La PJ parisienne quitte le "36" dans la douleur.

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La PJ parisienne quitte le "36" dans la douleur.

Message  Alain Vasseur le Mar 16 Mai 2017 - 22:12

14h00 , le 16 mai 2017


Une pétition des syndicats de police circule contre le transfert de la Crim du "36" aux Batignolles.




Le siège de la PJ, se trouvera à côté du tribunal, en face, qui ne sera pas opérationnel avant un an. ( JULIEN DE FONTENAY POUR LE JDD)


Comment faut-il l'appeler : les "Batignolles", le "nouveau 36", ou encore le "new 36", en référence au déménagement de Scotland Yard à Londres? C'est probablement le "Bastion", du nom de cette impasse du 17e arrondissement de Paris, aux Batignolles, où elle est désormais domiciliée, qui va s'imposer comme la nouvelle appellation de la police judiciaire parisienne.


Bruit et poussière par temps sec, gadoue dès que la pluie s'en mêle… C'est sur un site encore en plein chantier que s'installent progressivement depuis le 18 avril les premiers occupants de cet immeuble flambant neuf – huit étages pour plus de 32.000 m² – bien campé entre le boulevard périphérique et le gigantesque futur Palais de justice. Après les services dits "de soutien" (informatique, documentation…), les premières unités d'enquête, en l'occurrence les brigades économiques et financières en provenance du Château-des-Rentiers (13e), sont attendues d'ici la fin du mois. Le reste des troupes – plus de 1.500 personnes au total, dont les prestigieuses brigades centrales du 36 – devra avoir pris possession des lieux en théorie avant fin septembre.


En théorie? La grogne monte en effet dans les rangs de la PJ parisienne, non pas contre le principe du déménagement, mais contre les conditions de travail actuelles au "Bastion". Une pétition circule dans les services. "Je peux vous dire qu'elle est signée par 80% des personnels", insiste David Alberto, délégué de Synergie-Officiers (syndicat du corps de commandement de la Police nationale) qui préconise, dans un courrier interne à ses adhérents que le JDD a pu consulter, "un report pur et simple du déménagement afin de le coordonner avec celui de la justice". Or le TGI de Paris ne devrait pas ouvrir ses portes avant avril 2018.

Aux travaux du tribunal s'ajoutent ceux du tramway



On ne quitte pas de gaieté de cœur le centre de Paris avec vue sur la Seine pour le nord de la capitale, la porte de Clichy et son périphérique. Qui plus est quand on habite la banlieue sud… "Le bâtiment est vraiment super pour travailler. Dans cinq ans, on aura oublié toutes ces difficultés", reconnaît Laurent Diedrich, du SCSI/CFDT. "Mais entre le téléphone qui marche mal, les travaux qui ne sont pas finis, les problèmes de restauration, de sécurité, d'accès, de circulation… On ne peut pas déménager dans ces conditions!


Depuis un mois, les récits apocalyptiques sur les rames de métro surchargées de la ligne 13 alimentent les conversations. Et l'on "s'amuse" à chronométrer les temps de parcours entre la porte de Clichy et le quai des Orfèvres : jusqu'à une heure et demie aux heures de pointe, selon plusieurs sources. Anecdotique? Pas pour plusieurs organisations syndicales (Synergie, Syndicat des cadres de la sécurité intérieure, Union des officiers…) qui redoutent que des services comme la BRB (Brigade de répression du banditisme), les Stups ou la Brigade de l'exécution des décisions de justice se retrouvent "dans l'incapacité d'accomplir leur mission" du fait des problèmes de circulation accentués dans le secteur avec les travaux du tribunal et ceux du tramway… "Depuis l'annonce du retard de l'ouverture du TGI, tout cela aurait dû être anticipé", dénonce David Alberto.


"Nous faisons tout pour solutionner ce qui peut l'être", corrige un cadre de la PJ bien conscient du mécontentement qui monte : propositions alternatives, dont un food truck pour la restauration, l'installation d'antennes supplémentaires pour améliorer la couverture de téléphonie mobile, le recours à SOS médecins pour éviter les déplacements vers l'Hôtel-Dieu lors des examens médicaux de garde à vue, affrètement d'une navette RATP depuis Saint-Lazare pour le personnel, réflexion sur un aménagement des horaires…


Reste l'épineuse question des déferrements (530 en 2016 pour les Stups, 300 pour la brigade des mineurs…). A l'avenir – d'ici à un an quand le tribunal sera enfin opérationnel – il suffira d'emprunter un passage souterrain. En attendant, c'est la moitié de Paris qu'il faudra traverser pour gagner l'île de la Cité, avec les risques, soulevés par certains, de tentatives d'évasion si les véhicules sont immobilisés dans les bouchons. "On va tenter de privilégier la visioconférence pour ce qui concerne les prolongations de garde à vue, indique une source policière. Pour les déferrements, l'idée est de mutualiser entre services les présentations à la justice qui seront assurées par un service dédié avec deux à trois véhicules pouvant transporter cinq gardés à vue chacun". Les premières garde à vue sont attendues début juin. 


http://www.lejdd.fr/societe/la-pj-parisienne-quitte-le-36-dans-la-douleur-3330839
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Alain Vasseur

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Les policiers du 36 Quai des Orfèvres lancent une pétition pour retarder leur déménagement.

Message  Alain Vasseur le Jeu 18 Mai 2017 - 14:53

18/05/2017 à 11h54



Une majorité de policiers du 36 Quai des Orfèvres estime que le déménagement de leur siège vers la nouvelle cité judiciaire porte de Clichy est précipité. Ils ont lancé une pétition et estiment que les locaux ne sont pas prêts, ils souhaitent aussi pouvoir emménager en même temps que les services judiciaires.

Le mythique 36 Quai des Orfèvres ne sera bientôt plus l'adresse de la police judiciaire parisienne. Vétuste et trop petit, le quartier général de la police déménage progressivement dans la nouvelle cité judiciaire des Batignolles.
D'ici la fin de l'année, les équipes de police devront avoir rejoint ce nouveau site toujours en travaux, porte de Clichy. Si pour les policiers ce déménagement est nécessaire, il se fait en revanche de manière précipitée. A l'origine, les services de police devaient en effet investir les lieux en même temps que les services de justice, mais ce n'est finalement plus le cas. 
"Le palais de justice n'arrive sur place aux Batignolles que mi-septembre 2018 voire fin 2018. Or, les deux services travaillent main dans la main au quotidien, et ça va poser des problèmes majeurs en termes d'efficacité de la chaîne pénale, mais aussi d'accueil du public", estime Christophe Rouget, chargé de communication du syndicat des cadres de la sécurité intérieure CFDT.

Des policiers qui emménagent dans des locaux en chantier

Une pétition a été lancée par les policiers qui dénoncent une installation trop rapide. Elle doit être remise ce jeudi au patron de la Police judiciaire.


Sur place, des policiers ont commencé à s'installer. Malgré la promesse de locaux plus adaptés et neufs, les policiers rencontrent des problèmes très concrets dans un bâtiment encore en chantier.
"Les premiers policiers arrivent et les locaux ne sont pas prêts. On a des problèmes de stationnement, des problèmes de téléphonie à l'intérieur des bâtiments. Nous, nous ne sommes pas opposés à ce déménagement qui était nécessaire, en revanche on ne peut pas le faire dans ces conditions, il faut reporter ce projet", insiste le syndicaliste. 
Outre le chantier du bâtiment, les policiers se heurtent à d'autres difficultés pour accomplir leur mission. Les travaux du tramway et de la ligne 14 ne sont pas non plus finis, au quotidien ils doivent donc faire face à de nombreux problèmes de circulation. Les policiers demandent à repousser le déménagement du 36 Quai des Orfèvres qui pourrait devenir un musée après leur départ. Ils souhaitent pouvoir emménager en même temps que le tribunal de Grande instance. 
http://www.bfmtv.com/police-justice/les-policiers-du-36-quai-des-orfevres-lancent-une-petition-pour-retarder-leur-demenagement-1166481.html
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Alain Vasseur

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Paris - La police quitte le 36 quai des Orfèvres.

Message  Alain Vasseur le Sam 24 Juin 2017 - 18:05

Publié le 24/06/2017 à 14:24



Une page d'histoire se tourne pour la police judiciaire à Paris. Elle quitte son siège, le célèbre "36 quai des Orfèvres" pour des nouveaux locaux dans le nord-ouest de la capitale. 1 700 fonctionnaires vont quitter le centre de Paris.
« Le 36 quai des orfèvres », ce bâtiment construit entre 1875 et 1880 a été filmé des dizaines de fois par les réalisateurs de cinéma. Le QG de la police judiciaire de Paris a même été porté à l'écran en 2004, par le réalisateur Olivier Marchal, avec Daniel Auteuil, André Dussolier et Gérard Depardieu. Il s'inspire de faits réels liés à l'affaire du « gang des ripoux » qui ébranla la police judiciaire parisienne en 1985. 
 

Du 36 quai des Orfèvres au 36 rue du Bastion, dans le 17e

 
La police judiciaire de Paris quitte le 36 quai des Orfèvres pour un immeuble flambant neuf dans le 17e arrondissement. | AFP

C'est aujourd'hui la fin d'une époque pour le célèbre siège de la police judiciaire parisienne. Sur les 1.700 fonctionnaires de la PJ parisienne, ils sont déjà plus de 600 à avoir investi leur nouvelle adresse dans le 17e arrondissement: rue du Bastion, au... 36. Pour regrouper des services éclatés aux quatre coins de Paris, les autorités ont décidé d'investir un lieu unique, la cité judiciaire des Batignolles, un quartier encore en construction. 
Parmi les 600 premiers à avoir déménagé, la Brigade financière, qui a quitté ses locaux du 13e arrondissement. A l'exception de la Brigade de recherche et d'investigation (BRI) qui restera, la majorité des services sis quai des Orfèvres, dont « la crim » et « les stups », quitteront les lieux en septembre. Et laisseront derrière eux les 148 marches de lino usé par policiers et criminels, parfois entrés dans la légende, menant aux petits bureaux sous les toits mansardés. 

Une adresse connue dans le monde entier

« C'est une page d'Histoire qui se tourne », reconnaît auprès de l'AFP le préfet de police Michel Delpuech. Les murs jaunis de cette bâtisse à deux pas de la cathédrale Notre-Dame, avec vue sur la Seine, pourraient en effet raconter le docteur Petiot, arrêté en 1944 après la découverte à son domicile parisien des restes de vingt-sept personnes, le baron Edouard-Jean Empain, libéré après avoir été enlevé pendant 63 jours en 1978, mais aussi Jacques Mesrine, « l'ennemi public numéro un », le tueur en série Guy George.... Certaines affaires ont aussi laissé leurs empreintes. Tel ce grand filet tendu au dessus d'une mezzanine, installé après qu'une figure du groupe Action directe, Nathalie Ménigon, avait tenté de se jeter dans le vide en 1984. Le « 36 », une adresse connue aussi bien en France qu'à l'étranger, a aussi été témoin des visites amicales de Serge Gainsbourg, grand copain des « flics », et d'acteurs attachés aux lieux, comme Jean-Paul Belmondo et Alain Delon, encore présents en septembre dernier à l'ultime remise du prix littéraire du Quai des Orfèvres. 

Plus moderne, mais pas plus pratique le nouveau siège de la PJ?

Autre ambiance aux Batignolles: le nouveau bâtiment, adossé au futur palais de justice, est tout de béton et de verre. Au total, 30.000 m² de bâtiments fonctionnels et modernes avec des salles de garde à vue au même étage équipées de caméras, une salle de tirs « dernière génération », une salle de sport... Mais certains grincent des dents. « Il faut quand même essuyer les plâtres », reconnaît un gradé de la PJ. « Les téléphones portables ne passent pas au sein de l'immeuble, on ne peut pas se garer, c'est mal desservi, on ne sais pas où manger », se lamente un enquêteur. « Et puis les locaux sont peut-être plus modernes mais on a quand même moins de place dans les bureaux », se plaint un autre. « Je comprends l'attachement au 36 quai des Orfèvres mais il s'agissait de conditions de travail d'un autre temps », répond à l'AFP le préfet de police. Il a néanmoins entendu les récriminations et souhaite « les régler au plus vite et du mieux possible ». Il dirigera à cette fin un nouveau comité de pilotage début juillet. 

Un nouveau palais de justice à proximité

En mai, des syndicats de policiers s'inquiètaient aussi « des complications insurmontables », en raison notamment du report de l'ouverture du palais de justice prévue au deuxième semestre 2018. « Il y a forcément des ajustements liés au fait que c'est un bâtiment neuf », souligne un autre policier « mais il y a aussi des problèmes liés au retard du palais de justice », insiste un policier. Prévue fin 2017, l'ouverture du nouveau palais de justice de Paris, dans le quartier des Batignolles, a été repoussée pour permettre notamment un renforcement des mesures de sécurité dans le contexte des attentats. 
http://www.ouest-france.fr/societe/police/paris-la-police-quitte-le-36-quai-des-orfevres-5087021
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Alain Vasseur

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