Viol à Evry(2014) - Le bourreau d'une jeune femme condamné à 30 ans de prison en appel.

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Viol à Evry(2014) - Le bourreau d'une jeune femme condamné à 30 ans de prison en appel.

Message  Alain Vasseur le Ven 2 Juin 2017 - 22:39

[*]Mis à jour le 02/06/2017 à 19:24   Publié le 02/06/2017 à 18:55

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Info Le Figaro - Jugé en appel par la cour d'assises des mineurs de Melun, un jeune homme de 20 ans a été condamné ce vendredi à 30 ans de réclusion criminelle. En 2014, avec trois complices, l'accusé alors âgé de 17 ans avait violé et torturé une jeune femme qui sortait de la gare d'Evry-Courcouronnes sur fond de racisme anti-français.

Un jeune homme de 20 ans a été condamné ce vendredi à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises des mineurs de Melun (Seine-et-Marne), soit la peine maximale encourue. Son procès en appel se déroulait à huis-clos. Âgé de 17 ans au moment des faits, il était jugé pour avoir violé, battu et infligé des sévices à une jeune femme à la sortie de la gare d'Evry-Courcouronnes dans l'Essonne le 30 mars 2014. Le tout en compagnie de trois complices.
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«C'est la peine maximale encourue car depuis 2016 les mineurs ne peuvent plus être condamnés à la perpétuité», a expliqué au Figaro l'avocate de la victime, Me Sandra Kayem. «La circonstance aggravante, ce sont les actes de torture et de barbarie», poursuit-elle. En outre, le condamné - récidiviste - devra observer un suivi socio-judiciaire de 20 ans qui, s'il n'est pas observé, peut lui valoir 7 années supplémentaires de détention.

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Cette décision de justice confirme la peine décidée en première instance par la cour d'assises de l'Essonne. L'excuse de minorité avait alors été retirée à l'accusé. Ses trois complices, âgés de 13 ans à 15 ans, avaient de leur côté écopé de cinq à sept ans de prison devant un tribunal pour enfants qui avait statué en matière criminelle. Parmi eux figure le frère du meneur.

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Un calvaire de deux heures


Les faits remontent au 30 mars 2014. Il est une heure du matin et une jeune femme de 18 ans rentre d'une soirée passée à Paris en RER. Elle descend à la station d'Evry-Courcouronnes sur la ligne D. Alors qu'elle sort de la gare, elle est accostée par quatre individus. Ils sont armés de bombes lacrymogènes, d'un tournevis et d'un brise-vitre. C'est alors qu'ils l'encerclent et lui volent son téléphone portable. Le meneur entreprend ensuite de la fouiller. Il lui vole ses bijoux et commence ses premiers attouchements sexuels. C'est le début du cauchemar.

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Le groupe emmène ensuite la jeune femme dans le parc voisin des Coquibus. Pendant près de deux heures, elle va subir un calvaire. Attachée et bâillonnée, rien ne lui sera épargné. L'aîné la viole pendant que les autres la frappent à coups de bâton et écrasent leurs cigarettes sur elle. Puis c'est à leur tour d'abuser de la victime, à plusieurs reprises chacun. À la fin, ils la frappent à coups de pieds et de poings. Avant de l'abandonner en pleine nuit et de la menacer de mort si elle évoque les faits qui viennent de se dérouler. Deux automobilistes découvriront la victime au petit matin, errant dans la rue, le visage tuméfié. Elle souffre d'une fracture du nez, de la mâchoire ainsi que de multiples contusions sur le corps. En état de choc, elle se confiera aux policiers.

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Choisie parce qu'elle est Française


Grâce à la vidéosurveillance installée à la gare, les quatre bourreaux sont rapidement identifiés et interpellés. Face aux enquêteurs, certains des agresseurs avaient avancé des motivations racistes en admettant avoir demandé à la victime ses origines.

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En garde à vue, le meneur - de nationalité turque - avait notamment indiqué: «Quand je sortirai, je niquerai la France». Un complice avait pour sa part reconnu s'en être pris à cette jeune fille «parce qu'elle [était] Française et qu'il [n'aimait] pas les Françaises». Lors du premier procès, le procureur d'Evry avait choisi de dire que ces éléments étaient «faux», car la famille de la victime souhaitait «éviter toute récupération politique».

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Cette jeune femme «est aujourd'hui devastée», explique son avocate. Avec sa famille, elle a déménagé et est toujours suivie des psychiatres. «Mais c'est une battante et c'est ça qui la sauve», conclut Me Kayem.



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http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/06/02/01016-20170602ARTFIG00279-viol-a-evry-le-bourreau-d-une-jeune-femme-condamne-a-30-ans-de-prison.php
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Alain Vasseur

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