Guyane : orpaillage - l'exfiltration de l'or.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Guyane : orpaillage - l'exfiltration de l'or.

Message  Alain Vasseur le Lun 11 Mai 2015 - 21:57

Source : France TV Guyane 1ère

Chaque année, environ 10 tonnes d'or seraient exfiltrées de la Guyane vers le Brésil ou le Suriname, cela représente environ 1 milliard d'euros tous les 3 ans. La responsabilité aux orpailleurs clandestins, mais aussi à la fraude d'opérateurs miniers légaux.

Sous la Canopée, cachés par l’immense forêt amazonienne, plus de 10000 garimpeiros fouillent sans relâche la terre de Guyane à la recherche de son or. Le précieux métal guyanais tant convoité génére un trafic échappant à tout contrôle financier. Chaque année cette économie souterraine favorise la fuite de plusieurs tonnes d’or. La gendarmerie de Guyane doit s’attaquer à un trafic de grande ampleur dépassant largement le cadre des frontières guyanaises.

Général Lucas, commandant de la gendarmerie de Guyane : « Il y a entre 8 et 10 tonnes d’or qui sortiraient illégalement du sol guyanais, pour une valeur de 350 millions d’euros à peu près, soit 1 milliard tout les 3 ans. J’ai reçu un représentant du FBI qui commence à s’intéresser à cette problématique, c’est à dire au blanchiment de l’or de Guyane sur le continent nord américain ».

https://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=s4SQn3DSzAQ

http://guyane.la1ere.fr/2015/05/11/l-enquete-de-la-redaction-l-exfiltration-de-l-or-254949.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Fin de l'opération Yawasisi.

Message  Alain Vasseur le Mar 15 Déc 2015 - 21:31

15/12/2015 
Menée dans la profondeur de la forêt amazonienne, cette opération s'inscrivait dans le cadre général de la mission Harpie de lutte contre l'orpaillage illégal.
Les trois objectifs principaux de l'opération Yawasisi étaient de détruire les sites d'orpaillage afin de casser l'outil de travail des orpailleurs illégaux, de perturber et rompre les flux logistiques qui leurs permettent de survivre dans la durée en forêt et enfin, de les dissuader de demeurer sur zone.


Au bilan de cette opération, sur les 400 chantiers répertoriés par des actions communes de renseignement menées en amont par les FAG et l'Office national des forêts, plus de 250 ont été contrôlés. Ceux-ci ont été neutralisés par la destruction de neuf puits d'extraction primaire, d'une vingtaine de concasseurs et de plus d'une centaine de motopompes et tables de levée. Par ailleurs, les gendarmes ont procédé à la saisie de 32 pirogues, 43 quads, 15 tonnes de vivre et 28 000 litres de carburants, portant ainsi un coup important à la logistique des orpailleurs illégaux. Enfin, en coordination avec la Police aux frontières (PAF), le contrôle de 159 étrangers en situation illégale et la reconduction de 87 d'entre eux, a contribué à limiter l'exploitation de cette main d'œuvre exploitée à bas prix.


La succession des actions menées au cours de l'année 2015 a complètement déstructuré la filière d'orpaillage illégal. Cette lutte permanente est une des principales missions des FAG. Menée conjointement avec les forces de l'ordre (PAF, gendarmerie, douane) et sous l'autorité du préfet de région, les objectifs des FAG sont clairs :


• Maitriser, voire éradiquer, la spoliation des ressources aurifères ;
• Préserver l'environnement de la déforestation locale et de la pollution par le mercure ;
• Supprimer les foyers infectieux (paludisme, SIDA, Leichmaniose…)
• Réduire les trafics illégaux intérieurs et transfrontaliers (exploitation humaine, taxes douanières) préjudiciables à l'équilibre futur de la société civile.


À 7 000 km de la métropole, les FAG garantissent la protection du territoire national et de ses ressources. Fréquemment engagées en appui de l'action de l'État dans des missions au caractère interministériel, les FAG agissent sur un territoire rendu exigeant par son étendue (1 100 km de frontières terrestres), son littoral difficile et sa forêt équatoriale.


http://www.zonebourse.com/actualite-bourse/Ministry-of-Defense-of-French-Republic--FAG-fin-de-loperation-Yawasisi--21561896/



http://guyane.la1ere.fr/2015/12/21/orpaillage-illegal-le-succes-de-l-operation-yawasisi-316709.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Comment les légionnaires ont mené la vie dure aux orpailleurs clandestins en Guyane.

Message  Alain Vasseur le Mer 20 Jan 2016 - 1:38

Cela fait des années que la Guyane est confrontée au phénomène de l’orpaillage illégal, dû à essentiellement à la présence de chercheurs d’or brésiliens (encore appelés Garimpeiros) qui n’ont pas la réputation d’être des tendres. Cet orpaillage illégal ne va pas sans poser de graves problèmes : il est à l’origine d’un taux de criminalité […]


Lire


http://www.opex360.com/2016/01/19/comment-les-legionnaires-ont-mene-la-vie-dure-aux-orpailleurs-clandestins-en-guyane/
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Comment les chasseurs alpins luttent contre l’orpaillage illégal en Guyane.

Message  Alain Vasseur le Mar 26 Jan 2016 - 15:47

Visiblement, les autorités françaises sont déterminées à éradiquer le phénomène de l’orpaillage clandestin en Guyane, laquelle cause des dommages à l’environnement en raison des rejets de mercure que cette activité suppose et qui trouble l’ordre public. Ainsi, en 18 mois, les Forces armées en Guyane (FAG), en appui aux différents services de l’État, ont, dans […]


Lire

http://www.opex360.com/2016/01/26/ne-faire-ni-ce-quon-attend-de-nous-ni-le-contraire-autre-chose-ou-comment-les-chasseurs-alpins-luttent-lorpaillage-illegal-en-guyane/
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Les gendarmes de l'Opération Harpie de retour à Châteauroux.

Message  Alain Vasseur le Dim 31 Jan 2016 - 21:41

75 gendarmes de l'Escadron Mobile de Châteauroux sont de retour après avoir passé 100 jours en Guyane. Depuis fin octobre, ils participaient à l'Opération HARPIE, contre l'orpaillage illégal.

Après 100 jours passés dans la jungle et la fournaise guyanaise,  75 gendarmes de l'Escadron Mobile de Châteauroux sont de retour. Ils ont participé à l'Opération nationale contre l'orpaillage illégal, l'Opération HARPIE.

Sur place leur mission était double : le maintien de la sécurité publique dans ce territoire d'Outre-Mer ou la délinquance est très importante  et la lutte contre l'orpaillage illégal, c'est à dire contre les chercheurs d'or clandestins. Le bilan est très positif puisqu'en près de trois mois, les gendarmes ont contrôles 225 personnes, ont interpellé une quarantaine d’orpailleurs illégaux d'origine brésilienne pour la plupart. Ils ont aussi saisi 35 000 litres de carburants et 21 tonnes de nourritures destinés à alimenter les sites d'orpaillage illégaux. Les gendarmes ont aussi saisi 25 pirogue et une barge dont la valeur est estimée entre 500 et 700 000 euros. 40 kg de cannabis ont par ailleurs été découverts dans une pirogue. 


Un seul blessé est à déplorer, il s'est coupé gravement la main dans la jungle avec la machette qui leur sert à progresser. Il a pu être soigné à l’hôpital de Cayenne et reprendra son travail dans les jours qui arrivent. 

D'ici 5 semaines, 70 gendarmes repartent en mission, toujours dans la jungle mais cette fois à Calais pour sécuriser le site d'Eurotunnel. L'Escadron Mobile de Châteauroux compte 113 gendarmes qui réalisent tout au long de l'année des missions de renfort sur des points sensibles ou des missions nationales. La moyenne d'âge est de 25 ans.

https://www.francebleu.fr/infos/societe/les-gendarmes-de-l-operation-harpie-de-retour-chateauroux-1454261928
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Comment lutter contre l'orpaillage illégal en Guyane? Des députés s'emparent du sujet.

Message  Alain Vasseur le Sam 20 Fév 2016 - 11:53

Améliorer la coopération avec le Brésil et le Surinam voisin, renforcer les mesures judiciaires ou développer la traçabilité de l'or sont quelques unes des pistes évoquées pour lutter contre l'orpaillage illégal en Guyane. 



A l'initiative de la députée de Guyane, Chantal Berthelot (DVG), la table ronde a réunis mercredi différents intervenant guyanais venus faire le point sur l'impact social, environnemental et sécuritaire de l'exploitation aurifère clandestine dans le Parc amazonien de Guyane. A l'issue de cet état des lieux, les députés ont souhaité la création d'une mission d'information parlementaire. Le président de la commission, Jean-Paul Chanteguet (PS), va en faire la demande auprès de la Conférence des présidents, afin d'intégrer à cette demande la commission de la Défense et la commission des Affaires sociales, a-t-il dit à l'AFP. 
 

15 000 mineurs clandestins extraient chaque année 9 tonnes d'or 



"La Guyane, c'est un territoire grand comme le Portugal", et dont certains bourgs ne sont accessibles qu'après "plusieurs jours de pirogue", a rappelé Bérengère Blin, directrice adjointe du Parc amazonien de Guyane. Sur ce territoire, 15.000 mineurs clandestins, les"garimpeiros", venant du Brésil ou du Surinam voisin, extraient chaque année environ 9 tonnes d'or, en retournant les sédiments (avec l'aide de barges), détruisant les berges des fleuves, ou en creusant des puits dans le sous-sol. Déforestation, pillage des ressources, destruction des biotopes, pollution des cours d'eau, accumulation du mercure (utilisé pour extraire l'or), Anne Saunier, représentante du collectif citoyen Les Hurleurs de Guyane a décrit un phénomène "extrêmement perturbant" pour l'environnement, et des problèmes d'insécurité. "Violence, viol, prostitution, vol. La légende de l'or qui rend fou n'en est plus une chez nous", a-t-elle expliqué. Sans compter les inquiétudes sur la santé, le mercure étant un neurotoxique puissant, que l'on retrouve dans les poissons dont se nourrit la population locale, a-t-elle dit, réclamant une étude épidémiologique. 
 

En 2015, 412 puits d'orpaillage et 91 concasseurs ont été détruits par les militaires

"La lutte contre l'orpaillage illégal est continue", a insisté le colonel Patrick Valentini, commandant en second de la gendarmerie outremer, rappelant que l'opération Harpie mobilisait sur place plusieurs centaines d'effectifs, dont 120 gendarmes au quotidien. En 2015, 412 puits d'orpaillage et 91 concasseurs ont été détruits par les militaires, qui ont saisi 80 kg de mercure, 736 moto-pompes, 116 tonnes de vivres, mais seulement 4,3 kg d'or, car "quand ils s'enfuient ils sauvent d'abord l'or"

Selon lui, il faudrait pouvoir assurer une traçabilité de l'or pour distinguer celui produit illégalement. Des solutions existent, mais "compliquées et coûteuses", a estimé Mme Saunier, et "il faut que les orpailleurs légaux le souhaitent". Elle insiste plutôt sur la nécessité de mettre la pression sur les fournisseurs, venus du Brésil et du Surinam, qui ravitaillent les garimpeiros en matériel, mercure et vivres.  

Le colonel Valentini préconise de créer une incrimination spécifique pour les fournisseurs, car la complicité d'orpaillage illégal, fréquemment utilisée, "tombe quand on n'arrive pas à démontrer l'infraction principale. Il faut une infraction déconnectée sur la détention de matériel". S'il a souligné une réduction du nombre de sites d'orpaillage actifs (500 en décembre 2013, 204 en décembre 2015), il reconnait que beaucoup "sont réinvestis après la destruction. L'adversaire est adaptable et résilient". 


http://www.la1ere.fr/2016/02/20/comment-lutter-contre-l-orpaillage-illegal-en-guyane-des-deputes-s-emparent-du-sujet-333299.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Baisse sensible de l’orpaillage illégal en Guyane.

Message  Alain Vasseur le Jeu 12 Mai 2016 - 17:59

Les opérations récentes menées par les militaires et les gendarmes contre l’orpaillage illégal en Guyane ont provoqué une baisse sensible de cette activité, a annoncé jeudi à Paris le colonel Gilles Jaron de l’état-major des armées.

Ces opérations ont permis au cours des six derniers mois de constater une baisse de 20 % des sites d’orpaillages illégaux et de 30 % du nombre des orpailleurs, a précisé le colonel Jaron lors du point de presse hebdomadaire du ministère de la Défense.

Lancé en février 2008, le plan « Harpie » associe militaires des Forces armées en Guyane (FAG, armées de terre et de l’air, marine), gendarmes, policiers, douaniers et agents de l’Office national des forêts (ONF). Ce plan, décliné chaque année dans des opérations de grande ampleur, vise à neutraliser les flux logistiques des orpailleurs vers leurs camps clandestins en forêt et à  détruire matériels et installations.

Selon le colonel Jaron, une opération récente dénommée « Korbo II » a été menée par 320 militaires des FAG et 120 gendarmes au cours des quatre premiers mois de 2016.  Ils ont  ainsi pu contrôler en permanence la circulation sur les fleuves, axes des flux logistiques des orpailleurs illégaux et mener une quarantaine d’opérations aériennes pour démanteler des camps clandestins.

L’orpaillage illégal constitue un fléau pour la Guyane depuis des années par des milliers de chercheurs d’or clandestins, venus du Brésil et du Surinam voisins. Ils saccagent l’une des forêts tropicales uniques au monde et le mercure, utilisé pour agglomérer les petites particules d'or, contamine les populations amérindiennes et leur environnement.

Le 21 avril 2016, un convoi de huit pirogues pilotées par des gendarmes et des militaires a été la cible d'une embuscade de trois pirogues avec à leur bord des individus "en majorité cagoulés", sur le territoire de la commune de Maripasoula (sud-ouest guyanais) à la frontière du Suriname.

Le convoi attaqué ramenait à Maripasoula six pirogues saisies les jours précédents dans le cadre de la lutte contre l'activité aurifère illicite. Le convoi était composé de 14 militaires et 5 gendarmes.

Trois pirogues d'une vingtaine d'assaillants en majorité masqués les attendaient à l'endroit où la rivière Inini rencontre le Maroni, fleuve frontière avec le Suriname. Les assaillants laissaient alors passer le convoi avant de le rattraper sur le fleuve. L'une des pirogues conduites par un militaire était éperonnée, le piroguier militaire se retrouvant coincé et frappé à l'aide de bâtons de bois et de bouteilles.

Les deux militaires de la pirogue éperonnée ont alors tiré en direction des assaillants dont deux des assaillants auraient alors été blessés par balles.
http://www.lessor.org/baisse-sensible-de-lorpaillage-illegal-en-guyane/
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Guyane : un homme écroué après l'attaque d'un convoi de gendarmes.

Message  Alain Vasseur le Jeu 26 Mai 2016 - 10:10

Un ressortissant brésilien a été mis en examen notamment pour «violences aggravées» par la juge d'instruction en charge de l'enquête sur l'attaque d'un convoi de pirogues de militaires et de gendarmes. Il a été «placé en détention provisoire mercredi», annonce le procureur de la République de Cayenne.



Le parquet et la juge avaient demandé le placement en détention provisoire du trentenaire, le jour de sa mise en examen,. Celui-ci avait demandé un délai de quatre jours, comme le prévoient les textes, pour préparer sa défense devant le juge des libertés et de la détention (JLD). Le magistrat a rendu mercredi, après débat, une ordonnance de placement en détention provisoire. Entretemps, l'individu, mis en examen pour «violences aggravées par trois circonstances (avec arme par destination, sur personne dépositaire de l'autorité publique et en réunion) et de violences sur personne dépositaire de l'autorité publique sans incapacité de travail», a précisé le procureur, avait été incarcéré 4 jours à la prison de Rémire-Montjoly.

Un guet-apens tendu aux gendarmes et militaires

L'homme est soupçonné de faire partie des assaillants qui, embarqués dans trois pirogues, avaient attaqué, le 21 avril dernier, un convoi de pirogues de cinq gendarmes et de 14 militaires des forces armées de Guyane, à l'embouchure du fleuve Maroni, sur la commune de Maripasoula, à l'endroit où ce fleuve rejoint la rivière Inini. Au moment des faits, le convoi des forces de l'ordre ramenait six pirogues saisies dans le cadre de la lutte contre l'orpaillage illégal, vers le bourg de Maripasoula, à destination d'un camp militaire.

L'une des pirogues saisies, conduite par un piroguier militaire, avait été éperonnée par l'une des pirogues des assaillants «avant de parvenir à se dégager suite à une contre-attaque de la pirogue des gendarmes percutant à son tour celle des assaillants» avait indiqué fin avril le colonel Pierre Poty, adjoint au commandant de la gendarmerie de Guyane. Le piroguier militaire frappé par des bâtons voire des bouteilles avait été légèrement blessé ainsi qu'un gendarme, pour sa part, par l'éclatement du capot du moteur de la pirogue des assaillants lors du choc avec celle des gendarmes. Les deux militaires de la pirogue attaquée avaient fait usage de leurs arme. Les assaillants, en majorité cagoulés et sans arme à feu, avaient finalement pris la fuite sans être parvenus à récupérer au moins l'une des pirogues saisies ce qui paraissait être leur objectif selon le procureur.

L'homme placé en détention ce mercredi est le troisième mis en examen dans cette affaire après un Français de 21 ans de Maripasoula et un Amérindien de 21 ans, également de nationalité française, originaire d'un village isolé du sud de cette commune.



http://www.leparisien.fr/faits-divers/guyane-un-homme-ecroue-apres-l-attaque-d-un-convoi-de-gendarmes-26-05-2016-5830299.php
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Orpaillage illégal : quatre barges détruites.

Message  Alain Vasseur le Jeu 2 Juin 2016 - 18:05

Mercredi 01 juin 2016


MARIPASOULA. Jeudi, dans le cadre de la lutte contre l'orpaillage illégal, les forces armées en Guyane (Fag) ont détruit quatre barges servant à alimenter des sites d'orpaillage illégal sur la rivière Tampok, à 20 kilomètres au sud de Maripasoula. Cette mission inter-services, conduite avec des agents du Parc amazonien, de la gendarmerie et des marsouins du 9e Rima, avait pour objectif de détruire des barges exploitant en toute illégalité les ressources minières de la rivière.

La patrouille est arrivée par surprise sur les barges. Après avoir saisi tous les moyens de communication des garimpeiros, les militaires ont procédé à la destruction des barges saisies. Pour les autorités, la destruction de ces quatre cibles porte un coup sévère aux moyens des orpailleurs illégaux, tandis qu'en forêt près de 400 hommes des Fag et de la gendarmerie cherchent à contenir les flux logistiques contre ce fléau. Les militaires poursuivent leurs actions en se rendant encore plus au sud.

http://www.franceguyane.fr/actualite/faitsdivers/orpaillage-illegal-quatre-barges-detruites-296182.php
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Lutte contre l'orpaillage illégal : les autorités tirent un bilan positif pour le premier trimestre 2016.

Message  Alain Vasseur le Ven 1 Juil 2016 - 21:10

Le bilan du premier semestre de l'année 2016 concernant la lutte contre l'orpaillage illégal apparaît très satisfaisant. En deux ans, les chantiers illégaux ont baissé de 67% et sur le plan économique, le coût porté aux avoirs criminels avoisine les 10 millions d'euros depuis le début de l'année.

Le bilan de la lutte contrel'orpaillage illégal enregistre un nouveau record, positif cette fois. Il passe sous la barre des 200 chantiers illégaux. Au premier semestre de 2016, on comptabilise 160 chantiers illégaux contre 476 il y a deux ans à la même période.

Martin Jaeger, le préfet de Guyane, a, ainsi, rappelé qu'il y a eu près de 750 opérations de démantèlement de sites organisées depuis le début de l'année, ce qui représente entre 2 et 3 opérations menées par semaine.

Mais malgré une diminution significative de l'activité des orpailleurs clandestins, l'impact de l'orpaillage reste dramatique à l'échelle des populations locales et sur le plan environnemental. Ce bilan positif est donc difficile à tirer pour les habitants des communes directement concernées.

Certaines ambiguïtés demeurent, tout de même, en suspens, notamment la question des "barges" qui circulent entre la Guyane et le Suriname. La justice française ne peut toujours pas imposer au voisin surinamais l'interpellation de ces embarcations qui servent au transport de marchandises de ravitaillement sur les chantiers illégaux.


http://la1ere.francetvinfo.fr/guyane/lutte-contre-l-orpaillage-illegal-les-autorites-tirent-un-bilan-positif-pour-le-premier-trimestre-2016-376115.html

http://videos.francetv.fr/video/142551628@Regions


http://www.opex360.com/2016/07/06/harpie-878-camps-dorpailleurs-illegaux-demanteles-en-6-mois-par-les-forces-armees-en-guyane/
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Renforcement de la lutte contre l’orpaillage illégal en Guyane.

Message  Alain Vasseur le Sam 10 Sep 2016 - 18:30

Question orale sans débat n° 1429S de M. Antoine Karam (Guyane - Socialiste et républicain) publiée dans le JO Sénat du 14/04/2016 - page 1517 M. Antoine Karam interroge M. le ministre de la défense sur le bilan de l'opération « Harpie » et le renforcement de la lutte contre l'orpaillage illégal en Guyane. A  7000 km de l'« hexagone », les forces armées en Guyane garantissent la protection du territoire national et animent la coopération régionale. La Guyane représente des enjeux uniques, pour la France et l'Europe, dans le domaine...



Lire la suite de la question

https://www.senat.fr/basile/visio.do?id=qSEQ16041429S&idtable=q315161|q314587&_c=ORPAILLAGE&rch=gs&de=20150910&au=20160910&dp=1+an&radio=dp&aff=sep&tri=p&off=0&afd=ppr&afd=ppl&afd=pjl&afd=cvn



https://www.senat.fr/basile/visio.do?id=qSEQ160421478&idtable=q315161|q314587&_c=ORPAILLAGE&rch=gs&de=20150910&au=20160910&dp=1+an&radio=dp&aff=sep&tri=p&off=0&afd=ppr&afd=ppl&afd=pjl&afd=cvn
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

L'orpaillage clandestin bat un record.

Message  Alain Vasseur le Ven 23 Déc 2016 - 3:48

Mercredi 21 décembre 2016


Le Parc amazonien a recensé 139 sites illégaux sur son territoire (Maripasoula, Papaïchton, Saül et Camopi), en novembre. Maripasoula, où les effectifs de gendarmerie ont diminué en septembre, est la commune la plus touchée.


Le nombre de chantiers d'orpaillage illégaux atteint un niveau jamais égalé, depuis le début des observations sur le territoire du Parc amazonien (Pag) en 2008. Entre les 16 et 21 novembre, le Pag annonce avoir recensé 139 sites actifs. C'est onze de plus qu'en juillet et sept de plus qu'en mars 2014, date du dernier record.


Au-delà des chiffres bruts, la tendance est à la hausse depuis mars 2015, quand 95 sites avaient été comptés.


De son côté, l'Observatoire de l'activité minière, qui comptabilise les sites illégaux sur tout le département, en comptait près de 500 en septembre 2013 et 325 en octobre de cette année. Parmi les communes du Pag, Maripasoula est la plus touchée. S'y trouvent 91 sites, dont douze barges sur les rivières Waki et Tampok. Le Pag s'inquiète : « La situation est catastrophique sur l'ensemble Waki-Tampok-Liki. »
Ses responsables notent toutefois qu'au moment où ils rédigeaient leur bulletin, une opération était menée par les forces de l'ordre contre ces mêmes barges.
Le Parc amazonien ne se prive pas de commenter la gestion des forces de l'ordre : « La baisse des effectifs des gendarmes en septembre 2016 sur Maripasoula a fortement impacté la capacité des missions de lutte contre l'orpaillage illégal au niveau locale. Des missions de reconnaissance ont pu être conduites par les Forces armées en Guyane mais les missions de destructions qui nécessitent la présence des gendarmes ont dû être très fortement revues à la baisse. »


REPÈRES - Hors Maripasoula, une activité contenue


SAÜL. L'activité illégale est en baisse, avec huit sites. Le Parc l'explique notamment par la présence de forces de l'ordre sur la Mana.
PAPAÏCHTON. Le nombre de placers clandestins diminue aussi, avec 14 sites. Là aussi, selon le Pag, les opérations de lutte ont eu un impact.
CAMOPI. Vingt-six sites ont été observés par le Pag, soit six de moins qu'en juillet. La présence des militaires « permet de contenir ce niveau d'activité » sans le faire baisser, juge le Pag.
MARIPASOULA. C'était un des chantiers emblématiques de la commune : le site d'Eau Claire « est à l'arrêt, grâce à la présence des gendarmes et des Forces armées, lors du survol » , constate le Pag.


Deux morts et deux blessés sur l'Inini


Deux morts et deux blessés graves, c'est le triste bilan des échanges de coups de feu qui se sont déroulés, dimanche 11 décembre, sur le Haut-Maroni du côté de l'Inini entre plusieurs personnes ayant des liens commerciaux avec des garimpeiros. Les deux blessés, d'origine surinamaise, ont été évacués, le jour même des faits, vers l'hôpital de Cayenne. Les deux morts, d'origine brésilienne, ont été récupérés hier matin, au niveau du barrage de Saut-Sonnelle, et transportés au centre médico-légal de Cayenne où une autopsie sera effectuée la semaine prochaine.
L'enquête a été confiée par le parquet à la cellule d'investigation orpaillage de Maripasoula et à la section de recherches de la gendarmerie.
Ces événements dramatiques ont hérissé les poils des responsables du MDES (Mouvement de décolonisation et d'émancipation sociale). Jean-Victor Castor, le secrétaire général du mouvement, a écrit au préfet pour lui demander de prendre des mesures pour protéger la population de Maripasoula.
« Les habitants qui circulent dans cette région pour leurs activités sont terrorisés et menacés depuis plusieurs années par les tenants de cette activité clandestine exercée en toute impunité » , s'insurge le responsable politique.
Ce dernier met en doute l'efficacité des actions du préfet en matière de lutte contre l'orpaillage : « Il apparaît incontestable que la présence renforcée de militaires n'apporte aucun résultat tangible et durable. Abandonner les sites aux mains des clandestins, ne pas remonter au sommet des filières clandestines jusqu'aux auteurs n'apportent aucune garantie de sécurité et de bien-être à nos concitoyens. » Revenant sur ces dernières exactions, Jean-Victor Castor demande une clarification sur les politiques de coopération avec les pays frontaliers pour éradiquer les organisateurs de ces réseaux de trafics d'or qui distillent un message raciste contre les populations du Haut-Maroni.


http://www.franceguyane.fr/actualite/faitsdivers/l-orpaillage-clandestin-bat-un-record-326726.php
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Guyane: les mines d'or clandestines en hausse.

Message  Alain Vasseur le Sam 14 Jan 2017 - 10:16

En Guyane, d'après les autorités, il y aurait "302 chantiers aurifères illégaux actifs" au 31 décembre 2016 contre 235 un an auparavant. Soit une hausse de 28,51 % des chantiers actifs sur l'ensemble du territoire guyanais en un an, selon ce bilan de l'opération Harpie (nom qui symbolise la lutte contre cette activité) dressé à la préfecture de Cayenne.

Le préfet de Guyane Martin Jaeger y voit pourtant "une stabilisation du nombre de sites en activité entre 2015 et 2016" arguant de "sites plus diffus avec des équipements plus légers" et d'un "adversaire qui s'adapte". "Les interceptions sont plus nombreuses sur les voies de contournement de barrage fluviaux par la forêt que sur les axes fluviaux" a noté la gendarmerie.

Pour le préfet, "il n'y a jamais eu autant d'opérations, jamais eu autant de saisies" avec près de 1.700 opérations en 2016 contre 1300 en 2015, selon la gendarmerie qui a fait état de la destruction en forêt de "1.894 campements" et "113 puits (d'or primaire)".

Au sein du Parc amazonien de Guyane, 139 chantiers illégaux ont été répertoriés fin 2016, soit le chiffre le plus haut depuis 2008. Dans cet espace protégé de 34.000 km², la commune de Maripasoula (18.000 km²) qui a perdu 32 des 36 gendarmes mobiles transférés en Guadeloupe en septembre, voit son nombre de sites passer en un an de 52 à 91.

Les orpailleurs clandestins sont estimés aujourd'hui par les autorités à environ 6.500 contre 5.500 il y a un an. En 2016, 5.432 personnes ont été contrôlées dans la forêt guyanaise, 19 ont été écrouées : "lorsqu'on contrôle un garimpeiro (ouvrier de l'or) dans la forêt, c'est un promeneur. Il ne va pas revendiquer la propriété d'un moteur ou d'un concasseur" a justifié le représentant de la gendarmerie. Il est surtout difficile d'extirper des sites de la forêt les chercheurs d'or illégaux, faute de voie terrestre vers le littoral. 

Pour le procureur de la République de Cayenne, Eric Vaillant, "une petite trentaine d'affaires liées à cette activité illicite sont jugées chaque année au tribunal". Un peu plus de 3 kilos d'or ont été saisis en 2016 en Guyane pour une production illégale estimée par les autorités à 3,6 tonnes.

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2017/01/14/97002-20170114FILWWW00046-guyane-les-mines-d-or-clandestines-en-hausse.php




La bataille contre l'orpaillage illégal n'est pas gagnée
http://www.franceguyane.fr/actualite/faitsdivers/la-bataille-contre-l-orpaillage-illegal-n-est-pas-gagnee-329907.php
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Bilan en demi-teinte pour l’opération de lutte contre l’orpaillage clandestin en Guyane.

Message  Alain Vasseur le Mar 17 Jan 2017 - 15:07

Lors du premier semestre de l’année 2016, les Forces armées en Guyane (FAG) et la Gendarmerie nationale menèrent une série de patrouilles « répressives » contre l’orpaillage clandestin, dans le cadre de l’opération Harpie, lancée en 2008. Ainsi, leur action avait permis de « traiter » 742 sites, de découvrir 226 caches, de démanteler 878 campements de Garimpeiros (chercheurs […]


Lire


http://www.opex360.com/2017/01/17/bilan-en-demi-teinte-pour-loperation-de-lutte-lorpaillage-clandestin-en-guyane/



http://la1ere.francetvinfo.fr/guyane-hausse-du-nombre-chantiers-auriferes-illegaux-433401.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Comment une découverte de 1992 ravage encore aujourd'hui la Guyane.

Message  Alain Vasseur le Lun 23 Jan 2017 - 18:40

Antoine Bourguilleau  Science & santé  France

 23.01.2017 - 14 h 38, mis à jour le 23.01.2017 à 14 h 38


La situation sanitaire se dégrade, mais les autorités françaises ne font rien.


Le 1er décembre dernier, cinq hommes armés, cagoulés, gantés, armés de fusils d’assaut, d’un fusil à pompe et d’une arme de calibre 12, attaquaient une mine d’or dans une commune française, celle du Grand Santi en Guyane. Quelques coups de feu ont été essuyés par les employés sans qu'aucune mort ait été à déplorer, mais les criminels ont fui, et c'est chose courante. Cette même année 2016, près de 140 sites d’orpaillage illégal ont été repérés, ainsi que de très nombreux puits de mine. Parfois, la jungle dissimule à la vue de véritables villages, qui sont ravitaillés par bateaux, par hélicoptères ou même par quads. Mais les arrestations sont rares, car dès qu’ils se savent repérés, les orpailleurs s’évanouissent dans la nature.


Car si l’on vous dit «zone de non droit»«forces de l’ordre dépassées»«violence en bandes organisées»«trafics de produits illégaux»«autorité de la république française foulée aux pieds», il y a fort à parier que ça n’est certainement pas l’image de la Guyane française qui vous viendra en premier à l’esprit. 


Pourtant, depuis la dernière décennie du XXe siècle, ce territoire français immense est le théâtre d’un trafic d’un genre un peu spécial, l’orpaillage illégal, qui voit des milliers de personnes, souvent issus du Suriname ou du Brésil voisins, prospecter de l’or en dehors de tout cadre légal. Cette activité – qui est au cœur de la nouvelle série de Canal+, Guyane, diffusée à partir de ce lundi 23 janvier–, s’accompagne de nombreux dangers pour les populations locales auxquels les autorités françaises semblent incapables ou peu désireuses de vraiment s’attaquer, comme le montre un livre d’Axel May, Guyane Française, l’or de la Honte, paru en 2007.


C’est en 1992 qu’un site ancien d’extraction d’or est redécouvert en Guyane, ce qui donne lieu à une ruée vers l’or des plus institutionnelles: des grandes compagnies minières étrangères, déjà présentes en Amérique latine, se portent acquéreur des mines, mais la main d’œuvre étant considérée comme trop chère, elles n’exploitent pas les sites, qui sont confiés à de petites compagnies locales.


Une partie de ces dernières ne se prive pas pour employer des travailleurs clandestins. Avec une frontière de plus de 650 kilomètres avec le Brésil, en pleine forêt amazonienne, c’est peu de dire que les illégaux pullulent en Guyane. On estimait ainsi au tournant de l’an 2000 que sur les 150.000 habitants de la Guyane, 30.000 étaient des clandestins.


Des conditions de travail abominables



Le terme même d’orpaillage, comme son nom l’indique, désigne la technique ancienne qui consistait à extraire de l’or des boues et terres qui en contiennent, que l’on déposait sur de la paille avant d’arroser le tout avec de l’eau; l’or, plus lourd, se déposait alors sur la paille et l’on n’avait plus qu’à le ramasser. La technique s’est naturellement raffinée depuis et l’on utilise des lances à eaux et des tapis synthétiques pour récupérer le métal précieux. Surtout, on fait usage de mercure, un produit hautement toxique s’il est ingéré –et qui est théoriquement interdit à cet usage depuis 2006. Fort heureusement, si l’on peut dire, les opérateurs miniers légaux ne peuvent extraire de l’or qu’en utilisant des bassins en circuit fermé. Si le sol autour de l’exploitation est souvent anormalement chargé en mercure, au moins, l’eau contaminée n’est-elle pas, en théorie, rejetée dans les fleuves.


Tel n’est pas le cas des exploitations illégales qui, hélas, pullulent et travaillent en dehors de tout cadre, tant dans le domaine des conditions de travail que des conditions sanitaires et techniques. Tout vient à l’origine, comme le montre l’excellent et effrayant documentaire de Philipe Lafaix, La Loi de la jungle, sorti en 2002 mais qui n’a hélas pas pris une ride, du choix de confier l’exploitation à des compagnies locales. Certaines décident d’employer des clandestins pour les payer moins cher, voire oublier de les payer. Ces derniers décident donc de se mettre à leur compte et à extraire du minerai qu’elles revendent par leurs propres moyens. La canopée, très épaisse, permet à ces travailleurs clandestins d’opérer sans être repérés depuis le ciel. Quant à imaginer rejoindre leurs exploitations sans être vu des chercheurs d’or, peine perdue pour les gendarmes: elles sont généralement dans des lieux isolés et les chantiers sont très mobiles.


Le far-west en pleine Amazonie



Pas assez mobiles toutefois pour d’autres orpailleurs, légaux ou pas, dont un certain nombre sont installés sur l’autre rive du Maroni, dans le Suriname voisin, un État indépendant et qui vit dans une pauvreté extrême. En trois minutes, les trafiquants en tous genre peuvent traverser le fleuve qui ne constitue pas même à leurs yeux une frontière valide, tant les populations de même ethnie peuvent vivre de part et d’autre de ses rives, comme les Bushinengues ou Noir Marrons, descendants d’esclaves évadés. La contrebande était déjà courante, mais avec l’orpaillage illégal arrivent d’autres maux bien plus préoccupants, au premier rang desquels un déchaînement de violence.


Car le sud de la Guyane et la zone frontière avec le Suriname se transforment en véritable far-west où les règlements de compte sont monnaie courante. De petites bandes de tueurs font régner la terreur. Des orpailleurs sont tués, pour certains détenus et torturés durant des semaines sans d’autre but manifeste que de les rendre à la liberté pour qu’ils fassent peur aux autres. Mais les profits sont trop grands et le trafic est bien ordonné. Il se poursuit et s’étend. L’argent, le matériel et les hommes peuvent circuler sans contrôle, notamment en pirogues. Chez les mieux organisés, l’or extrait est transporté en hélicoptère pour éviter les embuscades. Dans le documentaire de Philippe Lafaix, on évoque une augmentation de 80% du nombre de blessures par balles traitées par le SAMU – pour ne parler que de ceux qui se font soigner dans le cadre hospitalier. Les morts s’empilent, au point que le Brésil en vient à affréter des avions pour rapatrier les corps de ses ressortissants!


L’immobilisme des autorités françaises



Comment les autorités françaises gèrent-elles cette situation catastrophique? Assez mal, il faut le dire. Par manque de moyens? Par volonté délibérée de fermer les yeux? Par complicité? Les Guyanais ont chacun leur explication, et comme eux, nombre d’observateurs et de connaisseurs de la situation considèrent que ces hypothèses ne sont pas mutuellement exclusives. Avec une superficie de presque 84.000 km2, dont 98% sont recouverts par une épaisse forêt tropicale et un territoire littéralement quadrillé par les nombreux cours d’eau, la Guyane est par essence un territoire difficile à contrôler pour la gendarmerie, qui ne comptait que 574 gendarmes permanents, 200 réservistes et 420 gendarmes mobiles fin 2016. Des effectifs qui ne permettent pas de contrôler un territoire aussi vaste et d’une telle nature. Avant de quitter la place Beauvau pour Matignon, Bernard Caseneuve a promis des renforts, 165 policiers et gendarmes, un effort certes louable, mais peut-il suffire?


Dans de très nombreuses parties de la Guyane, notamment autour de Dorlin et de Maripasoula, la violence est endémique, même si elle a beaucoup diminué depuis le déclenchement en 2008 de l’opération Harpie. C’est dans le cadre de cette opération que gendarmes et militaires présents en Guyane ont lancé des raids réguliers contre les sites d’orpaillages, procédant à de nombreuses arrestations et détruisant systématiquement le matériel trouvé. En juin 2012, des gendarmes et des militaires du 9e RIMa participaient ainsi à une opération menée contre un site d’orpaillage clandestin à proximité de Dorlin, véritable plaque tournante de l’orpaillage clandestin en Guyane. L’un des hélicoptères de la gendarmerie essuie des coups de feu des orpailleurs et militaires et gendarmes sont déposés dans une clairière pour gagner le site à pied. Ils tombent dans une embuscade: deux militaires sont tués, deux gendarmes blessés. Après une chasse à l’homme mobilisant plus de 100 hommes dont une vingtaine d’hommes du GIGN, trois suspects seront finalement arrêtés.


Des risques sanitaires énormes



Mais plus encore que des fusils d’assaut des orpailleurs clandestins, c’est peut-être la nature et les eaux des fleuves qui constituent la plus grande menace pour la population de la Guyane. Pas toute la population, ce qui explique peut-être le fait que la menace sanitaire qui pèse ne soit, selon de très nombreux spécialistes, pas du tout prise en compte à la hauteur du danger qu’elle représente. Car l’or en Guyane est diffus et il faut donc retourner des quantités énormes de terre, à proximité des rivières ou dans leur lit, pour trouver le métal précieux. La déforestation est énorme, anarchique. Ces saignées ont déjà des effets désastreux sur l’écosystème, à quoi vient se rajouter l’utilisation massive du mercure, qui est utilisé pour amalgamer l’or. On estime que pour extraire 100 kilos d’or, une quantité équivalente de mercure est utilisée et ce mercure est rejeté dans les cours d’eau et ingéré par les poissons.


Or les poissons sont à la base de l’alimentation des populations indigènes qui vivent le long du Maroni, par exemple. Le spectre de la maladie de Minamata plane.


À partir de 1932, une ancienne usine pétrochimique installée à Minamata, au Japon, commence utilise du mercure comme catalyseur et le rejette dans la mer. Vingt ans plus tard apparaissent les premiers symptômes de ce que l’on va appeler la maladie de Minamata. Pertes de motricité des enfants, déformations des fœtus, nombreux décès (plus de 900). Pour ajouter au caractère apocalyptique de ce mal dont personne n’arrive à identifier la cause, les chats du port deviennent fous et se jettent dans la mer pour s’y noyer. En 1959, le mercure est tenu pour responsable. Ingéré par les poissons, source principale d’alimentation des habitants (et des chats!), il provoque des troubles gravissimes, attaquant le foie ou les reins.


En Guyane, il s’attaque également aux muscles, quand la re-sédimentation entraîne une production de methylmercure, encore plus toxique. Si l’emploi de mercure par les exploitants des mines, même illégales, est en diminution, le sol de Guyane a des concentrations naturelles en mercure très supérieures à la métropole (huit fois plus). L’orpaillage illégale retourne la terre et libère ainsi du mercure, qui est désormais présent en grande quantité dans les sédiments du barrage de Petit-Saut. Ce dernier a en effet été construit en engloutissant des kilomètres carrés de forêt primitive dont le pourrissement favorise la formation de métylmercure. L’État français porte donc lui aussi une part de responsabilité dans ce désastre écologique majeur. Selon une enquête de l’OMS, les enfants des Indiens Wayana du Haut-Maroni seraient déjà contaminés au-delà des normes tenues pour maximales.


Que faire? La situation sanitaire continue aujourd’hui de se dégrader; le mercure, pourtant interdit d’utilisation depuis 2006 dans l’orpaillage, continue de l’être par les orpailleurs illégaux; la déforestation a libéré des quantités de mercure qui se sont rajoutés à ceux déjà déversés ; le barrage du Petit-Saut ressemble de plus en plus à une bombe à retardement ; et la violence ne cesse pas. Faudra-t-il, pour que l’État français intervienne, que la menace commence à peser sur les centres urbains du littoral, Kourou, Cayenne et Saint-Laurent-du-Maroni? C’est à craindre. Mais ne sera-t-il pas déjà trop tard?


Antoine Bourguilleau

http://www.slate.fr/story/133436/orpaillage-en-guyane
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Les saisies d'or ne profitent toujours pas à la Guyane.

Message  Alain Vasseur le Lun 6 Fév 2017 - 2:54

Gabriel Serville a proposé un amendement au code minier afin d'affecter à la lutte contre l'orpaillage illégal les fonds issus des saisies des missions Harpie. Sa proposition a été rejetée. Jeudi, le député a tenu une conférence de presse afin d'alerter l'opinion face à ce qu'il estime être une injustice.

Aujourd'hui, on estime les saisies annuelles d'or extrait illégalement entre 4 et 12 kg en Guyane, ce qui représente environ un demi million d'euros de recettes pour l'État français. Mais ce chiffre ne représente que 0,1% de l'or extrait illégalement, puisque ce serait plutôt entre 5 et 10 tonnes d'or qui seraient « volées » dans le sous-sol guyanais chaque année.

En 2012, l'État français a fait rapatrier 160 kg d'or saisis sur des sites clandestins, volume qui aurait engendré entre 3 et 6 millions d'euros. Mais ce stock aurait été constitué au fil des saisies, en très petites quantités et ce sous forme amalgamée, mélangée au mercure.

L'affaire a alors fait élever la voix de certains élus qui ont reproché au gouvernement de ne pas avoir respecté ses engagements. Effectivement, en janvier 2012, Nicolas Sarkozy, alors président en campagne et en visite en Guyane, avait annoncé que les recettes découlant de l'or saisi lors des missions Harpie seraient réinvesties pour financer les infrastructures des communes subissant les effets néfastes de ces activités illégales.

TAUBIRA AVAIT REFUSÉ

Suite à l'annonce des recettes engendrées par ce stock d'or, le Parti socialiste guyanais demande au gouvernement qu'au moins 50% de cette somme bénéficient à la Guyane. Christiane Taubira, alors ministre de la Justice, répond que c'est à l'Agence de gestion et de recouvrement des avoirs saisis et confisqués que revient l'attribution de l'argent, tant que cela concerne des missions du service public.

Gabriel Serville déposera entre 2012 et 2016 d'autres propositions en faveur de sa région pour lesquelles il souhaite utiliser les recettes de l'or clandestin, mais aucune d'entre elles n'a été retenue.

« Ce qui se passe ici n'intéresse personne »

« Malgré quelques amendements lors de la réforme du code minier, je considère que nous avons raté le coche » , déclare Gabriel Serville. Le député a d'ailleurs fait part de sa déception après l'envoi d'une tribune aux rédactions des journaux nationaux, qui n'a pas été publiée. « Je vois que ce qui se passe sur le territoire de la Guyane n'intéresse personne » , s'indigne-t-il. Il a profité de ce point presse pour appeler ceux qui le souhaitent à se joindre à sa démarche par le biais d'une pétition sur le site change.org. Quant à la question de savoir si cet échec lui fait revoir ses positions politiques, il répond : « Je tire un bilan très mitigé. Qu'il soit de gauche ou de droite, le regard du gouvernement sur la Guyane est le même » .


http://www.franceguyane.fr/actualite/economie-consommation/les-saisies-d-or-ne-profitent-toujours-pas-a-la-guyane-333144.php



http://la1ere.francetvinfo.fr/guyane/depute-gabriel-serville-denonce-hold-up-richesses-du-sol-guyanais-440117.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

L’escadron 32/3 de Luçon est en Guyane.

Message  Alain Vasseur le Jeu 16 Fév 2017 - 1:41

Les 34 militaires se sont installés sur la commune de Maripasoula pour participer à la mission Harpie pour une durée de trois mois. Pendant leur période d’acclimatation, ils ont pu prendre pleinement possession de leur cantonnement. Ils ont également fait la connaissance de leur toute jeune mascotte, un chien créole dénommé Curva, dont le dressage leur donnera sûrement du fil à retordre tout au long du séjour !
Cliquez [ICI]

http://www.tlsv.fr/tele-lucon-sud-vendee/actualites/3948-l-escadron-32-3-de-lucon-est-en-guyane.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

L’or en Guyane : richesse ou calamité ?

Message  Alain Vasseur le Sam 25 Mar 2017 - 5:45


  • Par Cécile Baquey
  • Publié le 24/03/2017 à 11:07, mis à jour le 24/03/2017 à 11:34

Depuis les années 90, des milliers de garimpeiros, les chercheurs d'or du Brésil, viennent en Guyane avec le rêve d'une vie meilleure. Soumis à des gangs mafieux, le rêve vire au cauchemar. L'or est-il une malédiction ou au contraire une chance pour la Guyane ? Décryptage de La1ère.




#1 L'embuscade de Dorlin

Le saviez-vous ? En Guyane, en 2012 deux militaires ont été tués lors d’une opération de lutte contre des chercheurs d’or clandestins. Un gang mafieux brésilien leur avait tendu une embuscade à Dorlin le 27 juin 2012. Un procès s'est tenu à Fort-de-France en octobre 2016 qui a abouti à la condamnation des responsables de cette embuscade meurtière. Pour en savoir plus sur ce dossier cliquez ici .

#2 Les garimpeiros

Depuis 1855, l’or est exploité en Guyane. Il n’y a pas eu de ruée vers l’or comme en Californie, mais l’orpaillage est une activité florissante dans le département. L’or en Guyane attire des milliers d’hommes venus des deux pays frontaliers : le  Brésil et le Surinam. Des clandestins gagnés par la fièvre de l’or. On les appelle au Brésil les Garimpeiros. Ils seraient plusieurs milliers en Guyane actuellement.

#3 Mercure et destruction de la forêt

De plus, l’activité des orpailleurs illégaux est dangereuse pour les populations qui vivent le long des fleuves. Car ces chercheurs d’or utilisent du mercure pour agglomérer les pépites. Mercure qu’ils jettent dans les cours d’eau. Or ce métal liquide se retrouve dans la chair des poissons consommés par les Amérindiens.

Les Amérindiens voient aussi leurs forêts de plus en plus grignotées par des sites d’orpaillage illégaux. Opération Anaconda, Harpie ou Pénélope : Les militaires tentent de mettre fin à l’orpaillage clandestin en détruisant le matériel des chercheurs d’or. Difficile de faire fuir des hommes qui n’ont rien à perdre.

Les orpailleurs clandestins vivent souvent dans la misère, à la merci de gangs violents. Les maladies, l’alcoolisme et la prostitution font partie de leur quotidien.
 

#4 L'orpaillage légal et le projet de la montagne d'or

Côté légal, une trentaine de sociétés exploitent l’or et leur activité est encadrée. La Guyane pourrait d’ici peu entrer dans une phase industrielle car un énorme projet devrait voir le jour en 2020 avec à la clef la création de 800 emplois et une production annuelle de 155 tonnes, soit l’équivalent de 30 années de production d’or en Guyane. Deux sociétés l’une canadienne et l’autre russe financent ce projet.





#5 La traçabilité de l'or : la solution ? 

Pendant ce temps des ONG comme WWF et des scientifiques tentent de lutter de manière originale contre l’orpaillage illégal, en proposant d’établir une carte d’identité physico-chimique de l’or. Une idée défendue par le WWF en Guyane et promue également par des chercheurs du BRGM (bureau de recherches géologiques et minières).





Se poser sérieusement la question de la provenance de son bracelet ou de sa bague en or, comme on le fait pour du vin ou du miel, ça n’a l’air de rien, mais ça pourrait changer la donne.

http://la1ere.francetvinfo.fr/guyane-richesse-calamite-decryptage-449287.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Pollution, insécurité, économie parallèle... Comment l'orpaillage illégal gangrène la Guyane.

Message  Alain Vasseur le Jeu 30 Mar 2017 - 18:24

La lutte contre cette pratique fait partie des revendications de certaines communes de Guyane, en proie à une crise sociale sans précédent. Franceinfo revient sur les conséquences de cette activité clandestine.





Un site d'orpaillage clandestin près de la rivière Cassiporé (Brésil), non loin de la frontière avec la Guyane, le 9 mai 2012. (PAULO SANTOS / REUTERS)

C'est une ruée vers l'or qui coûte cher à la Guyane. Quelque 10 000 orpailleurs clandestins œuvraient dans le département en 2014, selon l'ONG WWF. Cette activité clandestine inquiète le collectif de Maripasoula A No Wi Opo, créé jeudi 23 mars, en marge de la crise qui paralyse la région d'outre-mer. Au-delà du besoin d'infrastructures et de fonctionnaires, A No Wi Opo réclame "une éradication de l'orpaillage illégal". Mais quel est l'impact de ces garimpeiros, souvent venus du Brésil ou du Suriname, sur la Guyane ? Franceinfo s'est penché sur la question.


Des trafics en tout genre sous la canopée



Quelque 5 à 10 tonnes d'or sont illégalement extraites du sol guyanais chaque année, selon une estimation du WWF. Cette activité, menée par des hommes parfois lourdement armés, est synonyme d'une "forte insécurité" pour les habitants de Maripasoula, dans l'ouest de la Guyane. Cette commune très enclavée est située le long du fleuve Maroni, à la frontière avec le Suriname. "Dernièrement, les habitants ont constaté, en se rendant dans la forêt, que des sites clandestins s'étaient créés un peu partout", rapporte Lydina Dada, du collectif A No Wi Opo, à franceinfo. Selon cette professeure des écoles, les habitants n'osent plus "s'aventurer dans certaines zones pour chasser ou pêcher".


"Les orpailleurs utilisent les cours d'eau pour transporter du carburant, du mercure ou de la nourriture", ajoute Bérangère Blin, directrice adjointe du Parc amazonien de Guyane (PAG). Sous la canopée, une véritable économie parallèle s'est enracinée. La responsable du PAG évoque "des trafics de drogue" et "de la prostitution", qui s'organisent autour de ces sites miniers.




Des militaires français cherchent des sites d'orpaillage illégal dans la forêt amazonienne, près de Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane), le 30 octobre 2012. (RANU ABHELAKH / REUTERS)

"Le sud de la Guyane et la zone frontière avec le Suriname se transforment en véritable far-west où les règlements de compte sont monnaie courante", renchérit Slate. Les militaires et gendarmes français sont régulièrement confrontés à ces violences. "Il est fréquent que les garimpeiros soient armés et il y a des échanges de tirs ponctuels avec les membres de l'opération Harpie [de lutte contre l'orpaillage illégal], indique l'état-major des armées à franceinfo. Il y a parfois des blessés, comme dans toute opération militaire. Nous prenons ces risques très au sérieux." 


Certains affrontements avec les garimpeiros se sont avérés dramatiques. Deux militaires ont été tués lors d'une opération contre un site d'orpaillage clandestin près de Dorlin, sur la commune de Maripasoula, en juin 2012. Deux gendarmes, qui participaient également à cette opération, ont été blessés dans l'embuscade. Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, avait dénoncé une "volonté de tuer".


Déforestation et contamination au mercure



Les habitants s'inquiètent aussi de l'impact écologique de cette activité. Pour récupérer le précieux métal, les garimpeiros retournent la terre à proximité des cours d’eau aurifères. La déforestation est anarchique. Une étude de chercheurs de Sinnamary révèle ainsi un "lien très fort entre le cours mondial de l’or et la déforestation liée à l’orpaillage illégal""Lorsque le cours de l’or était en deçà de 400 dollars l’once, voici une quinzaine d’années, environ 2 000 hectares de forêts étaient annuellement abattus par l’orpaillage, explique Camille Dezécache, auteur de l’étude, à La Croix. Quand il a flambé, pour atteindre 1 600 dollars l’once en 2011-2012, la déforestation a touché près de 9 000 hectares par an."


Sans compter la pollution au mercure, dont les garimpeiros se servent pour amalgamer l’or. L'utilisation de ce métal lourd est, en théorie, interdite depuis 2006. Mais il est employé en grande quantité dans les exploitations clandestines, avant d’être rejeté dans les cours d’eau. La concentration en mercure du sol guyanais est ainsi huit fois supérieure à celle de la métropole, précise Slate. Les poissons sont également contaminés.


Certaines populations amérindiennes, qui vivent notamment de la pêche, sont particulièrement affectées. Selon une enquête de l’Institut de veille sanitaire, réalisée en 1998, 57,4% des Wayanas, l'un des six peuples amérindiens vivant en Guyane près d'un cours d'eau, ont un taux de contamination supérieur aux normes maximales. "A terme, la pollution des fleuves risque également d'affecter la population du littoral", avertit Bérengère Blin. La situation est d'autant plus alarmante que l'exposition au mercure est extrêmement toxique, selon l'OMS. Elle peut entraîner des malformations fœtales, un retard de développement neurologique ou de croissance, ou encore des troubles digestifs et immunitaires.


De 300 à 400 militaires mobilisés en permanence


Pour faire face à ces problèmes, l’Etat français s’est engagé dans la lutte contre l’orpaillage clandestin dès 2008. Dans le cadre de l’opération Harpie, l'armée, les gendarmes et la police aux frontières collaborent pour repérer les sites illégaux et les démanteler. Sur les 2 100 membres des Forces armées en Guyane (FAG), quelque 300 à 400 militaires sont affectés en permanence à cette mission, détaille l’état-major des armées à franceinfo.


Ils travaillent depuis des bases avancées dans la forêt amazonienne, pour instaurer des contrôles sur les cours d'eau et "tarir les flux de ravitaillement" des garimpeiros. Ils effectuent également des missions de reconnaissance en forêt ou "organisent des opérations coups de poing pour détruire les installations et saisir les biens" des orpailleurs illégaux. Selon les chiffres du ministère de la Défense, les résultats sont là : le nombre de sites clandestins a chuté de 70% entre 2014 et juillet 2016.


"Les 'garimpeiros' se réorganisent"



Mais l'action des autorités françaises semble atteindre ses limites. L'Observatoire des activités minières estimait qu'il y avait 235 chantiers illégaux actifs en Guyane au 1er janvier 2016, selon les données transmises à franceinfo par la préfecture de Cayenne. A la fin décembre, ce nombre était passé à 302 sites. "Les garimpeiros se réorganisent, se redistribuent sur le territoire et vont là où le risque est moindre sur le moment", explique le Parc amazonien de Guyane dans son rapport d'activité annuel (PDF). Ses responsables ont recensé 139 chantiers sur leur territoire en novembre 2016, soit "le plus haut niveau de sites illégaux jamais observé (...) depuis le début des campagnes de survols en mars 2008".


La commune de Maripasoula a été victime de cette recrudescence : le PAG y dénombrait 91 sites d'orpaillage clandestins en novembre 2016. Soit une hausse de l'activité illégale de 75% en un an. "Cette zone est la plus reculée. On peut donc emporter moins d’hommes et rester moins longtemps sur zone", explique le lieutenant-colonel Jean-Pierre Chanard, chef de la division opérations des FAG, dans le rapport d'activité du parc.


C'est un peu ce que j’appelle la "marteau-thérapie" : plus on tape, plus l’adversaire se lasse et arrête de venir. Dans les zones plus reculées, c’est plus difficile à mettre en œuvre.
Jean-Pierre Chanard, chef de la division opérations des FAG
au Parc amazonien de Guyane
Cette hausse de l'activité illégale est également due au manque de moyens humains : la brigade de Maripasoula a perdu 32 gendarmes mobiles en septembre 2016. Ils n'étaient plus que cinq en mars 2017, selon Lydina Dada, du collectif A No Wi Opo. "Les forces de lutte sont passées d’une capacité de quinze missions hebdomadaires à une", note le rapport du Parc amazonien. Dans certaines zones, "l’orpaillage illégal a de fait explosé et les orpailleurs se sont mis à travailler à découvert".


"Il faut faire pression sur le Brésil et le Suriname"



Pour les responsables du Parc amazonien, l'action gouvernementale est encore insuffisante. "Il faut démultiplier les capacités d'action des hommes sur le terrain", martèle Bérengère Blin, interrogée par franceinfo. Les garimpeiros connaissent bien le terrain et sont donc très mobiles. Les militaires, eux, ne sont affectés aux bases avancées en forêt que pour quelques mois. En raison des conditions extrêmes, les effectifs sont renouvelés à intervalles réguliers. "Nous avons une vingtaine d'agents du parc qui peuvent les guider, mais ce n'est pas suffisant pour endiguer l'activité aurifère illégale, s'inquiète la directrice adjointe du Parc amazonien. Il faut plus d'hommes, mais aussi plus d'interventions héliportées pour parvenir à surprendre les garimpeiros."


Mais le véritable problème se trouve de l'autre côté de l'eau. Les bases logistiques servant au ravitaillement des sites d'orpaillage clandestins sont toutes situées sur l'autre rive des fleuves Maroni et Oyapock, qui délimitent le département. Ces frontières sont toutefois floues pour les populations locales. Les efforts du Brésil et du Suriname voisins pour lutter contre l'orpaillage illégal sont en outre limités. "Paris doit faire pression sur ces pays pour qu'ils s'engagent véritablement dans la lutte contre l'activité aurifère clandestine, prône Bérengère Blin. Tant que ces bases pousseront comme des champignons sur la rive d'en face, les autorités françaises pourront faire leur maximum : l'orpaillage illégal continuera de ronger la Guyane."



http://www.francetvinfo.fr/economie/crise-en-guyane/pollution-insecurite-economie-parallele-comment-l-orpaillage-illegal-gangrene-laguyane_2120237.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Guyane : une Brésilienne condamnée à 3 ans de prison ferme pour complicité d'activité aurifère illicite.

Message  Alain Vasseur le Jeu 18 Mai 2017 - 3:54


  • La1ere.fr (avec AFP)
  • Publié le 16/05/2017 à 11:14, mis à jour le 16/05/2017 à 11:24

Une ressortissante brésilienne, Tania Da Conceicao Lima, a été condamnée lundi à trois ans de prison ferme par le tribunal correctionnel de Cayenne pour "complicité d'activité aurifère illicite", selon une source judiciaire. 


Le tribunal a suivi les réquisitions du parquet qui avait demandé cette peine de trois ans de prison à l'audience de comparution immédiate du 5 mai. L'affaire avait alors été mise en délibéré. Elle a été condamnée pour "complicité d'activité aurifère illicite par fourniture, aide et assistance".
           
Le tribunal a décidé le maintien en détention de Tania Da Conceicao Lima. Cette dernière était provisoirement incarcérée depuis le 28 avril à l'issue de sa garde à vue. La mise en cause était poursuivie pour avoir fourni notamment des denrées et du carburant aux sites illégaux d'Eau Claire, Tadeu et Dorlin, hauts lieux de l'activité aurifère illicite du sud-ouest guyanais sur le vaste territoire de la commune de Maripasoula.
           

Base arrière sur la rive surinamienne 

Selon l'enquête, les activités de logisticienne de l'intéressée ont été décrites par des "garimpeiros (chercheurs d'or)" illégaux du secteur. Toujours selon l'enquête, Tania Da Conceicao Lima avait une base arrière sur la rive surinamienne, dans un village faisant face au bourg de Maripasoula.
           
L'avocat de la défense, Me José Lobeau avait soulevé plusieurs exceptions de nullité à l'audience du 5 mai et demandé la relaxe. Il a décidé d'interjeter appel. Le tribunal n'a suivi l'avocat que sur un vice de procédure soulevé, annulant l'ordonnance du juge des libertés et de la détention (JLD) autorisant la perquisition, au cours de l'enquête, d'un carbet de standing sur la rivière Inini, à une heure de pirogue du bourg de Maripasoula, appartenant à un Guyanais du secteur absent au moment de cet acte judiciaire et présumé compagnon de Mme Da Conceicao Lima. En conséquence, les objets saisis lors de cette perquisitions "devront être restitués" a indiqué lundi à l'AFP Me José Lobeau. 

http://la1ere.francetvinfo.fr/guyane-bresilienne-condamnee-3-ans-prison-complicite-activite-aurifere-illicite-474565.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

La légalité des barrages routiers réexaminée.

Message  Alain Vasseur le Mar 23 Mai 2017 - 3:40

22 Mai 2017.


D'ici quelques semaines, les barrages routiers d'Iracoubo et de Régina seront renforcés par la mise en place de nouvelles zones de contrôle qui évolueront en amont et en aval des postes fixes (photo d'archives)

L'affaire des barrages routiers d'Iracoubo et de Régina était à nouveau jugée jeudi matin par le tribunal administratif de Cayenne. Le 7 février, le Conseil d'État a finalement jugé recevables les requêtes formulées par les associations qui contestent leur existence et leur reconduction par arrêté préfectoral.


Contestés, toujours en place mais aussi en passe d'évoluer . Selon plusieurs associations (1), les barrages routiers d'Iracoubo et de Régina n'ont pas lieu d'exister « car ils portent notamment atteinte à la liberté d'aller et venir » .

Dans son premier jugement, rendu le 18 décembre 2014, le tribunal administratif de Cayenne considérait que les requêtes qui lui avaient été présentées dans le recours n'étaient pas recevables. Une décision confirmée par la cour d'appel de Bordeaux mais que le Conseil d'État n'a pas validée, le 7 février. Il a annulé le premier jugement du tribunal administratif et demandé à ce que l'affaire soit rejugée. Les associations ont bel et bien « un intérêt à agir même si l'objet des associations a un intérêt large » , a expliqué le rapporteur public dans ses nouvelles conclusions.


LUTTER CONTRE L'ORPAILLAGE ILLÉGAL

Les associations, qui ne sont pas venues jeudi au tribunal, contestent également les compétences du préfet pour prendre les arrêtés autorisant ces barrages et leur reconduction tous les six mois. Sur ce point, le tribunal administratif considère que, dans le cadre de ses pouvoirs de police générale, le préfet peut édicter des dispositions qui ont pour objet le maintien de l'ordre. « Le préfet est bien compétent. »

Le rapporteur public a aussi profité de ce nouveau jugement pour replacer dans leur contexte l'existence des barrages. « Ces contrôles ont notamment pour but de lutter contre l'orpaillage illégal. Mais sont aussi rendus nécessaires par la poussée importante de l'immigration illégale. »

Les associations voient dans ce dispositif une violation du principe d'égalité devant la loi pour les étrangers qui ne pourraient pas se déplacer, notamment pour régulariser leurs papiers. Ce à quoi le rapporteur répond qu'un « arrêté du 24 octobre 2006 permet d'effectuer les demandes de visas ou de renouvellement par voie postale ou de les remettre aux forces de police ou aux gendarmes » . Concernant l'accès aux soins, le tribunal précise en outre que dans le cadre du droit à la santé, des cartes de séjour temporaires, pour motif médical, peuvent être obtenues. En faisant, néanmoins, une demande spécifique. « Ces points de contrôle n'ont pas pour objet de contester la liberté familiale et de porter atteinte à la vie privée. Ce sont des points de contrôle » , justifie le rapporteur. Et d'expliquer aussi que les barrages ne sont une entrave ni à la formation ni à l'éducation. L'affaire a été mise en délibéré au 1er juin.

(1) Les huit associations : Aides, la Cimade, le Collectif Haïti de France, le Comede, la Fasti, le Gisti, la Ligue des droits de l'Homme et Médecins du Monde.
Des renforts attendus


Des barrages mobiles seront mis en place sur les routes nationales 1 et 2. Telle est la décision prise et inscrite dans l'Accord de Guyane après le mouvement social de mars-avril. « À Iracoubo, comme à Régina, les contrôles sont effectués H24, 365 jours sur 365 » , rappelle le colonel Poty, second du général Valentini, commandant de la gendarmerie de Guyane. L'effectif minimum en poste fixe est de trois hommes. « Des renforts sont parfois effectués dans le cadre d'opérations importantes. » D'ici les prochaines semaines, les deux postes fixes seront appuyés par des postes mobiles, « en aval et en amont. Un travail de préparation est en train d'être réalisé, qui devra ensuite être validé par le préfet pour la mise en service. » Des renforts de personnel seront nécessaires, non seulement pour garder le poste initial mais encore pour la sécurité des gendarmes sur les barrages mobiles.


http://www.franceguyane.fr/actualite/faitsdivers/la-legalite-des-barrages-routiers-reexaminee-348196.php
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Guyane : Protection d’un territoire en or .

Message  Alain Vasseur le Dim 18 Juin 2017 - 2:46

Mise à jour  : 13/06/2017  Armée de Terre



Les forces terrestres en Guyane, qu’il s’agisse du 9e régiment d’infanterie de marine, du 3e régiment étranger d’infanterie ou de toute autre unité tournante, remplissent deux missions essentielles. Ces soldats garantissent notamment l’inviolabilité des espaces autour du centre spatial guyanais.



À chaque lancement de fusée Ariane, environ 300 militaires des trois armées sont mobilisés. C’est la mission Titan qui doit faire face à un attentat ou, dans une autre mesure, à un mouvement social qui profiterait d’un lancement pour se faire entendre. A cet effet, les militaires déploient de multiples moyens de protection. Le capitaine Jean-Thomas, commandant une compagnie d’infanterie du 3e REI, explique : « Des patrouilles fluviales sont réalisées sur les criques. Elles se font en kayak et le but est de repérer un intrus. La densité de la végétation facilite la mission car si quelqu’un se fraye un passage, il est obligé de transformer le paysage en coupant des branches ». La 1re section de la 3ecompagnie a aussi pour mission de patrouiller sur le fleuve, mais en pirogue fileuse1 . Cette mission diffère de celle en kayak car, contrairement à la crique, la rivière débouche sur l’océan. Les patrouilles durent donc deux heures en moyenne, le temps de l’aller-retour vers l’Atlantique. Le plus souvent, les personnes rencontrées sont des pêcheurs qui ne sont pas informés par le lancement.

Une protection terrestre et aérienne

Des véhicules sont également à disposition pour assurer la sécurité, comme le BV206. « C’est un véhicule tout terrain avec des chenilles souvent utilisées pour la neige, mais elles facilitent la mission Titan pour le franchissement de marécages notamment » souligne le capitaine Jean-Thomas. C’est en effet le seul véhicule capable de circuler sur toute la zone sud de contrôle. Le caporal-chef Borislav, chef de groupe, précise son utilisation : « Les patrouilles sont permanentes, avec un trinôme à l’arrière du véhicule, équipé de Famas. Lorsqu’on arrive sur un découvert, on fait débarquer le groupe pour une surveillance plus efficace ». En revanche, en cas d’alerte sur une zone éloignée, c’est la section d’aide à l’engagement débarqué (SAED) qui intervient. Elle dispose d’un hélicoptère PUMA sur base au CCM2 , moyen le plus rapide pour accéder à n’importe quelle zone et pour faire une patrouille aérienne le long du littoral. Il est arrivé que des pirogues soient repérées dans des criques. La SAED dispose aussi de six quads répartis entre le groupe d’alerte, la patrouille terrestre et le groupe d’intervention aérien. Pour lutter contre les attaques aériennes, des postes Mistral3  sont répartis sur l’ensemble de la zone. « Nous sommes installés sur une tour d’environ 40 mètres » explique le sergent Éric, chef de pièce du 11e RAMa4  rattaché à la compagnie d’appui du 3e REI. « Le missile, que l’on peut être amené à tirer, possède un système anti-leurre et atteint une vitesse maximale de Mach 2.5, soit 850 mètres par seconde environ. C’est plus rapide que n’importe quel avion qui entrerait dans notre secteur principal de menace. Ainsi, il serait forcément détruit ».

1 Pirogue légère réservée au transport de personnel.
2 Centre de contrôle militaire.
3 Système d’armes sol-air à très courte portée.
4 11e régiment d’artillerie de marine.

L’info en + :
Harpie : bilan 2016

  • 17 millions d’euros de matériel saisi : groupes électrogènes, quads, pirogues, campements
  • 27 barges détruites
  • 113 puits d’extraction primaire détruits
  • 440 militaires dont 120 gendarmes déployés chaque jour.

http://www.defense.gouv.fr/terre/actu-terre/guyane-protection-d-un-territoire-en-or
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Léger recul de l’orpaillage clandestin dans la forêt guyanaise.

Message  Alain Vasseur le Mar 27 Juin 2017 - 3:31

Depuis le début de l'année, l'orpaillage clandestin est en léger recul dans la forêt guyanaise. Le nombre de sites d'orpaillage illégaux est passé de 302 à 265 au cours de ce dernier semestre, mais les garimpeiros sont encore bien présents.


  • La1ère.fr

  • Publié le 26/06/2017 à 16:32



Couper le ravitaillement des sites d'orpaillages et détruire les chantiers illégaux sont les priorités des autorités en Guyane. Au cours du dernier semestre, le nombre de sites d'orpaillage illégaux est passé de 302 à 265 dans le département.

L'orpaillage clandestin est en léger recul dans la forêt amazonienne, mais pas de quoi satisfaire le directeur du Parc Amazonien. "Nous sommes restés à 100 sites actifs sur le parc depuis une dizaine d'année, constate Gilles Kleitz. On est revenu au niveau moyen donc c'est satisfait de voir que ça n'augmente plus, mais avoir 100 sites d'orpaillages actifs dans un parc national, ce n'est pas acceptable sur le long terme." 


L'Ouest guyanais



Sur toute la Guyane, ces six derniers mois, le nombre de mines d’or clandestines actives a baissé, mais la difficulté reste l’ouest guyanais. "Il faut vraiment nous concentrer sur la zone de Maripasoula, Papaïtchon et Grand Santi très impactée à cause sans doute de sa proximité avec le suriname et aussi par le fait qu'il y a encore beaucoup de sites en exploitation", remarque Martin Jaeger, le préfet de Guyane.

Base arrière des garimpeiros, c'est au Suriname qu'est vendu l’or pillé dans l’ouest de la Guyane. L’or clandestin échappe aux autorités françaises. Ces six derniers mois, un peu plus de deux kilos seulement ont été saisis, alors que cinq à neuf tonnes d’or sont exfiltrées chaque année vers le Surinam et le Brésil.


Des grenades explosives



Si l'orpaillage clandestin est en léger recul en Guyane, les garimpeiros eux restent bien présents. L'Inini est une autoroute pour les trafiquants de l'or Guyanais. Par cette voie fluviale, ils ravitaillent des mines clandestines de Maripasoula. Pour les arrêter, les autorités ont érigé un barrage sur le Saut Papa Constant. Dopés par le niveau élevé du cours de l'or, les garimpeiros n'ont pas hésité à attaquer ce barrage début mai.
 
"Ça a duré quatre nuits de suite, on a tenu bon avec un usage de la force très important, raconte le Colonel Pierre Poty, commandant en second de la gendarmerie en Guyane. Pour la première fois depuis plusieurs années, 80 grenades explosives ont été utilisées, c'est considérable sur ce type d'opération".

Depuis, le barrage a été renforcé sur l’Inini avec une barge supplémentaire saisie sur le Maroni. Pour le moment, les clandestins ne passent plus à cet endroit, mais jusqu'à quand ?


http://la1ere.francetvinfo.fr/leger-recul-orpaillage-clandestin-foret-guyanaise-488543.html
avatar
Alain Vasseur

Date d'inscription : 18/01/2015
Age : 64

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum