Le renseignement, premier dossier régalien de Macron.

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Le renseignement, premier dossier régalien de Macron.

Message  Alain Vasseur le Mar 16 Mai 2017 - 19:25

16 mai 2017



Nominations des patrons des trois poids lourds du renseignement français, nouvelle coordination des services avec la création d’une « task-force anti-Daesh » à l’Elysée : Emmanuel Macron va devoir boucler en priorité son premier dossier régalien.


Qui à la tête de la DGSE après Bajolet?


La Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), le plus important service de la communauté française du renseignement, est chargée de “la protection des intérêts français” mais elle agit exclusivement à l’extérieur des frontières. Dotée d’un budget de 800 millions d’euros (hors fonds spéciaux), elle compte 6.500 hommes et femmes, dont son Service Action (opérations clandestines) et est placée sous la tutelle du ministère de la Défense.


Son directeur Bernard Bajolet, quittera son poste le 21 mai, jour de ses 68 ans, après quatre ans de présence boulevard Mortier. Le gouvernement précédent a nommé son directeur de cabinet (numéro 2 de la DGSE) le général de corps d’armée Jean-Pierre Palasset directeur par intérim. Cet intérim doit permettre à Emmanuel Macron de choisir son DGSE, tout comme l’avait fait François Hollande avec Bernard Bajolet.


Le directeur général de la sécurité extérieure bénéficie de « l’oreille » du chef de l’Etat qu’il va voir au moins une fois par semaine. C’est  généralement un diplomate ou un préfet. Bernard Bajolet, diplomate, avait été le premier titulaire de 2008 à 2011, du poste de coordonnateur national du renseignement (CNR), créé par Nicolas Sarkozy.


 Qui pour remplacer Calvar à la DGSI ?

La Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), qui dépend du ministère de l’Intérieur, est née en 2014 de la DCRI, elle-même issue de la fusion en 2008 de la Direction de la sécurité du territoire (DST) et des Renseignements généraux (RG). Elle est chargée “de rechercher, de centraliser et d’exploiter le renseignement intéressant la sécurité nationale ou les intérêts fondamentaux de la Nation”, avec pour priorité actuelle, la lutte antiterroriste sur le territoire français. Elle remplit également des missions de police judiciaire. Elle compte près de 4000 hommes et femmes.


Patrick Calvar, 61 ans, patron depuis trois ans de la DGSI quittera son poste le 31 mai. La DGSI, en première ligne depuis les tueries de masse de 2015 et de 2016, a connu des moments difficiles même si elle a aussi empêché des dizaines d’attentats. Le successeur de Patrick Calvar devra continuer à mettre la pression sur les réseaux terroristes islamistes ou sur « loups solitaires » pour les empêcher de frapper. Patrick Calvar avait servi de 2009 à 2012 comme directeur du renseignement à la DGSE.


La DGSI doit aussi faire face à l’afflux de données électroniques (données de masse ou « big data »)  qu’elle doit impérativement trier et analyser en direct  pour prévenir les attentats. Dans l’incapacité de faire face aujourd’hui à ces flots de métadonnées, la DGSI s’est tournée vers Palantir technologies, une entreprise américaine. Problème : la société américaine est très liée à la CIA. D’où évidemment une perte d’autonomie et de souveraineté dans un domaine ultra-sensible.


Qui à la tête de la DRM ?

La Direction du renseignement militaire (DRM), qui relève du chef d’état-major des armées, est spécialisée dans le renseignement militaire, en appui des opérations menées par l’armée française et pour la veille stratégique. Elle compte environ 1.800 personnes, dont les trois quarts sont des militaires et de nombreux experts chargés d’analyser toute l’imagerie, par exemple celle des satellites de surveillance. Elle est dotée d’un budget de 173 millions d’euros. Il s’agit des « fonds normaux » de la DRM, le budget des systèmes d’armes dédiés spécifiquement au renseignement relevant de l’état-major des armées.


En poste depuis près de quatre ans, le général de corps d’armée Christophe Gomart devrait quitter ses fonctions au début de l’été.   A ce poste stratégique, il faut dénicher  « l’oiseau rare », un officier quatre étoiles, qui n’aura pas pour autant forcément fait la plus grande partie de sa carrière dans le renseignement militaire. La DRM et la DGSE ont mutualisé une partie de leurs moyens techniques et partagent en permanence leurs informations.


           Vers une nouvelle coordination des services

Lors de la campagne présidentielle, le candidat Macron annonçait son intention de créer une « task-force anti-Daesh »,  chargée 7 jours sur 7 et 24 heures sur 24 de la coordination des services de renseignements et placée auprès du président de la République. Problème : comment faire cohabiter cette « task-force » avec le poste de coordonnateur national du renseignement (CNR) ?


Pour énumérer les défis qui se posent au nouveau président en matière de renseignements, L’Essor a demandé son avis à un ancien directeur de l’un des trois services cités ci-dessus.


S’exprimant sous la condition de l’anonymat, ce spécialiste a relevé trois domaines, selon lui, essentiels. Il faut d’abord renforcer la coordination entre les services en matière opérationnelle, d’échanges, de préparation de l’avenir dans les technologies de pointe. Il faut surtout aussi mieux coordonner les ressources humaines : qui recruter et où ; dans quelles spécialités ; dans quelles conditions ; quelles passerelles entre les services jusque là restés très perméables aux « transfuges ».


Cela passe par davantage de mutualisations et une politique de ressources humaines volontaires, pour l’ensemble de la communauté du renseignement, et non seulement pour la DGSE. Celle-ci va volontiers pêcher dans le vivier des grandes écoles et des universités.


Enfin, et l’on rejoint ici la problématique de la « task-force anti Daesh », cet ancien haut responsable, suggère de donner davantage de pouvoirs et de moyens au coordonnateur national du renseignement. Celui-ci devra être, tout comme le DGSE l’est actuellement, l’interlocuteur direct du chef de l’Etat et non plus celui du secrétaire général de l’Elysée.


Pierre-Marie Giraud


http://lessor.org/renseignement-premier-dossier-regalien-de-macron/



http://www.liberation.fr/france/2017/05/14/renseignement-changement-en-serie-dans-les-services_1569526
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Renseignement : des nominations imminentes.

Message  Alain Vasseur le Mer 31 Mai 2017 - 15:56

31 mai 2017 à 08h18


Le renouvellement des responsables des services de renseignement devrait désormais intervenir très rapidement.

Pour le DGSE, plusieurs noms de diplomates circulent, en particulier celui de Bernard Emié, ambassadeur en Algérie. On évoque aussi celui d’André Parant (Egypte) ou d’un autre, qui a déja en poste à la DGSE. Louis Gautier, SGDSN, aurait refusé le poste qui lui a été proposé.

Pour la DGSI, le nom de Jean-Luc Névache revient régulièrement. Préfet, il a été brièvement directeur de cabinet des deux ministres de l’Intérieur Bruno Le Roux et Matthias Fekl. Le directeur du renseignement territorial Jérôme Leonnet est également cité.

Pour le CNR (coordinateur national du renseignement) - dont l’intitulé pourrait changer, devenant « conseiller » - le poste devrait revenir à un préfet. Par exemple Pierre Poëssel, qui a servi auprès de Pierre Joxe et a été directeur de l’administration à la DGSE. Ce nouveau CNR sera chargé de la création de la Task Force antiterroriste promise par le président de la République.

Pour la DRM, le choix n’est pas définitif et se jouerait entre deux aviateurs, le général Jean Rondel, sous-chef activité à l’état-major de l’armée de l’air, et le général Jean-François Ferlet, à la tête du CPCO. La nomination du n°2 de la DRM semble en revanche acquise : ce devrait être le général (terre) François de Lapresle.

Enfin deux anciens chefs de corps du 13e RDP sont sur les rangs deux postes sensibles. Au Bureau réservé du ministère de la défense, le colonel Guillaume Le Segretain du Patis (DRSD) et à la direction des opérations de la DGSE, le général Pierre Liot de Nortbercourt (CFST) à condition que le général Eric Bucquet, actuellement en poste, trouve un point de chute.

Par ailleurs, Laurent Nunez, préfet de Police des Bouches du Rhône pourrait succèder rapidement à Jean-Marc Falcone comme directeur général de la Police nationale. (DGPN).


http://www.lopinion.fr/blog/secret-defense/renseignement-nominations-imminentes-127898


http://www.opex360.com/2017/06/07/le-diplomate-bernard-emie-sera-le-prochain-patron-de-la-dgse/


Dernière édition par Alain Vasseur le Mer 7 Juin 2017 - 18:24, édité 1 fois
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Les nouvelles têtes du renseignement français.

Message  Alain Vasseur le Mer 7 Juin 2017 - 16:08

mercredi 7 juin 2017


Le président Macron poursuit son remodelage de l'outil de contre-terrorisme et de renseignement français, par une série de nominations. C'est l'ancien directeur de la surveillance du territoire, Pierre Bousquet de Florian (éconduit en 2007, il dirigeait depuis Civipol, donc n'a théoriquement plus baigné dans le renseignement depuis cette date), qui prendra la tête du centre national de contre-terrorisme, c'est qu'Emmanuel Macron avait appelé jusque là la Task Force anti-Daech. Une vingtaine d'analystes plancheront dans un premier temps à partir des données ramenées par les services, qu'ils soient de la communauté du renseignement (DGSE, DGSI, etc) ou non (SCRT, pénitentaire, etc). Le CNCT aura un rôle de tour de contrôle, d'orientation stratégique, mais pas d'action (à ne pas confondre, donc, avec une cellule rattachée à la présidence dans les années 80.

De fait, le CNCT a une grosse ressemblance avec l'UCLAT logée à l'Intérieur, mais la ramener à l'Elysée pourrait permettre de se mettre au-dessus de la mêlée des chicayas, et sur le haut de la pile des mille-feuilles bien Français. D'autres pourraient y voir une perte d'influence de l'Intérieur sur ce sujet, peut-être au profit de l'Etat-major particulier (EMP) du président de la République qui voit son rôle de pilier de la présidence confirmé. Dans tous les cas, le nouveau nommé rendra compte de façon hebdomadaire, lors du conseil de défense restreint, qui devient donc un évènement routinier.

A la DGSI, c'est l'actuel préfet de police de police de Marseille, Laurent Nunez, qui a la redoutable tâche de succéder à Patrick Calvar. A la piscine, un diplomate succède à un diplomate : Bernard Emié est le nouveau patron de la DGSE.


Pour au moins deux des trois têtes, il s'agit donc de vraies surprises. Reste à voir le choix que réaliser le président pour succéder à Christophe Gomart à la tête de la DRM, pour lequel le casting n'est pas encore finalisé.


http://lemamouth.blogspot.fr/2017/06/les-nouvelles-tetes-du-renseignement.html


https://www.francebleu.fr/infos/societe/task-force-antiterroriste-emmanuel-macron-devient-le-chef-d-orchestre-du-renseignement-francais-1496831684
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