Canada - Stéphanie Raymond abandonnée par l'armée.

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Canada - Stéphanie Raymond abandonnée par l'armée.

Message  Alain Vasseur le Jeu 1 Juin 2017 - 3:16

La caporal-chef à la retraite n’a reçu aucun soutien après sa plainte de harcèlement sexuel.





NICOLAS LACHANCE  Mardi, 30 mai 2017 16:21

L’Armée canadienne n’a pas «veillé au bien-être» de Stéphanie Raymond après le dépôt de sa plainte pour harcèlement, selon un rapport d’enquête jugeant que l’institution a été «incapable de saisir les profondes répercussions» de ce grief.

Ce rapport d’enquête rendu public, largement caviardé, ferait la lumière sur des irrégularités cernées par l’Armée relativement au règlement des griefs pour harcèlement de Stéphanie Raymond.

«Le rapport indique clairement que tout le soutien dont Mme Raymond aurait pu bénéficier ne lui a pas été offert», a précisé la colonel Josée Robidoux, soutenant que ce rapport conclut à un manque de discipline dans l’application des principes de leadership des Forces armées canadiennes.

À la suite de sa plainte de harcèlement contre l'adjudant André Gagnon, Mme Raymond aurait donc été abandonnée.

«La caporal-chef (à la retraite) Raymond a fait preuve de courage et de ténacité au moment de mettre en lumière une série d’erreurs commises par sa chaîne de commandement qui étaient révélatrices de problèmes systémiques d’envergure», a admis le général Jonathan H. Vance, Chef d’état-major de la Défense, soutenant que les préoccupations soulevées par Mme Raymond ont permis à l’Armée de comprendre «davantage l’incidence désastreuse que les comportements sexuels dommageables et inappropriés ont sur nos effectifs».

Manque de soutien

Mardi matin, Stéphanie Raymond a été informée de la teneur du rapport d’enquête. Elle a été informée de «l’incapacité de l’institution à saisir les profondes répercussions de l’incident du 15 décembre 2011».

Le rapport d’enquête indique qu’il y aurait eu un «défaut d’appliquer les principes fondamentaux de direction au moment de traiter la plainte de harcèlement». Également, le document relate un «manque de communication» avec la plaignante «tout au long du processus» et une «absence de suivi pour veiller à son bien-être».

Mme Raymond a aussi été mise au parfum des recommandations de la commission d’enquête.

Par ailleurs, les Forces armées canadiennes ont publié un plan d’action afin d’éliminer les comportements sexuels inappropriés et offrir un meilleur soutien aux victimes.

«Les comportements sexuels dommageables et inappropriés sont inacceptables et ils minent notre efficacité opérationnelle. Je ne ménagerai aucun effort pour changer notre culture, de sorte que nos militaires puissent travailler dans un milieu qui épouse les valeurs que nous prônons en tant que membres de la profession des armes», a souligné le Chef d’état-major de la Défense.


LE FIL DES ÉVÉNEMENTS



  • Stéphanie Raymond affirme avoir été agressée sexuellement par l’adjudant André Gagnon au Manège militaire de Lévis le 15 décembre 2011, à la suite d’un dîner bien arrosé.
  • En août 2014, après un procès médiatisé, l'adjudant André Gagnon a été acquitté par un comité de la Cour martiale formé de cinq hommes, et ce, même s’il avait admis que la jeune femme n’avait jamais posé de geste de nature sexuelle en retour.
  • En juillet 2016, la Cour suprême du Canada a autorisé le ministre de la Défense à porter en appel son acquittement.


ELLE EST CHOQUÉE CONTRE LE CHEF DE LA DÉFENSE

Déçue de la réponse du Chef d’état-major de la Défense à la suite de la publication du rapport d’enquête, Stéphanie Raymond affirme toujours qu’elle a été victime de représailles après avoir porté plainte contre son supérieur.

Les griefs déposés par Stéphanie Raymond soutenaient qu’elle avait été lésée à la suite de sa plainte de harcèlement. Or, dans sa réponse, Jonathan H. Vance, le Chef d’état-major de la Défense, refuse d’admettre que l’Armée lui a mis des bâtons dans les roues de la victime à la suite du dépôt de sa plainte d’agression contre l’adjudant André Gagnon.

Dans une entrevue accordée à TVA Nouvelles, Mme Raymond soutient que des enquêteurs ont clairement établi un lien entre sa plainte et le refus d’une promotion.

«Il y a eu deux grosses enquêtes exhaustives qui ont été faites, qui disent que ce que j’ai subi était réellement des représailles après le dépôt de ma plainte. Et là, au point final, le général Vance dit que tout ça n’a aucun lien et que ce sont toutes des coïncidences. Je suis déçu du général Vance.

Choquant

Même son de cloche pour son avocat Me Michel Drapeau qui ne comprend pas que le chef de la Défense contredise son prédécesseur ayant dit qu’elle avait été lésée. «C’est choquant, insultant et blessant», a-t-il indiqué au Journal.

«On lui a fait de la misère, qu’on l’a muté, qu’on ne lui a pas donné sa promotion et qu’on l’a mis à la porte. Il n’y a pas personne qui est responsable parce qu’il dit qu’il n’y a pas suffisamment de preuves... Pourtant, il y a eu 47 témoins qui sont venus témoigner et six personnes sur la commission d’enquête qui ont conclu autrement»

D’ailleurs, l’Armée a décidé de caviarder le rapport dans sa quasi-totalité, prétextant qu’il y avait des renseignements personnels

«Ça va contre toute intention d’avoir de la transparence. Ils n’ont aucune raison. Mais, Mme Raymond et moi n’avons aucun problème et on demande de ne caviarder rien, même pas une virgule. On est d’accord pour mettre le rapport à nu», a pesté Me Drapeau. Malgré la demande, l’armée a refusé.

http://www.journaldequebec.com/2017/05/30/elle-na-recu-aucun-soutien-apres-sa-plainte-de-harcelement-sexuel


Canada - Armée: au moins 3 agressions sexuelles par jour.
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Alain Vasseur

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