup du ‘je suis Charlie', mais sur le terrain, il n'y a plus personne. On recrute 50 personnes, et à la fin il en reste 15.»


Le ministère conscient de la lassitude des troupes



La lassitude des soldats du rang est très bien comprise par nombre d'officiers. Ainsi le général Thonier, qui écrivait en février dernier : «Jamais sans doute depuis la professionnalisation des Armées une opération n'aura été aussi préjudiciable pour l'Armée de Terre» Il ajoutait: «Sentinelle est destructrice parce cette opération «consomme» des femmes et des hommes qui devraient se former, s'entraîner ou se reposer avant un nouvel engagement». Un constat que partage le général Bruno Dary, qui reconnaît une «usure des personnels dans des travaux monotones et peu valorisants. Mais le général temporise: «Il faut faire preuve de discernement, il est normal qu'un soldat protège la France. Ça n'a peut-être pas l'exaltation du Mali ou de l'Afghanistan, mais c'est la terre de nos pères, la sécurité de nos familles et l'avenir de nos enfants.»


«On est conscient de la lassitude occasionnée», nous répond une source proche du ministère de la Défense. précisant que«l'abandon du plan sentinelle n'a jamais été envisagé en haut lieu». «L'opération est plébiscitée par les Français, utile pour la dissuasion et la protection», ajoute-ton. La Défense évoque également les efforts consentis par l'état: le passage de l'indemnité journalière de 5 à 10 euros, le choix de privilégier la patrouille au statique. Le recrutement de 11.000 hommes, annoncé par le gouvernement en mars 2015, et leur formation, prennent du temps. Les militaires recrutés devraient entrer en service bientôt, ce qui devrait soulager les militaires saturés par le plan Sentinelle.


Jusqu'à quand?


* Les prénoms ont été changés


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2016/09/26/01016-20160926ARTFIG00161-on-n-a-pas-signe-pour-jouer-les-vigiles-ces-militaires-lasses-du-plan-sentinelle.php
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Sentinelle : les gardes statiques, c’est fini.

Message  Alain Vasseur le Lun 26 Sep 2016 - 18:35

3500 militaires sont mobilisés en Ile-de-France, autant qu’en province.


Les militaires ont remporté la partie : depuis le 5 septembre, il n’y a plus de gardes statiques en Ile-de-France dans le cadre de l’opération de sécurité intérieure Sentinelle. S’ils en restent quelques unes en province, elles devraient vraisemblablement disparaître rapidement au profit d’un nouveau dispositif de patrouilles mobiles. Depuis des mois, les militaires demandaient une telle évolution, mais se heurtaient souvent aux préfets et à la communauté juive, soucieuse de conserver une protection fixe.


Une source militaire nous l’a confirmé : « Nous sommes passés en tout dynamique. Il n’y a plus de gardes statiques et la communauté juive a été obligée d’accepter cette évolution ». « Nous continuons à apporter une attention particulière à cette communauté. Il a été difficile pour elle de voir nos hommes s’éloigner physiquement ».
Le dispositif Sentinelle a été réorganisé au cours de l’été. 7 000 hommes sont réellement engagés - le chiffre symbolique de 10 000 n’étant atteint qu’en tenant compte des unités en réserve. La moitié des troupes, soit 3500, est déployée en Ile-de-France, l’autre en province. Il s’agit là d’une évolution importante puisque, jusqu’à l’attentat de Nice, la région parisienne concentrait l’essentiel de l’effort.


Le dispositif en Ile-de-France, sous le commandement du Gouverneur militaire de Paris, est organisé en trois zones : Paris, Est (77,93,94) et Ouest (78, 91, 92, 95). Chacune de ses zones est placée sous la responsabilité d’un état-major tactique, avec un chef de corps à sa tête : ils sont respectivement installés à Vincennes, au fort de l’Est et à Satory. L’ensemble dépend d’un Centre opérationnel à Saint-Germain-en-Laye, fonctionnant 24 heures sur 24.


La capitale et, prochainement, les autres départements sont découpés en SSV, les secteurs de surveillance vigipirate, dont certains sont attribués à la police et les autres aux militaires.


Par ailleurs, il existe 29 îlots de surveillance renforcée (ISR), dont 21 à Paris, qui sont des secteurs regroupant plusieurs points sensibles et où les patrouilles sont concentrées.


« Nous pouvons être en tout point de la capitale en quart d’heure », nous assure une source proche du dossier.


Les 3 500 militaires de Sentinelle en Ile-de-France sont, pour l’essentiel, fournis par l’armée de terre, même si l’on compte 60 aviateurs, 60 militaires du commissariat et 30 marins. Ils servent pour une période de huit semaines. Sauf urgence, ils sont sur le terrain deux jours sur trois, ce qui signifie que le déploiement quotidien effectivement réalisé est d’environ 2 400 hommes en Ile-de-France. Les horaires de patrouille, qui varient dans le temps, sont fixés par les autorités préfectorales.


Concernant le logement des militaires engagés dans Sentinelle, un chef militaire assure qu’ « il n’y a plus de situation intolérable » comme dans les premiers mois et que les soldats ont désormais « un niveau de confort raisonnable ». Des lits et des armoires ont été achetés pour remplacer les lits picot. Des bâtiments ont été réhabilités par exemple dans les forts de Nogent, de l’Est ou à Vincennes. Reste le problème du logement à Paris intra-muros avec l’abandon programmé de l’îlot Saint-Germain et du Val-de-Grâce. Les militaires espèrent pouvoir y rester jusqu’à fin 2017-début 2018.


Sur le terrain, le pion de base reste le trinôme, jamais moins. « Nous avons quatre modes d’action graduels, explique un officier. 1) La posture dissuasive : nos soldats en imposent. 2) le Tior (technique d’intervention opérationnelle rapprochée), l’ancien « corps-à-corps ». 3) le bâton télescopique ou le gaz lacrymogène. 4) l’arme ». Enfin, les militaires sont désormais équipés d’un nouveau système de transmissions, basés sur le GSM.


Une source militaire nous indique qu’il y a « plusieurs interventions chaque jour », avec régulièrement l’usage de la force physique (Tior).


 http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/sentinelle-gardes-statiques-c-est-fini-110803
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Olivier Audibert-Troin : “Avec Sentinelle, le piège se referme sur nos armées”.

Message  Alain Vasseur le Mar 27 Sep 2016 - 3:06

Pour le député (LR) du Var, membre de la commission de la défense nationale et des forces armées, il est grand temps de se poser la question d’un engagement dans le temps long de nos forces armées sur le territoire national à des fins de lutte contre l’insécurité et le terrorisme”.
 
Lors d’un rapport sur le rôle des armées sur le territoire national dans le cadre de l’opération Sentinelle coécrit avec Christophe Léonard, député des Ardennes, en juin 2016, nous nous étions longuement interrogés sur de possibles ajustements de notre législation afin de sécuriser en termes juridiques l’action de nos soldats dans les rues de France.Si, de tous temps, nos armées ont constitué “un réservoir de forces” pour la gestion des crises sur le territoire national ou assurent la protection permanente aérienne et navale de ce dernier, les attentats de janvier et novembre 2015 ont entraîné un changement de paradigme. Désormais, nos soldats sont engagés massivement (10 000 hommes) dans une nouvelle posture terrestre, et dans le temps long. Cette présence massive de nos militaires sur le terrain tendant à rassurer et protéger la population fait écho à la parole officielle : “Nous sommes en guerre”.


Le président de la République devant le Congrès de novembre 2015 à Versailles, le Premier ministre à l’Assemblée nationale et dans les médias, bon nombre de responsables politiques, tous ont repris cette rhétorique martiale : “Nous sommes en guerre”. Loin de vouloir relancer ici le débat juridique sur l’état de guerre déjà largement argumenté, rappelons qu’en droit interne ou en droit international (Convention de Genève de 1949 : “guerre déclarée ou survenance de tout autre conflit armé surgissant entre deux ou plusieurs des parties contractantes” ; charte de l’ONU : “L’acte d’agression correspond à l’emploi de la force armée par un État contre la souveraineté, l’intégrité territoriale, ou l’indépendance politique d’un autre État”), rien ne permet sérieusement d’affirmer d’un point de vue juridique que la France est en guerre.

Usure physique et morale de nos soldats

Les faits nous le rappellent par ailleurs : l’état de guerre n’a pas été déclaré ; l’état de siège transférant les…

Lire la suite de cet article sur le site acteurspublics.com en cliquant [ICI]





http://www.acteurspublics.com/2016/09/22/olivier-audibert-troin-avec-sentinelle-le-piege-se-referme-sur-nos-armees


http://www.assemblee-nationale.fr/14/rap-info/i3864.asp
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Homme abattu à Orly : l'opération Sentinelle "réduit plutôt la sécurité des Français qu'elle ne l'augmente.

Message  Alain Vasseur le Lun 20 Mar 2017 - 1:59

Michel Goya, ancien colonel des troupes de Marine et spécialiste des questions défense, a récusé samedi l'intérêt de l'opération Sentinelle. Il dénonce une opération d'affichage politique et regrette son coût humain, "l'équivalent de l'engagement en Afghanistan".




franceinfoRadio France
Mis à jour le 18/03/2017 | 19:25
publié le 18/03/2017 | 18:39



Cliquez [ICI]

http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/homme-abattu-a-l-aeroport-d-orly/homme-abattu-a-orly-l-operation-sentinelle-reduit-plutot-la-securite-des-francais-qu-elle-ne-l-augmente_2103759.html
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«Sentinelle», une opération militaire inédite sur le territoire français.

Message  Alain Vasseur le Lun 20 Mar 2017 - 18:02

Par AFP — 19 mars 2017 


L’opération française Sentinelle, dont une patrouille militaire a été agressée samedi à l’aéroport d’Orly au sud de Paris par un homme qui a été abattu, représente une mobilisation sans précédent de l’armée sur le territoire national depuis la guerre d’Algérie.


Au total, 7.000 militaires sont déployés en permanence en France - pour moitié en région parisienne - depuis les meurtriers attentats de janvier 2015 qui avaient visé notamment le journal Charlie Hebdo et un magasin casher.


Ces moyens peuvent être portés à 10.000 hommes en cas d’attentat ou d’événement d’envergure à protéger. Parallèlement, 6.500 hommes sont engagés dans des opérations extérieures, principalement au Sahel (opération Barkhane) et au Levant contre le groupe Etat islamique (Chammal).


Les militaires protègent en France des sites religieux (synagogues, mosquées..), particulièrement exposés au risque terroriste, ou très fréquentés (lieux touristiques, gares...). Ils sont présents «de manière quasi permanente» sur certains sites comme les aéroports ou les musées.


Ils représentent cependant, comme les policiers, une cible privilégiée pour des attaques. En février 2015, trois militaires en faction devant un centre communautaire juif avaient été agressés au couteau à Nice.


En janvier 2016, un Français d’origine tunisienne avait foncé en voiture sur quatre militaires en faction devant la mosquée de Valence (sud-est), qui l’avaient grièvement blessé en ripostant.


Enfin début février, un Égyptien de 29 ans s’était jeté, une machette dans chaque main, sur des militaires qui patrouillaient près du musée du Louvre, à Paris, en criant «Allah Akbar» (Dieu est le plus grand).


Les soldats, qui étaient à l’origine postés à l’entrée des sites sensibles, opèrent beaucoup plus désormais en patrouilles, un mode opératoire jugé plus efficace par l’armée et qui les rend moins repérables et vulnérables.


En attendant le recrutement annoncé de 11.000 soldats supplémentaires, l’opération Sentinelle, montée dans l’urgence, pèse fortement sur les militaires.


Entre opérations extérieures et opération Sentinelle, ils sont éloignés jusqu’à 220 jours par an de leurs familles et ont vu le nombre de leurs jours d’entraînement chuter à 65 en 2015 et environ 70-75 en 2016, loin de l’objectif de 90 défini dans la loi de programmation militaire.


Après l’attentat de Nice le 14 juillet dernier, 3.000 soldats ont été rappelés en 24 heures, 2.000 n’ont pas pris de congés et certains ont cumulé jusqu’à trois mois consécutifs de mission Sentinelle.


Cet emploi massif de soldats sur le territoire national fait débat, certains politiques - surtout à droite - et militaires s’interrogeant sur son efficacité par rapport à l’effort demandé aux armées.


L’opération a aussi posé un gros problème d’hébergement des soldats, notamment à Paris, où nombre de sites militaires ont été vendus pour renflouer les caisses de l’État.


Des soldats ont dû être logés grâce à des solutions de fortune, sous les combles de mairies d’arrondissement, dans des écoles en construction ou chez des particuliers jusqu’à ce que des structures plus adaptées soient aménagées.


AFP


http://www.lamontagne.fr/france/2017/03/19/sentinelle-une-operation-militaire-inedite-sur-le-territoire-francais_12328027.html
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Les patrouilles dynamiques de l’opération Sentinelle supposent de lourdes contraintes.

Message  Alain Vasseur le Lun 22 Mai 2017 - 17:02

Par Laurent Lagneau Le 22-05-2017


Lors de son lancement, en janvier 2015, l’opération intérieure (OPINT) Sentinelle se traduisait essentiellement par la garde statique de lieux susceptibles d’être visés par une attaque terroriste. L’un des inconvénients de cette posture, au-delà de la lassitude qu’elle pouvait susciter, était que les soldats ainsi mobilisés constituaient des cibles potentielles, comme ce fut le cas […]


Lire


http://www.opex360.com/2017/05/22/les-patrouilles-dynamiques-de-loperation-sentinelle-supposent-de-lourdes-contraintes/



Opération Sentinelle, cette histoire piégée que l’on raconte aux Français.



Général Desportes : «Les intérêts politiciens désorganisent l'armée française».



Des mesures pour compenser Sentinelle.



Sentinelle : un policier de garde coûte 60% plus cher qu’un militaire.
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