Paris : un policier blessé à l'arme blanche, son collègue tue l'agresseur.

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Paris : un policier blessé à l'arme blanche, son collègue tue l'agresseur.

Message  Alain Vasseur le Lun 27 Mar 2017 - 1:16

26 mars 2017, 22h48 | MAJ : 27 mars 2017, 0h27|

Le fonctionnaire a été blessé durant une intervention dans le quartier Curial, dans le XIXe arrondissement de la capitale.

Un policier a été blessé à l'arme blanche dimanche soir dans le XIXe arrondissement de Paris lors d'une intervention pour un «différend familial», selon une source policière. L'un de ses collègues a ouvert le feu sur son agresseur, qui est décédé.

Vers 20 heures, les policiers de la Brigade anti-criminalité du XIXe arrondissement sont intervenus dans une habitation de la résidence Villa Curial, rue d'Aubervilliers, à deux pas du centre culturel du Centquatre. Selon nos informations, ils ont forcé la porte après avoir entendu des cris d'enfants à l'intérieur. Un homme d'une cinquantaine d'années, d'origine asiatique, s'est précipité sur eux armé d'une paire de ciseaux. Il a blessé le policier au niveau des cotes une première fois avant de tenter de lui mettre un deuxième coup de ciseau. 


Selon la commissaire Margenet, présente sur les lieux ce dimanche soir, un autre policier a alors réalisé un tir de protection et atteint l'homme au thorax, connu pour son alcoolisme, des antécédents psychiatriques et des violences familiales. «Il n'a tiré qu'une seule fois dans un cadre de légitime défense, assure la commissaire. Mais c'est désormais à l'IGPN de faire son travail». Les policiers étaient entendus par la police des polices dans la nuit. Le fonctionnaire blessé a effectué un rapide passage à l'hôpital pour se faire poser un point de suture. 


A l'intérieur de l'appartement, les policiers ont trouvé plusieurs enfants, âgés de 15 à 20 ans, et qui n'étaient pas blessés. A 23h30, selon notre journaliste sur place, la police était déployée devant la résidence alors que les familles et les voisins étaient sous le choc. La police judiciaire a été chargée de l'enquête. 
 
 
  Leparisien.fr avec AFP



http://www.leparisien.fr/faits-divers/paris-un-policier-blesse-a-l-arme-blanche-son-collegue-tue-l-agresseur-26-03-2017-6798330.php
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Paris : la famille de l'homme abattu par un policier se défend de toute agression.

Message  Alain Vasseur le Mar 28 Mar 2017 - 1:28

27 mars 2017, 20h29 | MAJ : 28 mars 2017, 1h00


L'intervention de la Bac dimanche soir dans un appartement du XIXe arrondissement s'est soldée par la mort d'un occupant tué par l'un des policiers. Ces derniers invoquent la légitime défense mais sa famille assure que l'homme était en train de découper des poissons. 


Que s’est-il passé réellement ce dimanche soir rue d’Aubervilliers (XIXe) dans la résidence Villa Curial ? Un homme de 56 ans, Shaoyo Liu, a été abattu par un policier de la BAC (brigade anticriminalité), lors d'une intervention à son domicile pour «différend familial». Malgré des massages cardiaques, ce père cinq enfants est décédé. Mais les versions, celle de la police et de la famille, sont pour le moins opposées.
 
Pour les forces de l’ordre, sollicitées par police secours, la victime a attaqué l’un des membres de la BAC au thorax avec une paire de ciseaux et l’un de ses collègues a réagi sous la menace en faisant usage de son arme. « Le 2e DPJ (district de police judiciaire) est chargé d’enquêter sur une tentative d’homicide sur fonctionnaire de police et l’IGPN (l’inspection générale de la police nationale) doit statuer sur l’usage de l’arme à feu. Les deux enquêtes ne font que commencer », souligne une source judiciaire. Et d’enchaîner : « Les premiers faits laissent à penser qu’il s’agit bien de légitime défense. Si le policier attaqué n’a pas été blessé, il le doit au port de son gilet pare-balles. »
 

Des ciseaux pour découper des poissons ? 

 
Un scénario très fortement contesté par la famille de Shaoyo Liu. « Vers 20 heures, ma petite sœur a entendu frapper à la porte. Elle a regardé le trou de la porte (l’œil-de-bœuf) et elle a vu deux hommes et une femme armés, explique l’une des filles de la victime, la voix serrée par l’émotion. Mon père est arrivé à la porte avec les ciseaux qu’il avait pour s’occuper du poisson qu’il cuisinait. Les coups à la porte sont devenus de plus en plus forts. J’ai crié Calmez-vous, faites moins de bruit, mais rien n’y a fait. Ils ont défoncé la porte, le coup est parti et mon père s’est retrouvé au sol. »
  
La famille est alors confinée dans une pièce pendant que les secours s’occupent de ce ressortissant chinois. A 22 heures, les enfants et l’épouse apprennent le décès du mari et père. « Nous devons rencontrer les policiers demain (ce mardi). Mais nous allons porter plainte », assène la jeune femme. Le président du conseil représentatif des associations asiatiques de France, Jacques Sun, a bien l’intention de se porter partie civile : « Nous souhaitons comprendre ce qui a pu se passer. C’est une famille fragile. Les enfants sont dévastés. C’est un choc immense. » Pour Me Calvin Job, avocat de la famille, « tout s’oriente vers une bavure policière. Quelle est la proportionnalité ? Il n’y a même pas eu de sommation ! C’est très inquiétant. »
 

Un rassemblement devant le commissariat


Plusieurs dizaines d'Asiatiques furieux se sont rassemblés ce lundi soir devant le commissariat du XIXe arrondissement où ils avaient disposé des bougies en mémoire du défunt. Pour une raison inconnue, la manifestation a dégénéré lorsque des individus ont brisé la vitre d'une voiture de police et jeté un engin incendiaire à l'intérieur. Le véhicule sérigraphié a entièrement brûlé. 

 
http://www.leparisien.fr/paris-75019/un-policier-abat-un-assaillant-a-paris-la-famille-se-defend-de-toute-agression-27-03-2017-6801216.php






Homme abattu par la police à Paris : l'hommage dégénère, un véhicule de police incendié
27 mars 2017, 23h21 | MAJ : 28 mars 2017, 0h08


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[ltr]Paris - Tensions devant le commissariat du 19eme suite au décès d'un homme lors d'une intervention policière hier soir. #mortdeLiuShaoyo[/ltr]




22:29 - 27 Mar 2017




Policiers et manifestants se sont ensuite fait face. Plusieurs affrontements ont éclaté, comme le montrent des photos et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux.
 
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22:55 - 27 Mar 2017

 

Trois policiers «blessés» et trois interpellations


La situation s'est calmée peu avant minuit. Trois policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI 75) ont été «blessés légèrement par des jets de projectiles», ajoute la source policière, tandis que trois manifestants ont été interpellés.

1h
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11:45 PM - 27 Mar 2017



 
Selon les forces de l'ordre, les policiers de la BAC envoyés au domicile de la victime dimanche soir l'auraient abattu après qu'elle a attaqué l'un des fonctionnaires avec une paire de ciseaux. Interrogée par «Le Parisien», une des filles de la victime conteste cette version et nie toute agression. L'avocat de la famille estime que «tout s'oriente vers une bavure policière».

  leparisien.fr

http://www.leparisien.fr/faits-divers/homme-abattu-par-la-police-a-paris-l-hommage-degenere-un-vehicule-de-police-incendie-27-03-2017-6801495.php


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/03/27/97001-20170327FILWWW00339-paris-manifestation-devant-le-commissariat-du-19e-arrondissement.php


http://www.bfmtv.com/police-justice/rassemblement-apres-la-mort-d-un-homme-d-origine-asiatique-des-tensions-entre-police-et-participants-1130687.html
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Quatre questions après la mort d'un Chinois lors d'une intervention policière .

Message  Alain Vasseur le Mar 28 Mar 2017 - 9:54

Trente-cinq personnes ont été interpellées, lundi soir, lors d'une manifestation devant le commissariat de cet arrondissement de l'est parisien. Ils contestaient la version de la police.


La soirée était tendue, lundi 27 mars, aux abords du commissariat du 19e arrondissement de Paris. Environ 150 personnes ont manifesté pour s'indigner de la mort, dimanche, d'un Chinois tué par un policier qui a fait feu lors d'une intervention. Retour sur cette polémique.


Que s'est-il passé devant le commissariat ?



Les manifestants, groupés devant le commissariat un peu avant 21 heures, lundi, ont jeté des projectiles sur les forces de l'ordre et le commissariat. L'arrière d'un véhicule de police a été calciné "vraisemblablement par un objet incendiaire", selon une source policière.
Trois policiers de la compagnie de sécurisation et d'intervention (CSI 75) ont été "blessés légèrement par des jets de projectiles", selon cette même source.

Au total, trente-cinq personnes ont été interpellées, précise la préfecture de police de Paris. Vingt-six personnes ont été arrêtées pour "participation à un groupement en vue de commettre des violences", trois pour "violences sur agent de la force publique et dégradation d'un véhicule de police par engin incendiaire" et six pour des jets de projectiles, a rapporté la préfecture de police.


Quelle est la version de la police ?



Dimanche soir, des policiers de la BAC (brigade anticriminalité) ont été appelés pour un "différend familial" dans un immeuble du quartier Curial, dans le 19e arrondissement.
"Dès l'ouverture de la porte" de l'appartement d'où émanait des cris, un homme, nommé Liu Shaoyo, s'est précipité pour agresser l'un des fonctionnaires avec une paire de ciseaux, a expliqué à l'AFP une source au sein de la police. L'un des policiers a alors ouvert le feu pour protéger son collègue, blessant mortellement l'agresseur, avait-elle ajouté.


Quelle est la version de la famille ?



Les proches du défunt "contestent totalement la version des faits" exposée par les policiers. Et d'insister : "Il n'a blessé personne", a déclaré, lundi à l'AFP, l'avocat des proches, Calvin Job. Ce soir-là, "un voisin a appelé la police en disant qu'il y avait des cris", mais selon eux il n'y a eu "aucun différend familial", a-t-il ajouté. 
Liu Shaoyo, qui se trouvait avec ses quatre enfants âgés de 15 à 21 ans, était "en train de tailler des poissons avec des ciseaux", selon lui. "Les policiers ont ouvert de force la porte de l'appartement, ce qui l'a propulsé vers l'arrière", raconte l'avocat. Il affirme que le père de famille n'a "porté aucun coup" et "ne s'est pas précipité" sur les policiers. Mais selon l'avocat, la police aurait "tiré sans sommation", dans la zone du thorax.
Selon lui, l'homme, âgé de 56 ans, "parlait très peu le français". Il avait déjà fait un passage à l'infirmerie psychiatrique de la préfecture de police (I3P) en février 2012 après un précédent appel des voisins pour trouble de voisinage, mais "il n'avait pas d'antécédents psychiatriques majeurs".


Que disent les premiers éléments de l'enquête ?



Le 2e district de police judiciaire et l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont été saisis des enquêtes. La famille du défunt doit notamment être entendue mardi après-midi par la police des polices.
Selon une source proche de l'enquête, l'homme présentait des troubles psychiatriques, mais une autre source appelle à la prudence sur le déroulement des faits car des vérifications sont toujours en cours.


http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/quatre-questions-apres-la-mort-d-un-chinois-lors-d-une-intervention-policiere-dans-le-19e-arrondissement-de-paris_2118189.html


http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/28/2545318-homme-tue-policier-paris-echauffourees-entre-police-manifestants-35-personnes.html
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Chinois tué par un policier : un nouvelle manifestation et quelques heurts à Paris.

Message  Alain Vasseur le Mer 29 Mar 2017 - 3:06

Les policiers ont dispersé les manifestants réunis ce mardi soir à l'aide de gaz lacrymogène après avoir été la cible de quelques jets de projectile.



La colère ne faiblit pas. Mardi 28 mars, plusieurs centaines de manifestants se sont réunis devant le commissariat du 19e arrondissement de Paris aux cris de "police assassin" ou "injustice, injustice". Ils dénoncent la mort de Liu Shaoyo, un Chinois de 56 ans, tué par un policier dimanche à Paris dans des circonstances encore difficiles à établir.



Au plus fort de la soirée, entre 300 et 400 personnes s'étaient rassemblées dans le calme. La situation s'est en suite dégradée avec la police après que celle-ci ait été la cible de quelques jets de projectiles. La veille, un rassemblement avait dégénéré devant le même commissariat. Trois policiers avaient été légèrement blessés et 35 personnes avaient été interpellées. Neuf d'entre elles sont toujours en garde à vue, selon la préfecture de police.

La famille dénonce une "bavure"

Shaoyo Liu, un père de famille chinois, a été atteint, à son domicile, par le tir d'un policier usant de son arme de service alors qu'il agressait avec des ciseaux un autre agent, selon la police. Une version contestée par la famille du défunt. Pourl'avocat de celle-ci, Me Calvin Job, "les conditions d'une bavure policière sont réunies".
La Chine a demandé mardi 28 mars à la France de garantir "la sécurité et les droits" de ses ressortissants et "exigé" que Paris fasse "toute la lumière sur cette affaire". La sécurité des ressortissants chinois est "une priorité des autorités françaises", a répondu le ministère français des Affaires étrangères.

http://www.francetvinfo.fr/france/ile-de-france/paris/chinois-tue-par-un-policier-un-nouvelle-manifestation-et-quelques-heurts-a-paris_2119583.html

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/03/28/01016-20170328ARTFIG00383-une-possible-bavure-policiere-a-paris-indigne-pekin.php

http://www.europe1.fr/societe/chinois-tue-par-un-policier-nouveau-rassemblement-a-paris-3214598
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Chinois tué par la police à Paris: la famille entendue par l'IGPN.

Message  Alain Vasseur le Mer 29 Mar 2017 - 15:54

Publié le 29-03-2017 Modifié le 29-03-2017 à 10:20


Polémique et colère en France suite à la mort d’un Chinois, Shaoyo Liu, tué par un policier ce dimanche soir 26 mars, à Paris. Moins de 48 heures après les faits, l’enquête n’a pas encore permis de dénouer les flous de cette intervention policière qui a tourné au drame. Selon les policiers, l’individu portait une arme blanche, il aurait blessé l’un des agents avant d’être abattu. L’épouse et les cinq enfants de la victime ont été entendus mardi par la police des polices, l’IGPN.

Il est près de 20 h ce dimanche soir quand la famille Liu entend frapper à la porte. Les enfants sont dans leur chambre, l’une des sœurs de celle que nous appellerons Sabine dit entrevoir par la serrure des individus armés et en habits civils. Monsieur Liu et les deux sœurs sont alors à côté de la porte d’entrée : « Ça commençait à toquer de plus en plus fort. Il y avait mon père qui essayait de retenir la porte. Puis la porte s’est ouverte d’un coup. Il y a un tir qui est parti. »


Liu Shaoyo, 56 ans, se retrouve inanimé sur sol. Il n’y aurait pas eu de sommation, affirme la sœur ainée et, surtout, contrairement à ce qu’affirmaient les policiers, le quinquagénaire n’aurait pas pu blesser au thorax l’un des trois agents avec ses ciseaux de cuisine : « La police a défoncé la porte. Mon père est parti en arrière. En aucun cas, il aurait pu brandir les ciseaux sur cet homme. »
Dans un communiqué, la préfecture de police maintient que les agents sont intervenus pour trouble de voisinage et pour maîtriser un individu décrit comme dangereux et qui n’en était pas à son premier signalement. Evelyne, membre du conseil syndical de la résidence où vivent les Liu témoigne : « Il a jeté une télévision ou un ordinateur sur une dame qui passait avec une poussette, il a eu des incidents avec un voisin qu’il a poursuivi au couteau. »
Une version, là encore, contestée par Sabine qui décrit un père attentionné, se levant tous les matins à 6 h pour préparer le petit déjeuner aux enfants, et non-violent. Comment expliquer alors la blessure subie par un policier ? Sabine : « Pendant deux heures, on a été enfermés dans la chambre. On nous a seulement fait sortir au moment où on nous a confirmé son décès. »

Le fils de la victime, âgé de 15 ans, est resté prostré dans le silence pendant 24 heures après le drame. Seule la fille ainée a, pour l’instant, accepté de donner sa version des faits aux journalistes.

Tard hier soir, pour la deuxième nuit consécutive, des centaines de manifestants sont venus réclamer justice devant le commissariat du XIXe arrondissement. Une dizaine de personnes ont été interpellées lors de ce rassemblement qui a réuni environ 400 personnes.


Des masques en papier sur les visages, un drapeau rouge de la Chine populaire et des drapeaux français qui émergent des gaz lacrymogènes, la colère est de nouveau au rendez-vous ce mardi soir devant le commissariat du XIXe arrondissement à Paris. « On est tous unis ici pour toutes les violences policières envers nous, les Asiatiques, envers les Arabes, envers les Noirs, explique Lily, 18 ans. On veut la vérité et la justice. »


La communauté se dit choquée par l’écart entre la chronologie des faits rapportés par les policiers et ce que dit la famille. « Punissez les meurtriers ! », affirme ainsi la pancarte de Nicolas, Chinois venu du nord-est de la Chine et installé en France depuis plus de dix ans : « C’est incroyable. C’est scandaleux. Entrer chez quelqu’un et tuer directement. C’est la mafia, ce n’est pas la police. »


En fin d’après-midi, la reconstitution du déroulé des événements par l'Inspection générale de la police nationale, l’IGPN, en présence de la fille ainée de la victime, aurait permis d’avancer et de vérifier certains points. Maître Calvin Job, l’un des avocats de la famille : « Monsieur en fait avait des ciseaux, il écaillait du poisson. On va vérifier si effectivement il y avait du poisson dans l’appartement, dans la cuisine du moins. Et ce qui est le cas. »


« Police assassin », selon la famille, le quinquagénaire n’aurait même pas eu le temps d’utiliser sa paire de ciseaux pour blesser l’un des policiers. « La proportionnalité » de la réponse pose question, affirment les avocats qui ont déposé plainte.


http://www.rfi.fr/france/20170329-chinois-tue-police-paris-famille-entendue-igpn



http://www.ouest-france.fr/societe/faits-divers/chinois-tue-paris-apres-les-incidents-la-famille-appelle-au-calme-4891771
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Mort de Shaoyo Liu : une note secrète sur les incidents à Paris.

Message  Alain Vasseur le Ven 31 Mar 2017 - 4:28

Jean-Michel Décugis, Eric Pelletier et Geoffroy Tomasovitch|30 mars 2017, 23h29 | MAJ : 30 mars 2017, 23h42


Un document du renseignement intérieur (DGSI) affirme que différents acteurs infiltrent le mouvement déclenché par la mort du Chinois tué par un policier : réseaux mafieux, agents de Pékin et jeunes révoltés.


Depuis la mort de Shaoyo Liu, ce Chinois de 56 ans tué dimanche par un policier dans le XIXe arrondissement de Paris, les incidents se sont succédé dans la capitale malgré les appels au calme des proches du défunt. La situation devenait suffisamment préoccupante pour que les services de renseignement français se penchent sur ces dérapages. 
 

Des réseaux mafieux à la manoeuvre


Selon nos informations, une note de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) apporte des premiers éléments de réponse. Ce document confidentiel-défense, rédigé mercredi et transmis aux plus hautes autorités de l’Etat, constate notamment que des réseaux mafieux chinois sont à la manœuvre derrière les rassemblements en lien avec le décès de Shaoyo Liu et dans les violences qui les ont émaillés.
 
Selon cette note, des individus, défavorablement connus des services de police, ont été parfaitement identifiés sur le terrain, tentant de noyauter les rassemblements à l’insu de la famille du quinquagénaire décédé. 
  

Etendre leur emprise sur la communauté

 
Parmi eux, un « gros poisson » d’Aubervilliers (Seine-Saint-Denis) connu dans des affaires de jeux clandestins et de proxénétisme. Ils espèrent ainsi, toujours d’après le document de la DGSI, récupérer « le marché de la sécurité » parmi la communauté chinoise du XIXe arrondissement. En substance, des réseaux mafieux se servent de la mort de Shaoyo Liu comme prétexte pour tenter d’étendre leur emprise sur cette communauté.

La note ultra-confidentielle apporte d’autres informations. Selon la DGSI, ce mouvement de protestation, à la tête duquel on trouverait un proche du Parti communiste chinois et un agent secret — tous deux investis dans la mouvance associative en France —, échappe à leur contrôle. En effet, le mouvement rassemble de nombreux jeunes gens, très revendicatifs, et qui ne veulent entendre parler ni des relais de Pékin ni des bandes mafieuses.
 

Reprendre en main les jeunes révoltés

 
Le document lève aussi le voile sur une autre réalité qui se joue dans les coulisses de ce drame. Pékin voit d’un très mauvais œil les manipulations des réseaux mafieux, tout comme le désir d’indépendance des jeunes mobilisés. C’est la raison pour laquelle les autorités chinoises sont rapidement montées au créneau. Elles ont officiellement demandé à la France de faire toute la lumière sur l’affaire de la mort de Shaoyo Liu, tué par un fonctionnaire en état de légitime défense selon la police, victime d’une bavure selon ses proches. 
 
Mais, au-delà des faits et de leurs circonstances, c’est une lutte d’influence qui se joue en sous-main. La note de la DGSI rappelle en substance que Pékin dispose de bons relais dans la communauté chinoise du XIIIe arrondissement parisien où rien de ce qui s’y passe ne lui échappe. En revanche, les Chinois installés dans le XIXe arrondissement de la capitale ou encore à Aubervilliers sont davantage menacés par l’emprise de réseaux mafieux. Et ça, Pékin le redoute.
 

De nombreuses récupérations


Toujours selon la note de la DGSI, Pékin surjouerait donc l’indignation depuis la mort de Shaoyo Liu et actionnerait ses propres relais afin de coaliser les communautés afin d’éviter de laisser le champ libre aux filières mafieuses et tenter de reprendre en main les jeunes réfractaires du mouvement. Un double enjeu capital pour Pékin.
 
L’ensemble des éléments relevés dans ce document secret tend à prouver que la mort de Shaoyo Liu fait l’objet de nombreuses récupérations, bien loin du désir de vérité affiché et réclamé par la famille du défunt. Ce jeudi soir, un nouveau rassemblement était organisé place de la République à Paris et un autre à Bastille. A 22 h 30, aucun incident n’avait été signalé.
 
  leparisien.fr



http://www.leparisien.fr/faits-divers/mort-de-shaoyo-liu-une-note-secrete-sur-les-incidents-a-paris-30-03-2017-6811305.php
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Mort de Liu Shaoyao à Paris : les policiers entendus par la police des polices.

Message  Alain Vasseur le Ven 31 Mar 2017 - 23:04

Les trois policiers intervenus dans l’appartement parisien d’une famille chinoise, dont le père a été tué dimanche soir, ont donné leur version des faits vendredi à l’inspection générale de la police nationale.


Le Monde.fr avec AFP | 31.03.2017 à 21h30

Les trois policiers intervenus dans l’appartement parisien de Liu Shaoyao, un père de famille chinois tué dimanche soir, ont été entendus vendredi 31 mars par l’inspection générale de la police nationale (IGPN).


Les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) avaient déjà été entendus dimanche soir dans le cadre de l’enquête ouverte par le parquet. L’audition qui s’est déroulée vendredi avait pour but de « confronter leur version », qui met en avant la légitime défense et « qu’ils ont réitérée », à celle de la famille de la victime, pour qui Liu Shaoyao n’a pas agressé les policiers quand ils sont arrivés à son appartement du 19e arrondissement, a expliqué une source proche de l’enquête. La famille et ses avocats avaient pour leur part été reçus jeudi par le parquet de Paris.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2017/03/31/mort-de-liu-shaoyao-a-paris-les-policiers-entendus-par-la-police-des-polices_5104087_1653578.html#MgbF60vEE6bGKzTe.99
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"Je comprends qu'il essaie de me tuer": le policier blessé par Shaoyao Liu raconte.

Message  Alain Vasseur le Mar 11 Avr 2017 - 11:40

Par Pascal Ceaux, publié le 11/04/2017 à 09:53 , mis à jour à 10:40


Une information judiciaire a été ouverte après le décès d'un ressortissant chinois tué par un policier, le 26 mars à Paris. L'Express publie des extraits du témoignage de l'un des trois policiers qui ont participé à cette intervention.



[EXCLUSIF] La mort de Shaoyao Liu, 56 ans, tué par un policier à son domicile, le 26 mars à Paris, a suscité une vive émotion au sein de la communauté chinoise. Plusieurs rassemblements ont été organisés place de la République au cours des deux dernières semaines pour exiger une enquête. 


Une information judiciaire a été ouverte contre X, le 5 avril, pour "violences volontaires ayant entraîné la mort sans l'intention de la donner par une personne dépositaire de l'autorité publique", entraînant la désignation d'un juge d'instruction, comme le réclamaient les avocats de la famille de la victime, maîtres Calvin Job, Vincent Fillola et François Ormillien. 

"Un individu suivi psychiatriquement"



L'Express a pu prendre connaissance des déclarations de l'un des trois policiers qui ont participé à la tragique intervention. Ce gardien de la paix explique dans un procès-verbal du 28 mars, qu'il est celui qui a été attaqué par Shaoyao Liu, entraînant l'ouverture du feu par l'un de ses collègues. Mais il revient d'abord sur les circonstances du drame. 


Les policiers ont été requis à l'appel d'un habitant de la cité Curial, dans le 19e arrondissement, dénonçant la présence "d'un individu avec un couteau" dans l'immeuble. 


"Le requérant [NDLR. La personne qui a téléphoné au commissariat] arrive (...) Il nous dit qu'il est policier à la retraite et qu'il a vu son voisin du 6e se balader dans les parties communes avec un couteau. Il nous dit que c'est un couteau de bonne taille en nous décrivant la taille de la lame avec ses doigts. On se dirige alors vers son hall d'entrée et là un homme de type asiatique, au 6e étage sur son balcon, hurle dans une langue que je ne comprend pas dans notre direction. Et le requérant nous dit que c'est le voisin en question. Il nous informe aussi que cet homme a déjà jeté plusieurs objets depuis son balcon sur des personnes (...)


Une fois dans le hall, le requérant nous dit que l'individu est suivi psychiatriquement et qu'il a un problème d'alcoolisme." 


"Je comprends qu'il essaie de me tuer"



Le policier monte avec ses deux collègues jusqu'à l'appartement de la famille Liu. 


"On tape directement à la porte en annonçant notre qualité en criant: c'est la police, ouvrez-nous. Derrière la porte, on entend hurler un homme et des enfants dans une langue étrangère. Et on entend ensuite pleurer et hurler, ce qu'il nous semble être des enfants." 


Les trois gardiens de la paix décident alors de forcer la porte. Elle finit par céder. 


"Entraîné par mon élan du coup de pied, reprend le policier, je rentre dans l'appartement et là tout de suite je sens un coup qui m'arrive au niveau de l'aisselle gauche, coup qui vient de ma gauche. Je précise qu'il fait sombre dans l'entrée. Par réflexe, je me décale sur ma droite. Je suis toujours dans l'entrée. Je vois un individu sur ma gauche avec un couteau dans la main. Pour moi, c'est une silhouette sombre avec une lame dans la main. Il a la lame dans la main droite qu'il porte au niveau de la poitrine et il déplie son bras dans ma direction (...) Là, je crie: il est en train de me planter, il me met des coups de couteau. Dans ma tête, je comprends qu'il essaie de me tuer. Je fais un pas en arrière. Je vois qu'il continue à avancer sur moi, le couteau toujours dans sa main, pointé en direction de ma poitrine." 


Il "s'approche de moi pour me frapper avec, encore une fois, et c'est à ce moment-là que D. fait feu et me sauve la vie". 


"Il respire toujours"



Il poursuit ses explications: "D. a tiré une fois (...) Mon agresseur a été stoppé dans son élan par le coup de feu, puis il est tombé mollement un peu sur le côté. Il a chuté au sol sur le dos (...) J'ai vu au sol à côté de lui, que c'était une grosse paire de ciseaux et pas un couteau (...) Tout de suite je me suis mis à genoux à côté de l'homme allongé au sol. J'ouvre sa chemise. Je vois la plaie entrante de la balle (...) A ce moment je vois qu'il respire toujours". 


A l'arrivée des pompiers, Shaoyao Liu est pris en charge, de même que le policier: " Je me rends compte que j'ai mal au début de l'aisselle gauche, côté poitrine (...) Ensuite le médecin m'a désinfecté et a ausculté la plaie. Il m'a dit qu'elle n'avait pas l'air très profonde mais qu'il fallait que je sois transporté à l'hôpital pour être examiné plus amplement. Peu après, le médecin a dit aux pompiers de cesser le massage cardiaque et là j'ai compris que l'individu était mort". 


Le policier se voit quant à lui délivré une interruption temporaire de travail (ITT) de 3 jours. 


Cette version des faits sera-t-elle confirmée par l'instruction en cours? Les avocats de la famille Liu, Mes Job et Fillola, la mettent fortement en doute. Ils s'interrogent sur le caractère disproportionné de la riposte mortelle du policier. Et contestent formellement le portrait dressé du défunt. 


Selon les renseignements fournis par sa famille, Shaoyao Liu n'était ni violent, ni malade. Il n'avait jamais agressé qui que ce soit dans l'immeuble. 


http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/je-comprends-qu-il-essaie-de-me-tuer-le-policier-blesse-par-shaoyao-liu-raconte_1897499.html
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Alain Vasseur

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Le Défenseur des droits enquête sur la mort d’un Chinois tué par un tir policier.

Message  Alain Vasseur le Jeu 29 Juin 2017 - 23:03

Publié À 19h03


Cette « saisine d’office », qui remonte à la fin d’avril, va permettre au Défenseur des Droits de se prononcer sur « la question de déontologie, du discernement ou du geste professionnel ».
LE MONDE avec AFP

Le Défenseur des droits, Jacques Toubon, va enquêter sur la mort d’un Chinois tué à Paris par un tir policier à la fin du mois de mars, a-t-on appris jeudi 29 juin.


Cette « saisine d’office », qui remonte à la fin d’avril, va permettre au Défenseur des droits de se prononcer sur « la question de déontologie, du discernement ou du geste professionnel », a précisé son entourage. En revanche, il ne s’agira pas d’étudier « la qualification de l’infraction qui, elle, relève de l’ordre du juge pénal ».


Le 26 mars, Shaoyao Liu, un père de famille de 56 ans, avait été tué à son domicile parisien par un policier alors que, selon la police, il agressait avec des ciseaux un autre agent. Cette version est contestée par la famille qui affirme que la victime, qui était avec ses enfants, se servait de ciseaux pour préparer du poisson.


Manifestations de colère



La mort de Shaoyao Liu avait provoqué des rassemblements de la communauté chinoise à Paris pendant plusieurs jours, dont certains émaillés d’incidents avec la police. Pékin a expressément demandé que la lumière soit faite sur les circonstances du décès.

Les trois policiers de la brigade anticriminalité (BAC) qui étaient intervenus dans son appartement ont été entendus à deux reprises par l’IGPN, la « police des polices ». Un juge d’instruction enquête, par ailleurs, sur l’affaire.


http://mobile.lemonde.fr/police-justice/article/2017/06/29/le-defenseur-des-droits-enquete-sur-la-mort-d-un-chinois-tue-par-un-tir-policier_5153284_1653578.html?xtref=&xtor=RSS-3208
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Alain Vasseur

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