Vosges - Affaire Grégory: Trois personnes placées en garde à vue 32 ans après la mort du garçonnet.

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Vosges - Affaire Grégory: Trois personnes placées en garde à vue 32 ans après la mort du garçonnet.

Message  Alain Vasseur le Mer 14 Juin 2017 - 15:07

MIS À JOUR LE 14/06/17 À 14H54

Trois personnes ont été interpellées, ce mercredi matin, dans les Vosges, 32 ans après la mort de Grégory Villemin...

Un tournant dans l’enquête sur la mort du petit Grégory Villemin, 32 ans après les faits ? Trois personnes ont été placées en garde à vue pour « complicité d’assassinat », « non-dénonciation de crime », « non-assistance à personne en danger » et « abstention volontaire d’empêcher un crime », a appris 20 Minutes ce mercredi, confirmant une information de L’Est Républicain. 

>> Affaire Grégory: Pourquoi l'enquête a-t-elle été rouverte ?

Il s'agit d'un couple et d'une tierce personne, tous septuagénaires, qui ont donc été interpellés ce mercredi matin par les gendarmes dans les Vosges avant d’être conduits à Dijon (Côte d’Or) où l’enquête est instruite. Une quatrième personne, plus âgée, est entendue en qualité de simple témoin, en raison de son état de santé.

Retrouvé pieds et poings liés dans la Vologne


Leurs noms apparaissaient déjà dans le dossier sur la mort jamais élucidée du petit Grégory, retrouvé noyé, pieds et poings liés, dans la Vologne, le 16 octobre 1984. C’est en reprenant point par point le dossier que les enquêteurs sont parvenus à identifier ces nouveaux éléments. « Mais on est encore loin de pouvoir parler de l’épilogue du dossier, il s’agit avant tout de vérifier certains éléments », assure une source proche du dossier à 20 Minutes.

53m
Vincent Vantighem 

✔ @vvantighem
[ltr]@20Minutes @c_politi Affaire #Grégoire : Les interpellations ont eu lieu dans les Vosges avant que les suspects ne soient conduits à #Dijon[/ltr]






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Vincent Vantighem 

✔@vvantighem
[ltr]@20Minutes Affaire #Grégory : Une source proche du dossier appelle à la "prudence". Notre papier : http://www.20minutes.fr/societe/2086519-20170614-affaire-gregory-trois-personnes-placees-garde-vue-32-ans-apres-mort-garconnet …[/ltr]




2:08 PM - 14 Jun 2017



Affaire Grégory: Trois personnes placées en garde à vue 32 ans après la mort du garçonnet


Trois personnes ont été interpellées, ce mercredi matin, dans les Vosges, 32 ans après la mort de Grégory Villemin...
20minutes.fr

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>> Affaire Grégory: En quoi consistaient les analyses ADN ? 

Souvent considérée comme la plus grande énigme criminelle française, l’affaire Grégory avait été relancée en 2008 quand les parents du garçonnet, Jean-Marie et Christine Villemin, avaient réclamé de nouvelles expertises ADN à la justice. Il s’agissait alors de se servir des progrès de la science pour tenter de retrouver des empreintes génétiques sur les pièces à conviction (vêtements, cordelettes…) conservées depuis 1984. Le parquet général de Dijon avait alors accédé à la requête des parents Villemin mais les analyses n’avaient rien donné.

Le mystérieux « corbeau » jamais identifié


Agé de 4 ans, Grégory avait été découvert mort, vers 21h15, le 16 octobre 1984, contre un barrage de la Vologne, les pieds et les mains liés sur le ventre à l’aide d’une cordelette. Un mystérieux « corbeau » s’était manifesté au téléphone quelques heures auparavant auprès du frère de Jean-Marie Villemin pour revendiquer le crime. Les parents avaient, dès le lendemain, reçu une lettre émanant vraisemblablement de ce même « corbeau » qui n’a jamais été identifié. « J’espère que tu mourras de chagrin, le chef… », indiquait notamment cette lettre, à l'attention du père du garçonnet.

>> De Grégory au Zodiac: Retour sur les affaires de « corbeaux »

Très rapidement, Bernard Laroche, un membre de la famille, a fait figure de premier suspect.
 
Mis en examen, il avait été écroué avant d’être finalement remis en liberté en février 1985. Un mois après sa sortie de prison, il avait été abattu par Jean-Marie Villemin devant chez lui. C’est ensuite Christine, la mère, qui a été soupçonnée d’avoir tué son propre fils avant d’être blanchie pour « absence totale de charges » le 3 février 1993.

http://m.20minutes.fr/societe/2086519-20170614-affaire-gregory-trois-personnes-placees-garde-vue-32-ans-apres-mort-garconnet


Affaire Grégory : un couple vosgien en garde à vue
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2017/06/14/affaire-gregory-un-couple-vosgien-en-garde-en-vue



https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/la-gendarmerie-de-dijon-arrete-deux-suspects-dans-l-affaire-du-petit-gregory-dans-les-vosges-1497442124


http://c.estrepublicain.fr/faits-divers/gregory-villemin
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Affaire Grégory : le procureur général de la cour d'appel de Dijon et la gendarmerie apportent des précisions.

Message  Alain Vasseur le Mer 14 Juin 2017 - 22:43


  • Le 14/06/2017 à 18:28  mis à jour à 18:32



Communiqué de presse du parquet général près la cour d'appel de Dijon et de la région de gendarmerie Bourgogne-Franche-Comté/section de recherches de Dijon :

"Sur commission rogatoire de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Dijon, les gendarmes de la section de recherches de la gendarmerie de Dijon ont interpellé trois personnes dans les Vosges dans le cadre de l’enquête, toujours en cours, sur l’enlèvement et l’assassinat de Grégory Villemin, 4 ans, le 16 octobre 1984.

1. Une enquête emblématique que la justice et la gendarmerie n’ont jamais abandonné.
Les gendarmes de Dijon, qui avaient déjà enquêté précédemment sur ce dossier entre 1987 et 1993, ont été à nouveau saisis par la chambre de l’instruction de la Cour d’appel de Dijon à la suite de la réouverture de l’instruction, décidée en 2008.
Le traitement de ce dossier très complexe, fort de plus de 12 000 pièces, marqué par de très nombreuses péripéties judiciaires et médiatiques, a nécessité la création d’une cellule nationale d’enquête par la gendarmerie dès 2009 afin de reprendre des investigations approfondies.

2. Des investigations sur l’ADN
L’effort a été porté initialement sur la recherche d’ADN sur certains scellés du dossier, dont les vêtements portés par le petit Grégory le jour de sa mort, les cordelettes ayant servi à le ligoter et des courriers anonymes. La cellule, qui a compté jusqu’à 12 enquêteurs pour cette tâche, a effectué environ 400 prélèvements parmi les protagonistes plus ou moins proches de l’affaire, mais aussi les magistrats, les enquêteurs et les experts qui avaient pu avoir eu en main ces scellés à un moment ou à un autre.
Devant l’absence de concordance de traces ADN, dont le procureur général de Dijon a fait le constat public à plusieurs reprises et pour la dernière fois en 2014, d’autres axes d’enquête ont été explorés. Outre les 400 personnes prélevées, une centaine de témoins ont été interrogés, certains pour la première fois. Près de 2000 courriers anonymes, reçus par les protagonistes de l’affaire mais aussi par les magistrats, ont été analysés en détail.

3. Le recours aux expertises en écriture
Des comparaisons d’écriture, menées au regard des évolutions les plus récentes dans la discipline, ont été effectuées sur certains documents offrant un intérêt plus marqué. L’expertise vocale des enregistrements de la voix du « corbeau », plusieurs fois envisagée, n’a pas été rendue possible, malgré les avancées de la technologie, en raison de la mauvaise qualité de l’enregistrement initial.

4. L’analyse criminelle permet de mettre en évidence des points à vérifier
Un travail d’analyse criminelle très approfondi a été effectué par le Service Central de Renseignement Criminel de la Gendarmerie, basé à Pontoise, afin de reconstituer très précisément, sur la base des éléments présents dans le dossier, la chronologie des jours précédant et suivant la commission du crime, de façon à positionner dans l’espace et dans le temps l’ensemble des témoins et des éléments intéressants apparus dans la procédure.
Des documents privés, confiés par certains acteurs importants du dossier et relatifs notamment à la conduite des investigations, ont été exploités pour mieux comprendre la manière dont les différentes phases d’enquête successives se sont déroulées.
Ce travail méticuleux a permis de recueillir ou de confirmer des éléments, dont certains avaient déjà attiré l’attention des enquêteurs et des magistrats dans le passé sans pouvoir être véritablement exploités.
Les interpellations récentes, qui visent des personnes très proches du coeur de l’affaire, ont pour but d’éclaircir certains points et d’apporter des réponses à des questions posées, parfois de longue date, par des zones d’ombre de la procédure."

http://www.lejsl.com/actualite/2017/06/14/affaire-gregory-le-procureur-general-de-la-cour-d-appel-de-dijon-et-la-gendarmerie-apportent-des-precisions
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Alain Vasseur

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Affaire Grégory : «AnaCrim», le super logiciel qui a aidé les gendarmes.

Message  Alain Vasseur le Mer 14 Juin 2017 - 22:47

14 juin 2017, 21h24 | MAJ : 14 juin 2017, 21h38

Les interpellations opérées ce mercredi dans l'emblématique dossier de l'affaire Grégory sont le résultat d'une longue enquête judiciaire de la gendarmerie avec l'aide d'un logiciel d'analyses criminelles dit «AnaCrim». 


Un outil informatique mis en place au sein du Service central du renseignement criminel (SCRC) et de toutes les sections de recherches. Un outil qui accompagne depuis une dizaine d'année les enquêteurs de la gendarmerie traitant des dossiers criminels les plus complexes et notamment les affaires non élucidées, les «cold cases». Le colonel Didier Berger, chef du Bureau des affaires criminelles (BAC) de la gendarmerie explique la méthode d'une enquête dite «AnaCrim». 
 
Comment fonctionne Anacrim ?


C'est d'abord un travail méthodique de longue haleine pour les analystes criminels. Il s'agit de relire pièces à pièces tous les procès-verbaux rédigés dans le cadre d'un dossier judiciaire et d'en retenir les éléments les plus utiles pour les enquêteurs. Dans chaque document, les analystes vont retranscrire minutieusement tous les éléments constatés par les enquêteurs sur le terrain ou les détails figurant dans une audition.


Cela peut être la précision d'une conversation, le lieu et l'heure où un témoin déclare avoir été etc. Toutes ces informations sont alors versées dans une importante base de données qui replace tous les éléments d'une enquête dans le temps et dans l'espace. L es gendarmes formés «AnaCrim», ne travaillent que sur une affaire à la fois ce qui permet de se concentrer sur toutes les données accumulées au fil du temps. Ils sont de «véritables experts du traitement de l'information criminelle.»
 

«Il permet d'avoir une vision globale de la procédure»

 
Quel est l'objectif ?


L'objectif est de mettre en évidence des incohérences d'emploi du temps d'un témoin ou d'un mis en cause, des contradictions entre certains témoignages et des constatations effectués par les enquêteurs. Si un témoin dit être à tel endroit à telle heure, cette analyse permettra de recouper cette information et de vérifier son authenticité. On peut aussi travailler sur les procès-verbaux liés à la téléphonie. L'application «AnaCrim» livrera alors un tableau relationnel entre chaque acteur d'un dossier et permettra d'identifier précisément le rôle de chacun. Ce logiciel permet de déterminer toutes les hypothèses de travail et de préparer des stratégies d'audition de témoins. Elle permet d'exploiter toutes les pistes et de les prioriser.

 
Ce logiciel ne laisse rien passer... ?


Il permet surtout aux enquêteurs, submergés parfois par de grandes masses d'informations, de ne rien oublier sur un dossier regroupant plusieurs milliers de données notamment lorsqu'il y a une multitude de témoins et de mis en cause. Il sert aussi lors des crimes ou délits commis en série sur l'ensemble du territoire. Il permet d'avoir une vision globale de la procédure et de distinguer la logique qui se dessine au travers de la commission d'un fait criminel ou délictuel. Tous les grands services d'enquête européens se sont dotés de ce type d'outil et notamment Europol.

 
Peut-on s'en passer ?


C'est désormais une aide fondamentale pour les enquêteurs sur les dossiers d'homicides notamment. Il est devenu un outil indispensable. Le cerveau humain a ses limites et n'est pas toujours capable d'analyser de manière objective des faits parfois anodins. AnaCrim permet surtout de ne pas passer à côté d'une hypothèse de travail.

  
  leparisien.fr



http://www.leparisien.fr/faits-divers/affaire-gregory-anacrim-le-super-logiciel-des-gendarmes-qui-a-aide-a-remonter-une-piste-14-06-2017-7052283.php





Affaire Grégory : les époux Villemin sont "heureux et satisfaits de voir le travail colossal réalisé", selon leur avocat
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire-du-petit-gregory/affaire-gregory-les-epoux-villemin-sont-heureux-et-satisfaits-de-voir-le-travail-colossal-realise-selon-leur-avocat_2236075.html
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Affaire Grégory : ce qu'il faut retenir de la conférence de presse du procureur de Dijon.

Message  Alain Vasseur le Jeu 15 Juin 2017 - 18:35

Les enquêteurs sont convaincus que "plusieurs personnes sont impliquées" dans le meurtre du petit Grégory.



franceinfoFrance Télévisions
Mis à jour le 15/06/2017 | 18:27
publié le 15/06/2017 | 18:11





Le scénario se précise. Le procureur général de la République de Dijon a révélé, jeudi 15 juin, que les enquêteurs avaient "la conviction que plusieurs personnes sont impliquées" dans le meurtre du petit Grégory. "Je pense qu'on se rapproche de la vérité", a-t-il ajouté.


Le 16 octobre 1984, le petit garçon, alors âgé de quatre ans, avait été retrouvé pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne, dans les Vosges. Trente-deux ans après les faits, trois personnes ont été placées en garde à vue, et deux autres auditionnées. Toutes font partie de la famille de la victime. Les trois gardes à vues ont été prolongées de 24 heures.


Franceinfo reprend les informations essentielles données par le procureur, alors que l'affaire Grégory est relancée.


Schéma des membres de la famille Villemin impliqués dans l'enquête sur le meurtre du petit Grégory. (ANSELME CALABRESE / FRANCEINFO)


Jacqueline Jacob, la grand-tante de Grégory, soupçonnée d'être l'auteure d'une lettre de menaces en 1983



Si les analyses ADN n'ont rien donné, les "expertises en écriture" ont permis ces avancées des enquêteurs. Cette technique, utilisée par des experts judiciaires, doit permettre d'authentifier les documents et d'en obtenir des conclusions concernant une affaire judiciaire, comme celle du petit Grégory. Ainsi, selon le procureur de la République de Dijon, "des résultats intéressants sont de nature à nous faire progresser sur le chemin de la vérité".
Verdict des experts ? Une lettre de menaces de mort anonyme, écrite à la main et envoyée 1983 aux grands-parents de Grégory, aurait été rédigée par Jacqueline Jacob, la grand-tante de Grégory. 


Les conclusions de l'expertise sont confondantes à l'égard d'une personne, qui est Madame Jacqueline Turiot, épouse Jacob.
Jean-Jacques Bosc, procureur général de la République de Dijon
lors d'une conférence de presse


Une autre lettre de revendication, envoyée le 16 octobre 1984, le jour du meurtre, n'a pour l'heure pas été attribuée à un auteur. Mais "des similitudes" apparaissent entre la lettre de 1983 et celle de 1984, selon les investigations des gendarmes. L'expression "le chef", par exemple, revient dans les deux lettres.

La grand-mère de Grégory, soupçonnée d'avoir écrit une lettre de menaces contre un magistrat

Monique Vuillemin (née Jacob), la grand-mère de Grégory, est soupçonnée d'être l'auteure d'une lettre de menaces reçue par l'ancien président de la cour d'appel de Dijon, Maurice Simon, en 1989. Le magistrat est mort depuis. Ces lettres mettaient en cause les parents du petit Grégory. Elles avaient "comme objet d'influer sur l'enquête qui s'orientait vers l'innocence de Christine Villemin, la mère de Grégory", explique Jean-Jacques Bosc.
"Tu seras tué", était-il écrit sur une des lettres de menaces reçue par le magistrat. Selon le procureur général, les "expertises" effectuées sur les courriers ont "justifié" l'audition de Monique Villemin à son domicile, mercredi 14 juin, son état de santé empêchant une garde à vue.

On ne sait pas qui a tué le petit Grégory mais "plusieurs personnes sont impliquées"

Le procureur général explique ne pas être en mesure de dire si les enquêteurs ont identifé le (ou les) tueur(s) du petit Grégory. L'enquête sur la mort du petit garçon a, depuis 1984, été engagée autour du corbeau, qui aurait passé des centaines d'appels téléphoniques à différents membres de la famille. Selon le procureur, les investigations ont permis d'établir que "ces appels émanaient d'une femme et d'un homme à la voix rauque et essoufflée". Ces deux personnes n'ont pas été identifiées.
Dans le même temps, des témoins ont affirmé avoir observé que des "repérages" et des "surveillances" ont été effectuées dans les jours qui ont précédé le meurtre par "un homme à moustache, quelque fois accompagné d'une femme""A ce stade, les investigations montrent qu'à l'évidence plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime", a poursuivi le magistrat. Les responsabilités seraient partagées.

Les personnes en garde à vue gardent le silence

"Les trois gardés à vue invoquent le droit au silence. C'est une difficulté que l'on a", a également expliqué le procureur. Mais "l'enquête s'oriente vers la vérification des emplois du temps", estime-t-il. 
http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire-du-petit-gregory/affaire-gregory-ce-qu-il-faut-retenir-de-la-conference-de-presse-du-procureur-de-la-republique-de-dijon_2237847.html

http://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-gregory-plusieurs-personnes-ont-concouru-a-la-realisation-du-crime-selon-le-procureur-1187088.html

https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/affaire-gregory-garde-vue-prolongee-de-24-heures-pour-les-trois-membres-de-la-famille-villemin-1497514064
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Affaire Grégory : les corbeaux sont "directement liés au meurtre", selon un des premiers enquêteurs.

Message  Alain Vasseur le Jeu 15 Juin 2017 - 22:39

Le colonel Etienne Sesmat, qui a dirigé l'enquête sur la mort de Grégory en 1984, a estimé, jeudi sur franceinfo, que les maîtres chanteurs étaient liés à son meurtre.


franceinfoRadio France
Mis à jour le 15/06/2017 | 18:25
publié le 15/06/2017 | 17:54



Les corbeaux "font partie des gens directement liés au meurtre de Grégory", a estimé, jeudi 14 juin sur franceinfo, le colonel Etienne Sesmat, qui a dirigé l'enquête juste après la découverte du corps du petit Grégory en 1984. Par ailleurs, le gendarme ne se dit pas étonné qu'il y ait plusieurs corbeaux à la suite de la conférence de presse du procureur général de la Cour d'appel de Dijon, Jean-Jacques Bosc.


Jean-Jacques Bosc a expliqué que les conclusions d'une expertise sur une lettre de 1983 étaient "confondantes" pour la grand-tante de Grégory, Jacqueline Jacob. Une autre expertise, menée sur une lettre de 1989, implique cette fois Monique Villemin, la grand-mère du petit garçon. Trois personnes sont en garde à vue depuis mercredi dans le cadre de l'enquête. Il s'agit de Jacqueline et Marcel Jacob, grand-tante et grand-oncle de Grégory, et de Ginette Villemin, la tante de l'enfant.


franceinfo : Êtes-vous étonné qu'il y ait plusieurs corbeaux ?


Etienne Sesmat : Non, pas vraiment. On a su très vite qu'il y avait plusieurs corbeaux qui agissaient, notamment dans la partie appels téléphoniques anonymes dans la période 1981-1983, avant les lettres anonymes. On savait qu'il y avait une voix d'homme à l'intérieur de la famille. Les gens de la famille l'appelaient 'l'homme à la voix rauque', qui intervenait pour des insultes, des menaces. Il y avait une voix de femme pour des appels intempestifs pour envoyer des médecins, des pompes funèbres ou des infirmières chez les parents Villemin. Nous, on s'appuyait sur des expertises en écriture à l'époque. Elles nous disaient que c'était une seule personne qui avait écrit les cinq lettres, ainsi que la lettre de revendication du meurtre. Maintenant, on nous dit qu'il y a une autre personne qui a écrit une de ces lettres. Moi, cela ne m'étonne pas.


Le ou les corbeaux ont-ils nécessairement participé au crime ?


Encore faut-il savoir qui sont les corbeaux. C'est sûr qu'ils font partie des gens directement liés au meurtre de Grégory. Cela m'a toujours semblé difficile d'imaginer un complot dans le créneau horaire qui nous est donné, quant au timing des faits. Mais bon, s'il y a d'autres éléments qui vont dans la voie d'une complicité, d'un meurtre à plusieurs, c'est plausible également.


Vous soupçonniez Bernard Laroche, le cousin de Jean-Marie Villemin. Est-ce qu'il est hors de cause aujourd'hui, selon vous ?


Je ne crois pas qu'il soit hors de cause. La lettre de revendication du meurtre, on n'en connaît toujours pas l'auteur. Moi, je reste sur des expertises faites à l'époque qui le désignaient formellement. Il faut voir comment tout ça va évoluer.


http://www.francetvinfo.fr/faits-divers/affaire-du-petit-gregory/affaire-gregory-les-corbeaux-sont-directement-lies-au-meurtre-selon-un-des-premiers-enqueteurs_2238049.html
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Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob déférés au parquet général de Dijon.

Message  Alain Vasseur le Ven 16 Juin 2017 - 11:45

Par Virginie Salanson et Anne Pinczon du Sel, France Bleu Alsace, France Bleu Bourgogne, France Bleu Lorraine Nord, France Bleu Sud Lorraine et France BleuJeudi 15 juin 2017 à 10:13 Mis à jour le vendredi 16 juin 2017 à 10:54

Dans l'affaire du petit Grégory, le procureur de Dijon a donné une conférence de presse jeudi après-midi. Il a affirmé que "plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime". Deux membres de la famille Villemin, Marcel et Jacqueline Jacob, ont été déférés vendredi matin au parquet.

Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante du petit Grégory, on été déférés au parquet général de Dijon vendredi matin, en vue de leur présentation à un juge d'instruction. Le couple est arrivé à la cour d'appel vers 8 heures. Il avait été placé en garde à vue mercredi, tout comme une tante de l'enfant, Ginette Villemin, interpellée elle aussi cette semaine dans les Vosges. Un rebondissement qui a relancé une affaire des plus énigmatiques de l'histoire criminelle depuis la découverte du cadavre de Grégory Villemin, quatre ans, au soir du 16 octobre 1984, pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne.

À l'évidence plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime" - Jean-Jacques Bosc

Jacqueline Jacob, 85 ans, serait restée mutique durant sa garde à vue et Marcel Jacob, 71 ans, se serait lui contenté d'affirmer qu'il ne se rappelait rien, face aux gendarmes qui tentent de percer le mystère de la mort du petit garçon de quatre ans, à l'origine d'un grand émoi dans le pays en 1984.

Ginette Villemin, la tante de l'enfant assassiné, a elle été remise en liberté jeudi soir. "Elle est libre et il n'y a strictement aucun élément contre elle, ni aucun élément nouveau" , a expliqué à franceinfo maître Rémi Stéphan, l'avocat de Ginette Villemin. "Contrairement à ce que dit le procureur général, elle a répondu aux questions des enquêteurs. Ce sont les mêmes questions qu'il y a 32 ans, sur les rapports entre les uns et les autres. Ce sont les mêmes questions mais la mémoire est moins bonne", a-t-il poursuivi.

"A ce stade, les investigations montrent qu'à l'évidence plusieurs personnes ont concouru à la réalisation du crime", a affirmé jeudi Jean-Jacques Bosc, le procureur général de la cour d'appel de Dijon qui donnait une conférence de presse suite aux interpellations qui ont relancé l'affaire Grégory. Selon lui, "Il y a eu des repérages les jours avant le crime."

Deux corbeaux identifiés par l'expert graphologue


Ce sont des analyses graphologiques qui ont permis aux enquêteurs de procéder aux interpellations des trois membres de la famille Villemin. Depuis le début de cette enquête " la façon d'aborder les écritures a beaucoup évolué ", précise Jean-Jacques Bosc. L’expertise d’une lettre de menaces envoyée en 1983 à l'un des membres de la famille Villemin "est confondante à l’encontre d’une personne qui est Jacqueline Jacob", a déclaré le procureur qui a également évoqué une "similitude" entre l’écriture de ce courrier et celle du message de revendication du crime envoyé le jour des faits aux parents. Jacqueline Jacob est la grande-tante de Grégory.

Un autre courrier a été analysé : une lettre envoyée en 1989 à M. Simon, le président de la chambre d'instruction qui enquêtait à l'époque sur la mort de Grégory. Un courrier qui disait : " Vas-tu voir 1990 ? Ca c'est notre affaire, en tout cas tu seras tué. " Cette fois, l'expert graphologue estime que l'auteur de cette lettre serait Monique Villemin, la grand-mère de Grégory. Elle a été entendue en audition libre avec son mari mercredi dans les Vosges.

Une "pièce déterminante" de l'affaire livrée vendredi ?


"Quelques jours avant le passage à l'acte, des repérages et surveillances ont été réalisés, opérés par un homme portant une moustache et quelques fois accompagné d'une femme", a précisé Jean-Jacques Bosc, ajoutant que l'enquête s'oriente vers la vérification des emplois du temps des suspects dans le cadre de leur garde à vue. Le procureur a ajouté que les gardés à vue refusent de répondre aux questions et "invoquent leur droit au silence."

Des perquisitions ont été menées au domicile des suspects. Le procureur général de Dijon prévoit de s'exprimer à nouveau vendredi après-midi. Gérard Welzer, avocat de Marie-Ange Laroche, dont le mari, Bernard, soupçonné dans un premier temps dans cette affaire, a été abattu d'un coup de fusil par le père du petit Grégory, s'est dit vendredi matin sur franceinfo "persuadé" que le procureur allait livrer "une pièce déterminante, scientifique et incontestable" dans l'affaire. "On ne peut pas avoir réuni autant de journalistes et avoir réveillé cette France médiatique sans avoir quelque chose de déterminant, j'en suis persuadé. Je pense que cet après-midi on va nous sortir une pièce déterminante, scientifique, incontestable", a-t-il ajouté.



Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob déférés au parquet général de Dijon © Visactu -


https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/affaire-gregory-garde-vue-prolongee-de-24-heures-pour-les-trois-membres-de-la-famille-villemin-1497514064


http://www.ouest-france.fr/faits-divers/affaire-gregory/affaire-gregory-marcel-et-jacqueline-jacob-deferes-au-parquet-general-de-dijon-5067002


Affaire Grégory. Six questions pour tout comprendre du dossier

Qui étaient les corbeaux ?. C'est en continuant d'enquêter sur leurs identités que les gendarmes ont abouti à l'actuel rebondissement, le ou les corbeaux devant évidemment mener au(x) meurtrier(s) de...
Affaire Grégory - 11h36

http://www.ouest-france.fr/faits-divers/affaire-gregory/affaire-gregory-six-questions-pour-tout-comprendre-du-dossier-5067054


http://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-gregory-le-couple-jacob-defere-au-parquet-general-de-dijon-1187490.html

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Affaire Grégory. Ce qu'il faut retenir de la conférence de presse du procureur.

Message  Alain Vasseur le Ven 16 Juin 2017 - 23:02

Modifié le 16/06/2017 à 22:02 | Publié le 16/06/2017 à 20:07


Le procureur général de Dijon, Jean-Jacques Bosc, a tenu ce vendredi une seconde conférence de presse dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Gregory qui a connu de nouveaux rebondissements, 32 ans après les faits. Le grand-oncle de l'enfant et son épouse ont été mis en examen, a indiqué le magistrat pour « enlèvement » et « séquestration suivie de la mort ».

L'enlèvement et la mort de Grégory, 4 ans, retrouvé noyé dans la Vologne le 16 octobre 1984, est un « acte collectif », entouré encore « de zones d'ombres », a estimé vendredi le procureur général de Dijon après la mise en examen de la grand-tante et du grand-oncle de l'enfant. Voici ce que l'on sait de l'enquête.
 

Deux nouveaux suspects


Marcel Jacob, oncle de Jean-Marie Villemin (le père de l'enfant), et son épouse Jacqueline ont été arrêtés mercredi à leur domicile à Autmonzey (Vosges), à une dizaine de kilomètres du lieu où avait été retrouvé le corps de Grégory. Ils ont été mis en examen vendredi pour l'« enlèvement » et la « séquestration suivie de la mort » du petit garçon, avant d'être placés en détention provisoire. 

L'enquête démontre les relations délétères qu'entretenait le couple Jacob avec les parents du petit Grégory, Jean-Marie et Christine Villemin.

Marcel Jacob, 72 ans, était en mauvais termes avec le père de Grégory, dont il considérait l'ascension sociale illégitime. Il était en revanche particulièrement lié à Bernard Laroche, un autre de ses neveux. Jamais inquiété par la justice, il avait été soupçonné une première fois d'être le corbeau lorsqu'une lettre anonyme avait fait état d'une altercation entre deux frères de Jean-Marie dont il avait été le seul témoin.

Jacqueline Jacob, 72 ans, n'a pas dérogé au rôle de l'épouse discrète tenu depuis 1984. Jamais interrogée durant les cinq premières années de l'enquête, elle s'était dérobée à une convocation avant d'être entendue deux ans plus tard par le juge d'instruction.

Que leur reproche-t-on ?


Les enquêteurs sont convaincus que le couple a participé activement à l'enlèvement de Grégory qui s'est soldé par sa mort. Le procureur général de Dijon a évoqué un « acte collectif ».

« A l'évidence, Grégory a été enlevé du domicile de ses parents et retenu un certain temps jusqu'à sa mort », a affirmé Jean-Jacques Bosc, ajoutant que les personnes qui ont participé à cet enlèvement « sont les auteurs du crime ».

« Nous ne savons pas en l'état du dossier très précisément de quelle façon est mort Grégory (...); il y a encore des zones d'ombre qu'on pourra peut-être éclaircir », a-t-il toutefois souligné. Le couple Jacob a nié « toute participation aux faits reprochés », sans présenter « d'alibi qui soit confirmé ou étayé », a-t-il expliqué.

Interrogé sur la participation éventuelle de Bernard Laroche, tué par Jean-Marie Villemin en 1985 alors qu'il était inculpé pour le meurtre de Grégory, le procureur n'a pas écarté cette possibilité, s'appuyant sur « les déclarations de Murielle Bolle », belle-soeur de Bernard Laroche et adolescente à l'époque du drame.

La justice soupçonne également les époux Jacob d'être les « corbeaux »« Le dossier révèle l'existence d'un lien indissociable entre les trois lettres anonymes de 1983, le courrier posté le jour du crime avant 17H15 et l'enlèvement de l'enfant », a affirmé M. Bosc, qui a mis en avant le fait que les lettres et appels anonymes avaient été passés par « un homme et une femme » et la similitude des termes employés.

Les éléments qui ont relancé l'enquête


L'affaire a été relancée grâce notamment au logiciel d'analyse criminelle Anacrim, qui a permis de porter « un regard neuf sur la procédure » en reconstituant la chronologie avant et après le crime et en pointant des incohérences. L'objectif des gardes à vue était notamment de mettre les suspects face aux contradictions pointées par Anacrim. Mais les suspects sont restés mutiques.

Une nouvelle analyse des écritures a désigné Jacqueline Jacob comme l'auteur d'une lettre de menace envoyée en 1983 aux parents de Grégory.


Lors des perquisitions menées mercredi au domicile du couple, les gendarmes ont saisi des documents écrits de la main de Jacqueline, qui vont faire l'objet d'une prochaine comparaison d'écriture.

Ils ont aussi retrouvé des « notes » dans lesquelles Marcel Jacob dit ne pas être le meurtrier.

Cependant, pour les avocats du couple, il n'y a aucun élément matériel à leur encontre. « On a mis la charrue avant les boeufs », a dénoncé l'avocat de Marcel Jacob, Stéphane Giuranna, précisant qu'il allait rapidement demander « la nullité de la mise en examen » de son client, qui aurait dû, selon lui, seulement être placé sous le statut de témoin assisté.

http://www.ouest-france.fr/faits-divers/affaire-gregory/affaire-gregory-ce-qu-il-faut-retenir-de-la-conference-de-presse-du-procureur-5067471



http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKBN19721E-OFRTP



Affaire Grégory. Marcel et Jacqueline Jacob mis en examen

Marcel et Jacqueline Jacob, le grand-oncle et la grand-tante de Grégory Villemin, retrouvé noyé pieds et poings liés dans une rivière des Vosges le 16 octobre 1984, ont été mis en examen vendredi à...

Affaire Grégory - 18h09
http://www.ouest-france.fr/faits-divers/affaire-gregory/affaire-gregory-marcel-et-jacqueline-jacob-mis-en-examen-pour-sequestration-5067293
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Alain Vasseur

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Affaire Grégory : Marcel et Jacqueline Jacob remis en liberté.

Message  Alain Vasseur le Mar 20 Juin 2017 - 17:19

Par Christophe Tourné et Anne Pinczon du Sel, France Bleu Bourgogne, France Bleu Lorraine Nord,France Bleu Sud Lorraine et France BleuMardi 20 juin 2017 à 15:04 Mis à jour le mardi 20 juin 2017 à 17:15

La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Dijon a décidé mardi de remettre en liberté le grand-oncle et la grand-tante de Grégory Villemin, quatre ans, retrouvé mort en 1984 dans les Vosges. Les époux sont remis en liberté sous contrôle judiciaire.


La chambre de l'instruction de la Cour d'appel de Dijon a décidé mardi de remettre en liberté immédiate Marcel et Jacqueline Jacob, grand-oncle et grand-tante de Grégory Villemin, retrouvé mort en 1984 à l'âge de quatre ans dans les Vosges. Ils sont placés sous contrôle judiciaire et ne retourneront pas chez eux dans les Vosges, mais seront placés dans deux logements différents à des adresses tenues secrètes.

Le parquet avait requis le maintien en détention de Marcel et Jacqueline Jacob lors d'une audience à huis clos mardi matin. Arrêtés mercredi dernier dans les Vosges, Marcel et Jacqueline Jacob ont été écroués vendredi. Ils ont été mis en examen et placés en détention pour séquestration suivis de mort, 32 ans après la mort de l'enfant.


"C'est un dossier qui ne repose sur rien. Jacqueline Jacob a dit qu'elle n'avait rien à voir avec l'affaire" — Maître Gary Lagardette, avocat de Jacqueline Jacob

"J'attendais d'en savoir plus de l'accusation mais je n'ai pas plus d'éléments que ceux entendus lors de la conférence de presse" de vendredi, a dénoncé Me Stéphane Giuranna, l'avocat de Marcel Jacob, ajoutant que son client "a hurlé son innocence ce matin dans le box". "C'est un dossier qui ne repose sur rien. Jacqueline Jacob a dit qu'elle n'avait rien à voir avec l'affaire, elle est dévastée à l'idée de rester en prison", a déclaré son conseil, Me Gary Lagardette.


Une mise en examen 32 ans après le drame



L'arrestation surprise du couple, la semaine dernière dans les Vosges, a relancé l'affaire, jamais élucidée depuis la découverte du garçon de quatre ans, pieds et poings liés dans les eaux de la Vologne, le 16 octobre 1984. Les deux septuagénaires ont été mis en examen pour enlèvement, séquestration suivis de mort et placés en détention. Ils n'avaient jamais été inquiétés jusqu'alors même si leurs noms apparaissaient au fil des 12.000 pièces du dossier : dans un arrêt de 1993, la cour d'appel de Dijon les avait au contraire disculpés.

Sont-ils les corbeaux ?



Avec eux, l'accusation pense avoir identifié les fameux "corbeaux" et selon elle, "il y a un élément qui associe ces actes, ces lettres, les appels téléphoniques, l'acte d'enlèvement et la mort de l'enfant", plusieurs personnes ayant concouru à la réalisation du crime. Les soupçons se fondent sur des rapprochements graphologiques ou lexicaux, comme la récurrence de l'expression "le chef" pour désigner Jean-Marie Villemin, le père de Grégory, dont les auteurs auraient voulu se venger.


Ce terme est notamment utilisé dans la lettre de revendication du meurtre, postée à Lépanges-sur-Vologne le 16 octobre 1984, semble-t-il avant même l'enlèvement de l'enfant d'après le cachet de la Poste. Signe que son auteur aurait joué directement un rôle.


L'expression fut aussi employée par Marcel Jacob, ouvrier, lors d'une altercation avec Jean-Marie Villemin, devenu contremaître, deux ans avant le drame. Me Giuranna ne voit là qu'une banale opposition syndicale, "pas un mobile pour assassiner un petit garçon, c'est délirant". Et "chef, c'est un mot que tout le monde employait" dans la famille, souligne Me Lagardette.


Dissiper les rumeurs



Le parquet général s'appuie aussi sur l'absence d'alibis "confirmés ou étayés", ce que conteste encore la défense. Trois décennies plus tard, les enquêteurs vont s'employer à vérifier les emplois du temps des différents protagonistes au regard de leurs déclarations antérieures. Et en procédant à de nouvelles auditions.


Murielle Bolle, la belle-sœur de Bernard Laroche, premier suspect tué en 1985 par Jean-Marie Villemin, pourrait être entendue prochainement. En 1984, âgée de 15 ans, elle avait affirmé devant les gendarmes qu'elle était avec son beau-frère le jour du meurtre et avoir assisté à l'enlèvement de Grégory, avant de se rétracter trois jours plus tard. "Compte tenu du climat actuel, qui ressemble étrangement à celui qui régnait dans ce dossier fin 1984, il me semble important que les doutes et les rumeurs soient rapidement dissipés", a déclaré à son avocat, Me Jean-Paul Teissonnière.


"Ce n'est pas possible que ces gens-là aient quelque chose à voir" avec le meurtre, a rétorqué lundi Ginette Villemin, 61 ans, dont le défunt mari, Michel Villemin, oncle de Grégory, était très lié à Bernard Laroche, tout comme Marcel Jacob. Elle avait été placée en garde à vue la semaine dernière sans être mise en cause. Parce que les gendarmes lui ont posé "les mêmes questions" qu'il y a 32 ans, elle ne croit pas que la justice résoudra l'affaire un jour.



https://www.francebleu.fr/infos/faits-divers-justice/affaire-gregory-le-parquet-de-dijon-demande-le-maintien-en-detention-de-marcel-et-jacqueline-jacob-1497963847
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Alain Vasseur

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Affaire Grégory: Murielle Bolle interpellée à son domicile ce matin.

Message  Alain Vasseur Hier à 22:14

28/06/2017 à 09h17

Murielle Bolle avait incriminé son beau-frère, Bernard Laroche, suspect numéro 1 en 1984 pour le meurtre de Grégory Villemin. Avant de se rétracter.

Après les derniers rebondissements des dernières semaines, l'enquête sur la mort de Grégory Villemin se poursuit dans les Vosges. Murielle Bolle, la belle-soeur de Bernard Laroche, soupçonné d'avoir participé au rapt du petit garçon, est entendue depuis mercredi matin par les gendarmes, après avoir été interpellée à son domicile. A l'époque du meurtre en 1984, cette femme, aujourd'hui âgée d'une cinquantaine d'années, avait incriminé son beau-frère. Avant de se rétracter.

"Son audition était prévisible dans la mesure où c’est un témoin-clé, a réagi Marie-Christine Chastant-Morand, l'avocate de Jean-Marie et Christine Villemin. Nous attendons qu’elle s’explique. Si elle pouvait parler et expliquer ce qu’il s’est réellement passé, ce serait répondre aux vœux des parents du petit Grégory."

Elle est entendue "essentiellement pour complicité d'assassinat, non-dénonciation de crime. Je crois qu'il y a non-assistance à personne en danger (...) qualifications qui sont à la périphérie immédiate de ce qui s'est passé" le 16 octobre 1984, jour de la mort de Grégory, a précisé Jean-Paul Teissonniere, son avocat.

Pression familiale?

Quelques semaines après l'assassinat de Grégory Villemin, le 16 octobre 1984, l'audition de Murielle Bolle avait été déterminante. L'adolescente rousse, alors âgée de 15 ans, met en cause directement son beau-frère, cousin du père de l'enfant, considéré alors comme suspect numéro 1. Elle explique, que le jour du meurtre, elle est montée dans le véhicule de Bernard Laroche, en sortant de l'école, et a assisté à l'enlèvement du petit garçon. Son beau-frère était alors descendu de voiture, selon ses dires, avec l'enfant "près d'une petite place" à Lépanges, avant de revenir seul.

Ce récit, Murielle Bolle va le répéter à trois reprises aux gendarmes mais aussi au juge. Celui-ci décide alors de la laisser repartir dans sa famille. La jeune fille de 15 ans rentre chez elle. Le lendemain, Murielle Bolle se rétracte et dénonce la pression des enquêteurs. Elle va expliquer que le soir du meurtre, elle a pris le bus pour rentrer chez elle. Une version contredite par le chauffeur de l'autocar. Les journalistes, qui ont suivi l'affaire à l'époque mettent alors en cause les proches de l'adolescente qui auraient pu influer sur son témoignage. Depuis Murielle Bolle clame l'innocence de Bernard Laroche.

"Murielle Bolle avait fait à l’époque une version qui s’est avérée complètement fausse, elle est revenue dessus à une dizaine de reprises. Il y a eu un procès contradictoire aux assises de Dijon en 1993 où on s’est aperçu que ce qui lui avait fait dire était faux, a estimé Me Gérard Welzer", l'avocat de Marie-Ange Laroche, veuve de Bernard Laroche et soeur de Murielle Bolle. 

"Mise en scène médiatique"

Précisant que sa cliente aspirait à la "tranquillité" et à la "sérénité", l'avocat de Marie-Ange Laroche regrette qu'enquêteurs et médias n'ont "rien appris d'il y a 32 ans". "J’ai dit, depuis le début de ces prétendus rebondissements, soit il y a quelque chose de solide, de déterminant, disons-le et examinons-le de manière contradictoire. Soit il n’y a rien et c’est grave parce qu’on jette en pâture des gens, des noms, des visages. J’espère qu’il ne va pas y avoir de nouveaux drames", poursuit Me Welzer qui dénonce la "mise en scène médiatique" autour des interpellations de ces dernières semaines.

L'avancée de l'enquête, notamment grâce aux analyses graphologiques, et surtout l'abandon de l'hypothèse "un corbeau = un tueur" donnent toutefois un éclairage nouveau au témoignage de l'époque de Murielle Bolle. Les gendarmes veulent désormais interroger cette femme, qui vit recluse depuis quelques semaines dans son pavillon de Granges-Aumonzet, sur les époux Jacob. Marcel et Jacqueline Jacob, mis en examen pour "enlèvement" et "séquestration suivie de mort", pourraient avoir été les "cerveaux" du meurtre de Grégory Villemin. C'est en tout cas ce qu'estiment les auteurs d'une synthèse de près de 600 pages, dévoilée par Le Figaro, qui a permis de relancer l'affaire.

http://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-gregory-murielle-bolle-doit-etre-entendue-par-les-gendarmes-1196519.html

http://premium.lefigaro.fr/actualite-france/2017/06/23/01016-20170623ARTFIG00389-affaire-gregory-ce-que-revelent-les-591-pages-de-l-enquete-des-gendarmes.php




Affaire Grégory: un mystérieux message découvert dans une église intrigue les enquêteurs
28/06/2017 à 15h29

Un mot mystérieux retrouvé dans le registre d’une église il y a un mois et signé du nom de Murielle Bolle a relancé une partie des investigations dans l’affaire Grégory, révèle L’Est Républicain. Mais selon les informations de BFMTV, l'ADN de Murielle Bolle n'apparaît absolument pas sur la page du registre.


C’est une histoire dans l’histoire, qui vient confirmer le climat électrique qui règne dans la vallée de la Vologne. Selon des informations révélées ce mercredi par L’Est Républicain, et confirmées par BFMTV, les gendarmes ont enquêté fin mai sur un mystérieux mot écrit récemment et retrouvé dans un registre d’église. Ce mot accuse directement l’un des protagonistes de l’affaire du meurtre de Grégory Villemin: Bernard Laroche, cousin du père du petit garçon, qui avait été un temps soupçonné avant d’être abattu par ce dernier.

L’histoire commence il y a un mois, dans l’église de Lépanges-sur-Vologne, le village vosgien où habitaient le petit Grégory et ses parents lorsqu’il a été assassiné en 1984. L’Est Républicain raconte qu’une paroissienne, venue donner ce jour-là des cours de catéchisme, feuillette machinalement le registre à l’entrée du lieu saint. Un cahier dans lequel les fidèles peuvent écrire leurs pensées, leurs prières et leurs confessions. Soudain, quelques mots l’interpellent. Ils parlent du petit Grégory.

L’ancien maire prévient les gendarmes

Distraite par les enfants qui arrivent pour suivre le cours de catéchisme, la paroissienne referme le livre, mais décide d’en parler le lendemain à l’ancien maire du village, présent à l’époque des faits en 1984. Joint par BFMTV, l’ancien élu confirme avoir reçu un appel de la paroissienne. “Deux jours plus tard, je suis allé voir de quoi il s’agissait. J’ai feuilleté le registre de l’église, et je suis tombé effectivement sur un mot, tracé avec une belle écriture.

On pouvait lire: ”C’est bien Bernard L. qui a tué Grégory. J’étais avec lui. Murielle Bolle.” J’ai décidé de l’amener chez les gendarmes pour leur montrer.”

Bernard L., ce prénom et cette initiale sont sans équivoque: ils font référence à Bernard Laroche. Soupçonné de l’assassinat de l’enfant, il avait été été abattu devant sa maison par le père de Grégory, convaincu de sa culpabilité. Quant à Murielle Bolle, il s’agit de la belle-sœur de Bernard Laroche, placée en garde à vue ce mercredi matin par les gendarmes, plus de trente ans après les faits. A l’époque, ce sont ses aveux qui avaient conduits les enquêteurs sur la piste de Bernard Laroche.

Elle avait expliqué que, le jour du meurtre, elle était montée dans le véhicule de Bernard Laroche, et avait assisté à l’enlèvement de l’enfant… avant de se rétracter totalement, et de soutenir depuis qu’elle avait menti ce jour-là face aux gendarmes. Dans ce contexte, et avec ces multiples rebondissements, un tel mot dans l’église a mis la puce à l’oreille des enquêteurs.

L'ADN de Murielle Bolle ne correspond pas


La présidente de la chambre de l’instruction de Dijon a alors mandaté un laboratoire bordelais, spécialisé dans les dossiers criminels. Une première expertise a été réalisée sur la page du registre : six ADN ont été identifiés, a appris BFMTV de source proche de l'enquête. Une comparaison est alors effectuée avec l'ADN de Murielle Bolle, recueilli par la justice en 2009. Le résultat est positif, mais dans ses conclusions, le laboratoire reste très prudent : l’échantillon d’ADN de Murielle Bolle est très peu fourni. Il ne compte en effet qu’une dizaine de segments, explique une source proche de l’enquête à BFMTV.

Les experts scientifiques demandent alors aux gendarmes de prélever de nouveau l’ADN de Murielle Bolle, en quantité plus importante, afin de compléter la première expertise. C’est ce qu’ils feront le 14 juin dernier, à son domicile vosgien. Lorsque la seconde expertise est menée, le laboratoire dispose alors d’une vingtaine de segments dans l’échantillon ADN de Murielle Bolle, contre une dizaine la première fois. Et cette fois-ci, le résultat est sans appel : l’ADN de Murielle Bolle ne figure pas sur le registre de l’église. Alors qui est l’auteur mystérieux du mot ? S’agit-il d’un canular ? Les investigations se poursuivent afin d’explorer entièrement cette piste. 

http://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-gregory-l-enquete-relancee-par-un-mysterieux-message-trouve-dans-une-eglise-1196878.html




Affaire Grégory: l'ADN d'un magistrat dans le registre découvert dans l'église !
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2017/06/28/affaire-gregory-l-adn-d-un-magistrat-dans-le-registre-decouvert-dans-l-eglise-de-lepanges-sur-vologne
http://www.estrepublicain.fr/actualite/2017/06/28/exclusif-murielle-bolle-interpellee-ce-matin
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Alain Vasseur

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Affaire Grégory - Murielle Bolle déférée à Dijon en vue d'être présentée à un juge.

Message  Alain Vasseur Aujourd'hui à 10:03

 29/06/2017 à 06h37


En 1984, Murielle Bolle avait mis en cause son beau-frère, Bernard Laroche, avant de se rétracter. Selon son avocat, les enquêteurs ne disposent d'aucun élément nouveau dans cette affaire.

Info BFMTV - Murielle Bolle n'est pas ressortie libre. Témoin clé dans l'affaire Grégory, la belle-soeur de Bernard Laroche, va être déférée dans la matinée au tribunal de Dijon en vue d'une présentation à un juge d'instruction. A la fin de cette audition avec le magistrat, elle pourrait, soit être mise en examen, soit être placée sous le statut de témoin assisté.

Murielle Bolle était entendue depuis mercredi en garde à vue pour "des faits de complicité d'assassinat, non-dénonciation de crime", a déclaré son avocat, Me Jean-Paul Teissonnière. Murielle Bolle, 48 ans, a été interpellée dans la matinée à son domicile à Granges-sur-Vologne, dans les Vosges. Un avocat qui estime que le dossier sur le meurtre du petit Grégory est "très pauvre en terme d’éléments nouveaux".


"Le travail fait par ceux qui ont préparé l’interrogatoire est désespérant, a déploré ce jeudi matin Me Teissonnière. Le niveau de l’enquête est très bas. Je m’attendais à quelques éléments qui seraient susceptibles de relancer d’une manière ou d’une autre l’enquête, manifestement ce n’est pas le cas.


"Problèmes de mémoire"

La garde à vue de ce témoin-clé dans cette affaire criminelle inédite n'aura duré que 24 heures, moitié moins des 48 heures habituelles pour cette procédure. Ayant déjà entendu Murielle Bolle en 1984 sous le régime de la garde à vue, les enquêteurs avaient à leur disposition qu'un crédit d'heures limité. Au cours des auditions, cette femme, aujourd'hui âgé de 48 ans, a "répondu aux questions", a affirmé son avocat.

A l'image des autres protagonistes dans cette affaire, Murielle Bolle est, semble-t-il d'un caractère taiseux face aux enquêteurs. Ses réponses sont évasives, marquées régulièrement par l'absence de souvenir, nuance toutefois une source proche de l'enquête. "Elle ne répond pas de façon évasive, elle répond de façon très lacunaire, martèle l'avocat. Le mode d’expression de Murielle Bolle, ce sont des phrases très courtes."


Et de poursuivre: "Souvent elle dit qu’elle ne se souvient pas, il y a des problèmes de mémoire qui peuvent exister."


Des aveux avant de se rétracter

En novembre 1984, Murielle Bolle, alors âgée de 15 ans, avait été entendue par les gendarmes dans le cadre de l'enquête sur l'assassinat de Grégory Villemin. Lors de son audition, elle avait incriminé Bernard Laroche, son beau-frère. L'homme était alors devenu le suspect numéro 1 dans cette affaire et avait été inculpé du meurtre. Devant les enquêteurs puis devant le juge, l'adolescente avait répété cette version avant d'être libérée et renvoyée chez elle.

Le lendemain, la jeune fille se rétractait devant la presse et assurait avoir menti sous la pression des gendarmes. “Il y a un gendarme qui a levé la voix et puis j’ai eu peur. Puis ils m’ont dit que Bernard Laroche avait fait ça et j’ai montré pareil (sic). Bernard est innocent. Mon beau-frère est innocent", s'est-elle alors exclamée. Ces derniers soupçonnent eux le rôle de son entourage dans son démenti. Aujourd'hui, elle affirme ne pas s'être rendu compte des conséquences de ses dires sur sa famille.


"Elle est formelle sur un certain nombre de points essentiels du dossier et sur lesquels elle n’a pas varié (...), assure désormais Me Teissonnière. Elle a expliqué pourquoi elle avait maintenu ces déclarations fausses les deux jours qui ont suivi son auditions par les gendarmes."
http://www.bfmtv.com/police-justice/affaire-gregory-la-garde-a-vue-de-murielle-bolle-prendra-fin-a-10h-ce-matin-1197297.html
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Alain Vasseur

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