Nouvelle-Calédonie - La crise du nickel évitée de peu .

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Nouvelle-Calédonie - La crise du nickel évitée de peu .

Message  Alain Vasseur le Ven 23 Déc 2016 - 4:00


  • Karine Sigaud-Zabulon
  • Publié le 21/12/2016 à 17:14, mis à jour le 22/12/2016 à 09:21



Les parlementaires ont adopté dans la nuit de mardi à mercredi une aide financière conséquente aux usines de nickel Valé et SLN en Nouvelle-Calédonie. A droite comme à gauche, les députés ont voté, une enveloppe de plus de 500 millions d’euros, dans le cadre du projet de loi de finance rectificatif.

Le nickel est une richesse incontournable pour la Nouvelle-Calédonie mais qui fluctue au gré des cours. Si en 2007 l’activité représentait 20% du PIB du pays, ce taux n’a cessé de décroître. Il était en 2014 à moins de 10 pour cent du produit intérieur brut. La conjoncture mondiale morose, la chute du cours du nickel, la compétitivité internationale de plus en plus forte… Autant de facteurs qui plombent les usines. Pour éviter la cessation d’activité et une crise sociale sans précédent qui peut aussi se transformer en crise politique, l’Etat a décidé de renflouer les caisses.

Un vote évident


Un vote sans prise de position politique. Certes, à une heure du matin, les députés sont moins en verve, mais,  la situation est grave. C’est toute une économie qui risque de s’écrouler si aucune aide financière n’est apportée. Une aide annoncée dès avril 2016 par Manuel Valls, alors premier ministre, en visite en Nouvelle-Calédonie.

Dans l’hémicycle, le vote  n’est donc qu’une pure formalité, même pour l’opposition. Mais Christian Eckhert,  secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’économie, prévient : "Pour que tout cela réussisse, il faut que l’ensemble des parties concernées soutiennent la filière. Bien sûr, les industriels ils le font, c’est leur métier, mais aussi, par certaines dispositions,  les collectivités territoriales doivent comme l’Etat, marquer leur engagements". 


320 millions pour la SLN


Une garantie financière de l’Etat pour permettre à la SLN, l’usine de nickel dont l’Etat est actionnaire minoritaire via le groupe Eramet, de construire une centrale électrique au gaz. D’une puissance de 200 méga watts, elle devrait voir le jour en 2021 et remplacer celle au fuel, vielle de 50 ans.



200 millions pour l'usine Vale 



Un prêt à une usine privée, contrôlée par une multinationale étrangère. Une première pour le gouvernement Français qui veut à tout prix éviter la faillite ou laisser en sommeil l’usine dans laquelle plus de trois mille emplois directs et indirects sont concernés. Le producteur brésilien installé à Goro, dans le sud de la Nouvelle-Calédonie, bénéficie, outre ce prêt, d’une contre garantie de l’Etat de 220 millions d’euros. Une somme conséquente qui devrait permettre à l’entreprise de réaliser des investissements majeurs concernant la modernisation de l’usine comme le remplacement du barrage actuel par la construction d’un stockage à sec de résidus miniers. Des prêts qui s’étalent sur 20 ans. 


http://la1ere.francetvinfo.fr/crise-du-nickel-evitee-peu-nouvelle-caledonie-427495.html
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Nouvelle Calédonie - Mine Pinpin : la NMC est seule fautive.

Message  Alain Vasseur le Ven 28 Avr 2017 - 5:27


  • Publié le 27/04/2017 à 17:27, mis à jour le 27/04/2017 à 18:03



Plus de deux semaines après l’incident environnemental survenu sur la mine Pinpin, la commune de Poya organisait ce jeudi une réunion. La Province Sud, la Dimenc, la NMC et les éleveurs de la région ont fait le déplacement. Objectif : trouver des solutions pour éviter de tels scénarios.


Devant les éleveurs, la NMC assume. L’opérateur minier est le seul responsable de cet incident survenu lors de passage du cyclone Cook. Cet incident a entrainé le déversement de plusieurs tonnes de boues, en contrebas de la montagne, et touché la propriété de Tony Newland, un éleveur de la région. « Je pense qu’il est important qu’il y ait une discussion avec les habitants qui sont concernés par ce qui s’est passé », indique Didier Ventura, le Président de la NMC, la Nickel Mining Company, « notamment les propriétaires terriens qui sont situés en bas de la mine ». Faire toute la lumière sur cet incident, c’est l’objectif de l’opérateur minier, qui souhaite jouer la transparence dans cette affaire. A l’occasion de cette réunion, la Province Sud et la DIMENC ont notamment fait le déplacement.



Revoir le plan de gestion des eaux



L’opérateur minier a rappelé l’ensemble des faits. Les fortes pluies qui se sont abattues au plus fort de la présence du phénomène cyclonique. Il a aussi mis en lumière l’ensemble des manquements : un pluviomètre automatique en panne et un plan de gestion des eaux dont le dimensionnement a été plus qu’au minimum. La Province Sud et la Dimenc veilleront à ce que l’ensemble des réparations soient faites. « Il y a un travail de fond qu’il va falloir engager maintenant », confie Philippe Michel, le Président de la Province Sud, « parce que si le plan de gestion des eaux tel qu’il était conçu, n’a pas fonctionné, çà veut dire qu’il faut le changer ». L’ensemble des acteurs ont promis d’y remédier dans les deux prochains mois.
 

Les éleveurs restent vigilants



Des mesures d’urgence ont déjà été prises pour éviter que, lors de nouvelles pluies, des matériaux descendent sur la propriété Newland et dans la rivière de la Moindah. Une opération de curage est notamment prévue dans les prochains jours pour une remise en état des lieux, et une étape de reboisement en pied de massif et sur son versant est envisagée. Au sortir de cette réunion, les éleveurs inquiets restent tout de même vigilant. « Nous, ce que l’on demande, c’est que les travaux démarrent très vite », souligne Emile Fessard, riverain de la Moindah, « on a eu 20 millimètres d’eaux de pluie la semaine dernière. Une semaine après on observe que l’eau de la rivière de la Moindah est toujours trouble. Si le même phénomène pluvieux venait à se reproduire, on imagine le pire », poursuit le jeune éleveur.



Fixer un calendrier de réunions

Une prochaine réunion est prévue dans deux mois avec la Province sud et la Dimenc. En mai, l’industriel fera un point d’étape des opérations réalisées auprès des éleveurs. Cet incident soulève par ailleurs la question d’un plan de réhabilitation globale sur la commune de Poya. « Cette question doit trouver une réponse au niveau pays avec le gouvernement », indique Philippe Michel, le Président de la Province sud, « Il a été estimé que pour une réhabilitation complète des sites miniers à travers l’ensemble du territoire, cela coûtait 100 milliards de Fcfp. A l’heure actuelle, le fond nickel est abondé de 250 millions chaque année. Trois communes bénéficient de ces fonds à savoir Thio, Kouaoua et Houailou ». La Province sud et la Mairie de Poya prévoient le dépôt d’une demande commune auprès du Fond Nickel lors de son prochain conseil d’administration.


http://la1ere.francetvinfo.fr/nouvellecaledonie/province-sud/poya/mine-pinpin-nmc-est-seule-fautive-468445.html



http://la1ere.francetvinfo.fr/vale-resultat-usine-caledonienne-nickel-s-ameliore-grace-au-cobalt-468613.html
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Le PDG de Vale songerait à fermer son usine de nickel en Nouvelle-Calédonie.

Message  Alain Vasseur le Mer 5 Juil 2017 - 5:42

Le site d’informations de l’industrie et du marché londonien des métaux, Metal Bulletin, reprend une note financière de Citi qui évoque des propos du PDG de Vale. Il n'y aurait rien de bon pour l’usine du grand Sud.




  • Par Alain Jeannin
  • Publié le 04/07/2017 à 18:28, mis à jour le 04/07/2017 à 19:57



Les mots auraient été prononcés durant la grande conférence annuelle organisée au Brésil par la banque d’investissements américaine Citi. Selon une note destinée aux analystes et aux investisseurs, le nouveau PDG de la multinationale minière brésilienne Vale, Fabio Schvartsman, envisage de quitter la Nouvelle-Calédonie.
 

Prudence

La note d’analyse de Citi, reprise par une dépêche du Metal Bulletin de Londres, indique que, selon le PDG de Vale, l’usine Goro nickel (VNC) du grand Sud de la Nouvelle-Calédonie "devra fermer". La traduction, faite par un analyste français du site d’informations londonien, ne semble pas laisser de place au doute. Le PDG de Vale aurait bien déclaré : « L’usine de Nouvelle-Calédonie a consommé 1,3 milliard de dollars sur trois ans et doit être fermée »





Réévaluer ou fermer ?

Au Brésil, le service communication de Vale se refuse à tout commentaire, renvoyant vers la direction de la branche nickel qui se trouve à Toronto au Canada. Dans le communiqué qu'il a adressé, Cory McPhee, responsable de Vale à Toronto précise : « Nous ne commenterons pas l’information reprise par le Metal Bulletin. Vale passe en revue tous ses actifs et opérations avec une attention particulière pour les actifs à faible rendement. Le prix du nickel stagne autour de 9.000 dollars sans indication de reprise à court terme. Cela nous contraint à réévaluer toutes les activités dans le nickel, y compris nos opérations en Nouvelle-Calédonie qui continuent à perdre de l’argent ».

Décision réelle ou simple bluff de la part de Vale ? Quoi qu'il en soit, il n’est pas si simple de fermer une usine en Nouvelle-Calédonie. Pour le moment, aucun calendrier, aucune date n’a été arrêtée.
Vale Nouvelle-Calédonie compte plus de1000 salariés directs. La société fait également travailler 70 entreprises sous-traitantes intervenant sur son site industriel. 


http://la1ere.francetvinfo.fr/pdg-vale-songerait-fermer-son-usine-nickel-nouvelle-caledonie-491281.html
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Alain Vasseur

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