Marseille - Des Niçois devant la justice pour avoir participé aux «croisières cocaïne»(2012 à 2014).

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Marseille - Des Niçois devant la justice pour avoir participé aux «croisières cocaïne»(2012 à 2014).

Message  Alain Vasseur le Lun 22 Mai 2017 - 3:06

Publié le 21/05/17 à 11h48 — Mis à jour le 21/05/17 à 11h51




  • A la barre du tribunal de Marseille, 35 personnes seront entendues.Elles sont soupçonnées d’avoir fait transiter de la drogue du Maroc à Rio, puis de Rio à la France.


  • Ils jouaient les jeunes couples profitant d’une croisière. En réalité, ils acheminaient de la drogue, de Savone, en Italie, à Rio en passant par Casablanca. Trente-cinq Niçois sont jugés à Marseille à partir de lundi pour ce trafic international.



Au total, 27 hommes et huit femmes, pour la plupart issus des mêmes quartiers populaires de Nice, vont être jugés par le tribunal correctionnel de Marseille. Trois d’entre eux sont en fuite.

De 2012 à mars 2014, ils sont accusés d’avoir participé, comme « cerveau », « fournisseur » ou simple « mule », à un vaste trafic de drogue entre la France et l’Amérique du Sud. La plupart des jeunes hommes et femmes impliqués, âgés d’une vingtaine d’années au moment des faits, ont été attirés par la rumeur qui circulait dans le quartier des Moulins à Nice de « croisières cocaïne ».

Escale marocaine


Le principe était simple : les faux couples embarquaient pour une croisière trans-méditerrannéenne ou transatlantique sur un bateau de la compagnie Costa. Lors d’une escale marocaine, ils se rendaient dans un appartement où des trafiquants leur fixaient au corps des sacs de cannabis à l’aide de scotch.

Ainsi lestés, ils regagnaient le bateau, et livraient la marchandise à Rio, en échange cette fois de cocaïne à destination de la France. En raison du fait du prix élevé de la résine de cannabis sur le continent américain, les trafiquants réalisaient un marché avantageux pour obtenir de la cocaïne à bas prix.

Une rémunération de 10.000 euros par passeur


A la tête du réseau, plusieurs figures au casier judiciaire déjà bien rempli : « le Noir », le « Chinois », « Ferraille », ou encore « El Viejo », un ancien pizzaiolo du Cap d’Agde. Selon les enquêteurs, les deux initiateurs du trafic, Victor Sanchez et Karim Moutakhaouil, déjà condamnés pour des affaires de stupéfiants, étaient basés au Maroc d’où ils organisaient ces voyages --13 en deux ans-- rémunérés 10.000 euros par passeur, en plus du voyage payé.

C’est lors d’une escale à Tenerife que le comportement suspect d’un « couple » de passeurs avait alerté les autorités. Grâce aux écoutes téléphoniques, le réseau avait été démantelé. En avril 2014, la police met un terme aux « croisières cocaïne » en interpellant une vingtaine de personnes sur commission rogatoire internationale d’un magistrat de la Juridiction interrégionale spécialisée de Marseille (Jirs, chargée des affaires de crime organisé).

Karim Moutakhaouil, qui ne participait jamais aux croisières et faisait peu de déplacements en France, supervisait aussi l’écoulement de la dogue. En fuite, il fait l’objet d’un mandat d’arrêt international. Le procès devant le tribunal correctionnel de Marseille se tiendra jusqu’au 9 juin.

http://www.20minutes.fr/nice/2072195-20170521-marseille-nicois-devant-justice-avoir-participe-croisieres-cocaine


http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2014/04/09/01016-20140409ARTFIG00076-un-trafic-de-drogue-sur-les-bateaux-de-croisiere-demantele-a-nice.php


http://www.rtl.fr/actu/societe-faits-divers/des-trafiquants-de-drogue-nicois-avaient-invente-la-narco-croisiere-7771047359
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Alain Vasseur

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"Ca nous a vendu du rêve": récit des passeurs des croisières de cocaïne.

Message  Alain Vasseur le Mer 24 Mai 2017 - 4:50

23 Mai 2017

"C'était des vacances payées, ça nous a vendu du rêve": jugés à Marseille, de jeunes passeurs, qui profitaient d'escales au Maroc ou au Brésil pour se scotcher de la drogue sur le corps, ont décrit le trafic auquel ils prenaient part sur des paquebots de croisière.


Sur la vingtaine de "mules" qui composent le gros des prévenus qui comparaissent devant le tribunal correctionnel, la plupart se connaissaient du quartier populaire des Moulins à Nice, ayant fréquenté la même école ou le club de foot de la cité.


"C'était connu dans le quartier, cette histoire de croisières pour aller chercher de la drogue", a rapporté une jeune femme. Jugé en son absence devant le tribunal correctionnel de Marseille, Amine, un plombier, l'avait confirmé aux enquêteurs: "Aux Moulins, on m'avait dit que ce n'était pas risqué." Ses recruteurs étaient venu à bout de ses dernières réticences. "Ils m'ont loué une voiture, donné 500 euros en me disant: +Tiens, profite!+ Comme dans un conte de fées. Je me sentais redevable, j'ai accepté."


"C'était des vacances payées, ça nous a vendu du rêve", avait avoué Nadia, serveuse dans un restaurant niçois: elle n'avait vu que "l'attrait du voyage et l'appât du gain mais pas le danger". Sollicitée par "un jeune du quartier", elle avait accepté, en mars 2013, de prendre l'avion pour Miami afin d'y embarquer sur le Costa Mediterranea à destination de Marseille.


A l'escale de Saint-Martin elle dit s'être débinée, refusant de se scotcher sur le corps des pains de cocaïne pour les remonter à bord. Harcelée, la jeune femme avait dû se racheter en acceptant une seconde croisière. "A Tanger, je devais descendre du bateau, marcher un peu", a-t-elle concédé au tribunal. "Une personne m'a abordée. Il m'a emmenée dans une sorte de résidence hôtel et m'a scotché deux plaquettes de shit sur le ventre."


- 'Le mauvais côté des choses' -


Yohann, aujourd'hui salarié d'un commerce, a fait le choix d'avouer. Face au tribunal, il déclare: "Je suis juste une mule. Je reconnais avoir transporté de la marchandise illégale sur toutes ces croisières." Mais il ne veut pas en dire beaucoup plus. "Qui vous avait recruté?" questionne le président Patrick Ardid. Le jeune homme oppose un silence poli: "Je ne veux pas avoir de problèmes." Il concède avoir "toujours des menaces pour [se] taire", mais indique ne pas savoir d'où elles viennent.


Les "mules" ayant fait le choix de reconnaître leur rôle font toutes le même récit. A Casablanca, le point de rendez-vous se situait près de la mosquée Hassan II d'où on les emmenait dans un appartement. Amine le plombier avait évoqué deux rotations lors de l'escale marocaine entre cet appartement où il avait vu "au moins une centaine de kilos de résine sur une table" et le Costa Favolosa à destination de Rio.


La drogue se présentait sous la forme d'un assemblage de cinq plaques de shit placées dans un collant. "Je prenais deux ceintures sur les abdos, deux dans le dos et une sur chacune des cuisses", avait-il rapporté soulignant qu'il avait d'abord dû se rendre au souk pour acheter des vêtements amples.


Certains prévenus font toutefois le choix de maintenir mordicus qu'il s'agissait de voyages d'agrément. Le président les pousse dans leurs retranchements: "Deux croisières l'une en décembre, l'autre en janvier, avec le vent, la pluie, les vagues... Est-ce qu'à 20 ans, on rêve de faire une croisière en plein hiver?"
Lotfi, un peintre de 25 ans, assure qu'il n'a pas transporté de stupéfiants, qu'il se trouvait à bord avec une copine en amoureux. Lorsque les questions l'embarrassent, il lâche au président: "Vous prenez le mauvais côté des choses."


Le tribunal correctionnel de Marseille s'est donné trois semaines pour juger dans ce dossier au total 34 prévenus, dont quatre sont en fuite, notamment Karim Moutakhaouil, un Niçois présenté comme co-organisateur de ce trafic aux côtés de Victor Sanches Tavares qui conteste les faits qui lui sont reprochés.


https://www.afp.com/fr/infos/334/ca-nous-vendu-du-reve-recit-des-passeurs-des-croisieres-de-cocaine
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Alain Vasseur

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"Narco-croisières" : jusqu'à 13 ans pour les organisateurs.

Message  Alain Vasseur le Dim 11 Juin 2017 - 3:13

Samedi 10/06/2017 à 05H10


Des croisières transatlantiques au tarif final exorbitant. Avec, pour les principaux organisateurs de ce "naufrage" dénoncé par le vice-procureur de Marseille Audrey Jouaneton, un long et très inconfortable séjour en prison à venir.


Hier après-midi, en effet, ce sont des peines allant jusqu'à 13 ans de prison ferme qui ont été prononcées contre 34 prévenus condamnés dans le cadre d'un trafic international inédit de cannabis et de cocaïne entre l'Europe, le Maroc et le Brésil. Au total, treize narco-croisières auraient été organisées entre avril 2012 et mars 2014, certaines transportant jusqu'à une douzaine de passeurs français.


Le mode opératoire de ces "Costa Cocaïnisa" avait justement été qualifié de "très ingénieux" au cours de l'audience. Recrutés dans les quartiers populaires de Nice, de jeunes gens d'une vingtaine d'années se voyaient offrir 10 000 euros chacun en plus d'une croisière de rêve à bord de la compagne Costa Croisière en direction de l'Espagne, du Maroc, du Brésil, de Saint-Martin... Pas un cadeau, en vérité : en échange, à l'escale de Casablanca, ces faux couples devaient se rendre dans un appartement où ils se faisaient scotcher sur le torse et les cuisses plusieurs kilos de résine de cannabis. Le produit embarqué par les "mules" était ensuite échangé au Brésil contre de la cocaïne pure à 97 %. Une coke rapportée en Europe en navire de croisière par les mêmes ou d'autres passeurs... L'entreprise a finalement été mise en dépôt de bilan par les enquêteurs après l'arrestation, en 2014, d'un binôme au comportement suspect lors d'une escale à Tenerife...


À l'heure de l'addition, les équipes de "mules" qualifiées au cours du procès "d'objets qu'on achète" et à qui on faisait "miroiter Copacabana mais on leur faisait risquer les geôles brésiliennes", se sont vu infliger des peines allant de 18 mois avec sursis à trois ans ferme. Dans le camp des organisateurs - "des chefs d'entreprise redoutables", avait encore ironisé le parquet - Victor Sanches Tavares, un Capverdien de 34 ans "au sommet de la pyramide", a été condamné à onze ans de prison. Samir Moutakhaouil et Domenico Stanganelli, chargés de l'écoulement de la drogue, ont eux écopé de huit ans de prison, tout comme Abdelilah Amri, qui semble avoir été l'initiateur de cette nouvelle route de la drogue. Enfin, Karim Moutakhaouil, 27 ans, présenté comme le donneur d'ordre principal et rebaptisé "grosse tête", récolte douze ans. Un amiral des "narco-croisières" actuellement en fuite, comme deux complices, condamnés à 13 ans, et contre lesquels a été délivré un mandat d'arrêt international.


http://www.laprovence.com/article/faits-divers-justice/4489055/narco-croisieres-jusqua-13ans-pour-les-organisateurs.html
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Alain Vasseur

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