Seine-Saint-Denis - Des centaines de geysers.....

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Seine-Saint-Denis - Des centaines de geysers.....

Message  Alain Vasseur le Mar 30 Mai 2017 - 9:42

Ce lundi soir, encore, un geyser s’est élevé dans le ciel de Saint-Ouen. La circulation a même été bloquée dès 17 h 30 sur la rue du Docteur-Bauer (entre la rue des Marronniers et l’avenue Michelet), après l’ouverture d’une bouche à incendie. L’image est devenue familière, prétexte à photos spectaculaires… mais donne bien du fil à retordre aux mairies, aux pompiers et aux opérateurs de distribution d’eau. Avec la hausse des températures, le week-end dernier, les ouvertures sauvages de bouches à incendie se sont multipliées en Seine-Saint-Denis, comme en Ile-de-France.


Des centaines de geysers dans le 93. Difficile d’avoir une idée précise du nombre de geysers qui ont fleuri dans le 93, mais quelques chiffres existent néanmoins. Veolia, entreprise délégataire pour le Syndicat des eaux d’Ile-de-France (Sedif), estime ainsi que plus de 175 appareils ont été ouverts simultanément samedi, sur l’un de ses réseaux couvrant surtout le 93 et quelques communes du Val-de-Marne. Dimanche, elle évalue leur nombre à 250. L’eau a coulé à flots à Aubervilliers, Bondy, Saint-Ouen, Aulnay… A Saint-Denis, place du Front-Populaire, la bouche à incendie n’a été fermée qu’au bout de sept heures, par des services techniques débordés.


Les pompiers de leur côté sont intervenus à 300 reprises à Paris et dans les départements de petite couronne ce week-end. « C’est la première fois que cela arrive hors d’un épisode de canicule, et hors des vacances scolaires », souligne-t-on du côté de Veolia.


Le ras-le-bol des élus. A l’unisson, les maires du territoire Terres d’Envol (Aulnay, Drancy, Dugny, Le Blanc-Mesnil, Le Bourget, Sevran, Tremblay-en-France, Villepinte), annoncent déjà « une action collective » en direction des opérateurs. Selon eux, 80 ouvertures sauvages ont eu lieu en deux jours sur leur territoire. « Malheureusement, les municipalités n’ont aucun moyen d’action face à ce phénomène en développement à l’exception d’une coupure manuelle sur place », estiment-ils dans un communiqué. Aux opérateurs donc, de chercher « des solutions techniques permettant de prévenir ce phénomène ». Une solution technique est testée depuis un an à Aubervilliers (lire ci-dessous).


Une pratique dangereuse. Si la tentation de se rafraîchir est grande, techniciens et pompiers insistent sur les multiples dangers liés aux ouvertures sauvages. En 2015, un enfant avait été blessé à Bobigny par l’eau libérée à forte pression. Celle-ci peut aussi causer des accidents de la route, endommager des installations électriques. Une fois ouverts, les poteaux incendie peuvent devenir inutilisables… et entraver la tâche des pompiers en cas d’incendie.




LP/infographie




Aubervilliers, rue Cochenec, juillet 2016. Le nouveau kit installé sur les bouches à incendie. LP/N.R.


Aubervilliers a mis au point un système astucieux face à l’ouverture sauvage des bouches à incendie. Un ingénieur de la ville, aidé par les lycéens, a imaginé l’an dernier un réducteur de pression. Baptisé le « kit d’Eauber », il se fixe sur les poteaux d’incendie et permet de canaliser le débit de l’eau. S’il n’empêche pas l’eau de jaillir, il réduit la considérablement la facture. Finis les geysers. En 2015, elle s’élevait à 250 M€ à la charge de Veolia. L’an dernier, ce dispositif avait permis d’enrayer le phénomène. Les kits avaient été posés dans les quartiers les plus sensibles et la vague de chaleur avait sévi sur une période plus restreinte.


http://m.leparisien.fr/aubervilliers-93300/des-centaines-de-geysers-en-seine-saint-denis-29-05-2017-6996198.php#xtor=AD-1481423552
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Des stratégies contre les geysers sauvages dans les Hauts-de-Seine.

Message  Alain Vasseur le Mar 20 Juin 2017 - 22:37

19 juin 2017, 18h42 | MAJ : 19 juin 2017, 20h54


Pour endiguer l’ouverture de bouches à incendie en pleine canicule, les villes du nord de Hauts-de-Seine dégainent un arsenal répressif. Mais proposent aussi des alternatives.



Même en pleine canicule, on ne joue pas avec l’eau ! Dans le nord des Hauts-de-Seine, les villes ont décidé de sévir contre ceux qui transforment les bouches incendie en douches sauvages. Mais aussi de proposer des alternatives.


La municipalité de Gennevilliers a sorti l’artillerie lourde contre le « street pooling », ainsi que se nomme cette pratique. Estimant que c’est dangereux et coûteux, le maire (PCF) Patrice Leclerc a pris un arrêté municipal prévoyant une amende de 500 € pour quiconque ouvrirait une bouche à incendie. Et, grande nouveauté, pour ceux qui en profitent.
 

Gennevilliers installe des «écrans d’eau»

 
Sauf que vu les températures, il était malvenu de ne se montrer que répressif. « Nous allons installer des écrans d’eau », annonce-t-on au cabinet du maire, comme « une alternative aux pratiques dangereuses de vandalisme des bouches d’incendie. Le débit est si fort que ceux qui font ça peuvent se blesser. Il existe aussi des risques d’électrocution. »

Les services techniques de Gennevilliers vont brancher huit arroseurs sur le réseau du nettoyage de la commune : deux aux Agnettes, un au Fossé de l’Aumône, un au Village, deux aux Grésillons, un au Luth et un aux Sévines. Ces équipements, qui ressemblent à de système d’arrosage pour pelouses, s’installent rapidement et sont déjà utilisés par des pompiers dans le sud de la France pour lutter contre les feux de forêt.


Ils sont plus puissants que de simples brumisateurs. « Attention, on ne veut pas inciter les jeunes à sécher les derniers cours », ajoute un proche de Patrice Leclerc. Ces arroseurs seront donc mis en service ce mercredi après-midi, le week-end et, l’année scolaire étant terminée à partir de lundi, chaque jour où le mercure dépassera les 30 °C.
 

A Colombes, des bagues anti-ouverture

 
Colombes, après avoir utilisé des « affiches préventives », la maire (LR) Nicole Goueta a également décidé de passer à l’action. La municipalité va installer des systèmes de bagues qui empêchent d’utiliser des clés en vente dans le commerce pour ouvrir les bouches incendie. « Nous allons en commander cinq ou six dans un premier temps pour les tester, précise-t-on à la mairie. Nous espérons pouvoir les mettre en place la semaine prochaine. »


Ils seront installés sur des bouches incendies situées dans les quartiers populaires du Petit-Colombes et des Fossés-Jean, tous deux touchés par le phénomène du « street pooling ». Coût du dispositif : 600 € par bouche incendie.
 

A Asnières, une amende de… 9 000 €

 
Dans la voisine Asnières, la municipalité pourrait réactiver un arrêté de 2015 qui prévoit une « amende forfaitaire de… 9 000 € (soit le prix de 2 000 m3 d’eau) » contre les contrevenants, qui devront aussi s’acquitter des frais de réparation en cas de dégradation. On pourrait aussi assister au retour des plaques de fonte qui avaient été posées sur les bouches d’incendie afin de compliquer la besogne des vandales.
 
  leparisien.fr



http://www.leparisien.fr/asnieres-sur-seine-92600/asnieres-colombes-gennevilliers-chacun-sa-strategie-contre-les-geysers-sauvages-19-06-2017-7068108.php



http://www.leparisien.fr/essonne-91/canicule-les-rues-de-plusieurs-villes-de-l-essonne-transformees-en-piscine-20-06-2017-7071924.php



http://www.leparisien.fr/massy-91300/massy-trois-bornes-a-incendie-ouvertes-par-les-jeunes-20-06-2017-7069884.php
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Canicule - Des maires de Seine-Saint-Denis alertent contre l'ouverture des bouches à incendie.

Message  Alain Vasseur Hier à 18:00

Par Rémi Brancato, France Bleu Paris RégionMercredi 21 juin 2017 à 17:50

La maire d'Aubervilliers en Seine-Saint-Denis a dénoncé ce mercredi les ouvertures sauvages de bouches à incendie, qui se multiplient avec la chaleur. Avec d'autres maires du département, elle en appelle à l'Etat pour éviter "des accidents" et faire cesser le gaspillage de l'eau.

Le phénomène n'est pas nouveau : chaque été, les ouvertures de bouches à incendie se multiplient à Paris et dans toute l'Île-de-France. Une fois ouverte, les enfants et les adolescents profitent de la douche sur les trottoirs, pour se rafraîchir. L'an passé déjà, la ville d'Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, tentait de mettre fin au phénomène. avec un dispositif spécial, imaginé par un technicien de la ville, pour rafraîchir les passants sans utiliser toute l'eau du réseau (voir notre vidéo).

Une centaine d'ouverture quotidienne en Seine-Saint-Denis


Mais ce "kit d'Eauber" n'a pas pu être généralisé et la mairie a recensé près d'une vingtaine d'ouvertures quotidiennes. Sur le territoire de Plaine Commune (qui regroupe 9 villes autour de Saint-Denis) 53 bouches ont été ouvertes ce mardi, une centaine sur tout le département de Seine-Saint-Denis, souvent de façon simultanée ce qui rend compliqué les interventions pour les fermer.

"On a essayé l'éducation, la pédagogie, la médiation, mais stop, on ne peut plus, l'Etat doit prendre ses responsabilités" estime ce mercredi Mériem Derkaoui, maire (PCF) d'Aubervilliers, qui organisait une conférence de presse avec les maires de Stains, Saint-Denis, l'Île-Saint-Denis, La Courneuve et Pantin pour dénoncer le phénomène et demander un rendez-vous au préfet pour obtenir des solutions.

Incendie, accident, agression : de nombreux dangers en cas d'ouverture intempestive


Car si l'ouverture des bouches à incendie peut paraître ludique, elle peut aussi être dangereuse. Les élus mettent en avant le risque en cas d'incendie qui se produirait à proximité d'une bouche ouverte et donc inutilisable pour les pompiers, mais aussi le danger de blessures pour les jeunes enfants. Ce mardi, "un enfant s'est pris la pression sur le thorax et a eu un hématome" raconte ainsi Mohamed Gnabaly le maire de l'Île-Saint-Denis.

Les élus dénoncent aussi des agressions sur les agents de Veolia, le distributeur d'eau, les pompiers ou encore les agents municipaux, qui interviennent pour fermer les bouches et demandent plus de moyens policiers pour intervenir.

Enfin, l'ouverture des bouches à incendie conduit souvent à une baisse de la pression des réseaux, qui perturbe la distribution dans les étages élevés des immeubles, sans même parler du gaspillage engendré par le phénomène, un argument qui, visiblement, ne convainc pas les jeunes. Veolia et le SEDIF (syndicat des eaux d'Île-de-France) ont même réalisé un clip de prévention, avec le rappeur Youssoupha, à ce sujet, sans réussir à enrayer le phénomène pour l'instant.

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/canicule-des-maires-de-seine-saint-denis-alertent-contre-l-ouverture-des-bouches-incendie-1498058572



http://www.leparisien.fr/villetaneuse-93430/geysers-sauvages-en-seine-saint-denis-six-maires-en-colere-en-appellent-a-l-etat-21-06-2017-7075551.php
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Pourquoi les ouvertures sauvages de bouches d'incendie échauffent-elles les esprits ?

Message  Alain Vasseur Aujourd'hui à 19:21

Un millier de bouches d'incendie ont été ouvertes illégalement depuis le début de la canicule en Ile-de-France. Une pratique qui inquiète les pompiers et les collectivités. 


franceinfoFrance Télévisions
publié le 22/06/2017 | 19:11

C'est une pratique qui fait couler beaucoup d'eau… et d'encre. Chaque année en période de canicule, des bouches d'incendie sont ouvertes et transformées en geysers par des habitants en quête d’un peu de fraîcheur. "Depuis le début de l'episode caniculaire, un millier de bouches d'incendie ont été ouvertes sur les quatre départements de Paris et de la petite couronne", rapporte le capitaine Clément Cognon, de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris.


Ce phénomène, nommé "street pooling" et très souvent relayé sur les réseaux sociaux, est interdit. Il peut être sanctionné comme du vol d'eau par 75 000 euros d'amende et cinq ans d'emprisonnement, selon le Code pénal. Franceinfo vous explique pourquoi cette pratique pose problème.


Parce que cela peut être dangereux



C’est la principale crainte de six maires de Seine-Saint-Denis qui se sont réunis, mercredi 21 juin, pour tirer la sonnette d’alarme face à la multiplication des ouvertures de bouches d’incendie : que des enfants soient blessés. Un garçon de 8 ans a ainsi été violemment projeté en l’air par la forte pression des jets d’eau et s'est blessé à la tête en 2015 à Bobigny, a rapporté Le Parisien à l’époque. 

Sans oublier que ces jeux d’eau débordent souvent sur la voie publique. "Hier, un enfant était allongé au milieu de la route, en train de patauger, décrit la cheffe de cabinet de la mairie d’Aubervilliers. Si une voiture passe et est aveuglée par le geyser, elle roule dessus."



On va finir par avoir un mort, on est tous fébriles ici.
La cheffe de cabinet de la mairie d'Aubervilliers
à franceinfo


Les pompiers s’inquiètent aussi de potentielles électrocutions. "Il y a un risque d'accident avec les lignes électriques aériennes", pointe le capitaine Clément Cognon.


Parce que c’est un gâchis de ressources



L’ouverture de bornes à incendie provoque un énorme gâchis d’eau. Ce sont ainsi des litres et des litres qui rejoignent directement les égouts.


Sur la journée de mercredi, on estime qu'on a perdu 150 000 m3 d'eau.
Philippe Knusmann, directeur général du syndicat des eaux d'Ile-de-France
à franceinfo


Cent cinquante mille mètres cubes, c'est l'équivalent de 60 piscines olympiques, ce qui correspond à une surconsommation de 50% pour la journée de mercredi en Ile-de-France. Outre son coût environnemental, l'ouverture sauvage des bouches d'incendie "peut provoquer des pénuries d'eau" sur le réseau, explique le capitaine Cognon. Ce qui peut se révéler extrêmement problématique en cas d’incendie à proximité.


Parce que cela coûte cher aux collectivités



Fermer une bouche d'incendie est de la responsabilité des collectivités et de leurs services des eaux. C’est un travail fastidieux, comme le souligne Emmanuel Jabain, agent de maîtrise à la voirie de Nanterre (Hauts-de-Seine). En période de canicule, il accumule les heures supplémentaires pour venir à bout de tous les geysers sauvages. Mercredi, il a fini sa tournée à 22 heures. 


On a beau fermer les bornes d'incendie, ils les rouvrent instantanément.
Emmanuel Jabain, agent de maîtrise de la voirie de Nanterre
à franceinfo


Si Emmanuel Jabain se charge lui-même de faire un peu de pédagogie auprès des jeunes qui jouent près des bouches d'incendie ouvertes, certaines communes, comme Aubervilliers, font aussi appel à des agents de médiation. "Tout cela a un coût, or les collectivités comme les nôtres fonctionnent beaucoup sur les dotations globales de fonctionnement, qui sont réduites depuis quelques années." Car la facture du "street pooling" peut s'avérer salée : 800 000 euros rien que pour la journée de mercredi. Un surcoût qui peut, à terme, se répercuter sur la facture des consommateurs.

La maire d’Aubervilliers, Meriem Derkaoui, réclame le déclenchement d’un plan de catastrophe naturelle. "On n'a pas à pâtir de ces difficultés liées à la canicule, lance le cabinet de l'élu. Il faut que l'Etat prenne ses responsabilités." Les maires d'Aubervilliers, Saint-Denis, Stains, l’Ile-Saint-Denis, La Courneuve et Pantin ont demandé un rendez-vous au préfet et ont adressé un courrier au Premier ministre pour demander le déblocage "de crédits exceptionnels" et l'élaboration, au niveau national, d'un système d'ingénierie pour que l'ouverture des bouches d'incendie soit moins aisée. 



Parce qu'il y a d'autres solutions pour se rafraîchir



Les communes s’adaptent, en temps de canicule, pour s’assurer que leurs habitants aient un accès facilité à des points d’eau. Certaines ont prolongé les horaires d'ouverture de leurs piscines municipales, d'autres les rendent gratuites pour les personnes de plus de 60 ans. A Aubervilliers, l'entrée à la piscine municipale était gratuite pour tout le monde pendant les jours de canicule, et le personnel a été renforcé pour faire face à l’afflux de baigneurs. 

Pour encourager les jeunes à se rafraîchir dans des bassins plutôt qu’en pleine rue, Veolia Eau d'Ile-de-France a fait appel au rappeur Youssoupha et au basketteur Mam Jaiteh pour jouer dans le clip La Bouche C La Vie"Pas besoin de faire du quartier une piscine olympique. Si le grand bain n’est pas au quartier, le quartier ira au grand bain", slamme le rappeur.



http://www.francetvinfo.fr/meteo/canicule/pourquoi-les-ouvertures-sauvages-debouches-d-incendie-echauffent-elles-lesesprits_2249341.html
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Alain Vasseur

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