Un ancien salarié du Modem affirme à la justice avoir bénéficié d'un emploi fictif au Parlement européen.

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Un ancien salarié du Modem affirme à la justice avoir bénéficié d'un emploi fictif au Parlement européen.

Message  Alain Vasseur le Jeu 8 Juin 2017 - 17:07

Par Géraldine Houdayer, France BleuJeudi 8 juin 2017 à 16:32

Un ancien salarié du Modem, le Mouvement démocrate, a affirmé devant la justice, ce mercredi, qu'il a bénéficié d'un emploi fictif d'assistant parlementaire auprès du député européen Jean-Luc Bennahmias, alors qu'il aurait travaillé exclusivement au siège du parti, indique franceinfo ce jeudi.

Un ancien salarié du MoDem (Mouvement Démocrate) a témoigné ce mercredi devant la justice qu’il a bénéficié d’un emploi fictif d’assistant parlementaire alors qu’il travaillait au siège du parti, indique franceinfo ce jeudi. Un témoignage recueilli dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte par le parquet de Paris, pour déterminer si les salaires de certains collaborateurs de plusieurs partis ont été indûment financés par le Parlement européen.

Le salarié affirme n'avoir jamais travaillé pour Bennahmias


L’ancien salarié que franceinfo a pu rencontrer, mais qui souhaite garder l’anonymat, a expliqué qu’il avait été embauché par le parti de François Bayrou avant d’être partiellement détaché auprès du député européen Jean-Luc Bennahmias, qui a pris en charge une partie de son salaire entre janvier et décembre 2011. Ce salarié affirme qu’il n’a jamais travaillé pour le compte du député européen. D'après le journal Le Parisien, cet ancien salarié affirme "n'avoir jamais mis les pieds dans la circonscription d'élection du député européen, à savoir Marseille, pas plus qu'au Parlement européen à Bruxelles". Il exerçait l'intégralité de ses fonctions au siège du parti, à Paris, affirme le quotidien.

Jean-Luc Bennahmias ne se "souvient plus bien de sa mission"


Jean-Luc Bennahmias, que franceinfo a pu joindre, explique "ne plus bien se souvenir de sa mission". "Il devait gérer ma communication lorsque je montais à Paris", raconte l’élu de la circonscription Sud-Est. Selon l'ancien employé du parti, cité dans Le Parisien, "tous les salariés ou presque disposaient de ce genre de contrat, de la secrétaire au directeur financier, en passant par la standardiste."

Une enquête préliminaire ouverte


Une enquête préliminaire a été ouverte à Paris pour "abus de confiance" sur une vingtaine d'assistants parlementaires d'eurodéputés, après les dénonciations du Front national le 22 mars dernier. Sophie Montel, une eurodéputée du FN dénonçait une trentaine d'assistants cumulant leur travail au Parlement avec des fonctions politiques, soit comme élus, soit au sein des partis. Parmi les eurodéputés mis en cause, la nouvelle ministre des Affaires européennes Marielle de Sarnez, qui a porté plainte pour dénonciation calomnieuse. Cette contre-attaque du FN, qui avait également saisi l'office antifraude européen (Olaf), est intervenue alors que le parti frontiste et sa présidente Marine Le Pen sont eux-mêmes soupçonnés d'avoir eu recours à des emplois fictifs d'assistants au Parlement de Strasbourg.

https://www.francebleu.fr/infos/politique/un-ancien-salarie-du-modem-affirme-la-justice-avoir-beneficie-d-un-emploi-fictif-1496930422



Assistants européens : le MoDem mis en cause par un témoignage

http://www.lefigaro.fr/elections/legislatives/2017/06/08/38001-20170608ARTFIG00242-affaire-des-assistants-parlementaires-europeens-un-temoignage-met-en-cause-le-modem.php



http://www.leparisien.fr/faits-divers/assistants-parlementaires-un-temoignage-embarrassant-pour-le-modem-08-06-2017-7029945.php
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Alain Vasseur

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Assistants parlementaires. La justice a reçu un signalement sur le MoDem.

Message  Alain Vasseur le Jeu 8 Juin 2017 - 21:31

Un ex-collaborateur du MoDem a contesté mercredi dans un signalement à la justice la réalité de son emploi comme assistant parlementaire auprès de l’ancien eurodéputé Jean-Luc Bennahmias, selon des informations publiées dans Le Parisien et Le Point. De son côté, le MoDem a assuré avoir « respecté toutes les règles et toutes les obligations d’un employeur ».

« Un courrier de dénonciation accompagné de documents est parvenu mercredi au parquet de Paris », a indiqué une source judiciaire, sans plus de précisions, confirmant des informations publiées dans [url=http://assistants parlementaires. la justice a re%C3%A7u un signalement sur le modem/]Le [/url]Parisien et Le Point.

Cette dénonciation émane d’un ancien employé du MoDem qui affirme avoir été en partie rémunéré en 2011 sur l’enveloppe parlementaire de l’ex-eurodéputé du Sud-Est, Jean-Luc Bennahmias, alors qu’il avait été recruté en CDI pour travailler au sein du mouvement centriste. Selon Le Point« l’auteur du signalement a assuré à la justice n’avoir 'jamais' travaillé pour lui 'en particulier' ».

Sous couvert d’anonymat, cet ancien salarié, qui a rejoint le parti des ministres François Bayrou et Marielle de Sarnez en 2010, dénonce « l’opacité qui entourait, selon lui, la prise en charge des salaires au sein de la formation du centre dirigée par François Bayrou, via le parlement européen », explique Le Parisien.

Bennahmias s'insurge


D’après son témoignage, la direction du MoDem lui aurait fait signer un contrat de permanent à temps plein, avant de lui soumettre dans la foulée un avenant de détachement précisant qu’il exercerait des fonctions de collaborateur de Jean-Luc Bennahmias à temps partiel, sans mention faite du nombre d’heures.

L’ancien salarié, « exerçait l’intégralité de ses missions au siège du MoDem, rue de l’Université » à Paris et affirme « n’avoir jamais mis les pieds dans la circonscription d’élection du député européen, à savoir Marseille, pas plus qu’au Parlement européen à Bruxelles », d’après Le Parisien.

Interrogé par l'AFP Jean-Luc Bennahmias, qui a quitté le MoDem à l'automne 2013, s'insurge : « il dit qu'il n'a jamais travaillé pour moi! Il a dû oublier ». Il s'agit selon lui d'un assistant employé à « temps très partiel » entre « fin 2010 et fin 2011 »« Il répercutait le travail que je faisais au Parlement européen sur le site internet du MoDem » et était en relation avec « mes autres assistants parlementaires à Bruxelles et à Marseille », explique M. Bennhamias. 

« On essaie de viser mon ami François, mon amie Marielle, mon amie Sylvie », a expliqué M. Bennahmias, en allusion à François Bayrou, Marielle de Sarnez, et Sylvie Goulard, les trois ministres MoDem du gouvernement.

Le MoDem assure avoir « respecté toutes les règles »


« Le MoDem réaffirme qu’il a respecté toutes les règles et toutes les obligations d’un employeur », selon un communiqué du parti.

« Tout salarié qui a travaillé dans ses équipes ces dernières années, souvent à temps partiel, a été rémunéré par le mouvement de manière parfaitement transparente en fonction du service effectivement assumé pour notre formation politique », ajoute le parti de François Bayrou, actuel ministre de la Justice.

« Des témoignages présentés comme 'anonymes' cherchent à accréditer l’idée que le MoDem n’aurait pas respecté dans le traitement de ses collaborateurs les règles françaises et européennes », déplore le Modem.

« Ces collaborateurs à temps partiel ont pu avoir, en même temps, d’autres contrats également à temps partiel auprès de parlementaires européens. Rien n’est plus normal et plus légal qu’un tel partage d’activité », écrit le parti centriste.

« Pour mettre fin à ces rumeurs 'intéressées' le MoDem réitère sa proposition de consultation de tous les contrats de travail et de tous les bulletins de salaire qui ont engagé le mouvement, qui ont été déposés à cette fin entre les mains du bâtonnier Francis Teitgen et de Me Pierre Casanova », conclut le communiqué.

Actuel ministre de la Justice, François Bayrou s'est allié avec Emmanuel Macron fin février. Franceinfo affirme que « sur la période 2009-2014, une dizaine de salariés du siège du parti étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du Modem ».

Les soupçons d’emplois fictifs au cœur de deux procédures judiciaires


Les soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen sont déjà au cœur de deux procédures judiciaires.

Une enquête préliminaire pour abus de confiance, visant 19 eurodéputés de tous bords, dont la ministre Marielle de Sarnez, a été ouverte par le parquet de Paris le 22 mars après le signalement d’une eurodéputée du Front national, Sophie Montel, qui dénonçait des cas d’assistants cumulant leur travail au Parlement avec des fonctions politiques.

Le parti frontiste est lui-même visé par une enquête des juges d’instruction, soupçonné d’avoir mis en place un système pour rémunérer ses permanents avec des crédits européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés.

Corinne Lepage, ancienne députée européenne du MoDem, en rupture avec ses dirigeants, avait dénoncé dans un livre paru en 2014 le recours à des emplois fictifs d’assistants parlementaires au sein du MoDem.


http://www.ouest-france.fr/politique/modem/assistants-parlementaires-la-justice-recu-un-signalement-sur-le-modem-5048513


http://www.francetvinfo.fr/politique/francois-bayrou/assistants-parlementaires-un-ex-salarie-du-modem-affirme-qu-il-a-beneficie-d-un-emploi-fictif_2227807.html


http://tempsreel.nouvelobs.com/politique/20170608.OBS0453/assistants-parlementaires-un-temoignage-embarrassant-met-le-modem-en-difficulte.html



http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN18Z2F1-OFRTP
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Assistants parlementaires du MoDem : le parquet de Paris ouvre une enquête.

Message  Alain Vasseur le Sam 10 Juin 2017 - 2:48

Par Thibaut Lehut, France BleuVendredi 9 juin 2017 à 14:31 Mis à jour le vendredi 9 juin 2017 à 22:05

Le parquet de Paris a annoncé, vendredi, l'ouverture d'une enquête préliminaire pour abus de confiance et recel dans l'affaire des emplois présumés fictifs du MoDem. Par ailleurs, François Bayrou a appelé la rédaction de Radio France pour se plaindre de l'enquête des journalistes sur son parti.


Le MoDem a-t-il eu recours à des emplois fictifs au Parlement européen ? C'est ce que la justice va tenter d'établir, le parquet de Paris ayant annoncé l'ouverture d'une enquête préliminaire ce vendredi.

Une dizaine de salariés concernés



Cette décision fait suite au signalement auprès du parquet de Paris, fait mercredi par un ancien salarié du MoDem, de la réalité de son emploi comme assistant parlementaire auprès de l'ancien eurodéputé Jean-Luc Bennahmias. Ce témoin affirme avoir été en partie rémunéré en 2011 sur l'enveloppe parlementaire de l'ex-eurodéputé du Sud-Est, alors qu'il avait été recruté en CDI pour travailler au sein du parti centriste.


L'enquête, ouverte pour "abus de confiance et recel de ce délit", a été confiée à l'office anticorruption de la police judiciaire. Elle va s'attacher à examiner le cas d'autres employés du parti centriste qui auraient également été rémunérés en qualité d'assistants parlementaires d'eurodéputés. Selon les informations recueillies par franceinfo, une dizaine de salariés du siège du parti étaient parallèlement collaborateurs des députés européens du Modem sur la période 2009-2014.



Le MoDem a réfuté ces accusations, tout comme Jean-Luc Bennhamias, ce vendredi sur franceinfo.






Le coup de téléphone de François Bayrou à Radio France



Ce vendredi, France Inter révèle que le ministre de la Justice a personnellement contacté la cellule investigations de Radio France, en pleine enquête sur son parti. Mercredi après-midi, quelques heures avant la diffusion par France Inter et franceinfo de l'enquête sur les soupçons d'emplois fictifs au Modem, Jacques Monin, le directeur de la cellule investigations de Radio France, reçoit un coup de téléphone du ministre lui-même, raconte France Inter : "Il s'est plaint auprès de moi en expliquant que des journalistes de la direction de l'investigation auraient des méthodes inquisitrices, qu'ils jetteraient le soupçon sur des salariés du MoDem en les interrogeant de manière abusive", raconte Jacques Monin. Le garde des Sceaux ajoute qu'il étudie, avec ses avocats, la possibilité d'une qualification de harcèlement.


Le journaliste explique au ministre qu'il est "hors de question de demander à son équipe d'arrêter l'enquête." Sur le siteMédiapart, le ministre de la Justice balaie les accusations de pression : "Ce n’est pas une menace, ni de l’intimidation. explique-t-il. "J’ai seulement dit que je trouvais cela choquant. Ce n’est pas le ministre de la Justice ni le président du MoDem qui a appelé, c’est le citoyen."


Les assistants parlementaires visés par plusieurs enquêtes



Les soupçons d'emplois fictifs au Parlement européen sont déjà au cœur de deux procédures judiciaires. Une enquête préliminaire pour abus de confiance, visant 19 eurodéputés de tous bords, dont la ministre Marielle de Sarnez, a été ouverte par le parquet de Paris le 22 mars après le signalement d'une eurodéputée du Front national, Sophie Montel, qui dénonçait des cas d'assistants cumulant leur travail au Parlement avec des fonctions politiques.


Le FN est lui-même visé par une enquête des juges d'instruction, soupçonné d'avoir mis en place un système pour rémunérer ses permanents avec des crédits européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés.


https://www.francebleu.fr/infos/politique/assistants-parlementaires-du-modem-le-parquet-ouvre-une-enquete-1497011133


http://www.bfmtv.com/politique/enquete-au-modem-quand-bayrou-met-la-pression-sur-radio-france-1183045.html
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"""Bayrou : le ministre face à de nouvelles révélations du Canard Enchaîné."""

Message  Alain Vasseur le Mer 14 Juin 2017 - 3:43

Mathilde Debry, Mis à jour le 13/06/17 23:36



Dans une position délicate depuis le recadrage du Premier ministre, François Bayrou doit faire face à de nouvelles révélations du "Canard" au sujet de son ancienne assistante personnelle, Karine Aouadj.


Assistants parlementaires du Modem : l'essentiel de l'affaire qui embarrasse François Bayrou



  • Le Canard Enchaîné livre dans son édition du 14 juin les "aveux des attachés parlementaires du MoDem". Le journal pointe les rémunérations de l'ancienne secrétaire de François Bayrou, rémunérée avec l'argent de l'Union européenne pour un poste d'attachée parlementaire, emploi que le Canard Enchaîné suspecte d'être fictif.
  • Un ex-assistant parlementaire de l'eurodéputé Jean-Luc Bennahmias assure lui avoir bénéficié d’un emploi fictif d’assistant parlementaire alors qu’il travaillait au siège du MoDem.
  • Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire. Trois ministres du gouvernement seraient concernés par cette enquête : François Bayrou, ministre de la Justice, Marielle de Sarnez, ministre des Affaires européennes, et Sylvie Goulard, ministre des Armées.
  • Selon Mediapart, François Bayrou aurait contacté un dirigeant de Radio France mercredi 7 juin, pour "faire pression" sur les journalistes qui menaient leur enquête sur les finances de son mouvement.



Nouvelles révélations du Canard Enchaîné sur le MoDem et l'ex-collaboratrice personnelle de François Bayrou



Dans son édition de mercredi, l'hebdomadaire indique que l'homme qui a envoyé un courrier au palais de Justice de Paris pour indiquer qu'il avait été payé par l'UE pour un travail d'assistant parlementaire, alors qu'il travaillait pour le MoDem, s'appelle Matthieu Lamarre. Il s'agit en effet d'un membre du cabinet d'Anne Hidalgo. Le Canard Enchaîné pointe par ailleurs "le cas Karine Aouadj", la secrétaire particulière de François Bayrou pendant des années. Selon l'hebdomadaire, son contrat de travail aurait été modifié en 2010 pour faire d'elle, à temps partiel, l'assistante parlementaire locale de Marielle de Sarnez, élue eurodéputée. "La moitié d'abord, puis deux tiers de son salaire sont ainsi réglés avec l'oseille du Parlement européen, l'autre tiers restant à la charge du MoDem", écrit le journal, qui émet de sérieux doutes sur la réalité du temps passé au service de la parlementaire européenne. Un membre de son entourage confie ainsi au Canard : "Elle était la collaboratrice personnelle de François Bayrou. [...] Elle s'occupait de son agenda et, de temps en temps aussi, de celui de Marielle de Sarnez. Il lui arrivait de prendre des billets d'avion et de train. Mais elle n'a jamais travaillé pour l'Europe".

http://www.linternaute.com/actualite/politique/1386755-bayrou-le-ministre-face-a-des-aveux-d-attaches-parlementaires-modem/


http://www.lemonde.fr/politique/article/2017/06/14/assistants-parlementaires-du-modem-la-secretaire-particuliere-de-m-bayrou-dans-le-viseur_5143958_823448.html#xtor=AL-32280539



http://www.cnews.fr/politique/video/affaire-du-modem-passe-darmes-entre-bayrou-et-hidalgo-176590



La Une du 14 juin 2017 est à consulter ici :https://www.lecanardenchaine.fr/la-une-du-14-juin-2017/ …
https://t.co/y1cbTX3IXc


https://www.sudradio.fr/politique/assistants-parlementaires-modem-letau-se-resserre-autour-de-francois-bayrou
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"""Quand l’AFP étouffe des informations gênantes pour le nouveau pouvoir."""

Message  Alain Vasseur le Ven 23 Juin 2017 - 4:58

22 Juin 2017.

COMMUNIQUÉ DU SNJ-CGT DE L’AFP

L’affaire Richard Ferrand, sortie par Le Canard Enchaîné dans son édition du 24 mai, aurait pu être révélée par l’AFP. Des journalistes de l’Agence étaient en effet en possession des informations, mais la rédaction en chef France n’a pas jugé le sujet digne d’intérêt.

Qu’un possible scoop sur une affaire politico-financière impliquant le numéro deux du nouveau parti au pouvoir ne soit pas jugé intéressant, voilà qui est troublant. Surtout après les affaires Fillon et Le Roux qui ont émaillé la campagne présidentielle, et alors que le nouveau président Emmanuel Macron affirme vouloir moraliser la vie politique.

Généralement, un média met les bouchées doubles pour enquêter sur ce type d’informations quand elles se présentent. Pas à l’AFP, où les courriels de journalistes adressés à la rédaction-en-chef France soit sont restés sans réponse, soit ont reçu une réponse peu encourageante.

Faute d’avoir pu donner l’affaire Ferrand en premier, ces mêmes journalistes de l’AFP ont eu la possibilité de sortir un nouveau scoop deux jours après l’article du Canard : le témoignage exclusif de l’avocat qui était au coeur de la vente de l’immeuble litigieux des Mutuelles de Bretagne en 2010-11. Mais avant même qu’une dépêche ait été écrite, la rédaction en chef France a refusé le sujet. C’était pourtant la première fois qu’une source impliquée dans le dossier confirmait les informations du Canard et pointait la possibilité d’une infraction pénale de M. Ferrand.

L’AFP se contentera, quelques jours plus tard, de mentionner d’une phrase le témoignage de l’avocat interviewé par Le Parisien. Ce même témoignage qui conduira à l’ouverture d’une enquête par le parquet de Brest….

Ce n’est pas tout : avant l’affaire Ferrand, le 17 mai, juste après la nomination du nouveau gouvernement, une dépêche annonce que François Bayrou, nouveau garde des Sceaux, devra lui-même faire face à des juges, dès le 19 mai, après son renvoi en correctionnelle pour diffamation. Mais la dépêche n’a pas été diffusée, la rédaction en chef France trouvant son intérêt « trop limité ». Deux jours plus tard, l’info sera en bonne place dans les médias nationaux. L’AFP décidera alors de la reprendre !

Interrogée jeudi par les syndicats lors de la réunion mensuelle des délégués du personnel, la direction de l’information de l’AFP s’est montrée incapable de justifier de manière argumentée les choix de sa rédaction en chef.

Tout cela fait beaucoup d’infos sensibles étouffées en quelques jours. Pour ceux qui ont travaillé sur le dossier, il y a de quoi être écoeuré et découragé. L’Agence France Presse, l’une des trois grandes agences d’informations mondiales, dont le statut rappelle l’indépendance, a-t-elle peur de diffuser des informations sensibles quand celles-ci risquent de nuire au nouveau pouvoir politique élu ?

Le SNJ-CGT appelle la direction et la rédaction en chef de l’AFP à s’expliquer sur le traitement incompréhensible de l’affaire Ferrand.

Le SNJ-CGT rappelle que l’AFP est et doit rester indépendante, que ses journalistes doivent pouvoir enquêter librement et publier toute information même si elle est gênante pour tout type de pouvoir, en particulier le pouvoir politique.

Le SNJ-CGT, Paris le 20 juin 2017

https://snjcgt.fr/wp-content/uploads/sites/11/2017/06/2017-06-22-Communiqu%C3%A9-SNJ-CGT-de-lAFP.pdf
https://www.valeursactuelles.com/politique/quand-lafp-tentait-detouffer-laffaire-ferrand-pour-proteger-macron-85239
https://francais.rt.com/france/40131-afp-a-t-elle-tente-etouffer-affaire-ferrand
http://www.arretsurimages.net/articles/2017-06-22/Pas-touche-au-gouvernement-Macron-a-l-AFP-id9987
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Emplois fictifs présumés: Bayrou plaide la "mauvaise passe" financière du MoDem.

Message  Alain Vasseur le Ven 23 Juin 2017 - 11:21

23/06/2017 à 10h24


Le président et fondateur du MoDem n'a pas nié avoir attribué des "assistants locaux" à des parlementaires européens, mais réfute la qualification d'emploi fictif.

François Bayrou officie à nouveau à la mairie de Pau (Pyrénées-Atlantiques), qu’il avait un temps écartée lors de son court passage au gouvernement en tant que garde des Sceaux. De retour en son fief après sa démission, il continue de se défendre contre les accusations d’emplois fictifs présumés au MoDem, qui ont déclenché l'ouverture d'une enquête préliminaire par le parquet de Paris.

Interrogé sur les affirmations du Monde comme quoi le MoDem se serait "servi de l’argent de l’Europe comme financement d’urgence", le président du parti centriste nie "toute irrégularité" de la procédure dans un long entretien à Sud-Ouest.


Une "période de mauvaise passe"

"Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous recherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là. Les deux parties étaient bien contentes", affirme François Bayrou.



L’ex-garde des Sceaux martèle par ailleurs que l’emploi au MoDem a été "normal, régulier et légal". Pourtant, un ex-assistant parlementaire assure dans un témoignage recueilli par France Inter que François Bayrou "ment" et que "les parlementaires (européens), conscients du risque juridique, réclamaient avec beaucoup de difficultés que l'assistant, de temps en temps, se manifeste".

"Les budgets des assistants parlementaires servaient à financer le fonctionnement du parti politique, au moins en partie. Les temps partiels qui étaient financés par l'Europe servaient à servir les ambitions de François Bayrou", affirme-t-il.

Le président du MoDem, lui, nie en bloc et préfère parler de redécoupage de postes, comparant avec un "journaliste à mi-temps" dont le temps serait découpé entre "le papier, le numérique et la mise en page". "Je ne comprends pas qu’on puisse faire des romans avec quelque chose de bon sens", a-t-il critiqué.

http://www.bfmtv.com/politique/emplois-fictifs-presumes-bayrou-plaide-la-mauvaise-passe-financiere-du-modem-1193020.html

http://www.lefigaro.fr/politique/le-scan/2017/06/23/25001-20170623ARTFIG00039-le-modem-a-recase-des-salaries-a-bruxelles-reconnait-francois-bayrou.php
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