Yvelines - Un ex-avocat de Chartres devant les assises pour viol et agressions sexuelles présumés.

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Yvelines - Un ex-avocat de Chartres devant les assises pour viol et agressions sexuelles présumés.

Message  Alain Vasseur le Mar 6 Juin 2017 - 18:06

06/06/2017 à 17h46


Un ex-avocat, ancien ténor du barreau de Chartres, comparaît jusqu'au 23 juin devant la cour d'assises des Yvelines pour viol et agressions sexuelles, des faits qu'il nie "farouchement" et en "intégralité", a souligné son avocat à l'ouverture du procès mardi.
    
Sidney Amiel, 67 ans, spécialisé en droit social, avait été renvoyé en juillet 2013 devant la cour d'assises d'Eure-et-Loir pour des faits de viol ou agressions sexuelles sur cinq femmes, clientes ou collaboratrices de son cabinet, avec la circonstance aggravante que les faits ont été commis en abusant de l'autorité que lui conférait ses fonctions. Le sexagénaire comparaît également pour des attouchements sur sa belle-fille, alors mineure.

"Complot policier, professionnel et antisémite" pour l'accusé


Son procès a été dépaysé à Versailles en 2015. Il encourt 20 ans de réclusion criminelle. Placé sous contrôle judiciaire depuis 2010, l'homme comparaît libre, devant un jury presque exclusivement composé de femmes.
    
"Mon client conteste farouchement l'intégralité des faits qui lui sont reprochés", a rappelé Me Frédéric Landon, avocat de la défense. "Je n'ai jamais varié dans mes déclarations", a insisté l'accusé à la barre, criant à un "complot policier, professionnel et antisémite".

L'Ordre des avocats au barreau de Chartres partie civile    


L'ex-avocat avait été suspendu par le conseil de l'ordre en 2011. Le Conseil national des barreaux et l'Ordre des avocats au barreau de Chartres se sont portées parties civiles.
    
L'accusé était un des ténors du barreau de Chartres, connu pour ses nombreux succès dans des procès opposant des entreprises à d'anciens salariés licenciés. Le procès doit durer jusqu'au 23 juin.
 
http://www.bfmtv.com/police-justice/un-ex-avocat-devant-les-assises-pour-viol-et-agressions-sexuelles-presumes-1180655.html

Un ex-avocat jugé pour viol et agressions sexuelles : "Vous devenez le petit chaperon rouge qui croise le loup"
https://www.franceinter.fr/justice/un-ex-avocat-juge-pour-viol-et-agressions-sexuelles
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Un ancien avocat jugé pour viol et atteintes sexuelles.

Message  Alain Vasseur le Mer 7 Juin 2017 - 11:15

le 7 juin 2017


Sydney Amiel, ex-avocat de Chartres, est jugé devant la cour d’assises des Yvelines, à Versailles, pour viol et atteintes sexuelles.

Une femme pleure devant la cour d’assises de Versailles. Sa blondeur et ses yeux clairs rougis par les larmes lui donnent une pâleur chancelante. Un homme la console. Le procès est sur le point de commencer, pendant trois semaines. Elle est l’une des cinq parties civiles. En face, Sydney Amiel, un ancien avocat de Chartres, comparait aux assises de Versailles pour viol et atteintes sexuelles. Des faits qui se seraient déroulés entre 2003 et 2010.

Elles sont une, puis deux, puis trois, quatre, cinq, six, sept, huit, neuf, dix femmes… une trentaine en tout – clientes, collaboratrices, assistantes - à avoir témoigné, lors de l’enquête débutée en 2010. Il aura fallu le dépôt de plainte d’une cliente, Nadia, pour que la parole se libère. Pour certaines, les faits étaient prescrits. D’autres n’ont pas voulu aller plus loin. Aucune n’est venue spontanément devant les policiers. Mais lors des auditons, elles racontent un mode opératoire assez semblable : l’avocat, dans son bureau, essaie d’arracher un baiser, force la masturbation, plaque contre le mur, glisse une main dans la culotte, assoit de force sur ses genoux, caresse la nuque et les seins. « Donne-moi ta bouche, donne-moi ta langue, tu es très belle », raconte Nadia aux enquêteurs. Au sein du cabinet, l’ambiance est décrite comme délétère, exécrable. Le « turn over » est impressionnant. Les collaboratrices vont et viennent. Parfois, elles se défendent et se débattent. Mais elles se taisent, toutes. Françoise, elle, affirme avoir subi une pénétration vaginale. « Parole conte parole », aurait-il eu la manie de leur dire. Il est l’un des ténors du barreau de Chartres, avocat spécialisé en droit du travail, défenseur de la CGT, élu un temps au sein du conseil municipal, président du club nautique chartrain et à la tête du comité israélite de la ville.

« C’est ça le petit esprit de la bourgeoisie chartraine »

Aujourd’hui, Sydney Amiel a 67 ans. Il est retraité, omis du barreau – à sa demande – après une interdiction d’exercice prononcée à la suite de sa mise en examen. Il a toujours contesté les faits, plaidant davantage « un humour graveleux » et un caractère « méditerranéen ». Hier, à la barre, il a réitéré qu’il n’avait jamais « varié » dans ses déclarations, lui, contrairement « à l’autre côté de la barre ». « Je n’ai pas à prouver mon innocence ». D’ailleurs, lance-t-il bravache à la présidente, « je brûle de répondre à vos questions » avant de se jeter sur sa chaise et de regarder, de ses yeux bleus perçants, les bancs des parties civiles. S’il est aujourd’hui devant la justice, c’est le fruit d’un complot, de jalousies professionnelles, d’un antisémitisme latent, d’un jeu de connivences entre les femmes « manipulatrices » et « malveillantes » qui l’accusent, les avocats qui les défendent et les commissaires de police. « On m’a obligé à pointer comme un vulgaire délinquant, moi qui n’ai jamais été condamné », continue-t-il.

Une version corroborée un peu plus tard par le premier témoin de la défense, un ancien DRH, conseiller prud’hommes qui a bien connu Sydney Amiel. Il parle avec extravagance, se déplace comme s’il était au théâtre, s’adressant tour à tour à la cour puis aux parties civiles. « La bourgeoisie chartraine est fermée, et dès qu’on se met sur son chemin, elle jure d’anéantir (…) J’ai fait moi aussi l’objet de murmures », plaide-t-il car il plaide. Comme il avait une réussite insolente – il était à la tête de 2 500 salariés – la bourgeoisie y a vu de la vantardise et a « monté une histoire » pour le « détruire » – on ne comprend pas très bien laquelle. « C’est criminel ! », accuse-t-il. Voilà comment « on fait et on défait une réputation de quelqu’un de tout à fait honorable ». Sydney Amiel aurait subi les mêmes vengeances alors que c’est un « homme emprunt d’une grande courtoisie », qu’il est « libre et honnête (…) Je sais que Me Amiel est quelqu’un d’extrêmement brillant et qu’on lui en veut, qu’on veut le détruire car il réussissait (…) C’est ça le petit esprit de la bourgeoisie chartraine ». L’ancien DRH a terminé.

La maîtresse et « l’âme damnée »

Sydney Amiel a effectivement développé un cabinet florissant au sein de ce petit barreau de 150 avocats. Né en 1949 à Casablanca de parents juifs marocains, il arrive cinq ans plus tard à Paris. Un « déracinement ». Son père, qui était tailleur et lui parlait de Voltaire, Rousseau ou de Zola, a loué une petite boutique tandis que la famille loge à l’arrière. Sa mère vend des fromages au Monoprix, boulevard de Clichy, avant d’être embauchée par un agent en assurances. C’était « difficile », raconte-t-il. « Votre famille s’entendait bien ? », demande la présidente. Long silence. Il tape un peu du pied. « Des souvenirs très heureux ». Sa mère, qui réside aujourd’hui en Israël, ne sait rien de la procédure « qui le fragilise depuis 7 ans ». Le « très mauvais lycéen » devient un bon étudiant, il milite pour l’UNEF mais ne termine pas ses études. Il rencontre sa première femme avec laquelle il aura trois enfants. Il sera matelassier, carreleur, responsable de sécurité, pion, passera le concours d’entrée de l’ANPE et finira par devenir avocat en 1979. « En 1981, je pose ma plaque à Chartres et je travaille comme un fou furieux malgré ma dépression à la suite de la mort de mon frère. Je me suis surinvestis (…) Je défends la CGT (…) Je me suis toujours astreint à défendre les plus faibles », raconte Sydney Amiel.

Alors que son cabinet s’enrichit, il divorce, a d’autres compagnes, des maîtresses et « en continuum, Me Sandrine Bézard, d’abord ma collaboratrice puis mon associée. Elle fait partie de ma vie depuis le début des années 90, elle a été la cause de mon divorce et je n’ai pas pu mettre fin à cette relation ». L’avocate, c’est, selon l’enquête, « l’âme damnée » et « la maîtresse » de Sydney Amiel, qui n’a rien vu. « Entre temps, il s’est marié avec Liliane, « une immense artiste ». « J’ai élevé ses trois enfants comme si c’était les miens, en exprimant les mêmes principes qu’avec les miens (…) Je me suis heurté à Alexia, ma belle-fille, un mur, j’avais le sentiment d’avoir un ennemi chez moi ». Alexia est partie civile. Elle dit avoir subi, à treize ans, les attouchements sexuels de son beau-père. Lorsqu’il parle à la barre, elle secoue la tête, sourit et puis pleure. « Je n’ai jamais eu la moindre appétence pour les jeunes », se défend-il car, dans cette affaire, ce sont bien les accusations de sa belle-fille qui le heurtent le plus. « Je n’ai jamais touché cette fille si ce n’est par affection, je n’ai jamais touché cette fille si ce n’est sur le dos ou sur les hanches ».

« Maintenez-vous vos déclarations ?», s’est enquise plus tôt la cour auprès des parties civiles. Oui, toutes. « Je les maintiens avec force et conviction (…) j’aimerais ramener le débat à ce qui s’est passé dans son bureau », dit l’une d’entre elles. Les débats se poursuivent jusqu’au 23 juin, avec une soixantaine de témoins.

par Marine Babonneau


http://www.dalloz-actualite.fr/flash/un-ancien-avocat-juge-pour-viol-et-atteintes-sexuelles
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Les policiers défendent leur enquête sur Sidney Amiel, ancien avocat de Chartres accusé de viol.

Message  Alain Vasseur le Mer 7 Juin 2017 - 17:12

Publié le 07/06/2017 à 16h55


Les enquêteurs qui ont mené les investigations sur les accusations de viol et d'agressions sexuelles reprochées à l'ancien avocat chartrain Sidney Amiel défendent leur probité, au deuxième jour du procès, ce mercredi 7 juin 2017.


Sidney Amiel l'a répété, mardi 6 juin 2017, dès le premier jour de son procès qui doit durer trois semaines devant la cour d'assises, à Versailles : "Le commandant de police en charge de l'enquête est le mari de l'une de mes concurrentes".


Une façon de jeter le discrédit sur les sept ans d'investigations qui ont abouti au renvoi de l'ancien avocat et élu chartrain, 67 ans aujourd'hui, devant la plus haute juridiction criminelle pour répondre du viol de l'une de ses collaboratrices, et de plusieurs agressions sexuelles, dont sur sa belle-fille alors âgée de 12 ans.


Une lettre anonyme, envoyée à plusieurs médias et adressée au ministre de l'Intérieur de l'époque


Mais le deuxième jour du procès, mercredi 7 juin 2017, donne l'occasion aux enquêteurs du commissariat de Chartres de défendre leur probité. 


Une lettre anonyme, envoyée à plusieurs médias et adressée au ministre de l'Intérieur de l'époque, mettait en cause l'intégrité d'un commandant de police. Mais une enquêtrice se montre ferme à la barre de la cour d'assises : "Je peux assurer que cette enquête a été menée comme n'importe quelle enquête".


L'inspection générale des services de la Police nationale avait d'ailleurs été saisie.  Et ces "boeuf-carotte" n'ont effectivement rien relevé de particulier dans la façon dont a été menée l'enquête.


http://www.lechorepublicain.fr/chartres/justice/2017/06/07/les-policiers-defendent-leur-enquete-sur-sidney-amiel-ancien-avocat-de-chartres-accuse-de-viol_12433999.html
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Les policiers s'expliquent au procès de l'ex-avocat de Chartres Sidney Amiel.

Message  Alain Vasseur le Jeu 8 Juin 2017 - 11:27

Publié le 08/06/2017 à 06h03


Sidney Amiel met en doute chacune des déclarations des policiers de Chartres. Mais les enquêteurs refusent de laisser décrédibiliser leurs investigations sur l’avocat accusé de viol et agressions sexuelles.

Une lettre anonyme, envoyée à plusieurs médias et au ministre de l’Intérieur, a semé le trouble au sein du commissariat de Chartres, deux ans après le début de l’enquête, en 2010, sur les accusations de viol et agressions sexuelles reprochées à Sidney Amiel, figure du barreau des avocats en Eure-et-Loir, et élu municipal. Cette lettre mettait en cause l’intégrité d’un commandant de police, dont la femme était elle-même avocate, concurrente de Sidney Amiel.

Mais, mercredi 7 juin 2017, au deuxième jour du procès délocalisé à la cour d’assises de Versailles, une enquêtrice a fait front : « Je peux assurer que cette enquête a été menée comme n’importe quelle enquête ».

Une cliente choquée


C’est d’ailleurs elle qui, le 20 juillet 2010, a reçu la plainte d’une cliente de l’avocat. Licenciée deux ans auparavant, elle avait sollicité un conseil auprès de lui. Elle s’était rendue à son cabinet le 11 mars 2010 pour préparer l’audience devant le conseil de prud’hommes :

« Après l’entretien, il m’a reconduite à la porte de son bureau. Il a essayé de m’embrasser. J’ai tourné la tête. Mais il m’a caressé sur tout le corps ». La femme, choquée, en avait parlé à son compagnon et à une collègue de travail.

L’enquêtrice poursuit : « À partir de cette plainte, nous avons fait une enquête dans l’entourage professionnel de Monsieur Amiel. Les secrétaires et collaborateurs qui étaient en poste n’avaient rien remarqué de particulier dans son attitude. En revanche, beaucoup de celles qui avaient démissionné ont raconté avoir vécu des situations analogues ».

De nombreux témoignages


L’enquêtrice insiste : « Nous avons obtenu de nombreux témoignages d’anciennes salariées et d’anciennes collaboratrices qui affirmaient avoir été agressées. Nous avons auditionné de très nombreuses personnes, tant à charge qu’à décharge ».

L’inspection générale des services de la Police nationale avait été saisie. Et ces “bœuf-carotte” comme on les appelle n’ont effectivement rien relevé de particulier dans la façon dont a été menée l’enquête.


Mais l’ancien avocat n’en démord pas. Pour lui, l’enquête n’a été faite qu’à charge : « J’ai une petite indignation en moi depuis sept ans ».

Jacques Joannopoulos


Il admet ses infidélités conjugales pour la première fois.Homme à femmes, séducteur, cavaleur… Tous les qualificatifs ont été utilisés par de nombreuses femmes au cours de l’enquête pour décrire Sidney Amiel. Un portrait qu’il a toujours atténué, assurant de sa fidélité. Mais, pour la première fois au soir de la première journée de son procès, mardi, il a avoué des relations extraconjugales. Son ancienne associée était décrite par les enquêteurs comme « l’âme damnée » de l’avocat. Beaucoup prétendaient qu’il existait entre eux une relation qui dépassait le cadre professionnel. Sidney Amiel s’en était toujours défendu. Il nuance aujourd’hui : « C’est elle qui a été la cause de mon premier divorce ». Cette relation ne s’est pas arrêtée pour autant lorsqu’il s’est marié avec sa seconde épouse : « Je les ai fait souffrir avec mes infidélités ». « Une ambiance de salle de garde » Cet aveu corrobore les constatations de l’expert psychiatre qui l’a examiné en garde à vue : « Il a du mal à faire la différence entre le monde professionnel et l’intime ». Rapportant l’ambiance générale du cabinet de l’avocat, l’expert décrit une « ambiance de salle de garde ». Mais l’accusé le jure : depuis qu’il est avec sa nouvelle compagne, il a retrouvé une vie sexuelle normalisée.


http://www.lechorepublicain.fr/chartres/justice/2017/06/08/les-policiers-s-expliquent-au-proces-de-l-ex-avocat-de-chartres-sidney-amiel_12434565.html



http://www.lechorepublicain.fr/chartres/justice/2017/06/08/les-enqueteurs-insistent-sur-l-ambiance-deletere-au-cabinet-de-chartres-de-l-accuse-l-avocat-sidney-amiel_12435897.html
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Procès de l'ex-avocat de Chartres Sidney Amiel : "Ce jour-là, il avait prévu de me violer".

Message  Alain Vasseur le Sam 10 Juin 2017 - 3:03

Publié le 09/06/2017 à 06h03


La première femme à avoir dénoncé Sidney Amiel est bouleversée à la barre de la cour d’assises : « Il a touché mon corps partout. Ce jour-là, il avait prévu de me violer ».


C’est l’un des moments forts du procès de Sidney Amiel, à la cour d’assises de Versailles.


L’ancien avocat chartrain est accusé du viol de l’une de ses collaboratrices et de plusieurs agressions sexuelles. La plainte de l’une de ses clientes, le 20 juillet 2010, est à l’origine du séisme qui fait trembler le barreau des avocats de Chartres. L’un de ses représentants les plus réputés, accusé d’agression sexuelle.

Cette première femme, aujourd’hui âgée de 38 ans, est revenue sous les yeux de Sidney Amiel :


« Je suis venue le voir dans le cadre d’un dossier prud’homal. À la fin du premier entretien, il a essayé de m’embrasser. Il n’y est pas parvenu. Il m’a pris la main. Il m’a assise sur un canapé. Il m’a caressée partout. Son visage était monstrueux. J’ai senti que, ce jour-là, il avait prévu de me violer ».


Elle explique avoir pu détourner l’attention de l’avocat en lui parlant de son épouse : « J’ai réussi à me dégager et je suis partie. »

Elle s'emporte



La femme est visiblement cultivée et intelligente. Mais, très vite, elle s’emporte. Elle coupe la parole à l’avocat de l’accusé, sans le laisser aller au bout de ses questions. « Madame, vous êtes une femme exceptionnelle. Vous faites les questions et les réponses », ironise Me Landon.


La psychiatre qui la suit évoque « un stress post-traumatique très important ». Mais des questions restent en suspens.


Pourquoi la plaignante voulait-elle à tout prix produire au débat devant les prud’hommes, des photos pornographiques que certains de ses collègues lui auraient envoyé par l’intermédiaire d’une messagerie instantanée ? « C’était pour prouver que j’étais victime de harcèlement » justifie-t-elle.


Sidney Amiel risque quinze ans de réclusion criminelle. Son procès doit durer trois semaines


Jacques Joannopoulos


« Il m’a dit que mon avocat était le diable en personne. »Quelques jours après l’agression dénoncée par cette cliente, elle téléphone au bâtonnier de l’ordre des avocats en exercice à l’époque. « Il m’a dit que ce que je lui relatais ne l’étonnait pas. Il m’a dit que mon avocat était le diable en personne. Je voulais changer d’avocat. Mais le bâtonnier m’a expliqué que l’audience aux prud’hommes était proche. J’étais à l’aide juridictionnelle et pour lui, il était trop tard pour changer d’avocat ». Le défenseur de Sidney Amiel s’étonne : « Vous voulez dire que le bâtonnier, alors que vous l’avez mis au courant de la situation, vous a demandé d’aller revoir Me Amiel ? ». « Je l’affirme », rétorque la femme. Elle assure que le bâtonnier a dit qu’il ne pouvait rien faire avant qu’elle ne dépose plainte : « J’ai déposé plainte le 20 juillet et je l’ai déposée au bureau du bâtonnier dans le courant du mois d’août. Il ne s’est rien passé. Me Amiel est resté en exercice. L’ordre des avocats se cachait derrière la présomption d’innocence ». Ce n’est qu’en mars 2011 que la juge d’instruction a demandé à l’ordre des avocats de suspendre Me Amiel, après la dénonciation du viol par l’une de ses anciennes collaboratrices. Plusieurs ex-bâtonniers, qui ont des mandats uniques de deux ans, seront entendus dans les prochains jours par la cour d’assises.


http://www.lechorepublicain.fr/chartres/justice/2017/06/09/proces-de-l-ex-avocat-de-chartres-sidney-amiel-ce-jour-la-il-avait-prevu-de-me-violer_12436020.html
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"Environ 10 ans d'emprisonnement" requis contre Sidney Amiel, l'ex-avocat accusé de viol.

Message  Alain Vasseur le Jeu 22 Juin 2017 - 23:14

22/06/2017 à 22h08

Dans ce procès tenu devant la cour d'assises des Yvelines, l 'avocat général a requis une peine d'"environ 10 ans de prison". L'ancien avocat, Sidney Amiel, comparaît pour un viol et plusieurs agressions sexuelles. 

"Environ 10 ans d'emprisonnement" ont été requis jeudi contre l'ex-avocat Sidney Amiel, accusé devant la cour d'assises des Yvelines d'un viol et de plusieurs agressions sexuelles et tentatives d'agressions sexuelles. "Les faits reprochés sont aggravés par sa qualité d'avocat, ce qu'il (en) sait aurait dû le pousser à se contrôler", a estimé l'avocat général Bruno Meslin. "Ces choses-là peuvent être soignées, il n'a rien fait", a-t-il poursuivi.


L'une de ses anciennes collaboratrices l'accuse de viol  

L'ancien ténor du barreau de Chartres, aujourd'hui âgé de 67 ans, comparaît libre depuis le 6 juin pour des faits qui se seraient déroulés au sein de son cabinet sur deux clientes, une collaboratrice et une secrétaire. D'autres atteintes sexuelles auraient aussi eu lieu dans son cadre familial, son ex-belle-fille l'accusant d'attouchements à quatre reprises alors qu'elle était adolescente.
    
Pour le viol dont l'accuse l'une de ses anciennes collaboratrices et qui se serait déroulé en 2003, il y a bien eu "contrainte et surprise, deux éléments qui caractérisent un viol", a estimé l'avocat général. Et la victime présumée est "parfaitement crédible dans ce qu'elle dit", a-t-il souligné. Pour les autres parties civiles, Bruno Meslin a dit ne pas croire que Sidney Amiel n'était que "tactile" avec elles, comme lui et ses proches n'ont cessé de le répéter.


Un "dossier hallucinant"    

"En réalité, je crois qu'il ne se contrôle pas. Il se raccroche à des branches assez basses pour nous faire croire à des choses qu'il n'est pas possible de croire", a-t-il ajouté, balayant notamment la thèse des différents "complots" - professionnel, antisémite, policier - évoqués par la défense tout au long de l'instruction. Maître Frédéric Landon, avocat de la défense, a estimé pour sa part qu'il fallait, dans ce "dossier hallucinant" et "complètement atypique", "s'imposer de la retenue". "Ce dossier pose des difficultés factuelles" et "Sidney Amiel se défend mal, parce que c'est un avocat qui n'est pas à la place qui est la sienne", a estimé le conseil.
    
"Coureur de jupons", "infidèle", "grossier", "tactile", c'est "incontestable", a concédé Maître Landon. "Que voulez-vous: les pieds-noirs, ça parle avec les mains", a-t-il ajouté, faisant valoir que pour chaque fait reproché et en l'absence de témoin, c'était "parole contre parole".

http://www.bfmtv.com/police-justice/environ-10-ans-d-emprisonnement-requis-contre-sidney-amiel-l-ex-avocat-accuse-de-viol-1192592.html

http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2017/06/22/01016-20170622ARTFIG00397-dix-ans-requis-contre-un-ancien-avocat-juge-pour-viol-et-agressions-sexuelles.php
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Viol et agressions sexuelles : l'ex-avocat Sidney Amiel condamné à dix ans de prison.

Message  Alain Vasseur le Ven 23 Juin 2017 - 19:18

23 juin 2017, 19h06


Il s'agit de la peine recommandée, la veille, par l'avocat général Bruno Meslin, «parfaitement convaincu» de la culpabilité de l'accusé, décrit en «obsédé sexuel».


Accusé d'un viol et de quatre agressions sexuelles ou tentatives d'agression, l'ex-avocat Sidney Amiel a été reconnu coupable vendredi par la cour d'assises des Yvelines de tous les faits qui lui étaient reprochés. Il a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle, la peine recommandée, la veille, par l'avocat général Bruno Meslin, «parfaitement convaincu» de la culpabilité de l'accusé, décrit en «obsédé sexuel».
  
Face aux témoignages accablants de ses anciennes clientes, collaboratrices et secrétaires, qui ont décrit sur vingt-cinq ans des agissements sordides, la plupart prescrits, l'ancien ténor du barreau de Chartres (Eure-et-Loir) de 67 ans avait nié les faits tout au long de son procès de plusieurs semaines.  

  leparisien.fr





http://www.leparisien.fr/faits-divers/viol-et-agressions-sexuelles-l-ex-avocat-sidney-amiel-condamne-a-dix-ans-de-prison-23-06-2017-7082100.php
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