Toulouse - Fusillade - Le tueur, déguisé en femme, avait une kalachnikov dans une poussette.

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Toulouse - Fusillade - Le tueur, déguisé en femme, avait une kalachnikov dans une poussette.

Message  Alain Vasseur le Mar 4 Juil 2017 - 18:20

04 juillet 2017, 13h01 | MAJ : 04 juillet 2017, 17h09  Le Parisien


Une personne est morte dans la fusillade et sept autres ont été blessées, dont deux grièvement, lundi soir, vers 21 heures.

Une approche sournoise de sa cible pour être sûr de l'atteindre. L'auteur présumé de la fusillade mortelle survenue lundi soir à Toulouse (Haute-Garonne) était déguisé en femme et avait dissimulé son arme, a révélé ce mardi «la Dépêche».
 
Selon le quotidien régional, l'individu est arrivé déguisé en femme près du lac de la Reynerie, autour de la place Abbal et du cheminement Robert-Cambert, dans le quartier du Grand-Mirail. Il portait en fait une niqab, une tenue portée par certaines femmes musulmanes et qui ne laisse apparaître que leurs yeux.

De plus, il aurait dissimulé dans une poussette une arme automatique de type kalachnikov. Sa cible, un homme âgé de 27 ans, très défavorablement connu des services de police, n'a pas vu le danger arriver. Il a tenté de prendre la fuite, en vain. Après l'avoir abattu, le tireur aurait pris la fuite sur un deux-roues de forte cylindrée conduit par un complice.
 

«Au moins 30 tirs» d'une arme à feu automatique

 
L'homme décédé a subi «de multiples tirs sur une distance de 200 mètres», a précisé le procureur de la République, un fait qui établit qu'il «était la cible de l'action». «Au moins 30 tirs» d'une arme à feu automatique ont été relevés, selon le procureur. L'état de santé de deux blessés «reste très préoccupant», a-t-il par ailleurs indiqué disant ne pas être en mesure de préciser si les blessés étaient ou non ciblés par le tireur.
 
L'attaque est survenue lundi vers 21h30 dans le quartier de la Reynerie, situé dans l'ensemble plus vaste du Mirail. Ce secteur avait été secoué, en décembre 1998, par trois jours de violences, après la mort d'un adolescent tué par un policier alors qu'il tentait de voler une voiture. Classé zone de sécurité prioritaire (ZSP) fin 2012, le Mirail est assez régulièrement le théâtre de règlements de comptes liés au trafic de stupéfiants.
 
En juin 2016, un Russe d'origine tchétchène était tombé sous les balles d'un commando à scooter. En janvier de la même année, un homme de 26 ans avait été blessé par balles, dans le quartier Bellefontaine, également inclus dans le vaste ensemble du Mirail. Auparavant, le 22 novembre 2011, un jeune homme de 19 ans avait été tué de 16 balles, en plein midi, à la Reynerie.
 
La ville de Toulouse en général avait été secouée, de décembre 2013 à octobre 2014, par une série inédite de quatre assassinats et trois tentatives d'homicides, faisant craindre au procureur de la République une «radicalisation en cours» des conflits entre trafiquants, comme à Marseille, avec l'accumulation de meurtres. Le parquet avait alors évoqué une «guerre de territoire à propos de trafics de stupéfiants».

http://m.leparisien.fr/faits-divers/fusillade-a-toulouse-le-tueur-deguise-avait-une-kalachnikov-dans-une-poussette-04-07-2017-7109535.php


http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/03/2605745-moins-mort-plusieurs-blesses-fusillade-toulouse.html


http://www.20minutes.fr/toulouse/2098735-20170704-video-fusillade-toulouse-tueur-deguise-femme-cachait-arme-poussette
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Alain Vasseur

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Fusillade à Toulouse : «Ce n’est plus vivable, j’ai peur pour mes enfants».

Message  Alain Vasseur le Mer 5 Juil 2017 - 4:13

Par Jean-Manuel Escarnot, Correspondant à Toulouse — 4 juillet 2017 à 20:23


Un individu déguisé en femme et portant un niqab noir a tiré à la kalachnikov sur un groupe de personnes dans le quartier de la Reynerie, faisant 1 mort et 9 blessés. Des règlements de compte qui s'accumulent depuis plusieurs années dans la ville de Haute-Garonne.



Des marques blanches sur le sol signalent les impacts de balles et, quelques mètres plus loin, une pelletée de sable là où les pompiers ont secouru l’une des victimes baignant dans son sang. Ce mardi matin, près de l’entrée de la Caisse d’allocations familiales de la Reynerie dans le quartier toulousain du Mirail classé en zone de sécurité prioritaire, il restait ces traces visibles de la fusillade qui la veille au soir a fait 1 mort et 7 blessés dont deux avec pronostic vital engagé.


Selon les autorités judiciaires, il était près de 21 heures lundi soir lorsqu’un individu, déguisé en femme, revêtu d’un niqab noir, a sorti une kalachnikov dissimulée dans une poussette avant de tirer sur un groupe rassemblé à une centaine de mètres de l’entrée du métro, ciblant un individu. Ce dernier, «très défavorablement connu des services de police», est décédé. Très déterminé, le tueur qui a poursuivi sa cible sur 200 mètres tout en tirant et a pris la fuite sur une moto pilotée par un complice. Selon les premiers éléments recueillis par le service régional de la police judiciaire de Toulouse l’enquête s’oriente vers le règlement de compte. La piste terroriste a été écartée.


«On paye le prix de l’abandon de la police de proximité et du démantèlement des RG»

Le lien n’est pas établi. Mais la fusillade de lundi soir s’inscrit dans une série «d’embrouilles» liées à des guerres de territoires entre bandes rivales sur fond de trafic de drogue. Bilan: 14 morts en six ans. Des meurtres à la kalachnikov, au fusil à pompe ou au pistolet entre jeunes des cités des Izards (quartier nord) et du Mirail que les policiers toulousains ont beaucoup de mal à élucider faute de témoignages et de «renseignements de terrain»«On déboule quand tout est fini. La plupart des témoins se sont volatilisés. Les gens ont peur, ils ne parlent pas. On se doute qu’il y a des liens vu le profil de certaines victimes mais on n’a rien. On paye le prix de l’abandon de la police de proximité et du démantèlement des RG», peste une source policière interrogée par Libération.


Retour sur la place Abbal dans le quartier de la Reynerie. Regards tristes, mines fermées. Un groupe de femmes rassemblées devant la caisse d’allocations familiales commente les événements. «J’ai cru que c’était des pétards puis j’ai vu les gens courir et une personne couverte d’un niqab courir une arme à la main dans le sens inverse vers les jeunes. Puis j’ai vu un homme par terre. Ça a duré dix minutes. Plus tard j’ai appris que l’une des victimes était un parent venu du bled pour rendre visite à sa famille», raconte une mère de famille africaine en boubou. «A deux minutes près, j’étais prise au milieu des coups de feu, rajoute cette autre mère de deux enfants de 4 et 6 ans. Depuis deux ans, je fais toutes les démarches pour être relogée ailleurs mais ça ne donne rien. Je m’en fous de payer un T1 dans le privé. Ce n’est plus vivable, j’ai peur pour mes enfants. Où sont les policiers censés nous protéger. Où est le maire, où sont les élus ?».....


http://www.liberation.fr/france/2017/07/04/fusillade-a-toulouse-ce-n-est-plus-vivable-j-ai-peur-pour-mes-enfants_1581556
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Alain Vasseur

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