Marville - 55 - Un gendarme tire dans le pneu d’une camionnette pour l’immobiliser.(2016).

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Marville - 55 - Un gendarme tire dans le pneu d’une camionnette pour l’immobiliser.(2016).

Message  Alain Vasseur le Mar 13 Déc 2016 - 21:46

Mardi vers 10 h 45, un coup de feu claque sur la D14, au cœur du village de Marville. Un gendarme de Montmédy vient de tirer, avec un grand professionnalisme et une grande maîtrise, dans le pneu avant droit d’une camionnette.

Tout commence la veille : un homme d’une quarantaine d’années, dépressif et originaire de la localité, est signalé disparu. Un dispositif de recherche est alors mis en place par la gendarmerie pour le retrouver. Dispositif qui cesse quelques heures plus tard.

C’est mardi matin qu’il est signalé sur la zone industrielle de Marville. La patrouille de Montmédy s’y rend, mais l’homme part en la voyant.

C’est dans le village de Marville que les gendarmes tentent alors de le contrôler une nouvelle fois.

Selon les premiers éléments, le véhicule des gendarmes essaye de le bloquer, mais la camionnette se met alors à reculer. Un gendarme est descendu de la voiture et l’homme aurait alors roulé en direction du militaire et ne s’en serait détourné qu’à peu de distance.

L’homme s’arrête ensuite mais aurait refusé d’obéir aux injonctions des gendarmes de sortir de son véhicule. Les gendarmes sont alors tous descendus de la voiture. Ils sont trois.

Gendarme exposée
Le conducteur manipule le levier de vitesse et engage une manœuvre pour repartir. Une gendarme se trouve alors en position exposée et pour éviter un accident, son collègue sort son arme et tire une balle dans le pneu avant droit à faible distance pour immobiliser le véhicule.

Interpellé, le quadragénaire a été placé en garde à vue pour refus d’obtempérer aggravé par une mise en danger et violence avec arme. Le véhicule étant juridiquement une arme.

La brigade de recherche de Verdun a procédé aux constatations d’usage et est chargée de l’enquête qui devra faire la lumière sur cette affaire.

La Section de recherche de Nancy est, elle, chargée de l’enquête touchant à l’usage de l’arme par le gendarme, afin de vérifier si l’arme a été utilisée de façon réglementaire.


http://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2016/12/13/un-gendarme-tire-dans-le-pneu-d-une-camionnette-pour-l-immobiliser
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Il tente d’écraser le gendarme qui veut empêcher son suicide.

Message  Alain Vasseur le Mer 5 Juil 2017 - 18:53

Il s’était réfugié dans une carrière pour en finir, mais les gendarmes sont venus l’en dissuader. S’engage alors une course-poursuite…


  • LE 05/07/2017 À 17:17

« Ce qu’il nous faut déterminer aujourd’hui, c’est s’il y a eu refus d’obtempérer avec violence involontaire ou avec mise en danger délibéré », entame ce mercredi Marie-Isabelle Clerton, présidente du tribunal correctionnel de Verdun.


Ce 13 décembre 2016, Fabrice*, 44 ans est au bout du rouleau. Son entreprise va très mal. Avant de se réfugier en voiture dans une carrière, il appelle un ami et lui fait part de ses tendances suicidaires. Celui-ci alerte les gendarmes qui se rendent sur les lieux. En les voyant, Fabrice s’engage sur un chemin de terre à près de 40 km/h « Je voulais qu’on me foute la paix ». Gyrophare et sirène en marche, les gendarmes le rattrapent et passent devant lui pour le forcer à s’arrêter. L’un d’eux, Nicolas*, s’avance à pied et lui intime l’ordre de s’arrêter. « Je voulais le raisonner, j’étais dans une démarche d’assistance », explique celui-ci. Puis « Je l’ai vu mettre la première. Il avait un regard vindicatif avec l’intention de me foncer dedans ». Fabrice assure : « Je l’ai pas vu, j’étais dans ma bulle ». Le représentant de l’ordre l’évite de peu et la course-poursuite reprend jusque dans les rues de Marville ou le véhicule est stoppé. Les trois gendarmes s’en approchent alors précautionneusement arme au poing. Fabrice retente une manœuvre que Nicolas arrête net en tirant dans un pneu. « J’étais encore sous le choc. Je me suis senti en danger moi ou ma collègue. J’ai revu son regard et sa main sur le levier de vitesse… ».

« Non, il ne jouait pas au cow-boy »

Pour la partie civile, représentée par Me Frédéric Dussort du barreau de Metz, « il y a là un contexte de défiance voire de haine ». Et les déclarations de Fabrice varient, une fois il l’a vu, ensuite non. Même s’il n’a pas été renversé, Nicolas a subi une grande frayeur qui s’est poursuivie avec 6 jours d’ITT. « Et non il ne jouait pas au cow-boy, c’était la première fois qu’il faisait feu ».


« Mon client est juste un entrepreneur qui essaye de s’en sortir. Il a fait ce jour-là une manœuvre un peu proche du gendarme », décrit l’avocat de la défense Me Kévin Duprat du barreau de Nancy. Et d’assurer que la garde à vue lui a permis depuis de se reprendre en main.


« Il est inadmissible pour un gendarme de se voir violenter », s’insurge la substitut du procureur, Amélie Louis. « Ce ne sont pas ses problèmes dépressifs qui sont en cause mais ce qui en découle », Elle requiert 4 mois de prison avec sursis et mise à l’épreuve (SME), obligation de soin, de travail et formation et indemnisation de la victime.


Le tribunal requalifie les faits en refus d’obtempérer avec mise en danger d’autrui et relaxe Fabrice pour violence volontaire. Ce dernier écope de 2 mois avec SME pendant 24 mois avec obligation de soin et 800 € pour préjudice moral à la partie civile.


*Les prénoms ont été modifiés
Christine CORBIER


http://www.estrepublicain.fr/edition-de-verdun/2017/07/05/il-tente-d-ecraser-le-gendarme-qui-veut-empecher-son-suicide
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Alain Vasseur

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