Créteil - Il meurt percuté par une voiture de police.

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Créteil - Il meurt percuté par une voiture de police.

Message  Alain Vasseur le Jeu 15 Juin 2017 - 18:26

15 juin 2017, 1h02



Un homme d’une cinquantaine d’années est mort, ce mercredi soir, après avoir été percuté par une voiture de police à Créteil (Val-de-Marne). La collision a eu lieu vers 20 heures, villa Juliette, près de l’hôpital Henri-Mondor. Selon nos informations, les policiers qui se trouvaient dans le véhicule font partie de la DRPP, le service de renseignement parisien.
 
Au moment du choc, ils partaient en intervention et avaient actionné leurs avertisseurs sonores et lumineux. Le pilote du scooter rentrait chez lui en Seine-et-Marne. Il n’avait rien à voir avec l’intervention. L’enquête a été confiée au Service du traitement judiciaire des accidents.

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Accident mortel à Créteil : la police avait-elle son gyrophare ?

Message  Alain Vasseur le Ven 16 Juin 2017 - 2:49

15 juin 2017, 22h06 | MAJ : 15 juin 2017, 23h19


Alors qu’un père de famille a trouvé la mort mercredi soir dans une collision entre une voiture de police et deux scooters, des témoins donnent une version différente du drame.


La sirène et le gyrophare de la voiture de police qui a percuté mercredi soir deux scooters à Créteil provoquant la mort d’un pilote, étaient-ils actionnés au moment du choc ? Selon le parquet de Créteil et plusieurs sources policières, c’était bien le cas à ce stade de l’enquête. Mais au lendemain du drame, plusieurs témoignages de riverains mettent en doute cette version. L’audition du deuxième pilote, qui ne souffre que de blessures légères à la jambe, sera à ce titre déterminante.
 
Ce soir-là, une Toyota banalisée conduite par des fonctionnaires de la DRPP, les ex-RG parisiens, roule sur l’avenue de Lattre-de-Tassigny (ex N 19). Il est 19 h 30 et « comme il y a des embouteillages, la voiture cherche à se décaler », explique le parquet. Elle arrive au niveau du feu tricolore, au carrefour de l’avenue Champeval et de la villa Juliette.
 
D’après les premiers éléments de l’enquête, le feu est au rouge quand les policiers passent. Un doute subsiste mais les enquêteurs penchent pour cette hypothèse. D’autant plus que si cela n’avait pas été le cas, les pilotes des scooters, qui ne se connaissaient pas, auraient grillé le feu rouge en même temps, ce qui est peu probable.
 
Toujours est-il que le choc qui suit est entendu par les riverains du secteur. « Un bruit effrayant », raconte l’un d’entre eux. Patrick, un père de famille qui rentrait chez lui en Seine-et-Marne, gît au sol. Des badauds s’approchent des lieux du drame. Parmi les riverains que nous avons interrogés, personne ne se souvient avoir entendu une sirène.
 

« Un des policiers a dit on ne touche à rien, j’appelle ma hiérarchie »

 
« Cinq minutes plus tard, je suis arrivée pour aider la victime, se souvient ce témoin. Je n’ai pas vu de gyrophare et je n’ai pas entendu de sirène. Pour moi, il n’y avait aucun policier. » Même version de la part de cette autre personne venue elle aussi secourir le pilote. « Ce n’est qu’après que le gyrophare a été posé sur le toit du véhicule, assure ce même témoin. Un des policiers a dit on ne touche à rien, j’appelle ma hiérarchie. »
 
Cette précision sur les « avertisseurs sonores et lumineux » est cruciale car elle détermine la responsabilité des policiers ou de secouristes dans un accident. « C’est tellement important qu’on le notifie toujours sur un procès-verbal », précise un fonctionnaire. En tout cas, cet aspect-là sera évidemment au cœur de l’enquête menée par le Service du traitement judiciaire des accidents. Un service plus pointu dans le domaine de l’accidentologie qu’un commissariat classique. Autre élément inhabituel : le service des policiers.
 
« Cela aurait été une patrouille de sécurité publique, l’intervention aurait été annoncée sur les ondes, glisse un fonctionnaire. Là évidemment, c’est plus complexe ». Selon les éléments donnés à la hiérarchie de nuit, les policiers « partaient en intervention ».



Le village de la victime sous le choc

 
« C’est dramatique », confiait ce jeudi après-midi Daisy Luczak, la maire (SE) de Courquetaine. Ce village seine-et-marnais de quelque 200 âmes est sous le choc depuis mercredi soir et l’accident mortel, dont a été victime l’un des siens à Créteil dans le Val-de-Marne.
 
La victime, Patrick Larose, allait avoir 55 ans le mois prochain. Marié, il était père de trois filles âgées de 21, 28 et 32 ans, et d’un garçon de 19 ans. La famille s’était installée à Courquetaine il y a plus de huit ans, en provenance de Maisons-Alfort (Val-de-Marne). Patrick Larose y avait géré une société de travaux d’installation électrique jusqu’en 2015.
 
« Il revenait de chez un ami quand il a eu l’accident », confiait ce jeudi soir son fils. C’est la maire du village et une autre élue, membre du CCAS, qui ont eu la « douloureuse » mission de prévenir la famille de l’accident, après que Daisy Luczak a été elle-même alertée par la gendarmerie.
 
« Nous avons accompagné son épouse et deux de ses filles, témoigne le premier édile. Et nous allons faire en sorte de continuer à épauler la famille, notamment avec le CCAS. Nous sommes encore sous le coup de l’émotion. »
 
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