Attentat des Champs-Élysées : Karim Cheurfi aurait-il dû être en prison ?

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Attentat des Champs-Élysées : Karim Cheurfi aurait-il dû être en prison ?

Message  Alain Vasseur le Mer 26 Avr 2017 - 4:28

L'homme qui a tué un policier à Paris, avant d'être abattu par les forces de l'ordre, n'avait pas respecté une obligation de son contrôle judiciaire.

PAR AZIZ ZEMOURIMARC LEPLONGEON
Publié le 25/04/2017 à 11:34 | Le Point.fr

C'est l'éternel débat sur l'application des peines. Comment des individus, condamnés à de multiples reprises, ne sont-ils pas renvoyés en prison lorsque, une fois remis en liberté, ils ne respectent pas leur contrôle judiciaire ? L'exemple de Karim Cheurfi, l'assaillant des Champs-Élysées, est à ce titre criant, et montre à quel point le système français est devenu illisible pour la plupart de nos concitoyens.


Le 6 avril 2001, Cheurfi est placé en garde à vue avoir après avoir tiré à plusieurs reprises sur des policiers lors d'une course poursuite. Deux jours plus tard, il parvient, depuis sa cellule, à s'emparer de l'arme d'un agent et fait feu. Sa tentative d'évasion tourne court. Karim Cheurfi est condamné en 2005 à quinze ans de prison par la cour d'assises d'appel du Val-de-Marne – il avait été condamné à vingt ans de réclusion criminelle en première instance.

Crédits de réduction de peine automatique


La sanction incluant la période de détention provisoire, il faut considérer que Karim Cheurfi a commencé à purger sa peine en avril 2001. En théorie, celle-ci devrait donc prendre fin en 2016. Selon le Code de procédure pénale, chaque condamné bénéficie cependant « d'un crédit de réduction de peine calculé sur la durée de la condamnation » : trois mois pour la première année de détention, deux mois pour les suivantes.

Ces réductions de peine peuvent être retirées au détenu en cas de mauvais comportement ou de nouvelle condamnation, mais la décision n'est en aucun cas automatique et reste à la discrétion de la formation de jugement ou du juge de l'application des peines (JAP). Les détenus peuvent également obtenir d'autres réductions de peine s'ils se comportent bien en prison et manifestent « des efforts sérieux de réadaptation sociale ». L'addition peut vite monter.

Nouvelles condamnations en prison


Dans le cas qui nous occupe, Karim Cheurfi est condamné en mars 2008 à trois mois de prison ferme pour des violences sur un surveillant pénitentiaire, puis à dix-huit mois en novembre 2009 pour des violences aggravées. En juillet 2012, le voilà pourtant qui sort sous le régime de semi-liberté (il dort en prison), avant de faire l'objet d'une mesure de libération conditionnelle en septembre 2013.

Il est arrêté un mois plus tard pour vol avec effraction, refus d'obtempérer, usurpation de plaque d'immatriculation, le tout en récidive. En juillet 2014, Karim Cheurfi est condamné à quatre ans de prison, dont deux assortis d'un sursis avec mise à l'épreuve (SME). Il sort de prison le 14 octobre 2015...

Non-respect des obligations de son contrôle judiciaire


Le JAP du TGI de Meaux, chargé du suivi de son dossier, l'oblige à suivre une thérapie chez un psychiatre. Cheurfi a également l'obligation de chercher un emploi. Des mesures qu'il respecte plus ou moins, plutôt moins que plus, selon une source proche du dossier : « L'obligation de soin était remplie, mais pas de façon régulière régulière. » Comprendre : Cheurfi n'était pas très assidu chez le psy.

Le délinquant se permet même de partir en Algérie sans en aviser son juge ni son conseiller d'insertion (c'était pourtant une de ses obligations d'information), alors même qu'il avait vu ce dernier quelques jours plus tôt. De retour en France, il est placé en garde à vue par la police judiciaire de Meaux. Les services de renseignements ont obtenu des informations selon lesquelles l'homme chercherait à se procurer des armes et voudrait s'en prendre à des policiers. Faute de preuves, il est finalement remis en liberté.

Le parquet réclame la prison


Selon nos informations, le parquet de Meaux réclame la levée de la mesure de probation et demande l'incarcération de Cheurfi. Mais après un entretien informel avec le service de l'application des peines du TGI, il sera finalement décidé de renforcer son suivi. « Pas de manquement suffisant » pour justifier un retour en détention, selon une source judiciaire. Karim Cheurfi est convoqué le 7 avril chez le juge pour une solide remontrance. Les services pénitentiaires d'insertion et de probation (SPIP) doivent désormais considérer le dossier comme prioritaire. Trop tard : deux semaines plus tard, il abat un policier sur les Champs Élysées.

Le système de l'application des peines français ne doit pas pour autant, à chaque fait divers, être voué aux gémonies. Les JAP permettent chaque année à des milliers de détenus de reprendre pied en douceur dans la communauté, à l'extérieur des murs d'une prison. Le taux de récidive, en matière criminelle, est heureusement faible, de l'ordre de 3,6 %. Des expérimentations sont actuellement menées à la chancellerie pour mieux évaluer la dangerosité des sortants de prison. « Le métier de juge de l'application des peines est extrêmement difficile, souffle un magistrat. Personnellement, j'aurais trop peur d'exercer ce métier. J'aurais tendance à les incarcérer tous. »

Un JAP, que Le Point.fr avait rencontré en septembre 2016 au tribunal d'Évry lors d'un reportage, nous assurait quant à lui : « Si, quand il y a des incidents (des retards sur leurs horaires d'assignation à résidence, une obligation de formation qui n'est pas respectée, etc.), on ne réagit pas, c'est toute la chaîne pénale qui s'effondre. Les condamnés ne croient plus au pouvoir de sanction. (...) Nous sommes le dernier rempart de la crédibilité de l'autorité judiciaire. »


http://www.lepoint.fr/societe/attentat-des-champs-elysees-karim-cheurfi-aurait-il-du-etre-en-prison-25-04-2017-2122469_23.php



http://www.atlantico.fr/decryptage/accablante-serie-erreurs-ayant-amene-mort-policier-champs-elysees-3030406.html



Attentat des Champs-Élysées : "les juges ne peuvent pas prédire ni prévoir l'avenir".


Pour une refonte du droit des peines.


"80.000 peines de prison ne sont pas exécutées" par an.
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Champs-Elysées. Le père du terroriste arrêté pour avoir menacé des policiers.

Message  Alain Vasseur le Sam 29 Avr 2017 - 22:29

Salah Cheurfi, père de Karim Cheurfi, l’auteur de l’attentat des Champs-Élysées, est arrivé ivre vendredi 28 avril au commissariat de Noisy-le-Grand en Seine-Saint-Denis. Il a commencé à insulter et à menacer les quelques policiers qui se trouvaient là. « Je vais tous vous tuer », aurait-il notamment lancé aux policiers. Ivre, l’homme, qui a facilement été maîtrisé n’était pas armé. Il a été placé en garde a vue……

Lire l’article 


http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/attentat-sur-les-champs-elysees-le-pere-du-terroriste-arrete-pour-avoir-menace-des-policiers-7788338203


http://www.lexpress.fr/actualite/societe/fait-divers/attentat-des-champs-elysees-le-pere-du-tueur-menace-des-policiers_1903792.html


http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/attaque-de-policiers-sur-les-champs-elysees/attentat-sur-les-champs-elysees-le-pere-du-terroriste-en-garde-a-vue-apres-avoir-menace-des-policiers_2167788.html
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Champs-Élysées: le père du tueur jugé pour apologie du terrorisme.

Message  Alain Vasseur le Dim 30 Avr 2017 - 21:26

Par Le Figaro.fr avec AFP   Publié le 30/04/2017 à 20:18


Le père de l'auteur de l'attentat des Champs-Élysées sera jugé en juin pour apologie du terrorisme et menaces de mort après avoir menacé, ivre, des policiers en Seine-Saint-Denis, selon le parquet de Bobigny. Un magistrat du parquet l'a convoqué devant le tribunal correctionnel de Bobigny le 9 juin pour répondre de menaces de mort sur personnes dépositaires de l'autorité publique et apologie du terrorisme, a précisé cette source. Dans l'attente de son procès, le père de Karim Cheurfi, l'homme qui a tué un policier sur les Champs-Élysées le soir du 20 avril, a été placé sous contrôle judiciaire et soumis à une obligation de soins.


Selon une source proche du dossier, il s'était rendu vendredi, ivre, au commissariat de Noisy-le-Grand, en banlieue parisienne, et avait lancé aux fonctionnaires que si son fils n'avait pas tué le policier, c'est lui-même qui "l'aurait fait". Il a par la suite contesté avoir tenu ces propos, a-t-on indiqué de même source.


Lors de son audition, il avait expliqué avoir consommé de l'alcool et décidé de se plaindre au commissariat après avoir appris que le maire de Chelles - la commune de Seine-et-Marne où il habite et où résidait son fils, non loin de Noisy-le-Grand - avait refusé d'inhumer ce dernier dans le cimetière municipal. Le soir du 20 avril, trois jours avant le premier tour de la présidentielle, Karim Cheurfi, 39 ans, a tué un policier de 37 ans, Xavier Jugelé, de deux balles dans la tête. Il a aussi blessé deux autres agents et une Allemande qui passait là, avant d'être abattu.


http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/04/30/97001-20170430FILWWW00140-champs-elysees-le-pere-du-tueur-juge-pour-apologie-du-terrorisme.php


http://www.rtl.be/info/belgique/faits-divers/attentat-sur-les-champs-elysees-le-pere-du-tueur-des-champs-elysees-sera-juge-pour-apologie-du-terrorisme-913971.aspx
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Attentat des Champs-Élysées: un homme présenté à la justice.

Message  Alain Vasseur le Ven 19 Mai 2017 - 19:09

Publié le 19/05/2017 à 17:09



Un homme de 23 ans, dont l'ADN a été retrouvé sur l'arme utilisée par Karim Cheurfi lors de l'attentat des Champs-Elysées le 20 avril, a été présenté à la justice aujourd'hui en vue d'une possible mise en examen, a indiqué une source judiciaire.



Des traces ADN de cet homme, inconnu des services antiterroristes, ont été découvertes sur la crosse du fusil kalachnikov utilisé par Karim Cheurfi lorsqu'il a tué un policier, Xavier Jugelé, 37 ans, et blessé deux de ses collègues et une passante allemande avant d'être abattu, a expliqué cette source. Interpellé lundi, il a assuré qu'il ne connaissait pas le tueur, a poursuivi la source judiciaire. Le parquet antiterroriste a requis son placement en détention provisoire.



http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2017/05/19/97001-20170519FILWWW00240-attentat-des-champs-elysees-homme-presente-a-la-justice.php



http://www.bfmtv.com/police-justice/attentat-des-champs-elysees-un-homme-presente-a-la-justice-son-adn-retrouve-sur-une-arme-1167561.html
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