Paris - Harcèlement : les femmes chassées des rues dans le quartier Chapelle-Pajol à Paris.

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Paris - Harcèlement : les femmes chassées des rues dans le quartier Chapelle-Pajol à Paris.

Message  Alain Vasseur le Jeu 18 Mai 2017 - 21:21

18 mai 2017, 19h20


Ce sont plusieurs centaines de mètres carrés de bitume abandonnés aux seuls hommes, et où les femmes n’ont plus droit de cité. Cafés, bars et restaurants leur sont interdits. Comme les trottoirs, la station de métro et les squares.

Depuis plus d’un an, le quartier Chapelle-Pajol (Xe- XVIIIe), a totalement changé de physionomie : des groupes de dizaines d’hommes seuls, vendeurs à la sauvette, dealeurs, migrants et passeurs, tiennent les rues, harcelant les femmes.


Révoltées, les habitantes du quartier ont décidé de lancer une vaste pétition pour dénoncer la situation. Et un quotidien de plus en plus oppressant. Celui des jeunes filles, qui ne peuvent plus sortir seules, porter une jupe ou un pantalon trop près du corps sans recevoir une bordée d’injures : l’une d’elles raconte avoir subi un jet de cigarette allumée dans les cheveux.







« Nous avons toutes droit à un traitement insupportable », souligne Nathalie, 50 ans, qui revendique trente années dans le quartier, et un climat « inédit » ces derniers mois : « Ce sont des injures, des réflexions incessantes. L’ambiance est angoissante, au point de devoir modifier notre itinéraire, notre tenue vestimentaire. Certaines ont même renoncé à sortir de chez elles ». A l’image de cette vieille dame de 80 ans, agressée sexuellement alors qu’elle rentrait dans son immeuble, et désormais retranchée dans son appartement.

Aurélie, une jeune femme de 38 ans, avoue ne pas reconnaître le quartier où elle vit depuis 15 ans, rue Perdonnet (Xe) : « Le simple fait de circuler est devenu problématique. Le café, en bas de chez moi, un bistrot autrefois sympa, s’est transformé en repaire exclusivement masculin et en permanence bondé : j’ai droit à mon lot de remarques lorsque je passe devant, d’autant plus qu’ils boivent énormément : il y a quelques jours, le simple fait de me mettre à ma fenêtre a déclenché un flot d’injures, et j’ai dû m’enfermer dans mon appartement. Il y a quelque temps encore, j’empruntais le boulevard de la Chapelle depuis Stalingrad, même tard le soir… C’est impensable aujourd’hui ».


Le métro Chapelle, Laure l’évite soigneusement. Comme la place du même nom : « Ces dernières semaines, j’ai été prise au milieu d’une bagarre de vendeurs à la sauvette. Affolée, je me suis mise à crier, et deux d’entre eux ont sorti des couteaux pour me menacer. J’ai cru que ma dernière heure était arrivée. Et ça fait des mois que ma fille de 12 ans ne va plus seule au collège, ni nulle part dans le quartier, d’ailleurs ».
Comment lutter contre le phénomène ? Les femmes de La Chapelle le savent : porter plainte aurait peu d’effets. Alors, d’un commun accord, et sur les conseils de Nadine Mezence, adjointe à l’égalité hommes-femmes du maire (PS) du XVIIIe, elles ont décidé d’organiser prochainement une marche exploratoire. Ensemble, elles parcourront tous les lieux du quartier où elles sont indésirables. Puis, rendront compte, aux pouvoirs publics de leurs observations… En espérant être entendues. A la mairie d’arrondissement, on assure que leurs remarques seront examinées avec la plus grande attention.

110 opérations de police depuis le mois de janvier


La question du harcèlement des femmes, et notamment celle de la présence de dizaines de migrants rue Pajol, sera évoquée ce lundi en conseil d’arrondissement par l’élu (LR), Pierre Liscia. Tandis qu’au cabinet du maire (PS) du XVIIIe, Eric Lejoindre, on reconnaît la complexité de la situation : « Les femmes ont un sentiment de vulnérabilité devant cette violence, souvent associée à l’alcoolisation, mais la réponse publique est essentiellement policière ».


Précisément, depuis lancement du dispositif « Barbès respire », au mois de janvier, par le préfet de police avec déploiement de renforts sur le secteur, 110 opérations ont donné lieu à plus de 19 000 évictions de vendeurs à la sauvette et 884 personnes ont été arrêtées. Mais les habitantes, elles, veulent des opérations de plus vaste ampleur pour retrouver leur sérénité perdue…

« Les femmes, une espèce en voie de disparition au cœur de Paris »


« Désormais, notre quartier est abandonné aux seuls hommes : plus une femme dans les cafés. Pas un enfant dans le square Louise-de-Marillac. Certaines d’entre nous se terrent chez elles ».


Les habitantes de la Chapelle-Pajol viennent de rédiger une pétition, intitulée « Les femmes, une espèce en voie de disparition au cœur de Paris », qu’elles espèrent voir parapher par de nombreux soutiens et victimes avant de l’envoyer à la mairie, à la préfecture de police et au procureur de la République. Leur demandant de « faire enfin respecter lois et règlement dans les endroits où se fixent les trafiquants, de diligenter des enquêtes sur les filières et de renforcer le nombre de moyens policiers affectés au secteur ».


« Il y a les insultes dans toutes les langues, les vols, l’alcoolisme de rue. Les trafics qui s’enracinent, et les employés de ces trafics, qui nous signifient chaque jour que nous sommes indésirables, nous et nos enfants. Cela doit cesser. »


  leparisien.fr

http://www.leparisien.fr/paris-75018/harcelement-les-femmes-chassees-des-rues-dans-le-quartier-chapelle-pajol-18-05-2017-6961779.php

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Alain Vasseur

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Femmes chassées des rues dans le quartier Chapelle-Pajol : le cri d'alarme de Céline Pina.

Message  Alain Vasseur le Ven 19 Mai 2017 - 18:47

[*]Par Céline Pina  Mis à jour le 19/05/2017 à 14:57   Publié le 19/05/2017 à 13:09
[*]
Alors que les lycées organisent une « journée de la jupe » pour dénoncer le sexisme, Céline Pina rappelle que dans certains quartiers de Paris, sortir de chez elle pour une femme est une provocation, et dénonce l'indifférence des élus.
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Céline Pina est ancienne conseillère régionale d'Ile-de-France. Elle s'intéresse particulièrement aux questions touchant à la laïcité, à l'égalité, au droit des femmes, à la santé et aux finances sociales. Elle est l'auteur de Silence Coupable (éditions Kero).



[*]Tandis que des syndicats lycéens essaient d'attirer l'attention sur le sexisme qui sévit maintenant dans les rapports entre filles et garçons dès le plus jeune âge en organisant ce vendredi 19 mai, une journée de la jupe, l'actualité nous a démontré hier à quel point l'initiative était nécessaire, tant les droits des femmes reculent pendant que les politiques continuent à détourner le regard. À tel point qu'aujourd'hui, dans certains endroits, sortir dans la rue quand on est une femme devient une prise de risque, une provocation et une mise en danger.
[*]
Et hélas, on ne parle pas ici de Raqqah, Ryad ou Kaboul, mais de Paris. Intra-muros. Dans un reportage publié dans Le Parisien du 18 mai, «Paris: les femmes chassées des rues dans le quartier Chapelle-Pajol», Cécile Beaulieu décrit le quotidien des habitantes du quartier, lesquelles ne peuvent plus se déplacer seules, ni porter jupes ou vêtements moulants sans se faire injurier voire agresser. La rue, les trottoirs, les cafés, les bars, les squares leur sont interdits, à tel point que quitter son appartement devient une transgression. Ce territoire est celui des hommes et ils font régner leur loi. Une situation qui tend à s'étendre dans les quartiers les plus populaires.


Ce qui est encore plus déstabilisant ce sont les réactions, ou plutôt l'absence de réaction des élus.

Mais pour choquant que soit pour nous ce contrôle social d'un autre âge, cette véritable oppression qui s'abat sur toutes les femmes dans un pays où l'égalité est inscrite au fronton des bâtiments publics, ce qui est encore plus déstabilisant ce sont les réactions, ou plutôt l'absence de réaction des élus.
[*]
Être une femme suffit à être en danger dans certains endroits et auprès de certaines populations, car il y a un point commun entre cette situation et celle qui a tant choqué en Allemagne le 31 décembre à Cologne. Des agressions sexuelles massives y avaient été commises et l'enquête avait révélé que celles-ci étaient le fait de réfugiés et de migrants économiques, venant du Maroc et d'Algérie et arrivés au cours de la même année. Que croyez-vous que l'on fit alors? Et bien au lieu de s'interroger sur ce qui pouvait pousser ces hommes à croire qu'ils avaient le droit de se comporter ainsi dans un pays qui les accueille, au lieu d'interroger les références culturelles qui permettent de considérer comme acceptable cette violence faite aux femmes, au lieu d'interroger les obligations qui devraient être liées à l'accueil, on fit le procès en racisme de tous ceux qui dénonçaient le soubassement culturel et cultuel, qui fait de la femme un être inférieur, propriété d'un homme ou de tous si elle a le culot de revendiquer sa liberté, phénomène que la misère sexuelle, que la montée du fondamentalisme religieux renforce et accentue dans les pays du proche et Moyen-Orient. Pour avoir évoqué cet aspect du problème, Kamel Daoud fut cloué au pilori.

[*]
À Cologne, la Maire conseilla aux femmes de se faire discrètes et de se tenir à l'écart des hommes. Comme si elles étaient en partie responsable des violences qu'elles subissaient. Et aujourd'hui, savez-vous ce que l'on répond, en France, à ces femmes qui, habitant la capitale de notre pays, ne jouissent déjà plus des droits que la loi est censée accorder à tous les citoyens? D'abord que porter plainte ne sert à rien. Donc, en France, on peut vous ôter la liberté de vous déplacer parce que vous êtes une femme dans la plus totale indifférence. Nul ne peut rien y faire, parce que les autorités publiques s'en moquent et que cette question est anecdotique pour le pouvoir. Voilà ce que signifie le «porter plainte ne sert à rien». On parle bien d'opérations de police à répétition dans l'article, plus de 110 depuis janvier mais elles n'ont aucun effet. Pourtant, si celles-ci se traduisaient plus souvent par des expulsions ou de véritables sanctions, nul doute qu'elles changeraient la donne. Mais si les interpellés en sont quittes pour revenir quelques heures ou jours après, cela devient un jeu qui signe plus l'impuissance des autorités que leur utilité et finit par valider ce qu'il est censé empêcher.


Le fait que les agresseurs de femmes appartiennent à une population élevée au rang de victime absolue, fait que leur transformation en bourreau paralyse le discours politique et l'action publique.

Il y a bien une élue citée dans le reportage, l'adjointe à l'égalité hommes-femmes de la mairie de XVIIIeme. Elle conseille d'organiser une marche exploratoire pour faire le repérage des lieux où les femmes sont indésirables et maltraitées. Il parait même que «leurs remarques seront examinées avec la plus grande attention». Je suis sûre que cette personne est consciente du caractère dérisoire de cette injonction qui invite ces femmes à se mettre en danger pour effectuer un tel relevé topographique et qu'elle a conscience que rien ne saurait moins incarner la loi et le devoir de protection qu'ont les élus envers leur population, qu'une telle attitude, mais elle n'a probablement rien d'autre à proposer. Le fait que les agresseurs de femmes appartiennent à une population pauvre et marginale, élevée au rang de victime absolue, fait que leur transformation en bourreau paralyse à la fois le discours politique et l'action publique. Ce sont alors les citoyens qui jouent le rôle de variable d'ajustement en voyant leurs droits abandonnés et leurs libertés non défendues. Cela plus qu'une dérive fasciste de la société explique l'explosion du vote FN.
[*]
Pendant ce temps, vendeurs à la sauvette, dealers, migrants et passeurs tiennent les rues et politiquement correct oblige, on oublie de dire que cette mentalité d'un autre âge, cet obscurantisme dont on constate chaque jour qu'il gagne du terrain, est lié à la volonté de ces hommes d'imposer leur mentalité patriarcale, leur vision étriquée des relations humaines et une conception des rapports sociaux et intimes inégalitaires et contraignants au pays qui les a accueilli. On évite de dire que ces tensions se réveillent aussi parce que ces populations sont la cible des fondamentalistes et des tenants de l'Islam politique qui chauffent à blanc les replis identitaires et font de la remise en cause des fondations mêmes des sociétés occidentales par la revendication identitaire et religieuse, le seul axe d'affirmation politique et sociale des communautés qu'ils influencent de plus en plus. Et s'ils se sentent autorisés à le faire, c'est aussi parce que nul ne se soucie, chez ceux qui nous représentent, ni d'expliquer les règles aux nouveaux arrivants, encore moins de les faire respecter. Ceux-ci alors essaient de recréer un environnement qui leur est familier et, marginalisés et sans grandes perspectives, ils se donnent un sentiment de virilité et de prise sur le monde en exerçant leur pouvoir sur les femmes. Ils sont encouragés dans ces attitudes par les prédicateurs bas de plafond dont ils sont la cible et qui ont table ouverte dans notre pays.



[*]Alors il ne s'agit pas ici de dire que tous les migrants sont ainsi, ce serait aussi injuste qu'insultant, mais de s'interroger sur notre réticence à défendre ce que nous sommes face à des comportements qui ne sont ni respectables ni tolérables et nous renvoient à un obscurantisme et à une violence intrinsèquement méprisable et face à laquelle nos autorités ne devraient pas être tétanisées.


[*]L'air est connu: souvenez-vous du reportage d'Antenne 2 tourné à Sevran et à Villeurbanne où un homme chassait des femmes d'un café en leur expliquant: «Ici c'est pas Paris, c'est comme au bled».
[*]
Ceux qui ont relayé ce reportage ont été comme d'habitude accusés de mensonges, de racisme et d'appartenir à la fachosphère.

Ce qui signifie, non seulement cette zone nous appartient et tu dois savoir rester à ta place, donc chez toi. Mais aussi que sur certains territoires, la France n'existe plus et ses lois ne s'appliquent pas. Ainsi, l'espace public n'est plus partagé, commun. Sur certains territoires, il est réservé à ceux qui ont une existence sociale, donc aux mâles, pas à celles qui leur appartiennent et n'existent que dans la sphère de l'intime. Pour avoir dénoncé ces phénomènes dont seuls ceux qui nous représentent semblent totalement inconscients, la journaliste de France 2 et Nadia Remadna de la brigade des mères, ont été violemment attaquées par le Bondy Blog et ceux qui ont relayé ce reportage ont été comme d'habitude accusés de mensonges, de racisme et d'appartenir à la fachosphère. Et ce quand bien même les témoignages de cette tentative d'imposer un apartheid sexuel en France se multiplient.

[*]
L'enjeu aujourd'hui est de faire vivre nos grands principes pour tout le monde, de faire en sorte que les libertés que la loi garantit ne dépendent pas de notre niveau culturel et social ou de notre lieu de vie. C'est cela le sens même de la politique: garantir les droits de tous ceux qui vivent sur son territoire. Et cela ne se fera pas sans fermeté, ni justice.

Aujourd'hui la protection de la loi n'est accordée qu'aux hyperinclus, à ceux qui ont les moyens financiers de choisir leur environnement. Pour beaucoup d'autres, c'est retour au moyen âge: il faut se soumettre à ses voisins et à l'homme de la rue car la protection de la loi ne peut plus s'incarner. Une des phrases que l'on entend le plus dans les zones sous influence des islamistes et des identitaires, c'est «chez nous, c'est comme ça» et ce «chez nous» n'évoquent pas la France, alors même que ceux qui tiennent ce discours sont Français, pas même forcément les règles du pays d'origine, mais ce mélange de tradition et de religion dont les islamistes entendent faire le fond d'écran des mentalités qu'ils façonnent. C'est ainsi que les passages à l'acte se multiplient, rite d'initiation du refus de la citoyenneté et de l'affirmation des valeurs patriarcales validées par les représentations religieuses, le tout sur fond d'impunité des agresseurs et de mise en accusation de ceux qui dénoncent l'abandon des autorités comme une faute politique majeure.

[*]
Et pendant ce temps, notre nouveau gouvernement prône la libéralité en matière de laïcité tout en promettant de lutter contre l'islamisme. Le problème c'est que l'on ne lutte pas contre qui veut vous détruire en renonçant à ses principes et à ses idéaux et qu'en ce domaine, la libéralité équivaut à livrer les plus faibles à leurs oppresseurs. Il serait dommage qu'à force d'aveuglement sur ces questions, la France devienne un pays qui ne garantit que les libertés de ceux qui ont les moyens de choisir leur voisinage et leur environnement.


[*]http://www.lefigaro.fr/vox/societe/2017/05/19/31003-20170519ARTFIG00154-femmes-chassees-des-rues-dans-le-quartier-chapelle-pajol-le-cri-d-alarme-de-celine-pina.php


[*]http://www.bfmtv.com/police-justice/paris-des-femmes-lancent-une-petition-pour-denoncer-leur-exclusion-de-certains-quartiers-1167341.html
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Alain Vasseur

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Valls et Cazeneuve n’ont pas fait appliquer la loi dans les quartiers sensibles !

Message  Alain Vasseur le Dim 21 Mai 2017 - 11:38

J.-P. Fabre Bernadac  Ancien officier de Gendarmerie  Diplômé de criminologie et de criminalistique
Le 21.05.2017.

Cette semaine, j’ai dialogué avec plusieurs gendarmes de terrain. Leurs appréciations sont alarmantes.

Les insultes, le harcèlement, les vols à la tire, l’alcoolisme de rue, les trafics, les crachats sont devenus le quotidien des habitantes du quartier Chapelle-Pajol (XVIIIe). Après Le ParisienLe Figaro a recueilli nombre de témoignages dans cette zone : « Au bar-tabac La Royale, Nathalie, jeune cogérante de 20 ans, confirme :
« J’ai à peine 10 % de femmes parmi ma clientèle. À l’instant, avec ma serveuse, on est les deux seules femmes. Habituée aux agressions verbales, je ne porte que des joggings. »
​‌”
Depuis son comptoir, Nathalie “peut voir que des hommes restent là toute la journée à observer les passants, cherchant ce qu’ils pourraient voler”. Ma mère s’est fait arracher son portable, raconte-t-elle. Ils rentrent, ne consomment pas, demandent un verre d’eau gratuit. Si on leur refuse, ils nous insultent. On n’en peut plus. Si j’avais le choix, je quitterais ce quartier. »

Messieurs les journalistes, enlevez vos œillères idéologiques, ces incivilités, ce n’est pas seulement à Paris qu’elles se produisent. Ces agissements règnent sur tout le territoire français. Oui, c’est une grande partie de la France qui est gangrenée par le fondamentalisme et les gangs. Il n’y a pas une Française ou un Français qui n’ait eu à connaître de telles actions.

Le plus désespérant est que l’État n’a rien fait pour y mettre un terme. Il a même favorisé cette monstruosité en plaçant l’antiracisme comme première priorité et en faisant de l’accueil des migrants un fait candidement humanitaire. Pourtant, les institutions successives savaient. Le 17 juin 2014, le gouvernement dévoilait les 1.500 quartiers prioritaires (QP), dispositif de ce que les autorités nomment pudiquement « la politique de la ville ». Ceux-ci se concentrent sur des territoires où se condense, comme le dit encore l’État, un maximum de « dysfonctionnements sociaux ».

Cette lèpre, 1.300 quartiers en métropole, s’est répandue dans tous les départements. Face au repli des autorités, les actions coupables n’ont fait que s’étendre. Aujourd’hui, les incidents mentionnés ci-dessus ne sont que l’épiphénomène d’une situation autrement plus grave que subissent en premier lieu les femmes, mais aussi toute la population.

Cette semaine, j’ai dialogué avec plusieurs gendarmes de terrain. Leurs appréciations sont alarmantes :
– Il y a gémination manifeste entre délinquants et « barbus ». Les uns s’acoquinent avec les autres qui, eux, endoctrinent les premiers.
– Les policiers n’ont plus la capacité d’exploiter les renseignements de terrain car les infractions monopolisent leur temps. Ainsi perdent-ils de précieuses sources d’information.
– La crainte du gendarme n’existe plus, il ne se passe pas un jour sans que des bagarres éclatent à l’intérieur même des brigades entre gendarmes et interpellés.


D’où l’obligation de mettre des caméras pour visualiser l’évolution des interrogatoires.
– Le formalisme et les risques des gardes à vue impliquent dorénavant la présence de plusieurs gendarmes, ce qui réduit d’autant les patrouilles de terrain.
– Tout est statistiques, ce sont elles qui suppléent les procès-verbaux pour des infractions « bénignes » que le parquet refuse de prendre en compte.


Leurs conclusions : le laisser-faire et l’exaspération s’installent et si rien n’est entrepris avant la fin de ce quinquennat, la situation sera ingérable.


Messieurs Valls et Cazeneuve, vous êtes les premiers responsables de ces anomalies en ayant négligé (souvenons-nous du général Soubelet) les signaux d’alarme tirés par les forces de l’ordre.


http://www.bvoltaire.fr/valls-cazeneuve-nont-appliquer-loi-quartiers-sensibles/




Paris: contre le harcèlement de rue, Hidalgo veut lancer un "processus de marche exploratoire"
https://www.challenges.fr/france/paris-contre-le-harcelement-de-rue-hidalgo-veut-lancer-un-processus-de-marche-exploratoire_474752



http://france3-regions.francetvinfo.fr/paris-ile-de-france/paris/harcelement-rue-chapellepajol-point-polemique-1257973.html
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Paris. Au 4, place de la Chapelle, les habitants en veille contre le deal.

Message  Alain Vasseur le Lun 22 Mai 2017 - 17:16

21 mai 2017, 18h40


Derrière la façade Art Déco du 4, place de La Chapelle (XVIIIe), la copropriété est au bord de la crise de nerfs. Dans ce secteur où les femmes se sentent en insécurité, et où la préfecture de police et la Ville de Paris ont annoncé vendredi des mesures pour lutter contre les trafics en tous genres, l’immeuble est plus particulièrement devenu, au fil des années, le repaire de consommateurs de drogue et de vendeurs. « Parfois jusqu’à 10 ou 11 d’entre eux occupent le hall, soupire une habitante de l’immeuble. D’ailleurs les portes ont été cassées pour rendre l’accès plus facile. Les stupéfiants sont cachés dans l’immeuble ».

Pour parer à ces intrusions quotidiennes, la copropriété a décidé d’agir. Elle a fait appel à un vigile, moyennant 3 000 € mensuels, qui, dès ce lundi, surveillera chaque soir les accès de 17 heures à 3 heures du matin… En attendant son arrivée, les habitants ont organisé samedi soir, une veille nocturne. Et ont dû chasser un groupe d’une dizaine de dealeurs qui s’étaient introduits dans les parties communes : « On a frôlé la bagarre générale, souligne une occupante. Ils sont agressifs, insultants et méprisants à notre égard… Nous sommes à bout, fatigués et écœurés. On voudrait juste vivre tranquillement dans ce quartier que nous aimons tous ».

De la fenêtre de l’appartement, qu’elle occupe depuis 18 ans, une octogénaire pense avec nostalgie au square Louise-de-Marillac, au beau milieu de la place, désormais vide d’enfants. Et regarde ces groupes d’hommes qui veillent sur leurs trafics, sous ses fenêtres. « Notre immeuble est régulièrement pris pour cible, continue-t-elle. C’est une base arrière. Le 30 avril dernier, des bandes se sont même affrontées à coups de lacrymogènes dans les parties communes. C’est l’escalade… Une fois encore, nous avons écrit au préfet de police ».

A la préfecture, qui a piloté depuis le mois de janvier 170 opérations « coup de poing » dans le quartier, on assure que le maillage policier sera renforcé et que la lutte contre les trafics accentuée.Près de 1 200 interpellations auraient déjà eu lieu, avec traitement judiciaire. Mais les habitants du 4, place de la Chapelle, attendent avec impatience que leur « carrefour redevienne un lieu de vie et d’échanges ». Leur immeuble aussi. Ils l’ont écrit dans une pétition qui va être distribuée cette semaine, tandis que les copropriétaires doivent être reçu demain, lundi, par le maire (PS) du XVIIIe, Eric Lejoindre pour évoquer leurs difficultés.

leparisien.fr

http://m.leparisien.fr/paris-75018/paris-au-4-place-de-la-chapelle-les-habitants-en-veille-contre-le-deal-21-05-2017-6970161.php#xtor=AD-1481423552



http://www.bfmtv.com/police-justice/la-chapelle-pajol-polemique-sur-l-exclusion-des-femmes-dans-ce-quartier-parisien-1169172.html
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Harcèlement des femmes à #LaChapelle #Pajol : le tabou des no go zones enfin brisé ?

Message  Alain Vasseur le Ven 26 Mai 2017 - 22:06

Insultes, menaces, crachats, agressions : depuis le 18 mai la France entière découvre, effarée, le quotidien invivable des habitantes du Xe-XVIIIe arrondissement de Paris. Dans le quartier La Chapelle-Pajol au nord de Paris, les rues sont littéralement occupées par « des groupes de dizaines d’hommes seuls, vendeurs à la sauvette, dealeurs, migrants et passeurs » qui font planer un climat de menace permanente sur les femmes, a révélé Le Parisien. Il y a peu, le concept de « no go zone » (littéralement : zone où l’on ne peut pas aller) était considéré comme un fantasme d’extrême-droite ridicule. En 2015, la maire de Paris Anne Hidalgo avait même menacé de poursuivre en justice la chaîne américaine Fox News pour avoir « nui à l’image » de Paris en évoquant les fameuses « no go zones ». Le scandale de La Chapelle-Pajol délie les langues des femmes et met les féministes institutionnelles au pied du mur……


Cliquez ici pour lire l’article complet 


https://www.bellica.fr/harcelement-femmes-a-lachapelle-pajol-tabou-no-go-zones-enfin-brise
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